Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=834253
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 834253 )02/09 St Etienne, roi, confesseur par ami de la Miséricorde (2017-09-01 23:18:33) 



St Etienne, roi, confesseur

Conseil de St Etienne de Hongrie à son fils

« Puisque personne ne doit aspirer à la couronne s'il n'est fidèle catholique, nous donnerons la première place, dans nos instructions, à la sainte Foi. Avant tout, je recommande donc, très cher fils, de conserver précieusement la foi catholique ... Que tous vous reconnaissent comme un vrai chrétien ! Après la foi, ce qui occupe la seconde place, c'est l'Eglise, propagée par les apôtres et répandue dans tout l'univers ... Quiconque diminue ou défigure la dignité de la sainte Eglise, mutile le corps du Christ. Ce qui fait l'ornement de l'Eglise, c'est l'ordre des pontifes ... Sans eux, on ne constitue ni roi ni prince ... Si vous les vénérez, vous guérirez vous-même de vos péchés et gouvernerez bien le royaume. Le quatrième astre du gouvernement c'est la fidélité des nobles : boulevard du royaume, défenseurs des faibles, vainqueurs des ennemis ... Sachez les commander sans orgueil ni envie ! Le cinquième joyau de la couronne, c'est la sagesse, assortie de la patience. En effet, les rois patients règnent, les rois impatients tyrannisent. Accueil des hôtes : voilà vraiment la cinquième fleur de la dignité royale ... En cet esprit, très cher fils, accueille les étrangers avec bienveillance et traite-les avec honneur. Les sages conseillers tiennent la septième place près du trône ... Sache-le donc, très cher fils : chacun à sa place ; les jeunes gens aux armes, les vieillards aux conseils. En effet, les avis des sages sont enfermés dans les coeurs des gens d'expérience. Il ne faut pas les livrer aux bavardages des insensés. En cet esprit, l'imitation des ancêtres occupe la huitième place. Sache-le : le suprême ornement du royaume, c'est d'imiter ses honorables parents. Quiconque résiste à son père est l'ennemi de Dieu. L'esprit de désobéissance fanerait les fleurs de la couronne. La prière, primordial moyen de salut pour le souverain, vient en neuvième position ... Prie, mon fils, pour que Dieu écarte de toi tous les vices. Dixième précepte : c'est l'accord des vertus qui orne la couronne royale puisque le seigneur des vertus est le roi des cieux ... Quiconque ne possède pas cette synthèse vertueuse ne peut régner ici-bas ni au royaume des cieux. »

Source : missel.free.fr



Diocèse de Nancy et Toul : Bx Antoine de Ravinel, martyr


Un recueil sur les Martyrs de la Révolution
images/icones/marie.gif  ( 834254 )Dialogue du réconfort dans les tribulations de Saint Thomas More par ami de la Miséricorde (2017-09-01 23:19:34) 
[en réponse à 834253]

XVII. DU DÉMON APPELÉ NEGOTIUM, OU TRAFIC SE MOUVANT DANS LES TÉNÈBRES

(...) Pour un homme qui n'a pas deux ducats dans sa maison, mieux vaut encore les perdre que de voir le riche qui l'emploie perdre la moitié de son bien, car alors le pauvre perdrait son travail. C'est l'argent du riche qui est le moyen d'existence du pauvre. On pourrait rappeler, à propos du pauvre, une fable d'Esope. Une femme avait une poule qui pondait chaque jour un uf d'or. Un jour, elle voulut avoir beaucoup de ces ufs en une seule fois. Alors, elle tua la poule. Mais dans le ventre de la poule elle ne trouva qu'un ou deux ufs et ce fut la fin de sa fortune.

Maintenant, mon cher neveu, revenons-en à votre question : « Comment un homme peut-il garder par devers lui des richesses quand il voit autour de lui tant de pauvres à qui il pourrait les distribuer ? » Eh bien ! en conscience, s'il doit donner le plus possible, il ne pourrait cependant donner à tous. Tout homme riche sait que toute misère qu'il voit lui est spécialement confiée par un ordre de Notre-Seigneur : « Donne à celui qui te demande » (Mt., 5, 42 ; Lc., 6, 30). Il doit donc donner à tout mendiant qui lui demande, aussi longtemps qu'il lui restera un sou en poche. Mais, mon cher neveu, cette parole a besoin d'être interprétée. Écoutons saint Augustin : « Si le Christ dit : Donne à tous ceux qui demandent, il ne dit pourtant pas : Donne-leur autant qu'ils demandent » Il me paraît tout aussi évident que si je me sentais obligé de donner à tous sans exception, il ne me resterait plus rien pour moi.

Notre-Seigneur, à ce passage du sixième chapitre de saint Luc, parle à la fois du mépris que nous devrions avoir au cur pour tous les biens de la terre et aussi de la manière dont il faut en user avec les ennemis. C'est là qu'il nous ordonne d'aimer nos ennemis, de bénir ceux qui nous maudissent, de ne pas nous contenter de supporter patiemment le mal qu'on nous fait (que ce soit à notre corps ou à notre fortune), mais aussi d'être prêts à subir le double et même de rendre le bien pour le mal. Et parmi ces choses, il nous ordonne de donner à tous ceux qui demandent, ce qui signifie que, quand nous pouvons faire du bien, nous ne devons pas refuser, quel que soit celui qui demande, même si c'est notre ennemi mortel, si nous voyons que sans notre secours il est en danger de périr. C'est pourquoi saint Paul dit : « Si ton ennemi a faim, donne-lui à manger » (Rm., 12, 20). (...)

Source : livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
images/icones/pelerouin1.gif  ( 834258 )N'oublions pas... par Montes Gelboe (2017-09-02 09:01:29) 
[en réponse à 834253]

...les martyrs du 2 septembre 1792 à Paris à la prison des Carmes. Assassinés, égorgés, sabrés...: Jean-Marie du Lau, archevêque d'Arles, François-Joseph de la Rochefoudaud évêque de Beauvais et son frère Pierre-Louis évêque de Saintes. Les égorgeurs massacrèrent aussi trois bénédictins de la Congrégation de Saint Maur: le Supérieur Général dom Ambroise Chevreux, et deux moines, dom Louis Barreau de la Touche, et dom René-Julien Massey, et d'autres moins connus.
Les massacres étaient-ils expressément dirigés ou les victimes ecclésiastiques durent-elles leur sort au hasard ? On remarque que les meurtriers s'en prirent en particulier à la hiérarchie de l'Eglise de France, et à ceux qui représentaient le savoir, l'érudition, la rigueur et la connaissance profonde : les moines mauristes. Le premier Supérieur Général de la Congrégation de Saint Maur, dom Grégoire Tarisse, profès de l'abbaye de Saint Chinian (1575-1648) et Supérieur Général de 1630 à sa mort, avait dirigé la Congrégation vers les études, la patristique, les travaux d'érudition, la diplomatique qui furent l'une des gloires françaises des XVIIe et XVIIIe siècles. Le dernier Supérieur Général mourut martyr.