Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=835255
images/icones/fsspx.gif  ( 835255 )Amoris lætitia : clercs et universitaires laïcs adressent une "correctio filialis" par Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X (2017-09-24 06:48:22) 

Le 16 juillet 2017, plusieurs clercs et universitaires laïcs ont adressé au pape François une correctio filialis, correction filiale, rendue publique ce dimanche 24 septembre. Ils y relèvent sept hérésies contenues dans l’exhortation apostolique Amoris lætitia. FSSPX.Actualités en présente le résumé, suivi de la liste des signataires.

On peut lire et télécharger ici le texte in extenso de la Correctio filialis. Un site a été spécialement créé : www.correctiofilialis.org ; on pourra s’y reporter pour avoir des informations sur la diffusion de la Correctio filialis.

Cette critique très documentée fait suite aux Dubia sur Amoris lætitia (19 septembre 2016) des quatre cardinaux, Walter Brandmüller, Raymond L. Burke, Joachim Meisner et Carlo Caffarra, – ces deux derniers étant décédés cette année, respectivement le 5 juillet et le 6 septembre. Ils y demandaient respectueusement au pape François de « faire la clarté » sur cinq points hétérodoxes d’Amoris lætitia.

Les Dubia, restés sans réponse, furent suivis d’une demande d’audience de la part de leurs auteurs (25 avril 2017). Audience non accordée.

Le 29 juin 2016, 45 théologiens avaient fait parvenir au cardinal Angelo Sodano, doyen du Collège des Cardinaux une nouvelle étude critique portant sur 19 points d’Amoris lætitia. Critique, elle aussi, restée sans réponse.

Dans la liste des 62 signataires de la Correctio filialis on retrouve plusieurs noms figurant déjà dans celle des 45 théologiens de 2016, mais parmi les nouveaux noms on notera celui de Mgr Bernard Fellay, Supérieur général de la Fraternité Saint-Pie X, seul évêque à avoir signé le document, pour l’heure car - comme l’indique la présentation résumée de la Correctio filialis - la liste des signataires demeure ouverte.

Lire sur FSSPX.Actualités
images/icones/vatican.gif  ( 835256 )Remarquable par Jeanne Smits (2017-09-24 08:52:20) 
[en réponse à 835255]

C'est ici sur mon blog.

Remarquable en effet, la présence de deux signataires de la Fraternité Saint Pie X (Mgr Fellay et l'abbé Brucciani) qui rejoignent ainsi de nombreux clercs et laïcs qui n'en sont pas en un même appel catholique.

Le parallèle fait avec les idées de Luther est également des plus intéressants (c'est en fin de texte).

Ce n'est pas encore la “correctio” par les cardinaux, dont le cardinal Burke a dit l'urgence dans une récente interview, mais une manière respectueuse d'appeler les choses par leur nom, sans pour autant accuser le pape du "péché d'hérésie", mais en l'appelant à mettre fin, par un acte qui incombe à sa charge, à une situation grave pour l'Eglise.

Signe des temps : l'hésitation de certains à signer, suggérée dans le texte (due notamment à la crainte de sanctions).

Le "pape du dialogue" répondra-t-il ? Il ne l'a pas fait depuis le 11 août, date à laquelle la lettre lui a été remise.

Amitiés
Jeanne Smits
images/icones/neutre.gif  ( 835258 )Un jugement sans procès ni accusation ! par postit (2017-09-24 10:39:30) 
[en réponse à 835256]

A lecture de la corectio, je trouve que ceci ressemble à s'y méprendre à un verdict : les erreur du pape sont listées et il est sommé avec insistance de se rétracter.

J'étais présent au colloque de paris sur les différentes possibilités canoniques de la déposition d'un pape. Une chose m'a marqué, dans l'optique d'une telle procédure il ne faut surtout pas que cela ressemble à une accusation. La dernière conférence de la matinée du vendredi donnait l'explication : surtout ne pas faire comme Mr X.

Encore une fois le monde traditionaliste arrive avec 50 ans de retard dans le débat, d'une manière complètement maladroite. Voilà qu'il veulent condamner celui qui ne fait qu'appliquer la formation qu'il a reçu, alors qu'il fallait "frapper à la tête" ceux qui ont enseigné les premiers ces erreurs il y a 50 ans.

Il faut souligner de plus que les cardinaux n'ont pas signé. Comme ça si ça tourne mal c'est wolfoni qui portera le chapeau ...

Cette initiative promet un grand gâchis ...
images/icones/fleche3.gif  ( 835259 )Jugement de la personne du pape ? par Jeanne Smits (2017-09-24 11:14:27) 
[en réponse à 835258]

Non, je ne crois pas. Pas d'attaque ad hominem. Il s'agit simplement de comparer la doctrine catholique pérenne avec ce qu'affirme au fond "Amoris laetitia" : que Dieu puisse "vouloir" pour une personne donnée qu'elle commette des actes objectivement et gravement mauvais.

C'est une logique effrayante qui s'installerait avec ce type de raisonnement : ainsi une femme consciente du caractère criminel de l'avortement, mais engagée dans une union, avec enfants, qui risquerait de voler en éclats sous la menace du mari ou du compagnon hostile à l'arrivée de ce nouvel enfant – oui cela existe – pourrait se sentir poussée en conscience à accepter l'« IVG » pour le bien de la famille et accomplir ainsi la « volonté » de Dieu correspondant à son état de faiblesse et de contrainte en faisant tuer son enfant à naître…

Affirmation absurde.

