Le Forum Catholique
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( 831919 )
Dans "La Croix", messe de saint Pie V = MESSE A L'ENVERS... par Aétilius (2017-07-21 15:41:04)
Feuilletant le courrier des lecteurs de mon torchon préféré, voilà que je tombe sur des mots furieux de détracteurs du Motu Proprio, se plaignant que leur journal ait osé évoquer les 10 ans de ce dernier le 7 juillet dernier.
Ma perle est celle du père Daniel Guette, ordonné en 1953, qui commence ainsi :
Je met en doute que les fans de la messe à l'envers soient tous de distingués latinistes (le reste étant du même acabit).
Drôle de voir cette obsession qu'une langue liturgique doit forcément être comprise chez certains, qui font ensuite chanter des trucs en anglais, en espagnol, en polonais aux jeunes JMJistes présents, sans qu'ils comprennent forcément très bien ce qu'ils fredonnent (pareil d'ailleurs pour les chants en français, qu'on déroule sans forcément réfléchir à leur contenu).
Idem pour leur amour fou de la liturgie juive, trouvant si beau l'hébreu, de la prière collective musulmane, où personne ne comprend l'arabe coranique, à moins d'être très cultivé.
Bref, mon père, revenez, tel Orphée, des enfers où votre passion vous a entraîné, et vive la messe à l'endroit.

( 831921 )
présentation par Mechtilde (2017-07-21 15:52:31)
[en réponse à 831919]
mariée, maman de 3 enfants, infirmière de profession, je suis actuellement "mère au foyer", ou "ingénieur domestique"...très attachée au rite extraordinaire que j'ai découvert il y a quelques années..
Heureuse de pouvoir lire et échanger sur ce forum...

( 831951 )
Bienvenue ! par Paterculus (2017-07-21 20:30:07)
[en réponse à 831921]
Merci de vous présenter mais vous auriez pu ouvrir un fil exprès pour vous !
Au plaisir de vous lire.
Votre dévoué Paterculus

( 831922 )
messe à l'envers par Mechtilde (2017-07-21 16:02:52)
[en réponse à 831919]
l'expression "messe à l'envers " est pour moi choquante...car le prêtre qui célèbre la Sainte messe est tournée vers son Seigneur...la moindre des choses me semble t-il ...
Quand aux distingués latinistes, il n'en est rien pour moi, ne connaissant pas le latin..je peux suivre tout simplement sur mon missel...heureuse de la fidélité au texte et au canon, sans rajouts...suppressions...comme c'est souvent le cas avec la messe de Paul VI malheureusement...
Le sens du Sacré est grand dans ce rite !
Notre âme peut s'élever vers Dieu !
J'espère que l'auteur de cet article découvrira, à son tour, la beauté de ce rite..source de conversions et de vocations, j'en suis sûre !

( 831923 )
A vue humaine, le lectorat de "La Croix" est perdu pour l'orthodoxie catholique... par Aétilius (2017-07-21 16:09:26)
[en réponse à 831922]
...Mais il ne faut jamais désespérer de la grâce !
Bienvenue parmi nous, et bravo pour l'expression "ingénieur domestique", qui, très valorisante, a en plus le mérite de bien décrire les compétences que doit maîtriser celle qui se consacre à cette noble tâche.
Bien à vous !

( 831927 )
Un sondage sur la forme extraordinaire en Pologne… par Minger (2017-07-21 16:39:21)
[en réponse à 831923]
Paix Liturgique et Una Voce Pologne ont fait réalisé un sondage sur la forme extraordinaire en Pologne!
I – LES RÉSULTATS DU SONDAGE POLONAIS
Sondage effectué par l’ISKK (Institut pour les statistiques de l’Église catholique) entre le 13 mai et le 4 juin 2017, selon la technique des panels en ligne, sur un échantillon de 635 catholiques engagés.
1 : Assistez-vous à la messe ?
Chaque dimanche et fêtes : 93,6 %
Presque tous les dimanche : 5,8 %
Une fois par mois : 0,6 %
2 : Le Pape Benoît XVI a rappelé en juillet 2007 que la messe pouvait être célébrée à la fois sous sa forme moderne dite « ordinaire » ou « de Paul VI » – le prêtre faisant face aux fidèles – et sous sa forme ancienne dite « extraordinaire » ou « tridentine » – en latin, le prêtre tourné face au tabernacle. Le saviez-vous ?
Oui : 89,5 %
Non : 6,9 %
Ne se prononcent pas : 3,6 %
3 : Que pensez-vous de la messe selon la forme extraordinaire (en latin et face au tabernacle) ? (NB : le total est supérieur à 100 % car le sondeur a autorisé les réponses multiples)
C’est une expression de fidélité à la tradition de l’Église : 49,9 %
Autre : 16,7 %
Difficile à dire : 12,1 %
4 : Si l’ancienne messe était célébrée (en latin et face au tabernacle) dans VOTRE paroisse, y assisteriez vous ?
Chaque semaine : 28,9 %
De temps en temps : 51,6 %
Jamais : 15,1 %
Difficile à dire : 4,4 %
Inutile de préciser , si le sondage avait été fait en France fille ainée de L’Eglise …Le résultat aurait été à l'opposé!
Et s'il avait été précisé que Sa Sainteté Jean Paul II avait pas mal fait pour la célébrer , le résultat aurait été encore meilleur ...

