Le Forum Catholique
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Nouveau Motu proprio sur les traductions liturgiques par Athanase (2017-09-09 12:48:01)

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Le nouveau canon 838 par Athanase (2017-09-09 13:07:16)
[en réponse à 834528]
Appel aux traducteurs ! Voici le nouveau canon 838, tel qu'il a été modifié :
Can. 838 - § 1. Sacrae liturgiae moderatio ab Ecclesiae auctoritate unice pendet: quae quidem est penes Apostolicam Sedem et, ad normam iuris, penes Episcopum dioecesanum.
§ 2. Apostolicae Sedis est sacram liturgiam Ecclesiae universae ordinare, libros liturgicos edere, aptationes, ad normam iuris a Conferentia Episcoporum approbatas, recognoscere, necnon advigilare ut ordinationes liturgicae ubique fideliter observentur.
§ 3. Ad Episcoporum Conferentias spectat versiones librorum liturgicorum in linguas vernaculas fideliter et convenienter intra limites definitos accommodatas parare et approbare atque libros liturgicos, pro regionibus ad quas pertinent, post confirmationem Apostolicae Sedis, edere.
§ 4. Ad Episcopum dioecesanum in Ecclesia sibi commissa pertinet, intra limites suae competentiae, normas de re liturgica dare, quibus omnes tenentur.

( 834532 )
Ma modeste contribution par De Payns (2017-09-09 15:04:48)
[en réponse à 834530]
J'espère qu'elle n'est pas trop maladroite. Elle s'efforce de faire ressortir en gras les nouveautés et d'insérer pour mémoire en italique l'ancien texte. Commentaires à venir...
Can. 838 - § 1. L'ordonnancement de la sainte liturgie dépend uniquement de l'autorité de l'Église; cette autorité est détenue par le Siège Apostolique et, selon le droit, par l'Évêque diocésain.[inchangé]
§ 2. Il revient au Siège Apostolique d'organiser la sainte liturgie de l'Église tout entière, d'éditer les livres liturgiques, de reconnaître leurs adaptations en langues vernaculaires approuvées selon les normes des Conférences épiscopales [anciennement : leurs traductions en langues vernaculaires] et de veiller à ce que les règles liturgiques soient fidèlement observées partout.
§ 3. Il appartient aux conférences des Évêques de préparer et d'approuver les traductions des livres liturgiques en langues vernaculaires, en les adaptant de manière fidèle et appropriée dans les limites fixées et les livres liturgiques [anciennement : en les adaptant de manière appropriée dans les limites fixées par ces livres liturgiques], et de les publier, pour les régions concernées, après la confirmation du Siège apostolique. [anciennement : et de les publier après reconnaissance par le Saint-Siège]
§ 4. En matière liturgique, il appartient à l'Évêque diocésain de porter, pour l'Église qui lui est confiée et dans les limites de sa compétence, des règles auxquelles tous sont tenus. [inchangé]

( 834533 )
Synodal ? par Aigle (2017-09-09 16:03:32)
[en réponse à 834528]
Je me demande qui est notre bon pape : un comique as de l'auto dérision ? Un adversaire déterminé du principe de non contradiction ?
En effet il nous fait des discours sur l' "Église synodale" et ne cesse de produire des réformes sans concertation ni consultation ni délibération : canonisations, traductions ...
Sans oublier qu'ils demandent aux évêques de sentir l'odeur des brebis ...et sunnite il renforce ces forteresses bureaucratiques que sont les conférences épiscopales ....
Tout cela est bien triste ...

( 834534 )
L'origine par Quaerere Deum (2017-09-09 16:11:07)
[en réponse à 834528]
de ce nouveau MP est probablement le conflit concernant la révision du missel francophone. Il évident que même si la langue est la même, le sens des mots varie selon les pays et certains ont influencé la traduction au détriment de l'exactitude.
Désormais, il y aura un missel français, un missel québecois, un missel suisse français, etc. Mais, peut-être la traduction du missel français sera-t-elle de meilleure qualité ?

