Le Forum Catholique

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images/icones/find.gif  ( 831900 )Soeur Pierrette va bénir des mariages avec mandat romain par Chicoutimi (2017-07-21 10:25:42) 

Il s'agit d'une religieuse québécoise qui réside dans le diocèse de Rouyn-Noranda. Et c'est la Congrégation du Culte divin et de la Discipline des sacrements de Rome qui lui en donne l'autorisation!

Un article de Radio-Canada:

Une première femme célèbre un mariage religieux en Abitibi-Témiscamingue

20/07/2017

Une soeur du Témiscamingue va célébrer un mariage, une première en Abitibi-Témiscamingue pour l'Église catholique. Soeur Pierrette Thiffault, de Moffet, va agir à titre de célébrante pour un mariage cette fin de semaine.



''Pierrette Thiffault s'est engagée auprès des soeurs catholiques de la Providence il y a 55 ans, mais jamais elle n'aurait pensé un jour célébrer un mariage.

« Je ne peux pas marier. Je ne suis pas ordonnée et ce n’est pas dans ma fonction », soutient d’emblée Sœur Thiffault.

Pourtant, elle a reçu le 23 mai dernier une lettre qui confirme qu'elle peut présider un mariage.

C'est la Congrégation du Culte divin et de la Discipline des sacrements de Rome qui lui en donne l'autorisation.


''Quand j'ai eu la réponse, j'ai senti une responsabilité et une grande dignité.''
Soeur Thiffault



Dans des situations exceptionnelles, comme le manque de prêtre, une personne laïque ou une religieuse peut être désignée comme témoin qualifié pour célébrer un mariage.

« Dans l'Église catholique, c'est une présidence qui est confiée soit à un prêtre, soit un évêque ou un diacre. Seulement, il peut y avoir des exceptions, c'en est une à ce moment-là », explique le vicaire général au diocèse de Rouyn-Noranda, Gilles Chauvain.

« Une fierté pour les femmes »

Soeur Pierrette Thiffault ressent une grande fierté pour les femmes.

« C'est un grand service rendu à l'Église, mais rendu à moi aussi. C'est une ouverture pour les femmes dans notre milieu, mais dans le diocèse aussi », raconte Soeur Thiffault.

Le mariage sera célébré ce samedi à Lorrainville, au Témiscamingue.''

Source
images/icones/neutre.gif  ( 831901 )C'est déjà prévu par le Code... par Père M. Mallet (2017-07-21 11:11:36) 
[en réponse à 831900]

Can. 1112 – § 1. Là où il n’y a ni prêtre ni diacre, l’Évêque diocésain, sur avis favorable de la conférence des Évêques et avec l’autorisation du Saint-Siège, peut déléguer des laïcs pour assister aux mariages.
§ 2. Il faudra choisir un laïc idoine, capable de donner une formation aux futurs époux et apte à accomplir convenablement la liturgie du mariage.

Elle ne va donc pas, a priori, bénir le mariage, mais seulement le célébrer, "assister".
Je sais bien, hélas, qu'on voit tout de nos jours, y compris des laïcs qui distribuent la sainte Communion et qui "bénissent" (?) les enfants et les personnes qui se présentent et qui ne communient pas, en posant même leur main sur la tête des intéressés.


Le sens de ce mot assister est précisé par le c. 1108 § 2 :
Can. 1108 – § 1. Seuls sont valides les mariages contractés devant l’Ordinaire du lieu ou bien devant le curé, ou devant un prêtre ou un diacre délégué par l’un d’entre eux, qui assiste au mariage, ainsi que devant deux témoins, mais toutefois selon les règles exprimées dans les canons suivants et restant sauves les exceptions dont il s’agit aux can. 144, 1112, § 1, 1116 et 1127, §§ 2 et 3.
§ 2. Par assistant au mariage, on entend seulement la personne qui, étant présente, demande la manifestation du consentement des contractants, et la reçoit au nom de l’Église.