Notez bien qu'il n'est pas ici question de la responsabilité personnelle de la femme qui peut tout à fait avoir ici des circonstances atténuantes… qui ne justifient pas l'avortement en soi mais amoindrissent l'imputabilité de la faute qui, elle, reste objectivement grave.

Ce type de raisonnement pourrait s'appliquer à tous les péchés graves.

Or Dieu qui est infiniment bon ne peut vouloir le mal, même s'Il est dans sa miséricorde infinie prêt à pardonner tout péché avoué avec regret…

On objectera qu'une nouvelle union civile d'un catholique par ailleurs légitimement marié n'est pas à mettre sur le même plan qu'un meurtre.

Pourquoi – parce que le meurtre c'est laid et violent, tandis que la nouvelle vie familiale où s'engage le divorcé peut être plein de sourires, de bonté et de l'avenante douceur de ce nouveau foyer ? Où le sentimentalisme provoque la bonne conscience…

Amitiés
Jeanne Smits
images/icones/neutre.gif  ( 835260 )Pas d'attaque ad hominem ? par postit (2017-09-24 11:36:57) 
[en réponse à 835259]

Il s'agit d'une correction demandant au pape de rétracter des erreurs.

Il y a donc eu un jugement de la part de quelqu'un pour savoir s'il s'agissait d'erreurs ou non. Où est l'accusation ? Qui est apte pour juger des errements d'un pape ?

Il ne s'agit pas débattre sur le fond mais sur la forme.

Les spécialistes en droit canon ont fouillé partout, ils ont rejeté la solution de mr X qui les dérange et ont opté pour un solution parallèle mais qui s'avère bancale.

La situation ferait sourire s'il ne s'agissait pas de problèmes si graves ...
images/icones/1f.gif  ( 835262 )Précisément… par Marquandier (2017-09-24 13:23:46) 
[en réponse à 835260]

Il s’agit de juger le fond, et non la forme.

Ce sont les erreurs qui sont jugées, pas la personne. Qu’une erreur soit d’un pape ou d’un quidam, c’est toujours une erreur.

Juger le texte, ce n’est pas juger l’homme.
images/icones/neutre.gif  ( 835263 )Par exemple… par Marquandier (2017-09-24 13:28:07) 
[en réponse à 835262]

…il est possible que le pape ait pu signer le texte préparé par ses théologiens sans le passer au peigne fin.

Dans ce cas, si le texte comporte des hérésies, cela ne signifie pas pour autant que le pape est hérétique. Il a pu simplement être négligent ou être trompé. Ou bien préférer la pastorale à la doctrine.

Il s’agit ici j’ai l’impression de juger le fait, et non le droit.
images/icones/neutre.gif  ( 835264 )Addendum par Marquandier (2017-09-24 13:32:29) 
[en réponse à 835263]

En l’occurence, le résumé exprime :


Elle affirme que le pape, par son Exhortation apostolique Amoris laetitia ainsi que par d’autres paroles, actions et omissions en rapport avec celle-ci, a effectivement soutenu sept propositions hérétiques par rapport au mariage, à la vie morale et à la réception des sacrements, et qu’il a été à l’origine de la diffusion de ces opinions hérétiques au sein de l’Eglise catholique.



Il ne s’agit pas simplement de la signature de l’encyclique, comme mon message pouvait le laisser penser, mais aussi des paroles du pape et de ses omissions. Mea Culpa.
images/icones/neutre.gif  ( 835265 )Les écrits ou la personne... par postit (2017-09-24 13:39:26) 
[en réponse à 835262]

Ça ne change pas le problème ! Qui donc est apte à juger de l'orthodoxie des écrits du pape ?

D'où vient l'autorité de Mgr fellay et de ses co-signataires pour décréter que le pape ère et doit corriger ses propos ?

Si ils se sont donnés eux mêmes cette compétence leur démarche n'a aucune valeur ...

images/icones/neutre.gif  ( 835266 )Dans un procès… par Marquandier (2017-09-24 13:46:56) 
[en réponse à 835265]

…il y a toujours des plaidoyers, des témoignages et un réquisitoire…

Il appartient au pape de se juger lui-même, après avoir écouté les avis des uns et des autres.

Enfin, la réponse à votre question se trouve dans la correction :


Il nous est permis d’effectuer cette correction en vertu de la loi naturelle, de la loi du Christ et de
la loi de l’Eglise, que par la divine providence vous avez la charge de sauvegarder toutes trois. En
vertu la loi naturelle : car de même que les sujets ont par nature le devoir d'obéir à leurs
supérieurs en toute chose légitimes, de mêmes ils ont un droit à être gouvernés conformément à
la loi, et donc d’insister, quand cela est nécessaire, pour que leurs supérieurs gouvernent en ce
sens. En vertu de la loi du Christ : car son Esprit a inspiré l’apôtre Paul afin qu'il réprimande
Pierre en public lorsque ce dernier n’agissait pas selon la vérité de l’Evangile (Gal. 2). Saint
Thomas d’Aquin note que cette réprimande publique adressée par un sujet à un supérieur était
licite en raison du danger imminent de scandale en matière de foi (Summa Theologiae 2a 2ae, 33, 4
ad 2), et « la glose de saint Augustin » ajoute qu’à cette occasion, « Pierre lui-même montre par
son exemple à ceux qui ont la prééminence, s'il leur est arrivé de s'écarter du droit chemin, de ne
point refuser d'être corrigés, même par leurs inférieurs » (ibid.). La loi de l’Eglise nous contraint
aussi puisqu’elle affirme que « Les fidèles… ont le droit et même parfois le devoir de donner aux
Pasteurs sacrés leur opinion sur ce qui touche le bien de l’Eglise » (Code de droit canonique 212:2-3 ;
Code des canons des Eglises orientales 15:3).

images/icones/neutre.gif  ( 835267 )Pour enfoncer le clou… par Marquandier (2017-09-24 13:55:23) 
[en réponse à 835266]


Les signataires ne s’aventurent pas à juger du degré de conscience avec lequel le pape François a propagé les sept hérésies qu’ils énumèrent. Mais ils insistent avec respect pour qu’il condamne ces hérésies, qu’il a directement ou indirectement soutenues.