( 831930 )
c'est une référence - inversée - à Claudel par Luc Perrin (2017-07-21 16:52:39)
[en réponse à 831922]
qui avait, à juste titre, qualifié la messe face au peuple de "messe à l'envers".
C'est la petite provocation d'un prêtre moderne qui n'a jamais appris l'histoire de la liturgie et en est resté aux billevesées qu'on enseignait quand il était au séminaire dans les années de plomb 1970-1990 très vraisemblablement.
En matière d'histoire et de foi catholique, La Croix est souvent au niveau Paris-Match... voire au-dessous.
Je me souviens d'une pleine page à l'occasion de la béatification de Jean XXIII où le journal mettait en exergue des pèlerins à Rome qui s'extasiaient sur le pape qui avait (sic) autorisé (sic) les langues vulgaires (sic) à la messe : c'est vous dire le niveau !
Pour mémoire, saint Jean XXIII, que l'abbé Guette doit détester, a promulgué la Veterum sapientia en 1962 et imposé l'extension de l'usage du latin dans les séminaires.

( 831933 )
Il a été ordonné en 1953... par Père M. Mallet (2017-07-21 17:37:26)
[en réponse à 831930]
Et voici ce que Le Parisien disait sur lui
en 2002 (ça devrait donc lui faire
88 ans maintenant) :
CURÉ DE GOUVIEUX depuis 1990, le père Daniel Guette a été élu jeudi administrateur diocésain par les sept membres du collège des consulteurs. C'est lui qui assurera donc l'intérim à la tête du diocèse de Beauvais-Noyon-Senlis en attendant la nomination d'un nouvel évêque, ce qui ne devrait pas intervenir avant six ou sept mois. Agé de 73 ans, le père Guette a été ordonné prêtre en 1953 après des études au petit séminaire du Moncel et au grand séminaire de Beauvais. Professeur au petit séminaire du Moncel (français, latin, grec), il a été ensuite notamment aumônier diocésain d'action catholique à Beauvais, aumônier du service diocésain d'information de l'enseignement public, de l'action catholique des milieux sanitaires et sociaux (dont il a été aussi aumônier national), coordinateur de la pastorale de la santé, responsable diocésain du service incroyance-foi dont il a assuré aussi la coordination nationale. Il a été en 1987-1989 secrétaire technique du synode diocésain dont il devra d'ailleurs suivre la ligne durant son intérim. Il est aussi membre du bureau représentant le conseil presbytéral de la paroisse Thève et Nonette à la réunion des évêques de la région Nord.

( 832061 )
« Ordonné en 1953 » par Alexandre (2017-07-23 21:19:57)
[en réponse à 831933]
Et vous, Mon Père, en quelle année êtes-vous devenu prêtre, si ce n'est pas indiscret ?
(N'empêche que ça reste pour moi un grand mystère que la majorité, la grande majorité des prêtres ordonnés entre 1950 et 1965 que j'ai connus aient éprouvé du mépris voire de l'aversion pour la messe de leur ordination...)

( 831939 )
une autre description par jejomau (2017-07-21 18:38:57)
[en réponse à 831922]
lu dans une feuille de chou du Cher qui définit ainsi la "messe tridentine" :
une "messe chantée en latin avec des prêtres qui tournent le dos à leurs ouailles"
On n'en dira pas plus...