Rappelons que selon la doctrine communément admise aujourd'hui, ce sont les époux qui sont les ministres du sacrement, pas le célébrant.

images/icones/hein.gif  ( 831903 )S'il y a un mariage de fidèles de la FSSPX... par Chicoutimi (2017-07-21 11:29:43) 
[en réponse à 831901]

dans le diocèse de Rouyn-Noranda, est-ce que cette religieuse sera désignée pour assister le mariage afin de s'assurer de sa validité ou bien l'Ordinaire sera-t-il alors dans l'obligation de concéder directement les facultés au prêtre de la FSSPX?
images/icones/1a.gif  ( 831913 )Très logiquement par Turlure (2017-07-21 13:07:05) 
[en réponse à 831903]

Oui. Je ne vois pas pourquoi l'ordinaire serait davantage dans l'obligation de déléguer au prêtre de la FSSPX dans cette hypothèse que partout ailleurs.
images/icones/barbu2.gif  ( 831904 )Vu la carte du Québec et le site du diocèse, par Yves Daoudal (2017-07-21 11:46:33) 
[en réponse à 831901]

il y a un curé à Lorrainville et six autres prêtres dans le secteur (pour 16.000 habitants). Mais bizarrement aucun n'est disponible pour célébrer un mariage...

Ou plutôt les 7 prêtres ont subitement disparu. Puisque le code dit:

Là où il n’y a ni prêtre ni diacre



Code ou pas code, c'est à l'évidence une volonté d'avancer vers le diaconat féminin (avant le ""sacerdoce").
images/icones/bravo.gif  ( 831914 )Effectivement par Turlure (2017-07-21 13:29:17) 
[en réponse à 831904]

Sur l'opportunité de cette nomination et la volonté qu'il y a derrière, vous avez tout dit.
images/icones/ancre2.gif  ( 831949 )Glissement de sens par Paterculus (2017-07-21 20:25:10) 
[en réponse à 831904]

On passe de l'absence de prêtre au manque de prêtres.
Votre dévoué Paterculus
images/icones/fleche2.gif  ( 831906 )Il n'y a pas de doctrine ''communément'' admise... par Chicoutimi (2017-07-21 12:03:24) 
[en réponse à 831901]

puisque ''dans la tradition des Églises orientales, les prêtres ou évêques qui officient sont les témoins du consentement mutuel échangé par les époux, mais leur bénédiction est nécessaire aussi à la validité du sacrement'' (§1623 du catéchisme de l'Église catholique).

Bien que la tradition latine stipule que ce sont les époux qui sont les ministres du sacrement, n'y a t-il pas lieu d'être attentif à ce que les Catholiques orientaux et même - par souci d'un sain œcuménisme - les Orthodoxes affirment être nécessaire, à savoir la bénédiction de l'évêque ou du prêtre? D'ailleurs, le rituel du mariage dans l'Église latine insiste pour que ne soit pas omise la bénédiction nuptiale.

Quant à la communion donnée par les laïcs, cela pose effectivement problème, mais cela est également prévu par le droit canonique (canon 910 §2: Les ministres extraordinaires de la sainte communion sont l’acolyte et tout autre fidèle (...)''. Il est donc clair que ce n'est pas parce que le droit permet quelque chose que la chose est nécessairement justifiée. Ne soyons pas dupes, derrière tout cela se cache la promotion des diaconesses et éventuellement des prêtresses dans l'Église.


images/icones/fleche3.gif  ( 831908 )Soeur Pierrette est également ministre du baptême... par Chicoutimi (2017-07-21 12:24:06) 
[en réponse à 831901]

''En 1984, elle devient agente de pastorale à Moffet. Surnommée le « pasteur » par Mgr Dorylas Moreau, évêque de Rouyn-Noranda, Sœur Thiffault remplit plusieurs tâches, car il n'y a plus de prêtre en permanence à Moffet. Préparation des célébrations liturgiques, animation de comités, visite aux personnes âgées, et même ministre du baptême (un privilège conféré par l'évêque).''(Source).

Diriez-vous que ça aussi c'est prévu par le Code et que c'est donc normal? Certes, le baptême conféré par une femme (et même par un non-chrétien) est valide si la matière et la forme sont respectées, mais est-ce que la validité est l'unique critère?
images/icones/neutre.gif  ( 831924 )Euh ?? par Meneau (2017-07-21 16:21:23) 
[en réponse à 831901]


Rappelons que selon la doctrine communément admise aujourd'hui, ce sont les époux qui sont les ministres du sacrement, pas le célébrant.



Il me semble que c'est plus que "communément admise". Au moins "de fide divina definita".

Ou bien vous parlez de ce qui est communément admis même par les lecteurs de La Croix ?

