Le Forum Catholique
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( 835424 )
Ce que dit l'Abbé de Tanoüarn de la "correctio filialis" par Rodolphe (2017-09-26 18:17:33)
C'est
ici (Boulevard Voltaire).
En résumé: "...quant à manœuvrer cette idée d’hérésie du pape en faisant un rapprochement explicite avec Martin Luther, cela me semble excessif".
Analyse qui fut la mienne dans un autre fil. J'ajouterais qu'on peut être surpris que cette correctio n'aborde aucunement le vrai problème posé par AL: celui de la nouvelle approche de la non-imputabilité d'un péché. L'
imputabilité est en effet le "nœud" au cœur du sujet, or elle n'est même pas évoquée une seule fois (à l'exception de la citation du para. 305 d'AL) dans ce texte !!

( 835427 )
C'est un peu simpliste... par Ennemond (2017-09-26 18:49:18)
[en réponse à 835424]
Je m’en expliquerais en citant le lapsus que l’on trouve sur le site de la Porte latine. La Porte latine est le site de la Fraternité Saint Pie X en France. Sur ce site, il n’est pas question de correction filiale, mais de « correction finale comme solution finale ».
C’est l’idée d’en finir peut-être pas de façon physique, mais intellectuelle.
Le texte n'a pas été écrit par la FSSPX. Mais l'abbé de Tanoüarn donne comme explication (sans doute pas la seule) une bourde de la Porte latine. Mais il faut bien se dire que Mgr Fellay n'est pas le rédacteur de cette correctio. Il l'a dit dans un entretien paru aujourd'hui qu'il considérait bien le désarroi des âmes qui l'avait engagée. Aussi avait-il apporté sa signature. Décortiquer le texte, notamment sur le terme d'hérésies et le rapprocher d'une des bourdes de la Porte latine, pas franchement représentative de l'esprit de Mgr Fellay, ce n'est pas une analyse bien nuancée.
La réalité, et tous les clercs honnêtes devraient pouvoir le reconnaître, c'est qu'Amoris Laetitia est en train d'abattre les digues que la morale conservait à l'égard du libertinage de nos contemporains et qu'il est un devoir de prier pour le pape, pour l'Eglise. Il n'est pas certain que cette "correctio" soit le dernier épisode de cette page de l'actualité religieuse.

( 835429 )
Si l'abbé de Tanouärn par Eti Lène (2017-09-26 19:09:14)
[en réponse à 835427]
Veut approuver tous les paragraphes d Amoris Laetitia cités par la Correctio qu'il le fasse. Ce cher abbé dont j'estime l'esprit critique et la profonde intelligence m'a fait comprendre pourquoi la morale seule ne sert pas lEglise mais la sclérose car on ne peut pas supporter la morale chrétienne sans la foi. La foi est le moteur vers l Espérance et la Charité. Mais dans cette Correctio il n'est pas question que de morale justement. Et même je pense qu'il en est peu question.

( 835430 )
Comment pouvez vous par Eti Lène (2017-09-26 19:19:33)
[en réponse à 835424]
Dire que l imputabilité d'un acte est discutable? Hormis des problèmes mentaux ou sommeil qui flouent le discernement (la tentation n'étant pas le consentement je suis bien d'accord là-dessus) je ne vois pas comment nous ne serions pas responsables de nos actes.
Je me souviens d'un copain de classe (dernière année en bac + 5) que j'ai amené au cinéma voir "Les Cristeros". Ce copain dont j'espérais la conversion me dit suite à la vision du film:"tu sais entre le bien et le mal meme si Dieu propose on peut lui résister." Or il ne s'agissait pas de la loi naturelle mais de la foi en Dieu. Il était suffisamment intelligent pour comprendre ma démarche et on s'entendait bien.

( 835432 )
Pas moi...Amoris Laetitia par Rodolphe (2017-09-26 19:45:21)
[en réponse à 835430]
C'est AL qui introduit une nouvelle approche de l'imputabilité...

( 835433 )
C'est un peu léger par Eti Lène (2017-09-26 19:47:45)
[en réponse à 835432]
Comme argument, vous en conviendrez. Et sur le fond?

( 835434 )
Bon sang.. par Rodolphe (2017-09-26 19:54:56)
[en réponse à 835433]
C'est le fond ! Tout le ch VIII est basé sur ce point...

( 835435 )
Citation du chapitre 8 par Eti Lène (2017-09-26 20:11:44)
[en réponse à 835434]
294. « Le choix du mariage civil ou, dans différents cas, de la simple vie en commun, n’est dans la plupart des cas pas motivé par des préjugés ou des résistances à l’égard de l’union sacramentelle, mais par des raisons culturelles ou contingentes ».[319]Dans ces situations il sera possible de mettre en valeur ces signes d’amour qui, d’une manière et d’une autre, reflètent l’amour de Dieu.[320]Nous savons que « le nombre de ceux qui, après avoir vécu longtemps ensemble, demandent la célébration du mariage à l’Église, connaît une augmentation constante. Le simple concubinage est souvent choisi à cause de la mentalité générale contraire aux institutions et aux engagements définitifs, mais aussi parce que les personnes attendent d’avoir une certaine sécurité économique (emploi et salaire fixe). Dans d’autres pays, enfin, les unions de fait sont très nombreuses, non seulement à cause du rejet des valeurs de la famille et du mariage, mais surtout parce que se marier est perçu comme un luxe, en raison des conditions sociales, de sorte que la misère matérielle pousse à vivre des unions de fait ».[321] Mais « toutes ces situations doivent être affrontées d’une manière constructive, en cherchant à les transformer en occasions de cheminement vers la plénitude du mariage et de la famille à la lumière de l’Évangile. Il s’agit de les accueillir et de les accompagner avec patience et délicatesse ».[322]C’est ce qu’a fait Jésus avec la samaritaine (cf. Jn 4, 1-26) : il a adressé une parole à son désir d’un amour vrai, pour la libérer de tout ce qui obscurcissait sa vie et la conduire à la joie pleine de l’Évangile.
Non possumus. Le problème est que le Bon Dieu est souverainement en droit de demander des comptes à tout moment à ceux qui pratiquent de telles choses. Et cela le document n'en a cure.