(Résumé)



Il ne s’agit pas de déclarer le pape coupable de quoi que ce soit, vous voyez !
images/icones/neutre.gif  ( 835269 )A partir du moment par postit (2017-09-24 14:19:01) 
[en réponse à 835266]

Où l'on demande une rétractation/ou correction, c'est qu'il y a eu jugement entre les deux partis . Dans le cas présent qui dans les signataires a autorité pour reprendre le pape ? Mis a part un évêque dont la liaison apostolique est douteuse, je ne vois que quelques prêtres, des théologiens, , puis des personnes en vu dans le milieu ... Tout cela ressemble plus à un lobby qu'autre chose

L'option la plus sage était à mon avis de déposer une plainte pour les faits susnommés auprès de tribunaux compétents. A ce moment là le pape se serait jugé lui même. Mais cette option n'est pas envisageable par tout ce beau monde. Car ce serait reconnaître que Mr X avait raison de monter à Rome par trois fois en 1973, 1983 et 1993 pour déposer des plaintes à l'encontre des modernistes d'alors !

images/icones/1d.gif  ( 835270 )un évêque dont la liaison apostolique est douteuse ? par l'Hermitte (2017-09-24 14:27:08) 
[en réponse à 835269]

Vous rigolez ou quoi ?

images/icones/fleche2.gif  ( 835273 )Tout dépend par Peregrinus (2017-09-24 14:44:19) 
[en réponse à 835270]

Il est bien vrai qu'au sens strict, Mgr Fellay, pour lequel j'ai par ailleurs beaucoup d'admiration, n'est pas évêque. Il a, incontestablement, le caractère épiscopal, qui lui permet de conférer validement les saints ordres. Mais il ne succède à personne, il n'a pas de mission canonique, il n'a pas de siège ni de diocésains. De ce point de vue, on peut dire que la "liaison apostolique" est douteuse.

La multiplication des évêques émérites et des évêques titulaires a certes brouillé le sens de l'épiscopat, mais ces abus ne doivent pas le faire perdre de vue.
Un évêque sans diocèse, cela ne devrait pas exister. Au XVIIIe siècle, les (très peu nombreux) anciens évêques, dont personne ne niait qu'ils étaient marqués d'un caractère épiscopal indélébile, n'étaient plus considérés comme évêques : ils n'étaient plus rien dans l'Eglise, n'ayant plus de mission sur une portion du troupeau de Jésus-Christ.

Cela n'enlève rien à l'intérêt de cette correction filiale, à laquelle il est bien regrettable que le Saint-Père n'ait daigné accorder aucune réponse.

Peregrinus
images/icones/1d.gif  ( 835274 )à suivre votre raisonnement Benoît XVI par jejomau (2017-09-24 14:56:01) 
[en réponse à 835273]

est aussi hors-jeu et "de ce point de vue, on peut dire que la "liaison apostolique" est douteuse" aussi en ce qui le concerne...
images/icones/1a.gif  ( 835276 )Tout à fait par Peregrinus (2017-09-24 15:22:19) 
[en réponse à 835274]

Benoît XVI ayant renoncé à son siège, il n'est plus pape, il n'est plus l'évêque de Rome. Il a été évêque, il ne l'est plus, quoiqu'il en ait conservé le caractère qui lui a été donné, à son élévation au siège de Munich-Freising, par l'imposition des mains.

Il est ancien pape, ancien évêque. Qu'il ait une certaine autorité morale est une chose. Qu'il ait une autorité en vertu d'un office ecclésiastique dont il s'est démis en est une autre.

Peregrinus
images/icones/neutre.gif  ( 835271 )Pas d’accord. par Marquandier (2017-09-24 14:28:55) 
[en réponse à 835269]

Vous êtes d’une rigidité pélagienne :-) Ou bien vous ergotez. Pourquoi vouloir tout juridiciser ? Exiger des « autorités », des « procédures » ? Alors que même le droit canon permet aux fidèles de donner leur opinion pour le bien de l’Église ?

Ils ont un avis sur le fait, c’est indubitable. Vous appelez cela « jugement. » C’est équivoque. Ils n’ont pas reconnu le pape coupable de quoi que ce soit et ne l’ont pas condamné à une quelconque peine. Ce n’est pas un jugement judiciaire, réservé à l’autorité idoine. C’est un rappel des jugements doctrinaux de l’Église, que chaque baptisé est libre de faire.

Cela ressemble plutôt une plainte, ou à un recours gracieux, qu’à un « jugement » d’un tribunal.
images/icones/neutre.gif  ( 835283 )Il s'agirait de savoir quel est le but d'une telle procédure par postit (2017-09-24 19:51:18) 
[en réponse à 835271]

Si il s'agit seulement de faire un peu de bruit pour pouvoir claquer la porte ensuite en invoquant comme en 1988 l'état de nécessité, en effet il suffit de donner son opinion puis de dire que l'on nous ignore.

Si il s'agit réellement d'obtenir une rétractation et un retour à une saine doctrine, il faut alors utiliser des moyens, des procédures, qui contraignent le pape à se prononcer.