Cordialement
Meneau
images/icones/fleche2.gif  ( 831929 )[réponse] par Yves Daoudal (2017-07-21 16:47:04) 
[en réponse à 831924]

Les orientaux méritent qu'on les respecte. Il n'y a pas ici de définition de foi divine (!), mais la seule tradition latine.


Chicoutimi a déjà renvoyé au §1623 du CEC, que voici in extenso :
Selon la tradition latine, ce sont les époux qui, comme ministres de la grâce du Christ, se confèrent mutuellement le sacrement du Mariage en exprimant devant l’Église leur consentement. Dans la tradition des Eglises orientales, les prêtres ou évêques qui officient sont les témoins du consentement mutuel échangé par les époux (cf. CCEO, can. 817), mais leur bénédiction est nécessaire aussi à la validité du sacrement (cf. CCEO, can. 828).


Et voici le canon 828 du CCEO :

1 Seuls sont valides les mariages qui sont célébrés dans un rite sacré devant le Hiérarque du lieu ou le curé du lieu ou devant un prêtre, auquel a été conférée par l'un d'entre eux la faculté de bénir le mariage, et devant au moins deux témoins, cependant selon les prescriptions des canons suivants et restant sauves les exceptions dont il s'agit aux can. 832 et 834 , 2.
2 Ce rite est réputé sacré par l'intervention elle-même d'un prêtre qui assiste et bénisse.


Et dans le canon 834 on lit encore:
pour la validité est requise la bénédiction du prêtre
images/icones/hein.gif  ( 831938 )Mais de même que pour les latins par Rémi (2017-07-21 18:13:25) 
[en réponse à 831929]

la juridiction du ministre qui reçoit les consentements est condition normalement requise et nécessaire pour la validité.

Cela n'empêche pas que "chez nous" les époux soient ministres du sacrement, et peut-être que la condition nécessaire de la bénédiction chez les Orientaux ne change pas le fait que là aussi les époux soient néanmoins ministre ?


Je ne sais pas, je demande, n'est-ce pas.
images/icones/fleur.gif  ( 831940 )Vous avez raison par Meneau (2017-07-21 19:02:32) 
[en réponse à 831929]

Notons quand même que le fait que la bénédiction du prêtre soit nécessaire à la validité ne fait pas automatiquement du prêtre le ministre.

Mais vous avez raison, le fait que les époux soient ministres n'est qu'une opinion. Mea culpa je me suis avancé un peu vite.

Cordialement
Meneau
images/icones/neutre.gif  ( 831941 )Une question demeure néanmoins par Meneau (2017-07-21 19:12:18) 
[en réponse à 831940]

Le décret Tametsi déclare expressément que les mariages clandestins célébrés jusqu'alors étaient valides. Comment est-ce possible si les époux ne sont pas les ministres ?

Cordialement
Meneau
images/icones/1i.gif  ( 831943 )C'est quand même un peu dingue par Rémi (2017-07-21 19:18:49) 
[en réponse à 831941]

que pour un sacrement, et ce n'est pas comme s'il y en avait cent, nous ne sachions pas clairement qui en est le ministre !
images/icones/neutre.gif  ( 831948 )[réponse] par Yves Daoudal (2017-07-21 20:12:50) 
[en réponse à 831941]

Dans l’Eglise latine c’est comme ça et chez les orientaux c’est autrement. Et le concile de Trente n’y peut rien, tout dogmatique et infaillible qu’il soit…

Pourquoi ne pas accepter plusieurs théologies, et plusieurs modes de sacrements, à partir du moment où l’on est d’accord sur l’essentiel.

Au concile de Florence on imposa aux Arméniens de professer que la matière du sacrement de l’ordre était la transmission des instruments de la messe : la « porrection du calice avec du vin et de la patène avec du pain ». C’était le dogme imposé par la scolastique, évidemment avalisé par le concile de Trente, doublement infaillible après Florence. Il a fallu attendre Pie XII pour reconnaître que la « porrection des instruments » n’était pas la matière du sacrement de l’ordre, puisque personne ne l’avait jamais prétendu avant le moyen âge occidental. Ce n’est pas pour autant que les ordinations occidentales étaient invalides depuis le moyen âge…
images/icones/1f.gif  ( 831950 )Pourquoi par Rémi (2017-07-21 20:28:50) 
[en réponse à 831948]

Pourquoi ne pas accepter plusieurs théologies, en effet, mais du moment que l'unité de la foi, et de la foi sacramentelle n'est pas brisée.