( 835439 )
Les passages clés par Rodolphe (2017-09-26 21:26:20)
[en réponse à 835435]
AL 301 : « Par conséquent, il n’est plus possible de dire que tous ceux qui se trouvent dans une certaine situation dite “irrégulière” vivent dans une situation de péché mortel, privés de la grâce sanctifiante. Les limites n’ont pas à voir uniquement avec une éventuelle méconnaissance de la norme. Un sujet, même connaissant bien la norme, peut avoir une grande difficulté à saisir les “valeurs comprises dans la norme” ou peut se trouver dans des conditions concrètes qui ne lui permettent pas d’agir différemment et de prendre d’autres décisions sans une nouvelle faute. »
AL 305 : « A cause des conditionnements ou des facteurs atténuants, il est possible que, dans une situation objective de péché – qui n’est pas subjectivement imputable ou qui ne l’est pas pleinement – l’on puisse vivre dans la grâce de Dieu, qu’on puisse aimer, et qu’on puisse également grandir dans la vie de la grâce et dans la charité, en recevant à cet effet l’aide de l’Église. » [Note de bas de page 351 : « Dans certains cas, il peut s’agir aussi de l’aide des sacrements. Voilà pourquoi, “aux prêtres je rappelle que le confessionnal ne doit pas être une salle de torture mais un lieu de la miséricorde du Seigneur”. Je souligne également que l’Eucharistie “n’est pas un prix destiné aux parfaits, mais un généreux remède et un aliment pour les faibles”]. »

( 835458 )
Dans ce cas par Regnum Galliae (2017-09-27 09:41:06)
[en réponse à 835439]
il faut à tout prix arrêter d'annoncer l'Evangile ! Laissons les gens vivre dans l'ignorance, cela leur permet de ne pas être en état de péché mortel.
Voyez-vous où peut mener ce raisonnement ? Le fanatique qui tue aveuglément peut aussi ne pas être en état de péché mortel. La femme qui avorte non plus. Vous pouvez tout justifier !
Ce qui est écrit ,n'est pas faux, mais la conclusion ne devrait pas être "ils peuvent communier" mais "il faut les informer des conséquences de leur état"

( 835481 )
Dans le cas... par Rodolphe (2017-09-27 19:27:40)
[en réponse à 835458]
de celui qui ignore tout de la Foi et de la morale, il ne peut y avoir d'accès à la communion, car il n'est pas catholique.
Mais dans le cas contraire, c'est-à-dire lorsqu'une personne a la Foi et commence à comprendre le problème que posent son divorce et son remariage, quelle piste lui propose-t-on pour sortir de cette situation?
La question est délicate.
L'idée -dangereuse j'en conviens- est que l'imputabilité actuelle des actes passés peut être limitée compte tenu de l'ignorance et des éventuels conditionnements passés ainsi que du fait que les contraintes circonstancielles actuelles peuvent être telles que la marge de manœuvre est en pratique limitée ou inexistante pour en sortir totalement (abandon du remariage)... La confession et l'absolution, sans que le divorcé remarié ne rompe complètement avec son état, deviennent alors possible ainsi que, par voie de conséquence, l'accès à la communion.
Tels sont les termes du débat.
Tout s'articule autour de la notion d'imputabilité...

( 835492 )
La réponse de l'Eglise : le principe de gradualité par Ion (2017-09-28 09:10:40)
[en réponse à 835458]
Il faut les informer progressivement, sachant qu'on ne passe pas d'un état de faute objective, plus ou moins imputable à la personne, à un état de perfection évangélique d'un coup. Et que dans certains cas, les sacrements peuvent, et dans une démarche purement privée de discernement entre pénitent et confesseur, être une aide puissante dans ce cheminement. AL (reprenant ainsi l'enseignement de St Jean-Paul II) ne dit pas autre chose ! C'est même tout le coeur du chapitre 8. Qu'une petite poignée de théologiens ne comprennent pas cela est quand même malheureux !
Ion

( 835495 )
C'est discutable... par Mboo (2017-09-28 09:51:29)
[en réponse à 835492]
- AL dit qu'un DR non continent peut être en état de grâce ce qui est en contradiction avec ce que l'Eglise a toujours enseigné
- Pour donner le sacrement de pénitence à un DR, il doit au minimum s'engager à vivre comme "frère et soeur" avec son nouveau partenaire. Voilà ce que l'Eglise a toujours enseigné et que AL remet en question!
Conclusion: Le sacrement ne peut pas être une aide pour un chrétien qui se trouve dans un état de péché grave et qui ne veut pas faire pénitence, au contraire donner le sacrement dans une telle situation serait un sacrilège.
et aussi:
- Dieu ne peut pas nous éprouver au delà de nos forces
- La grâce de Dieu est toujours suffisante pour éviter de commettre le péché soit immédiatement, soit médiatement par la prière.
- "L’ignorance involontaire peut diminuer sinon excuser l’imputabilité d’une faute grave. Mais nul n’est censé ignorer les principes de la loi morale qui sont inscrits dans la conscience de tout homme" (CEC 1860)
Concernant la morale relative au 6eme commandement, il y a une perte quasi-généralisé de la Foi. Cette perte était uniquement dans les faits jusqu'à la sortie de AL qui l'a rendue officielle dans les textes.

( 835496 )
C'est effectivement discutable ... par Ion (2017-09-28 10:24:31)
[en réponse à 835495]
... dans le secret entre pénitent et confesseur ... C'est bien ce que dit AL.
Ion

( 835498 )
Non AL dit des erreurs claires par Mboo (2017-09-28 10:39:31)
[en réponse à 835496]
Que je vous ais donnés et que d'ailleurs la "correction filiale" dit mieux que moi!
Mais au lieu d'argumenter clairement vous faites de la diversion par des jeux de mots. D'ailleurs aucune réplique objective n'est possible, tellement l'erreur est manifeste et évidente même pour un enfant bien catéchisé.