Ce document ne correspond a aucune forme de procédure canonique c'est un OVNI qui ne fera que passer.

La seul solution viable est de mettre en accusation les erreurs en demandant au Pape de juger infailliblement de leur orthodoxie. Mais l'orgueil de ces gens leur interdit de suivre la voie qu'un autre leur a indiqué il y a des années. Au lieu de cela, ils n'ont cessé de le traîner dans la boue. A lui seul ce forum vous donnera autant de preuves que vous voudrez de ce que j'avance.
images/icones/1n.gif  ( 835284 )Dans votre fixation débile! par Miserere (2017-09-24 20:02:10) 
[en réponse à 835283]



Il me semble que Monseigneur Fellay n'est pas le seul signataire.

images/icones/neutre.gif  ( 835286 )Il y aurait 10000 signataires par postit (2017-09-24 20:17:32) 
[en réponse à 835284]

que ça ne changerai rien !

Pour le moment, malgré les grands renforts d'annonces et de communications, aucun évêque en activité, ni aucun Cardinal n'a prit le risque de signer ce document. Ce document ne peut donc prétendre avoir une quelconque valeur, si ce n'est celle d'une lettre de particuliers au Pape.
images/icones/neutre.gif  ( 835291 )Le cerveau par Eti Lène (2017-09-24 21:02:21) 
[en réponse à 835286]

n'est pas à mettre sous le boisseau. Etre un légume en vous en remettant votre jugement aveuglément aux autorités ne vous rend pas plus humble. Oui, si Notre Seigneur a clairement dit:"Celui qui répudie sa femme et en épouse une autre commet un adultère", il est clair que le jugement d'une proposition contraire peut et même doit être considérée à tout le moins comme hérétique, et risquant si elle est professée, d'entraîner un danger pour le salut des âmes.
images/icones/hein.gif  ( 835294 )Etes-vous sûr ... par postit (2017-09-24 21:13:56) 
[en réponse à 835291]

- de bien répondre au message qui précède ?

- d'interpréter en Vérité ces textes ?

- de ne pas avoir oublié le votre ?
images/icones/neutre.gif  ( 835295 )Je vous ai répondu par Eti Lène (2017-09-24 21:31:06) 
[en réponse à 835294]

oui, et qui plus est, au message qui précède celui où vous me répondez par ces questions. A qui d'autre aurais je voulu répondre? Non non, la réponse n'était pas adressée à une autre personne que vous, et s'il faut vous faire une dissertation là-dessus vous me pardonnerez de ne pas aller dans les méandres de votre incompréhension pour vous répondre. Il est vrai que vos yeux n'ont pas envie de voir.

Je n'ai pas non plus oublié mon message envers vous. Je n'ai pas la mémoire d'un poisson rouge non plus.

Quant à l'interprétation d'Amoris Laetitia, les lettres et actes du pape sont sans appel. Il suffit de suivre l'affaire depuis des mois.
images/icones/neutre.gif  ( 835297 )Eti Lèna locuta, causa finita est ! par postit (2017-09-24 21:55:05) 
[en réponse à 835295]

Une fois que la pétition aura produit ses fruits, vous pourrez vous présenter aux élections pour la succession ...


Ce que je conteste, c'est que les signataires manque de la vertu de prudence dans leur texte. Le fond est en fait un jugement qui ne dit pas son nom le tout sous un format nouveau ... Ceci me semble préjudiciable pour la suite des événements. Rien ne se fait en Vérité en dehors du Droit !

Voici pour votre méditation :

Oui, elle est droite, la parole du Seigneur ;
il est fidèle en tout ce qu’il fait.
Il aime le bon droit et la justice ;
la terre est remplie de son amour.

Le Seigneur a fait les cieux par sa parole,
l’univers, par le souffle de sa bouche.
Il parla, et ce qu’il dit exista ;
il commanda, et ce qu’il dit survint.

Dieu veille sur ceux qui le craignent,
qui mettent leur espoir en son amour,
pour les délivrer de la mort,
les garder en vie aux jours de famine.

Nous attendons notre vie du Seigneur :
il est pour nous un appui, un bouclier.
Que ton amour, Seigneur, soit sur nous
comme notre espoir est en toi !
images/icones/1b.gif  ( 835298 )En tant que postit par Eti Lène (2017-09-24 22:04:28) 
[en réponse à 835297]

Je vous écrits deux citations:

"Salus animarum supprema lex". Le salut des âmes est la loi suprême.

"Causa finita est. Utinam aliquando finiator error!" La cause est finie. Plût-à-Dieu que l'erreur le soit aussi.
images/icones/neutre.gif  ( 835300 )Relisez donc mon précédant message par postit (2017-09-24 22:08:19) 
[en réponse à 835298]

ICI
images/icones/neutre.gif  ( 835285 )Amusant par Meneau (2017-09-24 20:14:02) 
[en réponse à 835283]


La seul solution viable est de mettre en accusation les erreurs en demandant au Pape de juger infailliblement de leur orthodoxie. Mais l'orgueil de ces gens leur interdit de suivre la voie qu'un autre leur a indiqué il y a des années.



il faut alors utiliser des moyens, des procédures, qui contraignent le pape à se prononcer.



C'est vrai que la voie choisie par cet "autre", l'abbé de Nantes pour ne pas le nommer, a vachement mieux contraint le pape à se prononcer...

Cordialement
Meneau
images/icones/neutre.gif  ( 835287 )La voie choisie par lui par postit (2017-09-24 20:34:35) 
[en réponse à 835285]

est la seule jusqu'à présent qui permet de rester dans l'Eglise tout en rejetant en bloc toute les erreurs de V2.

