Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=834445
images/icones/marie.gif  ( 834445 )08/09 Nativité de la Bse Vierge Marie par ami de la Miséricorde (2017-09-08 01:13:21) 



Nativité de la Bse Vierge Marie

XXII Joie dans le ciel et dans les limbes à la naissance de Marie.
Mouvement dans la nature et parmi les hommes par la Bse Anne-Catherine Emmerich

Au moment où la petite Marie se trouva dans les bras de sainte Anne, je la vi6 dans le ciel présentée devant la très sainte Trinité, et saluée avec une joie indicible par toutes les armées célestes. Je connus que toutes ses joies, ses douleurs et ses destinées futures lui étaient manifestées d'une manière surnaturelle. Marie reçut la connaissance des plus profonds mystères, et pourtant elle resta un enfant. Nous ne pouvons pas comprendre cette science qui lui fut donnée, parce que la notre a pris son origine sur l'arbre fatal du paradis. Elle connut tout cela comme l'enfant connaît le sein de sa mère et sait qu'il doit s'y désaltérer. Lorsque cessa la contemplation où j'avais vu la petite Marie instruite par le grâce divine dans le ciel, je l'entendis pleurer pour la première fois.

Je vis la naissance de Marie annoncée aux patriarches dans les limbes, au moment même où elle eut lieu ; je les vis tons, particulièrement Adam et Eve, pénétrés d'une joie inexprimable, à cause de l'accomplissement de la promesse faite dans le paradis. Je connus aussi qu'il y avait un progrès dans l'état de grâce des patriarches, que leur demeure s'éclairait et s'élargissait, et qu'ils acquéraient une plus grande influence sur ce qui se passait dans le monde. Il semblait que tous les travaux. toutes les pénitences de leur vie, tous leurs combats, leurs prières et leurs désirs étaient, pour ainsi dire, arrivés à maturité, et avaient produit un fruit de paix.

Je vis au temps de la naissance de Marie, un grand mouvement de joie dans la nature, chez tous les animaux et aussi dans le coeur de tous les hommes de bien, et j'entendis des chants harmonieux ; chez les pécheurs, il y eut une grande angoisse et comme un brisement de coeur.

Je vis spécialement dans la contrée de Nazareth et dans le reste de la terre promise plusieurs possédés agités par des convulsions violentes. Ils se précipitaient ça et là avec de grandes clameurs, et les démons criaient par leur bouche : " il faut partir, il faut partir ".

Source : livres-mystiques.com



Mémoire de St Adrien, martyr

La Légende dorée, Saint Adrien et ses compagnons
images/icones/marie.gif  ( 834446 )Dialogue du réconfort dans les tribulations de Saint Thomas More par ami de la Miséricorde (2017-09-08 01:14:44) 
[en réponse à 834445]

LIVRE III DU DIALOGUE DU RÉCONFORT DANS LES TRIBULATIONS

ANTOINE : Personne ? Cher Vincent, ceux qui vous ont informé de la sorte, en disent plus qu'ils n'en peuvent savoir. Le Grand Turc, au cours de la cérémonie de l'investissement, fait solennellement le serment d'affaiblir la chrétienté et de répandre la religion de Mahomet.

Pourtant, ce n'est pas sa manière d'obliger tous les habitants d'un pays à abjurer simultanément leur foi. Il lui est arrivé, dans certaines régions, de prélever un tribut annuel et de laisser les habitants vivre comme ils l'entendaient.

Dans d'autres, les Turcs emmènent toute la population et la dispersent dans des régions à eux et les gens sont ainsi réduits en esclavage, très loin de chez eux, sans espoir de retour. Dans les pays très peuplés, il détruit la noblesse et donne le pays en partie à ceux qu'il amène avec lui, en partie à ceux qui acceptent d'abjurer leur foi. Les autres, il les maintient dans une telle misère qu'il eût mieux valu pour eux qu'ils fussent morts au moment de l'invasion. Il ne tolère les chrétiens que s'ils se font marchands, ou s'ils l'aident dans ses guerres.

Dans les pays chrétiens qu'il ne traite pas en vassaux, comme Chypre, Chio et la Crète, mais qu'il considère comme une véritable conquête et occupe totalement comme la Morée, la Grèce, la Macédoine, et d'autres parmi lesquels se rangera, je le crains, la Hongrie, dans tous ces pays il traite les chrétiens de différentes façons.

On les laisse où ils sont, parce qu'ils seraient trop nombreux pour qu'on puisse les emmener tous, ou les tuer tous, à moins que les occupants ne veuillent dépeupler la région et y transplanter des populations turques. Ceux qui ne veulent pas abjurer la religion du Christ (que son nom soit béni et qu'il nous garde dans la foi !) le Turc les laisse vivre en paix.

Mais il ne s'agit pas d'une paix véritable. Il ne leur permet la possession d'aucune terre, ils ne peuvent avoir aucune charge honorable ; et, sous prétexte de guerres, ils sont écrasés d'impôts. On leur arrache leurs enfants et on en abuse.

Des jeunes filles on fait des prostituées, les garçons deviennent soldats, parfois on les fait châtrer, non pas par l'ablation partielle des organes génitaux, comme on le faisait dans l'antiquité, mais en les amputant totalement. Combien survivent, on ne s'en soucie nullement. Et tous ceux qui sont enlevés jeunes à leurs parents sont confiés à des Turcs ou à des renégats, si bien que tous renient la foi du Christ. (...)

Source : livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 834461 )Marie, comblée de grâce (Saint Jean Eudes) par gégé81 (2017-09-08 12:52:53) 
[en réponse à 834445]

Marie, comblée de grâce (Saint Jean Eudes)


Comme le Père lui communique [à la Vierge] sa puissance, et le Fils sa sagesse, le Saint-Esprit aussi la rend participante, en un très haut degré, de son incomparable bonté. C’est pourquoi, comme elle a tout pouvoir de secourir et de favoriser ceux qui l’invoquent, et qu’elle est très industrieuse à trouver toutes sortes de moyens pour coopérer au salut des hommes, elle est aussi toute transformée en bonté et en douceur pour ceux qui s’adressent à elle avec humilité et confiance. Marie ne manque point de puissance, dit Saint Bernard, parce qu’elle est la Mère du Tout-Puissant ; ni d’industrie, parce qu’elle est la Mère de la Sagesse ; ni de bonté, parce qu’elle est la Mère de miséricorde.

Voilà les dons que les trois Personnes éternelles font à la bienheureuse Vierge, en sa naissance. Je sais bien qu’elle n’en a pas encore pour lors le parfait usage ; mais cela n’empêche pas qu’ils ne soient en elle radicalement, et qu’ils lui appartiennent véritablement, comme les pierreries, les beaux meubles, les riches domaines qui seraient donnés par un grand roi à une petite princesse qui viendraient de naître, ou qui lui appartiendraient par le titre de sa naissance seraient à elle réellement, quoiqu’elle n’en jouît pas encore parfaitement.


Saint Jean Eudes (†1680), initiateur du culte liturgique des cœurs de Jésus et de Marie, est un des grands maîtres de l’école française de spiritualité au XVIIème siècle. Il a été canonisé en 1925.

Source : revue Magnificat – Septembre 2017 – N° 298