( 835504 )
Pourquoi la communion tout de suite ? par Regnum Galliae (2017-09-28 12:15:59)
[en réponse à 835496]
Regardez les catéchumènes, il leur faut parfois des années pour obtenir le baptême ! Je ne vois pas en quoi la sainte communion serait un droit dont il faudrait absolument jouir immédiatement. Si les personnes ne sont pas prêtes à accepter tout de suite l'exigence de la vie selon les commandements de Dieu, ce qui est fort compréhensible, cela signifie peut-être (et même sûrement) qu'elles ne sont pas prêtes à communier. Et qui communie indignement communie "à sa propre condamnation". Ce n'est donc pas leur rendre service que de leur fournir l'instrument de leur condamnation. C'est comme si vous décrétiez qu'un diabétique pouvait consommer du sucre car il serait injuste pour lui de ne pas pouvoir le faire.

( 835516 )
Mais qui a dit ... par Ion (2017-09-28 19:30:37)
[en réponse à 835504]
... qu'il fallait communier tout de suite ou même qu'il fallait communier ? Vous ne trouverez pas cela dans AL ! Ce qui se passe entre pénitent et confesseur ne vous regarde pas et est spécifique à chaque situation. C'est pourtant simple.
Ion

( 835517 )
Non. par Marquandier (2017-09-28 19:36:26)
[en réponse à 835516]
C’était très simple avant AL etc. Maintenant, cela ne l’est plus du tout.
Jadis, des confesseurs étaient excommuniés pour simplement se tenir à disposition de duellistes. Donc ce que vous dites est faux de surcroît. Un confesseur ne fait pas ce qu’il veut.

( 835497 )
Il me semble par Quaerere Deum (2017-09-28 10:35:14)
[en réponse à 835492]
que vous décrivez exactement l'inverse, à savoir la gradualité de la loi, au lieu de la loi de la gradualité que promeut Jean-Paul II.
Si ce que vous décrivez est bien dans AL, alors AL va à l'encontre de la doctrine de l'Eglise. Mais je crois que beaucoup s'en sont rendu compte.

( 835500 )
La Loi (ou principe) de la gradualité par Ion (2017-09-28 11:11:41)
[en réponse à 835497]
... est le constat qu'on ne peut arriver à vivre l'idéal évangélique que ... graduellement, c'est-à-dire étape par étape ! Et que ce chemin graduel est plus ou moins long selon l'étape à laquelle on se trouve. Et que l'Eglise vient nous chercher là où nou sommes pour nous accompagner vers la pleine vérité ... ou la Loi (qui elle n'est pas graduelle) !
Ion

( 835501 )
Un exemple de loi de la gradualité par Quaerere Deum (2017-09-28 11:40:28)
[en réponse à 835500]
Prenons la cas d'un fumeur.
La loi : ne pas fumer
Appliquer la loi (sortir du péché) : arrêter de fumer
La loi de la gradualité :
- arrêter de fumer
- rechuter au bout d'un jour
- arrêter de fumer
- rechuter au bout de deux jours
- ...
- rechuter au bout d'une semaine
etc
- ne plus rechuter
Les sacrements permettront d'aller toujours plus loin, mais seulement si on commence à appliquer la loi (arrêter de fumer), pas quand on continue de fumer.

( 835503 )
Merci. Je ne savais pas comment expliquer ainsi! par Mboo (2017-09-28 12:10:06)
[en réponse à 835501]
Mais Al dit tout autre chose...

( 835505 )
Pas comparable par Regnum Galliae (2017-09-28 12:20:28)
[en réponse à 835501]
vous présentez la situation traditionnelle puisque vous parlez de chute. C'est le cas du couple qui décide de vivre "en frères et soeurs" et qui un jour craque. A ce moment, effectivmeent, c'est confession et communion.
AL, si je ne me trompe pas, envisage la situation où les divorcés/remariés n'ont pas encore décidé de vivre dans la continence. Il n'est donc pas question de chute mais de situation objective de péché. Et si l'ignorance peut atténuer la faute, cela signifie que la conscience n'est pas totalement formée et donc prête à recevoir le pain de vie. Une assistance à la messe, une communion spirituelle devant le saint sacrement peuvent très bien suffire.

( 835506 )
Exact par Marquandier (2017-09-28 12:34:41)
[en réponse à 835505]
Pas d’absolution et donc pas de communion sans ferme propos de ne plus jamais retomber. Ce n’est pourtant pas sorcier…
7. Le sacrement de Réconciliation requiert de la part du pénitent une douleur sincère, l'accusation formellement intègre des péchés mortels et le ferme propos, avec l'aide de Dieu, de ne plus jamais retomber. En principe il n'est pas nécessaire que le confesseur cherche à savoir si les péchés, quant à leur malice, ont été commis à cause d'une ignorance invincible ou par une erreur de jugement non coupable. Quand bien même ces péchés ne seraient pas imputables, ils ne cesseraient pas pour autant d'être un mal et un désordre. Ceci vaut aussi pour la malice objective de la contraception: elle introduit dans la vie conjugale des époux une habitude mauvaise. Il est donc nécessaire de s'efforcer opportunément de libérer la conscience morale de ces erreurs(42) qui sont en contradiction avec la nature du don total dans la vie conjugale.
Tout en considérant que la formation des consciences doit surtout être réalisée lors de la catéchèse générale ou spécifique aux époux, il est toujours nécessaire d'aider les conjoints, même au cours du sacrement de Réconciliation, à s'examiner sur les devoirs spécifiques de la vie conjugale. Si le confesseur estime qu'il est nécessaire d'interroger le pénitent, qu'il le fasse avec discrétion et respect.
SOURCE : VADE-MECUM POUR LES CONFESSEURS SUR CERTAINS SUJETS DE MORALE LIÉS À LA VIE CONJUGALE, CONSEIL PONTIFICAL POUR LA FAMILLE

( 835509 )
Je ne vois pas par Quaerere Deum (2017-09-28 12:59:12)
[en réponse à 835505]
en quoi mon exemple n'est pas comparable. Mais il ne parle pas de AL, il illustre la loi de la gradualité. Pour avoir accès au sacrement, il faut bien sortir de la situation objective de péché.
Pour le reste, je suis en tout point d'accord avec vous.