Il y en avait une meilleur, conseillée en 1975 : qu'un évêque disposant de tout ses pouvoir épiscopaux "frappe à la tête" directement. Cet évêque s'y est toujours refusé disant à qui voulait l'entendre qu'il ne ferait jamais de schisme ...


Si cette voie n'a pour le moment pas aboutie, elle permet depuis plus de 40 ans de dire la Vérité dans l'Eglise sans qu'il soit nécessaire de faire de compromis, de passer du temps en commission théologique, ou bien encore de se placer sous la tutelle ED ...
images/icones/1a.gif  ( 835288 )L’un n’empêche pas l’autre. par Marquandier (2017-09-24 20:37:56) 
[en réponse à 835283]

Un recours gracieux ou une tentative de conciliation n’empêche d’utiliser d’autres moyens si ils échouent, je crois bien.

Et comme l’a fait remarqué Meneau, l’abbé de Nantes a échoué, le pape ne s’est pas prononcé. Malgré les procédures. Ou à cause d’elles.
images/icones/neutre.gif  ( 835292 )Petite précision... par azur (2017-09-24 21:05:30) 
[en réponse à 835288]

Et comme l’a fait remarqué Meneau, l’abbé de Nantes a échoué, le pape ne s’est pas prononcé. Malgré les procédures. Ou à cause d’elles.


L'abbé de Nantes n'a pas échoué, il a rempli le rôle qu'il estimait être le sien et, même relégué au ban de l'Eglise, il n'a jamais manqué à la fidélité au souverain Pontife.
L'absence de réponse de Rome signe la forfaiture des papes sur des sujets qui imposaient de trancher, et de cela il devront (ou ont dû) répondre devant le Souverain Juge!
images/icones/1b.gif  ( 835290 )Nuance... par azur (2017-09-24 20:58:08) 
[en réponse à 835271]

Vous êtes d’une rigidité pélagienne


On peut être rigoureux sans pour autant être rigide...
Or le sujet me semble exiger un minimum de rigueur lorsqu'on ambitionne de s'adresser publiquement au Pape sur des sujets aussi graves.

Force est de constater que les signataires ont agit de façon un tantinet légère...
images/icones/1v.gif  ( 835272 )cessez "d'idôlatrer le pape" par jejomau (2017-09-24 14:44:09) 
[en réponse à 835265]

le cardinal Burke lui-même le dit. Et la succession apostolique n'est pas douteuse ici, non ?

il ne faut pas « idolâtrer » le souverain pontife et que l’Eglise fait traditionnellement la distinction entre le pape en tant que personne et en tant que vicaire du Christ

Card Burke


images/icones/1e.gif  ( 835289 )Sans l'idolâtrer... par azur (2017-09-24 20:55:34) 
[en réponse à 835272]

... Il me parait indispensable de ne pas remettre en cause son autorité en se permettant de lui donner des leçons!
Si ce simple principe vous échappe, c'est que vous avez manqué quelques cours de catéchisme!
images/icones/heho.gif  ( 835275 )On lui reproche tout de même... par Rodolphe (2017-09-24 15:13:30) 
[en réponse à 835259]

...de propager l'hérésie, ce qui est évidemment une mise en cause directe et personnelle nullement anodine!

Je ne suis pas favorable à Amoris Laetitia, mais l'affirmation péremptoire selon laquelle cette exhortation serait hérétique me semble présomptueuse. Nos théologiens croient y lire l'affirmation scandaleuse selon laquelle certains péchés graves et objectifs (divorces) cesseraient de l'être dans certaines circonstances (remariage "apaisé"). Mais il me semble qu'ils achoppent sur la notion clé de l'imputabilité, dont ils ne discutent pas sérieusement.

Dans la logique d'AL, le divorce ne cesse pas d'être objectivement et gravement peccamineux, mais dans certains circonstances l'imputabilité de l'acte serait notablement amoindrie, ce qui s'inscrit dans la logique du CEC (n°1735: L’imputabilité et la responsabilité d’une action peuvent être diminuées voire supprimées par l’ignorance, l’inadvertance, la violence, la crainte, les habitudes, les affections immodérées et d’autres facteurs psychiques ou sociaux)". C'est bien d'ailleurs ce que soulignait l'Abbé de Tanouärn (voir ici).

Certes, le CEC affirme que "Tout acte directement voulu est imputable à son auteur" et que l'acte est "indirectement volontaire s'il résulte d'une négligence" (n°1736).

A cet égard, il y a donc certainement une évolution conceptuelle de l'imputabilité, AL proposant une interprétation élargie de la notion d'acte "indirectement volontaire" pour affirmer, semble-t-il, que relèvent également de cette catégorie certains actes, certes consentis (persévérance dans le "remariage) mais en raison de "contraintes circonstancielles" (bien des enfants etc.).

C'est assurément un développement nouveau dont il est légitime de discuter franchement. Mais la qualification unilatérale d'"hérésie" ainsi que la convocation de Luther dans ce dossier me semblent outrancières et de nature à entamer la crédibilité de ce texte.

images/icones/1n.gif  ( 835277 )Prière de lire... par Rodolphe (2017-09-24 15:33:38) 
[en réponse à 835275]

"certains péchés graves et objectifs (divorces/ remariages)"...
images/icones/fleche2.gif  ( 835278 )Une réponse… par Jeanne Smits (2017-09-24 15:41:52) 
[en réponse à 835275]

se trouve je crois ici :
l'avis de Josef Seifert et de Claudio Pierantoni.

