
( 834687 )
Excellent article qui rejoint ma pensée par Alanian (2017-09-11 16:46:05)
[en réponse à 834676]
exprimée dès le debut de mes interventions sur le forum, dont je tire ces extraits:
18/2/2012: Donc, "La Foi passe avant la legalité" (Mons. Tissier)? OUI, si la Loi ou l' accomplissement de la Loi porte atteinte a la Foi.
Une réconnaissance de la FSSPX (même exclusivement "pratique") par Rome nuit nécessairement la Foi? NON.
4/5/2014: C' est ce que je prônais dans ce Forum depuis le commencement des pourparlers Rome-FSSPX et même avant. En effet: Can. 265 – Tout clerc doit être incardiné dans une Église particulière ou à une prélature personnelle, à un institut de vie consacrée ou une société qui possède cette faculté, de sorte qu’il n’y ait absolument pas de clercs acéphales ou sans rattachement. C'est une obligation de Rome d' y pourvoire et des sujets d' obéir si la Foi n' est pas en question.
29/1/2016: Tout d' abord, lorsque on parle des rélations Rome-FSSPX il n' est pas question de "souhaiter" ou non. On est soumis à Rome dans les questions disciplinaires en principe. L' exception a lieu lorsque la Foi est en danger.
29/6/2016: Communiqué ambivalent qui réproduit une erreur que je croyais que la FSSPX avait déjà surmontée: celui de mélanger les aspects doctrinaires de ceux disciplinaires.
"Elle ne cherche pas avant tout...": ce n' est pas question de "chercher" ou non: si la proposition romaine ne contient rien contre la Foi, elle doit être obéie. De même, un Pape qui ne "favorise concrètement le retour à la Sainte Tradition" (comme c'est le cas de François) mais qui pourtant aurait proposé une reconnaissance sans conditions, devrait être obéi.

( 834706 )
Objections par JFB33 (2017-09-11 21:52:50)
[en réponse à 834676]
1. "Chaque étape pratique vers la régularisation et la propagation de la Tradition sera nécessairement une étape vers la restauration de la doctrine traditionnelle".
Objectivement qu'est ce qui a changé au sein de Rome au niveau Doctrinal depuis ces accords pratiques ? Aucun exemple à ma connaissance...
2. "La seule différence est que certaines étapes seront directement pratiques et indirectement doctrinales, tandis que d’autres seront directement doctrinales et indirectement pratiques."
Exemples ? Aucun...
Et on s'appuie sur ces citations pour donner un exemple sur "la possibilité d’une prélature personnelle pour la FSSPX" ! Très constructif !
3. "Le jour de la reconnaissance canonique, il existerait au sein des structures canoniques de l’Église une organisation mondiale de prêtres et de religieux traditionnels dont la position officielle est que le deuxième Concile du Vatican contient des erreurs allant contre des dogmes définis de la Foi. Le fait que Rome approuve une telle organisation et lui permet de continuer son opposition bien connue à certains aspects du Concile porterait un coup terrible au Concile."
C'était déjà le cas de certaines communautés hier. Aujourd'hui c'est à celui qui doit être le plus discret pour pas froisser Rome, au point que certains se sont tus à tout jamais...