( 835518 )
Excellent exemple par Ion (2017-09-28 19:38:56)
[en réponse à 835501]
Mais la gradualité dont vous parlez est l'un des chemins possibles. Il y en a d'autres, par exemple :
La loi : ne pas fumer
Le principe d'une gradualité raisonable :
- D'un paquet par jour, passer à 15 cigarettes, c'est mal mais un peu moins mal
- De 15, réduire à 10, c'est encore mal, mais un peu moins
- De 10, passer à 5, c'est encore un peu moins mal
- ...
Certains secours (parallèle avec les sacrements dans certains cas) peuvent aider à passer de 20 à 15, puis à 10 ... alors qu'arrêter brusquement est, pour certains, dangereux, la rechute pouvant être encore plus sévère (la notion d'un autre mal, là aussi abordé dans AL)
Mais là encore, cela dépend du fumeur. De même que dans AL cela dépend du pénitent et du chemin qu'il va parcourir accompagné de son confesseur, chaque situation demandant un véritable discernement aux pasteurs, le terme discernement étant central dans l'approche pastorale d'AL.
Merci donc pour votre exemple !
Ion

( 835519 )
Il ne s’agit pas de cela… par Marquandier (2017-09-28 20:00:03)
[en réponse à 835518]
Mais de la « confession » sans ferme propos de ne plus pécher et sans volonté de s’éloigner des causes prochaines de péchés. Et de la communion sacrilège.

( 835520 )
Vous décrivez exactement par Quaerere Deum (2017-09-28 20:00:04)
[en réponse à 835518]
La gradualité de la loi et non la loi de la gradualité.
Si vous avez bien lu cela dans AL, alors ce n'est certainement pas promus par JP II et il y a de quoi être inquiet.

( 835521 )
Et bien non par Ion (2017-09-28 20:13:24)
[en réponse à 835520]
La loi n'est pas graduelle, c'est ne pas fumer. Du tout ! Il n'y a pas de gradualité de la loi. Même fumer 5 cigarettes par jour est mal !
En revanche, on atteint la loi (ne pas fumer) de manière progressive ou graduelle, par étape.
Vous avez manifestement du mal à comprendre ce principe. Mais c'est rassurant, car dès que vous l'aurez compris, et vu votre malentendu, vous ne pourrez que conclure que AL reprend bien Jean-Paul II
Ion

( 835522 )
Ah bon ? par Marquandier (2017-09-28 20:49:56)
[en réponse à 835521]
AL 300 : « Etant donné que “le degré de responsabilité n’est pas le même dans tous les cas”, les conséquences ou les effets d’une norme ne doivent pas nécessairement être toujours les mêmes. » [Note de bas de page 336] : « Pas davantage en ce qui concerne la discipline sacramentelle, étant donné que le discernement peut reconnaître que dans une situation particulière il n’y a pas de faute grave. »
AL 301 : « Par conséquent, il n’est plus possible de dire que tous ceux qui se trouvent dans une certaine situation dite “irrégulière” vivent dans une situation de péché mortel, privés de la grâce sanctifiante. Les limites n’ont pas à voir uniquement avec une éventuelle méconnaissance de la norme. Un sujet, même connaissant bien la norme, peut avoir une grande difficulté à saisir les “valeurs comprises dans la norme” ou peut se trouver dans des conditions concrètes qui ne lui permettent pas d’agir différemment et de prendre d’autres décisions sans une nouvelle faute. »
Rien de nouveau, vraiment ? Peut-on faire des demi-sacrilèges ? Des quarts de mensonges ? Des dixièmes d’absolutions ? Être sauvé à moitié ?

( 835523 )
Rien de contradictoire ... par Ion (2017-09-28 21:38:02)
[en réponse à 835522]
... avec le principe de gradualité, mais plutôt un approfondissement, une meilleure illustration, un enrichissement pastoral.
L'objectif reste pour tous de respecter la norme, la même norme pour tous. Mais AL constate les difficultés pour y arriver, difficultés qui sont à discerner au cas par cas, et parmi ces difficultés il y a entre autres la difficulté à saisir les valeurs comprises dans la norme. AL dit encore (cf votre citation) que ce n'est pas la norme qui est différente selon la personne (cela serait la gradualité de la loi) mais les conséquences ou les effets qui sont différents, c'est-à-dire la plus ou moins grande difficulté selon le sujet, son éducation, son histoire, à y parvenir, y parvenir restant toujours l'objectif obligé et sincère pour tous.
Donc, oui, il y a une merveilleuse continuité entre St Jean-Paul II et AL.
Ion

( 835524 )
Et dans les faits ? par Marquandier (2017-09-28 21:51:17)
[en réponse à 835523]
Ce n’est qu’un tour de passe-passe. La « norme » est prétendument la même, mais pas pour pour tout le monde ? Selon que vous serez puissant ou misérable etc. ?
Dans les faits, faut-il toujours le ferme propos et la fuite des occasions prochaines de péchés pour être absous et l’état de grâce pour communier ? Parler de « norme » qu’on peut adapter au gré des temps pour ces importantes question c’est se moquer du monde.

( 835526 )
Plusieurs choses par Ion (2017-09-28 22:20:04)
[en réponse à 835524]
Rien ne justifie votre usage de l'adverbe prétendument. Vous faites un procès d'intention.
Vous déformez en parlant d'une norme qu'on pourrait désormais adapter au gré des temps. je viens de vous expliquer qu'au contraire, elle restait l'objectif immuable à atteindre pour tous, selon l'enseignement constant de l'Eglise y compris, bien sûr, celui d'AL.
Quant aux conditions d'absolution et au discernement quant à l'état de grâce, qui êtes vous pour entrer dans le for interne ou le confessionnal des gens ? Cela ne vous regarde pas ! Seul votre propre état de grâce vous regarde.
Ion

( 835528 )
Je parle de la norme. par Marquandier (2017-09-28 22:35:54)
[en réponse à 835526]
Je n’entre pas dans le for interne, j’évoque la « norme. »
Et vous ne répondez toujours pas à mes questions. Est-ce que le ferme propos est toujours d’actualité ? L’état de grâce également ? Il s’agit de norme. Pas de for interne.