Plusieurs théologies dans le sens de plusieurs "explications" , ou "analyses" du sacrement qui de toutes façons les dépasse en dernier ressort, mais il faut faire attention à la limite où nous ne croirions plus exactement la même chose.


Et vous savez aussi, et l'avez fait remarquez à plusieurs reprises, qu'une certaine rigidité unificatrice des Latins s'accommode mal d'une certaine "souplesse" des Grecs ... Pourquoi ne pas accepter plusieurs théologies ? Parce que les Latins, ont-ils tort, n'aiment pas trop ça, et que des théologies différentes, elles foisonnent dans la crise moderniste que nous subissons, ouvrent la voie de l'hérésie.
images/icones/fleche2.gif  ( 831953 )Mais cette disposition, disciplinaire, des Orientaux n'est pas de droit divin par Père M. Mallet (2017-07-21 20:41:28) 
[en réponse à 831929]

Comme vous dites :

Dans la tradition des Eglises orientales, les prêtres ou évêques qui officient sont les témoins du consentement mutuel échangé par les époux (cf. CCEO, can. 817), mais leur bénédiction est nécessaire aussi à la validité du sacrement



Ils "sont les témoins" (donc pas les ministres du sacrement).
"mais leur bénédiction est nécessaire aussi à la validité du sacrement" : ce n'est évidemment pas de droit divin (sinon, ce serait obligatoire partout et toujours, et dans tous les siècles passés, y compris en Occident et avant le concile de Trente ; ou encore dans les cas prévus chez les Latins où on peut se marier carrément sans prêtre).

Une disposition de droit positif (humain) peut être rendue nécessaire pour la validité.

Donc c'est une disposition disciplinaire, et je ne pense pas qu'elle ait beaucoup d'implications théologiques.

images/icones/fleche2.gif  ( 831962 )Le problème n'est pas celui de la validité par Chicoutimi (2017-07-21 21:34:36) 
[en réponse à 831953]

Le problème est que, sous prétexte que ce sont les époux qui sont les ministres du sacrament de mariage, on tente de justifier l'emploie de n'importe qui pour assister le mariage.

Dans le cas de la religieuse, on voit bien que son rôle est loin de metre en évidence que ce sont les époux qui sont les ministres du sacrement. Dans l'article, vous remarquerez qu'il n'est pas question du tout des époux. Pas une seule fois elle ne dit qui ils sont, quelle sont leurs intentions, quelle est leur situation. Sont-ils de bons catholiques qui désirent être, au sein du mariage, signes de l'amour du Christ et de l'Église? Pas un mot sur eux. Tout est orienté vers celle qui va assister au mariage. En somme, l'impression que ça donne est que cette religieuse ne désire pas tant assister à la célébration du mariage entre les époux que de se célébrer elle-même, elle et la cause pour l'avancement des femmes. Je ne nie pas qu'elle puisse avoir de bonnes intentions, mais celles-ci sont nécessairement entachées par l'idéologie féministe.

Par contre, chez les Orientaux, c'est tout le contraire. La bénédiction du prêtre est certes nécessaire à la validité du mariage, mais cette bénédiction ne met pas en évidence le prêtre; elle vise plutôt à ''consacrer'' l'amour des époux et donc à metre davantage en évidence la sacralité du consentement qu'ils ont échangés.

Les Orientaux ont raisons. Non pas que leurs mariages sont plus valides que ceux des Latins. Je le répète, le problème n'est pas celui de la validité. Et les circonstances actuelles leurs donnent raisons puisqu'ils n'auront jamais à vivre le même genre de problème concernant celui qui assiste au mariage étant donné qu'il est clair qu'il doit être au moins prêtre.
images/icones/1n.gif  ( 831967 )Je répondait au post de Yves !... par Père M. Mallet (2017-07-21 21:55:55) 
[en réponse à 831962]


Sinon, je suis d'accord avec vous sur un certain nombre de points ;
j'avais dit dans mon autre post (et c'est un euphémisme conscient et délibéré) :
"La réaction de cette soeur qui pavoise comme pour une grande victoire du féminisme est évidemment un peu inappropriée. "

images/icones/fleche2.gif  ( 831970 )Tout à fait Monsieur l'Abbé... par Chicoutimi (2017-07-21 22:06:20) 
[en réponse à 831967]

Je suis d'accord avec vous. Nous sommes d'accord sur beaucoup de points.
Je ne voulais pas avoir l'air d'entrer en contradiction avec vous, mais seulement poursuivre la réflexion à partir de la vôtre (qui est toujours très intéressante en passant).