( 831932 )
[Le Figaro, 29 janvier 1955] Tribune de Paul Claudel : « La messe à l'envers » par Gaspard (2017-07-21 17:27:50)
[en réponse à 831919]
Manifestement, le nonagénaire qui écrit dans La Croix n'a pas oublié le choc que lui a causé la si juste tribune de Paul Claudel en 1955 et tente pitoyablement 62 ans plus tard de faire mal à ceux qui célèbrent la messe de toujours à l'endroit.
L'académicien Paul Claudel écrivait :
Je voudrais protester de toutes mes forces contre l’usage qui se répand en France de plus en plus de dire la messe face au public.
Le principe même de la religion est que Dieu est premier et que le bien de l’homme n’est qu’une conséquence de la reconnaissance et de l’application dans la vie pratique de ce dogme primordial.
La messe est l’hommage par excellence que nous rendons à Dieu dans le sacrifice que le prêtre Lui fait en notre nom sur l’autel de Son Fils. C’est nous derrière le prêtre et ne faisant qu’un avec lui qui allons vers Dieu pour lui offrir hostias et preces. Ce n’est pas Dieu qui vient se proposer à nous comme à un public indifférent pour nous rendre témoins à notre plus grande commodité du mystère qui va s’accomplir.
La liturgie nouvelle dépouille le peuple chrétien de sa dignité et de son droit. Ce n’est plus lui qui dit la messe avec le prêtre, qui la « suit », comme on dit très justement, et vers qui le prêtre se retourne de temps à autre pour s’assurer de sa présence, de sa participation et de sa coopération, dans l’œuvre dont il s’est chargé en notre nom. Il n’y a plus là qu’une assistance curieuse qui le regarde travailler de son métier. Les impies ont beau jeu de la comparer à un prestidigitateur qui exécute son numéro au milieu d’un cercle poliment émerveillé.
Il est bien certain qu’avec la liturgie traditionnelle une grande partie touchante, émouvante, du Saint Sacrifice échappe au regard des fidèles. Elle n’échappe pas à leur cœur et à leur foi. Cela est si vrai que pendant tout l’Offertoire, au cours des grand-messes solennelles, le sous-diacre au pied de l’autel se voile le visage de la main gauche. Nous aussi, nous sommes invités alors à prier, à rentrer en nous-mêmes, et non pas à la curiosité, mais au recueillement.
Dans tous les rites orientaux le miracle de la transsubstantiation s’accomplit hors de la vue des fidèles, derrière l’iconostase. Ce n’est qu’ensuite que l’Officiant apparaît sur le seuil de la Porte sacrée, le corps et le sang du Christ entre les mains.
Un reste de cette idée s’est perpétué longtemps en France, où les vieux eucologes ne traduisaient pas les prières du canon. Dom Guéranger a protesté avec énergie contre les téméraires qui enfreignaient cette réserve.
Le déplorable usage actuel a complètement bouleversé l’antique cérémonial au plus grand trouble des fidèles. Il n’y a plus d’autel. Où est-il, ce bloc consacré auquel l’Apocalypse compare le corps même du Christ ? Il n’y a plus qu’un vague tréteau recouvert d’une nappe qui rappelle douloureusement l’établi calviniste.
Naturellement, la commodité des fidèles étant posée en principe, il a fallu débarrasser autant que possible ladite table des « accessoires » qui l’encombraient : rien de moins, non seulement que les flambeaux et les vases de fleurs, mais le tabernacle ! Mais le crucifix lui-même ! Le prêtre dit sa messe dans le vide ! Quand il invite le peuple à élever son cœur et ses yeux … vers quoi ? il n’y a plus rien au-dessus de nous pour servir de frontispice au soleil levant !
Si on maintient les flambeaux et le crucifix, le peuple est encore plus exclu que dans l’ancienne liturgie, car alors non seulement la cérémonie, mais le prêtre lui est tout entier dissimulé.
Je me résignerais, avec un immense chagrin, puisque, parait-il, on ne peut plus demander à la foule aucun effort spirituel et qu’il est indispensable de lui fourrer dans la figure les mystères les plus augustes, à voir la messe réduite à la Cène primitive, mais alors c’est tout le rituel qu’il faut changer. Que veulent dire ces : Dominus vobiscum, ces Orate frates, d’un prêtre séparé de son peuple et qui n’a rien à lui demander ? Que signifient ces vêtements somptueux des ambassadeurs que nous déléguons, la croix sur les épaules, du côté de la Divinité ?
Et nos églises mêmes, est-ce qu’il y a à les laisser telles quelles ?
23 janvier 1955
Paul Claudel
De l’Académie française.
Ce texte est reproduit sur divers blogs, je n'ai pas trouvé de source "officielle".

( 831934 )
Déjà en 1944 (sic) par Yves Daoudal (2017-07-21 17:43:28)
[en réponse à 831932]
Claudel écrivait (dans son commentaire du Cantique des cantiques) :
Conversio. Jésus, notre prêtre, se retourne, les bras ouverts, pour lui ouvrir Son cœur, vers le corps fait d’âmes dont Il convoie vers Son Père l’imploration. Ainsi fait Son représentant à la messe quand il se tourne vers le peuple en disant: Dominus vobiscum.
Et à ce propos qu’il me soit permis d’exprimer mon peu de goût pour l’usage qui tend à s’établir, ou, paraît-il, à se rétablir, de dire toute la messe, face au peuple. J’y trouve un contresens liturgique. Le prêtre parle à Dieu au nom du peuple, il doit donc tourner le visage vers Dieu, de même que l’Eglise est orientée vers le Soleil levant. De temps en temps seulement il se retourne vers le peuple, comme pour lui dire de faire attention, pour l’associer à l’acte auguste qu’il est en train d’accomplir et pour lui dire : Respice in faciem Christi tui. La raison de la messe, ce n’est pas essentiellement le bien du peuple, c’est la gloire de Dieu. Il fallait trouver un moyen qui est celui de ces conversions répétées pour apporter et apporter encore l’assistance, à l’assistance pour la faire participer aux différentes phases de l’acte sacrificiel. De là l’importance de traduire par un mouvement physique les invitations rituelles.

( 832077 )
ou peut-être par Ritter (2017-07-24 02:52:34)
[en réponse à 831919]
Certains ont ils la tête a l'envers?