( 835530 )
Ferme propos ... par Ion (2017-09-28 23:07:17)
[en réponse à 835528]
... (ou plutôt désir sincère) d'atteindre l'idéal évangélique ... (exprimé par la "norme"), même s'il ne peut être approché que progressivement ou graduellement, oui, c'est plus que jamais d'actualité ! Et cela se juge, s'évoque ... avec son confesseur ou accompagnateur spirituel !
Ion

( 835542 )
Dire qu'il est impossible de vivre l'idéal évangelique d'un coup par Mboo (2017-09-29 09:04:20)
[en réponse à 835530]
Est un mensonge! cela signifie que Dieu commande l'impossible à l'homme, cela signifie en réalité que l'homme n'est même pas responsable de son péché car pour le moment il lui est impossible de ne pas péché du tout, il peut tout au plus pécher seulement "un peu"
DIEU NE PEUT PAS COMMANDER L'IMPOSSIBLE!!! (c'est un dogme de Foi, je vais vous rechercher le numéro de ce dogme)
Alors je vais vous dire la vérité. Quand on rechute dans nos péchés, En général c'est parce-qu'on a refusé de combattre jusqu'au bout avec l'aide de la grâce de Dieu, ou bien parce-qu'on a refusé de souffrir ou de faire un sacrifice pour Dieu, et non parce-que cela était impossible! c'est vrais il y a aussi d'autres raison comme le manque de vigilance, la paresse, l'imprudence mais dans tous les cas C'EST IMPUTABLE A L'HOMME.
Dire qu'on applique la loi graduellement est un constat de la nature mauvaise de l'homme et non une loi elle même. Aucune loi ne condamne l'homme a pratiquer la loi de Dieu graduellement, aucune! quand l'homme pèche il est TOUJOURS responsable de son péché, si vous voulez il lui était possible de ne pas pécher mais il n'a pas voulu payer le prix exigé pour ne pas pécher.

( 835545 )
Vous pouvez effectivement ... par Ion (2017-09-29 09:15:58)
[en réponse à 835542]
... refuser la légitimité du principe de gradualité, mais alors vous contredisez St Jean-Paul II, et c'est un autre débat.
L'objet du débat ici était de déterminer si AL reprenait bienl'enseignement de St Jean-Paul II au niveau de ce principe.
Ion

( 835548 )
Vous parlez de Jean-Paul II par Regnum Galliae (2017-09-29 09:52:19)
[en réponse à 835545]
qui semble avoir déjà prévu ce fameux principe de gradualité. Qu'apporte donc AL de nouveau ? Vous ne me ferez pas croire qu'il s'agit juste de faire un état des lieux de la doctrine telle que l'a trouvée François 1er en arrivant.

( 835561 )
Heureusement ... par Ion (2017-09-29 11:01:44)
[en réponse à 835548]
... que l'enseignement de l'Eglise est renouvelé et ne se contente pas de faire un simple état des lieux ou de répéter ce qui a déjà été dit avec les mêmes termes. J'ai parlé ici d'approfondissement, d'enrichissement, mais toujours dans la continuité. Le principe de gradualité avait été introduit brièvement par St Jean-Paul II dans Familiaris Consortio, il est effectivement fortement approfondi et mis en perspective de l'évolution du monde actuel par François.
Ion

( 835669 )
La belle affaire ! par Marquandier (2017-09-29 19:46:10)
[en réponse à 835561]

( 835550 )
Dans ce cas vous contredisez le concile de Trente. par Mboo (2017-09-29 09:55:42)
[en réponse à 835545]
9. Si quelqu'un dit que les clercs qui ont reçu les ordres sacrés ou les réguliers qui ont fait profession solennelle de chasteté peuvent contracter mariage, qu'un tel mariage est valide, malgré la Loi de l'Eglise ou leur voeu, et qu'affirmer le contraire n'est rien d'autre que condamner le mariage ; que peuvent contracter mariage tous ceux qui n'ont pas le sentiment d'avoir le don de chasteté (même s'ils en ont fait voeu) : qu'il soit anathème. Puisque Dieu ne refuse pas ce don à ceux qui le demandent comme il faut, et qu'il ne permet pas que nous soyons tentés au-dessus de nos forces 1Co 10,13.
DIEU NE PEUT PAS COMMANDER L'IMPOSSIBLE!!!
DIEU NE PEUT PAS NOUS ÉPROUVER AU DELÀ DE NOS FORCES!!
Quand l'homme commet un péché il lui était toujours possible de ne pas pécher sinon c'est qu'il n'y a même pas de pécher! sinon on n'a même pas à se confesser pourquoi? puisque cela était impossible pour moi de ne pas pécher! et ma confession n'est qu'un cirque.
Quand on péche c'est qu'on a préféré notre bien être, notre honneur, bref c'est qu'on c'est préféré à Dieu. On doit le reconnaitre et s'humilier devant Dieu!

( 835529 )
Confessionnal et juridiction. par Marquandier (2017-09-28 22:45:58)
[en réponse à 835526]
Votre argument récurrent « ce qui se passe dans le confessionnal des autres ne vous regarde pas » me fait penser aux critiques faites à Paul VI à propos d’Humanae Vitae : ce qui se passe dans l’intimité conjugale ne regarde pas le pape !
Et que penser des pénitences publiques de l’antiquité ?
Et bien non, les sacrements ne sont pas à deux vitesses, exigeant le ferme propos pour les uns et pas pour les autres.