Egalement un intéressant article d'Aline Lizotte ici sur smart-reading-press, encore que je le trouve très indulgent pour Victor Manuel dit "Tucho" dit "Smoochy" Fernandez…

Amitiés
Jeanne Smits
images/icones/neutre.gif  ( 835293 )Pinaillez, pinaillez, par Eti Lène (2017-09-24 21:06:45) 
[en réponse à 835275]

Il en restera toujours quelque chose. Écrasons l'infâme tradition...

La Tradition n'a pas varié d'un iota là-dessus: il y a ignorance crasse et ignorance invincible.

En cas d'ignorance crasse (et c'est vraiment celle que prend à bras le corps Peccati Laetitia) il n'y a pas à pinailler à moins d'une altération du discernement par la folie.
images/icones/hein.gif  ( 835321 )Pour vous, AL enfonce donc une porte ouverte ? par Regnum Galliae (2017-09-25 10:28:17) 
[en réponse à 835275]

Ce que vous dîtes est contestable : il est proposé un cheminement pouvant ouvrir la voie aux sacrements mais justement, ce cheminement devrait être l'occasion de corriger les ignorances, inadvertances, etc. Au final, plus question de dire "je ne savais pas". Dans ce cas, le bien des enfants devrait alors justifier la bonne vieille cohabitation comme frères et soeurs, mais celle-ci n'apparaît plus.

Qu'en conclure ? Rien de neuf sous le soleil, ou révolution copernicienne ?
images/icones/fleche2.gif  ( 835326 )C'est contestable... par Rodolphe (2017-09-25 12:20:47) 
[en réponse à 835321]

...d'autant plus que c'est flou. Il y a une nouvelle restriction de la notion d'imputabilité. Mais ce n'est pas l'hérésie éclatante que certains prétendent voir.
images/icones/fleche2.gif  ( 835327 )Les raisons de votre position par Jean-Paul PARFU (2017-09-25 12:41:10) 
[en réponse à 835326]

sont que vous avez une conception erronée de la fonction papale et de son rapport avec Dieu et la grâce.

Dès lors, vous ne pouvez plus admettre que le pape puisse s'égarer dans le domaine spirituel, car, si vous l'admettiez, tout votre système tomberait et vous perdriez la foi.
images/icones/1b.gif  ( 835333 )Merci pour votre participation... par Rodolphe (2017-09-25 16:52:45) 
[en réponse à 835327]

Je m'en réjouis !
images/icones/fleche3.gif  ( 835257 )les hérésies signalées dans AL seraient au nombre de 7 par jejomau (2017-09-24 09:11:18) 
[en réponse à 835255]

Une analyse de Sandro Magister qui commence par un rappel historique:

Une démarche qui n’a pas d’équivalent dans l’histoire moderne de l’Eglise. Il faut remonter à 1333 pour retrouver un épisode analogue, c’est-à-dire une « correction » publique adressée au pape pour des hérésies soutenues par lui et ensuite effectivement rejetées par le pape de l’époque, Jean XXII.



Les hérésies dénoncées par les signataire de la lettre sont au nombre de sept. Et elles se trouvent toutes, selon eux, dans le chapitre huit de l’exhortation apostolique « Amoris laetitia », dont ils citent les passages incriminés

.
Le plus grave est encore signalé par Sandro Magister qui note que François cause du scandale dans l'Eglise :

Mais ce n’est pas tout. La lettre énumère également une série de déclarations, d’actes et d’omissions par lesquels le Pape François aurait continué à propager ces mêmes hérésies. Causant ainsi du « scandale à l’Eglise et au monde ».


A noter cette précision d'importance:

des hérésies dénoncées qu’ils identifient d’une part au « modernisme » et d’autre part à la pensée de Martin Luther pour lequel le Pape François – lit-on – ferait preuve d’une sympathie « sans précédent ».


Enfin, concernant les signataires:

Le fait que Mgr Fellay reconnaisse par sept fois François comme hérétique rend effectivement difficile, sinon impossible, cette réconciliation pratique que ce même François a jusqu’ici fait mine de vouloir accélérer avec les lefébvristes.

En revenant aux 40 premiers signataires, on retrouve parmi eux deux des six personnalités laïques qui se sont réunies à Rome le 22 avril dernier pour le séminaire d’études sur « Amoris laetitia » évoqué par le cardinal Carlo Caffarra dans sa dernière – et ignorée – lettre au Pape François.

Il s’agit de Claudio Pierantoni, professeur de philosophie à l’Universidad de Chile de Santiago du Chili et d’Anna M. Silvas, une australienne spécialiste des Pères de l’Eglise et professeur à l’University of New England



images/icones/neutre.gif  ( 835280 )François "a fait mine" par Mingdi (2017-09-24 17:32:51) 
[en réponse à 835257]

"Le fait que Mgr Fellay reconnaisse par sept fois François comme hérétique rend effectivement difficile, sinon impossible, cette réconciliation pratique que ce même François a jusqu’ici fait mine de vouloir accélérer avec les lefébvristes."
Si Sandro Magister le dit, c'est que c'est vrai, bien entendu. Voilà de quoi rassurer notre ami Miserere. Attendons l'élection du successeur. Avec François c'est cuit, apparemment.
images/icones/fleche2.gif  ( 835299 )Voire, ... par Philippilus (2017-09-24 22:07:26) 
[en réponse à 835280]

S'il s'était agit d'un texte spécifique de la FSSPX, signé alors non seulement par Mgr Fellay, mais par l'ensemble des évêques et supérieurs majeurs de la FSSPX, on pourrait effectivement parler de réconciliation impossible (en voulant dire par là, modus videndi canonique à court terme)

Ce texte a une portée différente: Mgr Fellay n'est pas dans la liste initiale des signataires, même s'il s'y est rapidement associé. Par ailleurs, des adresses similaires dans la démarche ont été envoyées jadis par Mgr Lefebvre (et de Castro-Mayer) au moment d'Assise. Ceci n'a pas eu d'effet notable sur détérioration des rapports avec Rome.