Continuez de nous apporter vos réflexions.
images/icones/fleche3.gif  ( 831935 )J'dis pas que c'est bien, j'dis que c'est pas un scoop par Père M. Mallet (2017-07-21 17:48:07) 
[en réponse à 831901]

Je ne dis pas que c'est bien, je dis seulement que ce n'est pas un scoop, que dès 1983 c'était "déjà" envisagé par les textes,
d'où mon titre : C'est déjà prévu par le Code...
(j'aurais pu/dû mettre : c'était déjà...)

Il est possible, je n'en sais rien, que dans des pays de mission on ai déjà fait appel à cette possibilité, en confiant à des "catéchistes" cette mission.

La réaction de cette soeur qui pavoise comme pour une grande victoire du féminisme est évidemment un peu inappropriée.


images/icones/4a.gif  ( 831902 )Ce qui est fou par Jean-Paul PARFU (2017-07-21 11:28:33) 
[en réponse à 831900]

C'est de voir que

1) des femmes sont autorisées à "recevoir la manifestation du consentement des époux", et la recevoir au nom de l'Eglise, tandis que cela reste un problème pour les prêtres de la FSSPX ;

2) des personnes qui se sont mariées devant des prêtres de la FSSPX osent ensuite faire annuler leur mariage pour défaut de juridiction du prêtre qui a reçu leur consentement ;

3) cette femme, cette religieuse je crois, fait dépendre sa dignité et, de manière générale, celle de la femme et des femmes, de la participation à de telles cérémonies.
images/icones/1b.gif  ( 831910 )Femme oui par Leopardi (2017-07-21 12:43:42) 
[en réponse à 831902]

mais en communion avec Rome, contrairement à la FSSPX.

Décidément, vous n'avez pas la logique romaine!
images/icones/neutre.gif  ( 831912 )Mauvaise foi par Turlure (2017-07-21 13:03:59) 
[en réponse à 831902]

Je dis "mauvaise foi" car vous êtes juriste et avocat et vous n'êtes pas non plus ignorant du droit de l'Eglise et donc vous savez sans doute très bien que vous mélangez ordre et juridiction, dignité et compétence.

Prêtre, diacre ou laïc, homme ou femme, la personne habilitée par l'église à assister comme témoin privilégié à l'échange des consentements des époux ("recevoir" les consentements) le fait en vertu d'une juridiction donnée par l'église.

Certes, la personne habilité, selon le droit ordinaire, le curé de la paroisse d'un des époux (donc un prêtre), de façon extraordinaire mais très fréquente, tout autre prêtre ou diacre délégué par l'un des curés en question et, dans ce cas très particulier d'une mission donnée par une congrégation romaine, c'est même un laïc.

Cette juridiction n'a donc rien à voir avec le sacerdoce même si les deux vont heureusement généralement ensemble. Donc le fait que les prêtres de la fraternité soit prêtres ne change rien au fait que - hors état de nécessité (et c'est là toute la question) - ils n'ont pas juridiction pour rendre valide un mariage par leur présence.
images/icones/fleche2.gif  ( 831915 )Juridiction et sacerdoce... par Chicoutimi (2017-07-21 13:29:57) 
[en réponse à 831912]

ne vont pas nécessairement ensemble dans l'Église latine (et je crois qu'il y a là un problème qui n'a pas encore été réglée) alors que dans les Églises orientales (catholiques et orthodoxes) la bénédiction du prêtre ou de l'évêque est absolument nécessaire à la validité du mariage (de sorte que même un diacre ne pourrait assister au mariage dans lesdites Églises orientales).

Je crois que les questions de juridiction, qui sont certes très importantes, ne doivent pas nous faire oublier que le mariage n'est pas d'abord un contrat juridique mais un sacrement. Et si les époux (baptisés) sont les ministres de ce sacrement, il n'en demeure pas moins que la présence d'un ministre ordonné de l'Église ne devrait pas être qu'optionnelle. D'autant plus que l'Église recommande grandement que le mariage entre baptisés soit célébrée au sein même de la célébration de la messe.
images/icones/neutre.gif  ( 831917 )Bénédiction nuptiale par Turlure (2017-07-21 14:45:12) 
[en réponse à 831915]

Dans l'Eglise du premier millénaire, ce qui importe n'est pas le mariage lui même mais la bénédiction nuptiale, donnée par le prêtre, normalement au coeur de la messe qui est une forme de validation par l'Eglise du couple marié. Le mariage préexistant était plutôt célébré domestiquement, et était considéré comme allant de soi.