( 835541 )
Ce n'est justement pas cela! par Mboo (2017-09-29 08:41:17)
[en réponse à 835521]
Celui qui dit clairement "je vais fumer 5 cigarettes par jour au lieu de 10" n'est plus dans une perspective de repentance, il n'a pas rompu avec le péché, car soit il ne croit pas que Dieu lui a donné la grâce pour ne plus du tout fumer, soit sa volonté n'est pas encore fermement établis pour ne plus fumer du tout, et dans les deux cas, il ne c'est pas encore repentis, il est encore attaché au péché
Par contre, il doit dire "je ne vais plus du tout fumer, car Dieu m'a donné la grâce pour cela" et s'engager TOUT DE SUITE, à ne plus du tout fumer et non s'engager à fumer "un peu". Mais malgré cet engagement et face à une épreuve, par imprudence, par négligence, par paresse, par manque de vigilance, et surtout et surtout par refus de combattre ou de souffrir(ce qu'on appelle "faiblesse") ou pour d'autres motifs QUI LUI SONT IMPUTABLES, il peut arriver qu'il rechute. Il doit donc renouveler sa conversion en tirant des leçons de sa chute précédente, et c'est ainsi que graduellement il va rompre avec le péché. Donc la rupture avec le péché est IMMÉDIATE DANS NOTRE VOLONTÉ, même si dans les faits elle peut être graduelle.
Et n'oublions jamais que:
- Dieu ne commande JAMAIS ce qui est impossible à l'homme!
- Dieu donne toujours des grâces pour que l'homme ne puisse pas pécher
- Dieu ne peut pas nous éprouver au delà de nos forces.
De façon que quand on pèche on doit s'accuser en vérité devant Dieu d'en être ENTIÈREMENT responsable , et reconnaitre qu'on mérite l'Enfer pour cela, et implorer véritablement la miséricorde de Dieu.

( 835544 )
Vous auriez raison par Ion (2017-09-29 09:09:59)
[en réponse à 835541]
... si la perspective (ou l'objectif) était de s'arrêter à 5. Dans mon exemple, l'objectif n'est pas de diminuer à 5, mais de s'arrêter complètement ... mais progressivement. C'est la méthode (ou le chemin) qui est graduelle, pas la loi ! C'est du simple bon sens.
D'ailleurs, l'exemple de la cigarette est excellent à plus d'un titre. Un fumeur (interrogez des fumeurs), ils sont eux-mêmes dans un état d'esprit qui les fait avoir de la difficulté, même s'ils sont confusément d'accord que fumer est mal, à saisir les “valeurs comprises dans la norme” qui est de ne pas fumer (les termes exacts d'AL).
Ion

( 835551 )
Exemple assez commun de difficulté à saisir les valeurs comprises dans la norme par BK (2017-09-29 10:03:08)
[en réponse à 835544]
Statuere vero quae sint
doctrinae divinitus traditae, Ecclesiae docentis est, cui custodiam interpretationemque Deus eloquiorum suorum commisit. Summus autem est magister in Ecclesia Pontifex romanus. Concordia igitur animorum sicut perfectum in una fide consensum requirit, ita voluntates postulat Ecclesiae romanoque Pontifici perfecte subiectas atque obtemperantes, ut Deo. — Perfecta autem esse obedientia debet, quia ab ipsa fide praecipitur, et habet hoc commune cum fide, ut dividua esse non possit: imo vero si absoluta non fuerit et numeros omnes habens, obedientiae quidem simulacrum relinquitur, natura tollitur. Cuiusmodi perfectioni tantum christiana consuetudo tribuit, ut illa tamquam nota internoscendi catholicos et habita semper sit et habeatur.
31 - Quant à déterminer quelles
doctrines sont renfermées dans cette révélation divine, c'est la mission de l'Eglise enseignante, à laquelle Dieu a confié la garde et l'interprétation de sa parole; dans l'Eglise, le docteur suprême est le Pontife Romain. L'union des esprits réclame donc, avec un parfait accord dans la même foi, une parfaite soumission et obéissance des volontés à l'Eglise et au pontife Romain, comme à Dieu lui-même.
32 - L'obéissance doit être parfaite, parce qu'elle appartient à l'essence de la foi, et elle a cela de commun avec la foi qu'elle ne peut pas être partagée. Bien plus, si elle n'est pas absolue et parfaite de tout point, elle peut porter encore le nom d'obéissance, mais elle n'a plus rien de commun avec elle. La tradition chrétienne attache un tel prix à cette perfection de l'obéissance, qu'elle en a toujours fait et en fait toujours le signe caractéristique auquel on peut reconnaître les catholiques.
[je rappelle en effet que traditionnellement, on dit que le Diable peut se déguiser en ange de lumière, qu'il peut contrefaire l'humilité, mais qu'il ne peut jamais esquisser l'obéissance, car son
non serviam est radical et le décrit parfaitement]