Il faut plutôt remarquer la présence de l'abbé Barthe, de Dom Jehan de Belleville, de l'abbé Pagès parmi les signataires d'origine. Et de voir ce qu'il va advenir pour eux, suite à cette démarche courageuse.

Philippilus
images/icones/fsspx.gif  ( 835279 )La « correction » à proprement parler par La Porte Latine (2017-09-24 15:44:18) 
[en réponse à 835255]

La « correction » à proprement parler ( Traduction en français issue des traductions effectuées par les auteurs eux-mêmes)



"Correctio"

Au moyen de paroles, d’actions et d’omissions et par des passages du document « Amoris laetitia », Votre Sainteté a soutenu, de manière directe ou indirecte (avec quelle connaissance de cause, nous ne le savons pas et nous ne voulons pas en juger), les propositions fausses et hérétiques suivantes, propagées dans l’Eglise aussi bien de façon officielle que par acte privé :

1. « Une personne justifiée n’a pas la force avec la grâce de Dieu d’accomplir les commandements objectifs de la loi divine, comme si certains commandement étaient impossibles à observer pour celui qui est justifié ; ou comme si la grâce de Dieu, en produisant la justification d’un individu, ne produisait pas invariablement et par sa nature la conversion de tout péché grave, ou comme si elle ne suffisait pas à la conversion de tout péché grave. »

2. « Les chrétiens qui ont obtenu le divorce civil de leur conjoint avec lequel ils étaient validement mariés et ont contracté un mariage civil avec une autre personne (alors que leur conjoint était en vie) ; ceux qui vivent ‘more uxorio’ avec leur partenaire civil et ont choisi de rester dans cet état en toute conscience de la nature de leur action et en toute conscience de la volonté de demeurer dans cet état, ne sont pas nécessairement en état de péché mortel et peuvent recevoir la grâce sanctifiante et grandir dans la charité ».

3. « Un chrétien peut être pleinement conscient d’une loi divine et peut volontairement choisir de la violer dans une matière grave mais ne pas être en état de péché mortel comme résultat de cette ‘action’ ».

4. « Une personne, tout en obéissant à la loi divine, peut pécher contre Dieu en vertu de cette même obéissance ».

[...]

A lire ici dans son intégralité
images/icones/fleche2.gif  ( 835296 )Réaction (Zénit)! par AVV-VVK (2017-09-24 21:49:54) 
[en réponse à 835255]

Ici du 24.09.17: 'Soi-disant "correction"...' (ANITA BOURDIN)
images/icones/bravo.gif  ( 835309 )zénit montre avec clarté en quoi consiste l'Hérésie majeure de AL par jejomau (2017-09-25 07:15:42) 
[en réponse à 835296]

Très interessant ce texte de Anita Bourdin.

Zénit essaye de défendre AL mais en réalité on ressent, abasourdi, la pauvreté catéchétique des réponses et l'influence de l'hérésie moderniste sous-jacente.

Anita Bourdin dit que le mariage est indissoluble. DONC, pour tous, cela veut dire que l'engagement est définitif, à vie...

Mais elle rajoute :

« Jusqu’à hier, sur le péché commis par les divorcés remariés, il y avait une présomption de culpabilité totale. Maintenant, pour ce péché, on évalue l’aspect subjectif, comme c’est le cas pour le meurtre, pour le fait de ne pas payer les impôts, l’exploitation des travailleurs, pour tous les péchés que nous commettons. Le prêtre entend et évalue également des circonstances atténuantes. (…) Il faut discerner. »


C'est donc très clair : les mots soulignés font apparaître avec une clarté incroyable que le mariage n'est en réalité, concrètement parlant... plus indissoluble !

Mais, on peut rajouter d'ailleurs que, théoriquement, celui qui se marie la deuxième fois peut aussi dire, quelques années plus tard, qu'il s'est encore trompé, qu'il n'était "vraiment conscient", etc.. ET se "re-marier une troisième fois". Et ainsi de suite ! "comme pour un meurtre, pour le fait de ne pas payer ses impôts, etc..." on se confesse et on recommence !!!!

Inouï.

Mais AL va bien plus loin.

Sans le dire, il s'attaque au sacrement de l'Ordre. C'est ce qui en découle Logiquement comme raisonnement. Il suffit de reprendre les mêmes mots, de dire d'un prêtre qui veut défroquer qu'il suffit de se confesser, de repartir à zéro....

ENFIN, il s'agit bien d'une pensée issue de l'Hérésie Moderniste puisqu'on se fond sur des critères "humaniste" "subjectif"

Le texte de Anita Bourdin est :

Amoris laetitia, une perspective «parfaitement traditionnelle», par Rocco Buttiglione

En 2016, le philosophe italien Rocco Buttiglione avait salué dans Amoris laetitia une “perspective parfaitement traditionnelle”.

Une interview de Vatican Insider qui n’a rien perdu de son actualité et dans laquelle il met en évidence la nouveauté, pastorale, et non doctrinale, du document post-synodal qui noue la gerbe de deux synodes (2014-2015) sur la famille: “La nouveauté consiste à appliquer aussi au péché commis par les divorcés remariés les circonstances atténuantes prévues pour tous les autres péchés tels qu’ils sont cités dans le catéchisme de saint Pie X.”