Si un homme et une femme vivaient ensemble, n'avaient respectivement aucun conjoint précédent et n'étaient pas de la même famille, il n'en fallait pas plus pour les considérer comme naturellement mariés.

Sans connaître très bien la tradition des Eglises orientales, il me semble qu'elle a à peu près conservé cette vision antique. L'accent est donc mis sur la bénédiction donnée par le prêtre, qui l'est aussi normalement en Occident mais dont on néglige l'importance.

C'est l'époque médiévale, avec la redécouverte du droit romain, qui rationalisera le mariage dans le monde occidental en considérant que les consentements échangés par les époux, dans une véritable affection maritalis (l'intention de former un couple) créer par lui-même le lien matrimonial indissoluble. Les deux témoins servaient approuver l'existence de ces consentements initiaux.

A partir du Concile de Trente, la juridiction de l'Eglise devient partie prenante, afin de lutter contre les mariages clandestins.

Il y a donc deux choses : l'échange des consentements devant le prêtre et les rites qui l'accompagnent (invocations et oraisons diverses, bénédiction des alliances...) mais ne sont pas nécessaires en eux-même, et la bénédiction nuptiale qui - elle - est purement sacerdotale et donnée pendant la messe.
images/icones/fleche2.gif  ( 831916 )Trois remarques par Ambroisine (2017-07-21 14:44:16) 
[en réponse à 831900]

J'ai bien compris que cela était déjà prévu par le code, mais je ne peux m'empêcher de penser qu'il y a en quelque sorte un "mariage au rabais", c'est-à-dire sans bénédiction (si j'ai bien compris) ni messe. Certes beaucoup ne verront pas la différence, mais cette décision reste le signe d'une crise grave des vocations qui ne peut nous laisser indifférent. Au fond, cette décision devrait s'accompagner pour le moins d'exhortations pressantes à prier pour les vocations !
En ce qui concerne les baptêmes, cette religieuse ne pourra pas prononcer les exorcismes, c'est bien cela ? Un article était paru il y a quelques mois dans L'Homme Nouveau sur les conséquences désastreuses de la suppression de deux exorcismes dans le nouveau rituel. Là encore il faudrait vraiment que la crise soit grave pour se résigner à les voir disparaitre complètement.

Je terminerai par une remarque plus accessoire : cette religieuse n'a-t-elle pas un habit religieux ? Est-elle obligée de se déguiser avec l'aube d'un prêtre ? Ce genre de féminisme est décidément bien triste.
images/icones/1a.gif  ( 831961 )Les mots ont un sens... par Paul Reveriche (2017-07-21 21:29:05) 
[en réponse à 831916]


Hélas comme vous dites, le dit "féminisme" n'est sûrement qu'un anti-féminisme, dont le but est d'estomper puis d'abolir la vraie féminité.
images/icones/neutre.gif  ( 831920 )Mariage par Pericles (2017-07-21 15:52:21) 
[en réponse à 831900]

Les époux se donnent eux même le sacrement de mariage .le pretre n est que le témoin...il semble possible pour un mariage de faire quelques kilomètres pour avoir un prêtre comme témoin.
Le fait que vous relevez est destiné à préparer le chemin aux femmes diacre.
La fraternité devrait faire attention au baiser du lépreux...
Le cardinal Müller leur a rendu service avec son refus...une fois la régularisation effectuée ils devront demander l autorisation de l évêque du lieu pour s implanter plus d extension possible...et les mamies bigoudis débarqueront...
Les communautés ecclésia dei sont souvent autorisees par les évêques a s implanter la ou il y a un prieure de la fraternité...
Nous sommes devant un risque majeur de protestantisation
images/icones/1n.gif  ( 831946 )En effet! par Miserere (2017-07-21 19:54:14) 
[en réponse à 831920]


Ce que vous dites va dans le bon sens.

Plus les jours passent et nous assistons à du n'importe quoi dans l'Eglise .
images/icones/neutre.gif  ( 831954 )Une religieuse (pas reconnaissable par AVV-VVK (2017-07-21 20:56:03) 
[en réponse à 831900]

comme telle) ou une femme qui s'explique?