( 835553 )
Autres exemples, de 1917 à 2017 par BK (2017-09-29 10:12:24)
[en réponse à 835551]
2331
p.1 Ceux qui refusent obstinément d'obéir au Souverain pontife ou à leur propre Ordinaire, qui leur intime légitimement un ordre ou une défense, doivent être punis proportionnellement à la gravité de leur faute, sans même que les censures soient exclues.
p.2 Ceux qui conspirent contre l'autorité du Souverain pontife, de son légat ou de leur propre Ordinaire, ou contre leurs ordres légitimes, et aussi ceux qui provoquent les sujets à la désobéissance envers ces personnes, doivent être châtiés par des censures ou d'autres peines; de plus, s'ils sont clercs, qu'on les prive de leurs dignités, bénéfices et autres charges; s'ils sont religieux, qu'on les prive de voix active et passive et de leur office.
2332
Tous et chacun de ceux qui en appellent des lois, décrets et ordonnances du Souverain pontife actuellement régnant, à un concile universel, quel que soit leur état, leur rang ou leur condition, même s'ils étaient rois, évêques ou cardinaux, sont suspects d'hérésie et contractent par le fait même une excommunication spécialement réservée au Siège apostolique. Les universités, collèges, chapitres coupables du même délit encourent un interdit également réservé de façon spéciale au Siège apostolique.
2360
p.1 Ceux qui fabriquent ou falsifient des lettres, décrets ou rescrits du Siège apostolique ou se servent sciemment des mêmes lettres, décrets ou rescrits, contractent une excommunication 'latae sententiae' spécialement réservée au Saint-Siège.
p.2 Les clercs coupables de ce délit (Par.1) doivent de plus être frappés d'autres peines, qui peuvent aller jusqu'à la privation du bénéfice, de l'office, de la dignité ou de la pension ecclésiastique; les religieux en plus des autres peines établies dans leurs constitutions respectives doivent être privés de tous les offices qu'ils ont en religion et de voix active et passive.
2361
Si quelqu'un dans une supplique pour obtenir un rescrit du Siège apostolique ou de l'Ordinaire du lieu, a dissimulé la vérité ou affirmé quelque erreur par tromperie ou dol, il peut être puni par son Ordinaire suivant la gravité de sa faute, en tenant compte des Can. 45 ; Can. 1054 .
2362
Ceux qui fabriquent ou falsifient des lettres ou actes ecclésiastiques, publics ou privés, ou qui se servent consciemment de tels documents, doivent être punis suivant la gravité du délit, en tenant compte du Can. 2406 p.1 .
218
p.1 Le Pontife Romain successeur de Saint Pierre dans sa primauté, a non seulement la primauté d'honneur, mais le pouvoir de juridiction suprême et entier sur l'Eglise Universelle, tant dans les matières qui concernent la foi et les moeurs, que dans celles qui se rapportent à la discipline et au gouvernement de l'Eglise répandue dans le monde entier.
p.2 Ce pouvoir est vraiment épiscopal, ordinaire et immédiat, s'exerçant tant sur toutes les églises et chacune d'entre elles que sur tous les pasteurs et tous les fidèles et chacun d'entre eux; ce pouvoir est indépendant de toute autorité humaine.
219
Le Pontife romain, légitimement élu, obtient de droit divin, immédiatement après son élection, le plein pouvoir de souveraine juridiction.
220
Les affaires d'une spéciale gravité, qui sont réservées au seul Pontife romain par leur nature ou par le droit positif, sont appelées causes majeures.
221
S'il arrive que le Pontife romain renonce à sa charge, ni l'acceptation des cardinaux, ni aucune autre acceptation n'est nécessaire à la validité de cette renonciation.

( 835552 )
Vous ne m'avez pas compris du tout par Mboo (2017-09-29 10:09:40)
[en réponse à 835544]
Ce n'est pas à l'homme de choisir de cesser de pécher en péchant "de moins en moins" et progressivement, il doit s'engager à arrêter de pécher TOTALEMENT et TOUT DE SUITE.
Mais si dans les faits il a finit par cesser de pécher graduellement cela doit être un accident, et non un CHEMIN DE CONVERSION CHOISIT PAR LUI!!!
Le chemin de conversion est l'arrêt TOTAL et IMMÉDIAT du péché, et non un arrêt progressif "en demeurant dans le péché" choisit délibérément par le pécheur!
Voilà!

( 835549 )
en ce qui me concerne par Regnum Galliae (2017-09-29 09:53:38)
[en réponse à 835541]
je ne tuerai que deux ou trois personnes aujourd'hui, et non cinq ou six comme d'habitude. Et j'essaierai de ne pas trop leur faire mal. Je peux communier ?

( 835565 )
Bravo ! par Marquandier (2017-09-29 11:15:39)
[en réponse à 835549]
« Ô norme, j’ai un assez grand regret de vous avoir offensé, parce que vous êtes un idéal, qui ne peut être atteint que graduellement, c’est pourquoi je prends la ferme résolution, avec le secours de votre accompagnement discriminatoire, d’un peu moins vous offenser à l’avenir en ne tuant pas plus de 3 personnes par jours, jusqu’à nouvel examen de ma situation. »
Dater, signer, vous avez 14 jours pour vous rétractez !

( 835547 )
Je comprends mieux votre point de vue par Regnum Galliae (2017-09-29 09:50:00)
[en réponse à 835518]
Vous vous situez dans le cas d'une personne qui se révèle dépendante aux relations sexuelles comme un fumeur l'est vis-à-vis de la cigarette. Il n'en reste pas moins qu'il doit y avoir le ferme propos de ne plus pécher, en d'autres termes, l'objectif final de ne plus vivre comme mari et femme.

( 835566 )
C'est effectivement ... par Ion (2017-09-29 11:19:45)
[en réponse à 835547]
... beaucoup plus comme cela qu'il faut voir les choses, même si la cas que vous citez n'est qu'un cas parmi de nombreuses situations toutes aussi délicates et complexes les unes que les autres.
Ion

( 835589 )
le bon propos n'est pas un simple voeux pieux par Mboo (2017-09-29 13:07:32)
[en réponse à 835547]
La grâce rend EFFECTIVEMENT capable de ne plus pécher. La grâce s'ajoute à la nature de façon que ce qui est impossible à l'homme dans sa nature devient possible avec la grâce surnaturelle de Dieu. Donc même si selon la science de l'homme il est impossible de sortir de l'addiction à la drogue ou au sexe, avec la grâce de Dieu cela devient possible. C'est pour cela que normalement le chrétien devrait pas être simplement un homme "naturel", il est un homme "divin" capable de faire ce que l'homme simplement "naturel" est incapable de faire.
Quand on se confesse on reçoit la grâce sacramentelle, pour faire effectivement pénitence et ne plus retomber dans les péchés qu'on a commis, de façon que si on y retombe plus tard, ce sera à cause de nitre faute et non parce-qu'on n'a pas d'autres choix que de sortir "graduellement" du péché.