La préoccupation pour « l’homme concret »

Il a salué dans Amoris laetitia un pas dans la direction indiquée par saint Jean-Paul II et sa « grande préoccupation » pour « l’homme concret, l’homme de la réalité, non pas celui décrit pas les livres, ou comme nous voudrions qu’il soit ».

Amoris laetitia, a-t-il fait observer « ne dit pas que les divorcés remariés peuvent recevoir la communion ou y prétendre, non ! Le divorce est très mauvais et il ne peut pas y avoir d’actes sexuels en dehors du mariage. Cet enseignement moral n’est pas changé. Le pape dit que maintenant, les divorcés remariés peuvent aller se confesser, commencer un parcours de discernement avec le prêtre. Et, comme on le fait pour toute confession, pour tout péché, le prêtre doit évaluer si toutes les conditions sont réunies pour que le péché soit considéré comme « mortel ». »

Puis il a ajouté : « A mes collègues qui ont dit des paroles fortes contre Amoris laetitia, je voudrais rappeler que saint Pie X – pas vraiment un pape moderniste – rappelait dans son catéchisme que le péché mortel requiert matière grave mais aussi pleine connaissance et consentement délibéré, c’est-à-dire la pleine liberté pour assumer complètement la responsabilité de ce qui est fait. »

La « pleine connaissance » et la « pleine volonté »

Et il a fait remarquer que justement « aujourd’hui, dans de nombreux cas, il n’y a pas pleine connaissance » : « Il y a des masses énormes de baptisés qui ne sont pas évangélisés. On pourrait dire : mais, dans ce cas, il y a le procès en nullité matrimoniale. Oui, c’est vrai. Même s’il faut rappeler que dans de nombreuses régions du monde ce n’est pas facile d’accéder aux tribunaux ecclésiastiques. Et ce n’est pas toujours aussi facile de découvrir la vérité. Nous vivons dans un monde de familles blessées, de personnes blessées, de personnes qui peuvent se trouver dans des situations dont elles ne sont pas capables de sortir. Il faut tout évaluer et les aider à sortir de la situation de péché, commencer un parcours, mais sans faire violence aux conjoints, qui les ont accompagnés dans la seconde union, et qui ont été proches d’eux dans un moment dramatique de leur vie… Nous parlons de choses qui demandent discernement, délicatesse, grande humanité, compassion, accompagnement… »

Ce qui ne change pas, ce qui change

Plus encore, le philosophe expliquait que « la morale et la doctrine sur l’indissolubilité du mariage n’ont pas changé ». Ce qui a changé c’est « la discipline pastorale de l’Église » : « Jusqu’à hier, sur le péché commis par les divorcés remariés, il y avait une présomption de culpabilité totale. Maintenant, pour ce péché, on évalue l’aspect subjectif, comme c’est le cas pour le meurtre, pour le fait de ne pas payer les impôts, l’exploitation des travailleurs, pour tous les péchés que nous commettons. Le prêtre entend et évalue également des circonstances atténuantes. (…) Il faut discerner. »

images/icones/carnet.gif  ( 835318 )Le pape ouvertement accusé d'“hérésie“ par ses opposants par Jean Kinzler (2017-09-25 10:06:59) 
[en réponse à 835309]

Dans une lettre publique, une soixantaine d'universitaires et de prêtres – parmi lesquels, en France, Mgr Fellay ou l'abbé Pagès – reprochent à François de participer à la propagation d'« hérésies » dans l'Église. Une nouvelle étape franchie dans l'opposition conservatrice au pape.

« Hérétique ». Le mot, en ce début du XXIe siècle, sonne comme un coup de bombarde au milieu d’un quatuor à cordes. Il renvoie aux controverses théologiques des premiers siècles, à travers lesquelles la définition de la foi s’est peu à peu affinée, parfois dans la douleur, mais aussi à des combats intellectuels et politiques dont l’Église catholique – et parfois la société tout entière – se ressent encore aujourd’hui.
Suite sur La Vie ex-catholique:
ici

Encore un journal qui n'a rien compris!
JK
images/icones/computer.gif  ( 835319 )Revue de presse internationale sur la correctio filialis par Jean Kinzler (2017-09-25 10:11:58) 
[en réponse à 835318]

Revue de presse internationale sur la correctio filialis

ici
images/icones/neutre.gif  ( 835328 )Il y aussi toutes les chances.... par Pol (2017-09-25 13:00:00) 
[en réponse à 835255]

.....le Pape ignore completement cette lettre (des 62 signataires)....
images/icones/iphone.jpg  ( 835338 )Il fera un peu plus étalage par Adso (2017-09-25 17:46:35) 
[en réponse à 835328]

De sa mauvaise humeur habituelle contre les rigides pélagiens !
images/icones/1v.gif  ( 835346 )Mais qui est-il pour juger ? par Marquandier (2017-09-25 19:40:10) 
[en réponse à 835338]

Si ces pélagiens cherchent le Seigneur avec bonne volonté, qui est-il pour les juger ? Le catéchisme de l'Eglise catholique dit très bien qu'on ne doit pas marginaliser ces personnes qui doivent être intégrées dans la société.
images/icones/iphone.jpg  ( 835339 )On attend avec impatience par Adso (2017-09-25 17:48:51) 
[en réponse à 835255]

Le positionnement de certains clercs, qui nous disaient dernièrement, qu'en substance, nous ne comprenions rien à François ... ;)