( 834540 )
Rupture par Paterculus (2017-09-09 18:31:51)
[en réponse à 834528]
Au début du présent pontificat, certains s'évertuaient à tenter de nous persuader qu'il était dans la continuité du précédent. Il y a longtemps qu'ils ont cessé.
Nous avons ici une nouvelle preuve qu'on ne peut pas adhèrer à la fois à Benoît XIV et à François Ier.
Pour Benoît XVI, les traductions liturgiques ne sont pas le lieu de l'adaptation ; pour François Ier, elles le sont.
Les raisons de la position de Benoît XVI sont évidentes. Le rite romain - comme les autres rites d'ailleurs - a sa logique, sa spiritualité, sa façon de dire les choses. Les fidèles d'un rite ont le droit de vivre de la spiritualité de ce rite. Il n'est donc pas question qu'une équipe de scribouillards impose quoi que ce soit à la place de cette spiritualité.
Les enjeux économiques sont importants. Si les traductions deviennent des adaptations, on peut exiger des droits d'auteur : les droits des traductions sont cinq fois moindres.
On pourrait demander, au moyen d'une supplique filiale au Pape des Pauvres, que les textes liturgiques soient libres de droits dès que les frais de leur élaboration sont couverts.
Votre dévoué Paterculus

( 834541 )
Je n'y vois pas par Quaerere Deum (2017-09-09 18:56:51)
[en réponse à 834540]
de conférences épiscopales en roue libre non plus.
Rome garde la main sur l'approbation.

( 834631 )
selon le New York Times, une importante révolution liturgique par Luc Perrin (2017-09-10 23:50:30)
[en réponse à 834541]
Selon le journaliste américain Jason Horowitz - article du 9/09/2017 - qui s'appuie sur des commentateurs ultra-libéraux (Commonweal en gros comme Wir Sind Kirche et La Jupe), le pape François aurait mis à bas tout l'édifice bâti par Jean-Paul II et Benoît XVI concernant les traductions liturgiques et transférant tout le pouvoir aux conférences épiscopales.
La traduction donnée dans ce fil ne vas pas dans ce sens apparemment mais il faudrait avoir le texte du motu proprio Magnum principium pour en savoir plus.
Voici le commentaire du NYT :
"By amending the Code of Canon Law, Francis appears to have sided with the liberals in the debate and shifted the ownership of translations to the local bishops."
En modifiant le Code de droit canonique, François semble avoir pris le parti des libéraux dans le débat et transféré la propriété [littéralement, est-ce responsabilité plutôt ?] des traductions aux évêques résidentiels.
Si le journaliste a raison, on peut effectivement dire que très vite le chaos liturgique va s'installer dans la Forme vulgaire, plus encore que ce qu'il est déjà.
On se souviendra que les opposants n°1 à Liturgiam authenticam (2001) étaient et sont toujours ... les évêques allemands, évêques qui jouent un rôle essentiel dans la Curie du pape argentin comme "brain trust" si l'on peut dire. La Conférence épiscopale allemande avait opposé un "nein" catégorique à toute application du texte romain, fortement appuyé comme on sait par l'alors cardinal Ratzinger.
Si on peut percevoir une logique dans la politique liturgique du présent Pontife romain, elle semble être :
- laisser la bride sur la mitre aux évêques pour la Forme banale, advienne que pourra façon années 1970, la décennie de référence du Saint-Père
- accepter un îlot délimité pour les "ringards" de la Forme extraordinaire en gardant S.P. et en continuant le dialogue avec la FSSPX
- étouffer autant que possible ceux qui voulaient une Forme ordinaire "à l'ancienne" ou un biformalisme façon Franciscains de l'Immaculée et tous les "ratzinguériens liturgiques".
Si cela se confirme, doit-on en être surpris ? Non c'est ce qui est massivement enseigné en matière liturgique dans les institutions de formation. Le pape reflète cela en liturgie et dans les autres domaines.
Jean-Paul II et plus encore Benoît XVI ont négligé paradoxalement une vraie réforme, réellement appliquée, de ces institutions oubliant que pour le poisson, la tête est très importante. Ils se sont aussi trop vite bercés de l'illusion qu'un texte romain est une baguette magique et que le corps ecclésial d'un coup se conforme aux orientations. Il n'en a jamais été ainsi dans l'histoire de l'Église mais c'est une discipline que ni l'un ni l'autre ne prisait.