Le Forum Catholique

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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 834294 )13ème Dimanche après la Pentecôte par ami de la Miséricorde (2017-09-03 00:51:37) 



13ème Dimanche après la Pentecôte

On ne fait rien cette année de St Pie X, pape et confesseur
images/icones/marie.gif  ( 834295 )Dialogue du réconfort dans les tribulations de Saint Thomas More par ami de la Miséricorde (2017-09-03 00:54:58) 
[en réponse à 834294]

XVII. DU DÉMON APPELÉ NEGOTIUM, OU TRAFIC SE MOUVANT DANS LES TÉNÈBRES

(...) Mais, bien que je sois obligé de donner à chaque homme en considération de son genre de besoin, qu'il soit ami ou ennemi, chrétien ou païen, je ne suis pourtant pas lié pareillement à chacun, ni tenu de considérer chaque cas de la même façon, mais comme j'ai commencé à vous l'expliquer, les circonstances sont très importantes en cette matière.

Saint Paul dit : « Celui qui n'a pas soin des siens est pire qu'un infidèle » (1 Tm., 5, 8). Les siens, les nôtres, cela signifie ceux qui sont à notre charge, soit par la nature, soit par la loi, ou encore par un commandement de Dieu ; par la nature, ce sont nos enfants ; par la loi, nos domestiques. Les deux ne sont pas nôtres de la même façon, mais je pense que si nos serviteurs sont dans le besoin, nous devons veiller à leur bien-être, à ce qu'ils ne manquent pas du nécessaire. S'ils tombent malades pendant qu'ils sont à notre service, nous ne pouvons pas les renvoyer, même s'ils sont incapables de faire leur travail. Ce serait inhumain. Supposons même qu'un homme, un simple passant qui serait entré chez moi, tombe malade sous mon toit, je me sentirais obligé de le garder et de le prier de réparer ses forces, quoiqu'il m'en coûtât, plutôt que de le mettre à la porte dans cet état, au péril de sa vie. Car il est mon hôte et je reconnais en avoir la charge ; c'est Dieu qui l'a envoyé vers moi.

C'est par un commandement de Dieu que nos parents sont à notre charge, et c'est par la nature que nous sommes à la leur. Comme le dit saint Paul : « Ce n'est pas aux enfants à pourvoir aux besoins de leurs parents mais aux parents à pourvoir aux besoins de leurs enfants » (2 Co., 12, 19). Je veux dire par là qu'ils doivent leur donner une bonne éducation, un bon métier, qui leur permettra de vivre dans la vérité, et dans la grâce de Dieu, mais il ne s'agit pas pour les parents d'amasser pour leurs enfants de telle façon qu'ils se comportent mal envers Dieu.

Au contraire, si les parents voient que les enfants, à cause d'une vie trop facile, prennent de mauvaises habitudes, ils doivent se montrer beaucoup plus stricts. La nature n'a pas mis les parents à la charge des enfants, pourtant ce n'est pas seulement pour obéir à Dieu que les enfants doivent avoir envers leurs parents une attitude déférente, c'est la nature elle-même qui les y oblige, comme elle les oblige à les soutenir dans leurs besoins.(...)

Source : livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 834340 )Otium - versus - Negotium par Glycéra (2017-09-04 19:32:31) 
[en réponse à 834295]

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Rapprochements de lectures de la semaine dernière ...
Otium veut dire loisir, et donc neg-otium (d'où vient négoce)... prend un totu autre sens que celui qui nous est habituel. *


Neg-otium = le non "otium" = le non loisir, le contraire de se poser en son centre, de rester disponible au Dieu qui est en soi.

Ainsi le moine, ou celui qui cherche Dieu et veut le trouver malgré et avec sa vie dans le monde, est-il prévu par Dieu pour trouver son "otium", sa disponibilité, non occupée à ce qui le tire hors de lui, qui est précisément nommé le neg-otium.

Voici bouclée la boucle : Dieu nosu demande de recevoir de Lui, et non de vouloir s'agiter à tout faire par nos actions personnelles, nos tâches, surtout si elles sont prétendues importantes pour la survie du monde....



Autre manière de dire :
Qu'est-ce qui est le plus important dans les travaux de Dieu racontés dans la Genèse ?

D'avoir fait l'Homme ? Non
D'avoir travaillé les 6 jours de la Création du Cosmos ? Non
Mais d'avoir établi le Septième jour : d'avoir inventé de se poser en sa place, en son centre, là où est notre vrai lieu, là où Dieu habite aussi. C'est cela le loisir, le re-pos.


Merci, ô ami de la Miséricorde de ces miettes quotidiennes de dialogues bien parlants !

Avec mes bonnes salutations
Glycéra



* à rapprocher aussi de schola, qui en grec vient de loisir, temps libre de l'hiver, où les enfants étaient disponibles, pour aller apprendre, recevoir le savoir.