( 835554 )
Rodolphe, à propos d'Amoris Laetitiae n°301 par BK (2017-09-29 10:15:44)
[en réponse à 835439]
Un sujet, même connaissant bien la norme, peut avoir une grande difficulté à saisir les “valeurs comprises dans la norme” ou peut se trouver dans des conditions concrètes qui ne lui permettent pas d’agir différemment et de prendre d’autres décisions sans une nouvelle faute. »
317 Quatrième règle. De la désolation spirituelle. J'appelle désolation le contraire de ce qui a été dit dans la troisième règle: les ténèbres et le trouble de l'âme, l'inclination aux choses basses et terrestres, les diverses agitations et tentations qui la portent à la défiance, et la laissent sans espérance et sans amour, triste, tiède, paresseuse, et comme séparée de son Créateur et Seigneur. Car comme la consolation est opposée à la désolation, les pensées que produit l'une sont nécessairement contraires à celles qui naissent de l'autre.
318 Cinquième règle. Il importe, au temps de la désolation, de ne faire aucun changement, mais de demeurer ferme et constant dans ses résolutions, et dans la détermination où l'on était avant la désolation, ou au temps même de la consolation. Car, comme c'est ordinairement le bon esprit qui nous guide et nous conseille dans la consolation, ainsi, dans la désolation, est-ce le mauvais esprit, sous l'inspiration duquel nous ne pouvons prendre un chemin qui nous conduise à une bonne fin.

( 835563 )
Est-ce à propos… par Marquandier (2017-09-29 11:10:18)
[en réponse à 835554]
…de l'accueil inconditionnel des « migrants » au mépris de la sécurité nationale (i.e. de son prochain prochain) ?
J’avoue avoir beaucoup de mal à saisir « les valeurs comprises dans la norme ! »
Dommage que le pape soit trop souvent d’une rigidité pélagienne et n’ait pas conscience de la diversité des situations nationales qui exigent des accompagnements et des discernements personnalisés. Comment le pape ose-t-il s’immiscer entre Emmanuel Macron et son confesseur !
Et on me fait savoir que « discerner » est synonyme de « discriminer. »
Voilà qui me rassure !

( 835437 )
Ce n’est pas nouveau ! Ecce qui tollit peccata mundi… par Marquandier (2017-09-26 20:36:17)
[en réponse à 835430]
« Etonné d'un tel discours, selon lequel tous les péchés de surprise, et ceux qu'on fait dans un entier oubli de Dieu, ne pourraient être imputés, puisqu'avant que de les commettre on n'a ni la connaissance du mal qui y est, ni la pensée de l'éviter, je me tournai vers mon Janséniste, et je connus bien, à sa façon, qu'il n'en croyait rien. Mais, comme il ne répondait point, je dis à ce Père: je voudrais, mon Père, que ce que vous dites fût bien véritable, et que vous en eussiez de bonnes preuves. En voulez-vous? me dit-il aussitôt; je m'en vais vous en fournir, et des meilleures: laissez-moi faire. Sur cela, il alla chercher ses livres. Et je dis cependant à mon ami: Y en a-t-il quelque autre qui parle comme celui-ci? Cela vous est-il si nouveau? me répondit-il. Faites état que jamais les Pères, les Papes, les Conciles, ni l'Ecriture, ni aucun livre de piété, même dans ces derniers temps, n'ont parlé de cette sorte: mais que pour des casuistes, et des nouveaux scolastiques, il vous en apportera un beau nombre. Mais quoi! lui dis-je, je me moque de ces auteurs-là, s'ils sont contraires à la tradition. Vous avez raison, me dit-il. Et à ces mots, le bon Père arriva chargé de livres; et m'offrant le premier qu'il tenait: Lisez, me dit-il, la Somme des péchés du Père Bauny, que voici, et de la cinquième édition encore, pour vous montrer que c'est un bon livre. C'est dommage, me dit tout bas mon Janséniste, que ce livre-là ait été condamné à Rome, et par les évêques de France. Voyez, me dit le Père, la page 9o6. Je lus donc, et je trouvai ces paroles: Pour pécher et se rendre coupable devant Dieu, il faut savoir que la chose qu'on veut faire ne vaut rien, ou au moins en douter, craindre, ou bien juger que Dieu ne prend plaisir à l'action à laquelle on s'occupe, qu'il la défend, et nonobstant la faire, franchir le saut et passer outre.
« Voilà qui commence bien, lui dis-je. Voyez cependant, me dit-il ce que c'est que l'envie.
C'était sur cela que M. Hallier, avant qu'il fût de nos amis, se moquait du Père Bauny, et lui appliquait ces paroles: Ecce qui tollit peccata mundi: "Voilà celui qui ôte les péchés du monde!" Il est vrai, lui dis-je, que voilà une rédemption toute nouvelle, selon le Père Bauny.
« En voulez-vous, ajouta-t-il, une autorité plus authentique? Voyez ce livre du Père Annat. C'est le dernier qu'il a fait contre M. Arnauld; lisez la page 34, où il y a une oreille, et voyez les lignes que j'ai marquées avec du crayon; elles sont toutes d'or. Je lus donc ces termes:
« Celui qui n'a aucune pensée de Dieu, ni de ses péchés, ni aucune appréhension, c'est-à-dire, à ce qu'il me fit entendre, aucune connaissance, de l'obligation d'exercer des actes d'amour de Dieu, ou de contrition, n'a aucune grâce actuelle pour exercer ces actes; mais il est vrai aussi qu'il ne fait aucun péché en les omettant, et que, s'il est damné, ce ne sera pas en punition de cette omission. Et quelques lignes plus bas: Et on peut dire la même chose d'une coupable commission.
« Voyez-vous, me dit le Père, comment il parle des péchés d'omission, et de ceux de commission? Car il n'oublie rien. Qu'en dites-vous?
O que cela me plaît! lui répondis-je; que j'en vois de belles conséquences! Je perce déjà dans les suites: que de mystères s'offrent à moi! Je vois, sans comparaison, plus de gens justifiés par cette ignorance et cet oubli de Dieu que par la grâce et les sacrements. Mais, mon Père, ne me donnez-vous point une fausse joie? N'est-ce point ici quelque chose de semblable à cette suffisance qui ne suffit pas? J'appréhende furieusement le distinguo: j'y ai déjà été attrapé. Parlez-vous sincèrement? Comment! dit le Père en s'échauffant, il n'en faut pas railler. Il n'y a point ici d'équivoque. Je n'en raille pas, lui dis-je; mais c'est que je crains à force de désirer. »
Les Provinciales, quatrième lettre :