( 834715 )
Une doctrine "traditionnelle" ou une doctrine "exclusiviste" ? par Scrutator Sapientiæ (2017-09-11 23:35:48)
[en réponse à 834676]
Bonsoir à La Porte Latine,
Depuis déjà plusieurs années, j'ai la conviction que
- de même que certains catholiques d'aujourd'hui se disent ou se veulent "personnalistes", non avant tout parce qu'ils le sont d'une manière bien comprise, dans le respect et le souci du Credo et du Décalogue, mais avant tout par anti-dogmatisme, dans le domaine de la foi, et par anti-légalisme, dans celui des moeurs,
- de même, certains catholiques se disent ou se veulent "inclusivistes" et "rénovateurs", non avant tout, ou non seulement, parce qu'ils le sont vraiment, mais notamment par détestation de tout positionnement catholique à la fois "exclusiviste" et "traditionnel".
En d'autres termes, quand j'entends parler de "la doctrine (catholique) traditionnelle", je m'interroge à un double titre :
- tous les représentants, tous les responsables les plus autorisés, les plus légitimes, du catholicisme traditionnel, sont-ils bien d'accord sur les fondements et le contenu de cette doctrine catholique traditionnelle ? Je voudrais pouvoir en être certain.
- les mêmes représentants, les mêmes responsables du catholicisme traditionnel ont-ils bien conscience du fait que leurs interlocuteurs catholiques anti-traditionnels ou non traditionnels sont aussi, et peut-être même surtout, anti-exclusivistes ou, en tout cas, post-exclusivistes, depuis, à présent, bien plus d'un demi-siècle ?
A mon avis, c'est cet anti-exclusivisme ou, pour le moins, ce post-exclusivisme, qu'il faudrait pouvoir analyser en profondeur : sur quoi donc les anti-exclusivistes, hier inspirés par "l'esprit du Concile", aujourd'hui inspirés par "l'esprit de l'Evangile", prennent-ils appui, pour poser "parfois" un signe de quasi égalité entre la confession catholique et les autres confessions chrétiennes, un signe de quasi égalité entre la religion chrétienne et les autres religions, voire un signe de quasi égalité entre les "valeurs chrétiennes" (c'est quoi ?) et les valeurs les plus caractéristiques de la "post-modernité" ?
On se doute bien que ces catholiques anti-exclusivistes ne prennent pas appui sur la Tradition, saisie dans sa globalité, pour légitimer leur anti-exclusivisme, mais il y a fort à parier qu'ils ne prennent pas davantage appui sur l'Ecriture pour le faire, ne serait-ce qu'à cause de la part d'intransigeance évangélique, dans le vrai sens du terme, que l'on trouve dans bien des textes du Nouveau Testament.
Alors, pour quelles raisons d'ordre intellectuel, mais aussi pour quelles raisons d'ordre relationnel les catholiques anti-exclusivistes sont-ils anti-exclusivistes ?
Tel représentant important ou responsable influent du catholicisme traditionnel leur a-t-il déjà posé cette question : "vous pouvez nous rappeler pourquoi, à la différence du Christ lui-même, mais aussi de saint Jean, de saint Paul, etc., vous êtes anti-exclusivistes d'une manière systématique ?"
A mon avis, mais je me trompe peut-être, c'est notamment "par là" qu'il faudrait pouvoir "commencer" : en demandant aux clercs catholiques anti-exclusivistes pourquoi il est si important pour eux de s'en remettre aussi souvent à la conception actuellement dominante de la charité chrétienne, en direction des non catholiques, des non chrétiens, des non croyants, comme si la charité chrétienne proscrivait le rappel des vérités qui déplaisent ou dérangent, et à la conception actuellement dominante de "l'évolution des mentalités", comme si celle-ci était implicitement ou indirectement d'inspiration chrétienne.
Invitons donc les catholiques anti-exclusivistes à nous rappeler pourquoi il est si important, pour eux, d'être anti-exclusivistes au point, "parfois", de "censurer Jésus-Christ", je dis bien de "censurer Jésus-Christ".
Bonne soirée.
Scrutator.

( 834722 )
Il faut toujours revenir au diagnostic... par Vianney (2017-09-12 00:22:23)
[en réponse à 834715]
...posé par saint Pie X sur le modernisme qui (avec toutes les nuances que l’on voudra) continue à obséder la mentalité de tant de nos contemporains.
À l’état chimiquement pur, le moderniste est convaincu :
– que Dieu ne saurait être vraiment l’objet d’une connaissance objective,
– que seules les profondeurs de notre (sub)conscience permettent de peu à peu le découvrir.
Dans une telle perspective, cher Scrutator, le moderniste n’a pas l’impression de “censurer Jésus-Christ”. Il nourrit au contraire l’illusion que ce sont ceux qui prennent au sérieux l’iota unum de l’Évangile qui le censurent et le caricaturent.
V.

( 834897 )
Merci beaucoup, je suis tout à fait en accord avec vous. par Scrutator Sapientiæ (2017-09-16 11:22:39)
[en réponse à 834722]
Bonjour et merci beaucoup, Vianney.
Je vous remercie pour votre concision et votre précision.
Votre formulation, votre vision des choses, sont supérieures aux miennes, en l'occurrence en ce qui concerne le spécifique du modernisme.
A partir de là, je me pose depuis longtemps, ou plutôt : je ne me pose plus, depuis longtemps, les deux questions suivantes.
Peut-on dialoguer en vérité avec des clercs catholiques qui fonctionnent avant tout à l'adogmatisme et à l'immanentisme, ou avant tout dans le sillage du sentimentalisme, dans une acception "schleiermachienne" de ce terme, et du transcendantalisme, dans une acception "maréchalienne" de ce terme ?
Peut-on dialoguer en vérité avec des clercs catholiques qui accordent au moins autant d'autorité, sinon plus d'autorité à la conscience de l'homme qu'à la Parole de Dieu, ou qui accordent au moins autant d'autorité, voire plus d'autorité à l'évolution des mentalités qu'à l'Evangile du Ressuscité ?
Je vous renvoie à ceci :
Ici.
J'aime bien cette notion, "l'objectophobie", et je trouve que l'on pourrait assez bien la compléter avec cette autre notion : la "subjectolâtrie".
Bonne journée.
Scrutator.