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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 831687 )19/07 St Vincent de Paul, confesseur par ami de la Miséricorde (2017-07-19 08:03:32) 



St Vincent de Paul, confesseur


Litanies de Saint Vincent de Paul

Lettres et Ecrits de Saint Vncent de Paul


En France : Messe propre


32 citations de Saint Vincent de Paul :

« Tout ce qui est dans l'ordre est selon Dieu, et tout ce qui n'y est pas n'est pas selon Dieu. »
Saint Vincent de Paul ; Maximes spirituelles (posthume, 1576)


« Dieu nous place dans la nécessité de faire des choses au-dessus de nos forces. »
Saint Vincent de Paul ; Maximes spirituelles (posthume, 1576)


« Trois ouvriers font plus que dix, quand Dieu met la main à l'ouvrage. »
Saint Vincent de Paul ; Maximes spirituelles (posthume, 1576)


« Qui veut avancer à grands pas dans la vertu doit réprimer fortement ses propres inclinations. »
Saint Vincent de Paul ; Maximes spirituelles (posthume, 1576)


« Dieu a coutume d'éprouver ses serviteurs, et de corriger par des châtiments ceux qu'il aime. »
Saint Vincent de Paul ; Maximes spirituelles (posthume, 1576)


« Habiter dans une maison où règne la charité fraternelle, c'est vivre dans un paradis. »
Saint Vincent de Paul ; Maximes spirituelles (posthume, 1576)


« Il n'est rien de plus désirable, ni de plus délicieux, que de vivre avec ceux qu'on aime. »
Saint Vincent de Paul ; Maximes spirituelles (posthume, 1576)


« Pour combattre l'hypocrisie les meilleures armes sont la franchise et la simplicité. »
Saint Vincent de Paul ; Maximes spirituelles (posthume, 1576)


« La grâce de la persévérance est la plus importante de toutes, elle couronne toutes les grâces. »
Saint Vincent de Paul ; Maximes spirituelles (posthume, 1576)


« La charité fraternelle est le paradis des sociétés religieuses. »
Saint Vincent de Paul ; Maximes spirituelles (posthume, 1576)


« La réputation n'est qu'une chose vaine lorsqu'elle n'est pas établie sur la vérité. »
Saint Vincent de Paul ; Maximes spirituelles (posthume, 1576)


« La charité est l'âme des vertus. »
Saint Vincent de Paul ; Maximes spirituelles (posthume, 1576)


« Il n'y a rien qui gagne tant le cœur de Dieu que de le remercier de ses grâces. »
Saint Vincent de Paul ; Maximes spirituelles (posthume, 1576)


« La conformité à la volonté divine est le trésor du vrai chrétien. »
Saint Vincent de Paul ; Maximes spirituelles (posthume, 1576)


« C'est le propre de la prudence de régler les discours et les actions. »
Saint Vincent de Paul ; Maximes spirituelles (posthume, 1576)


« On est rarement prophète en son pays. »
Saint Vincent de Paul ; Lettre à un prêtre, le 2 janvier 1658.


« Pour que les choses avancent, il y faut du temps et de la patience. »
Saint Vincent de Paul ; Lettre à Firmin Get, le 21 décembre 1657.


« Plus vous donnerez, et plus vous recevrez. »
Saint Vincent de Paul ; Lettre à Mlle Champagne, le 25 juin 1658.


« Dieu ne permet jamais que nous soyons tentés au delà de nos forces. »
Saint Vincent de Paul ; Lettre à Mlle Champagne, le 25 juin 1658.


« La vertu n'est point vertu qu'autant qu'on se fait de force pour la pratiquer. »
Saint Vincent de Paul ; Lettre à Mlle Champagne, le 25 juin 1658.


« On trouve peu de personnes qui ne se plaignent de leur condition, bien qu'elle paraisse douce. »
Saint Vincent de Paul ; Lettre à Mlle Champagne, le 25 juin 1658.


« Les souffrances nous sont meilleures que les satisfactions. »
Saint Vincent de Paul ; Lettre à Mlle Champagne, le 25 juin 1658.


« L'inconstance humaine est grande. »
Saint Vincent de Paul ; Lettre à Mlle Champagne, le 25 juin 1658.


« On ne peut servir deux maîtres. »
Saint Vincent de Paul ; Lettre à Mlle Champagne, le 25 juin 1658.


« Tôt ou tard Dieu exerce les âmes qu'il appelle à son service. »
Saint Vincent de Paul ; Lettre à Mlle Champagne, le 25 juin 1658.


« La vie de l'homme n'est qu'un combat. »
Saint Vincent de Paul ; Lettre à Mlle Champagne, le 25 juin 1658.


« Le diable est un lion rugissant, toujours rôdant à l'entour de nous pour nous dévorer. »
Saint Vincent de Paul ; Lettre à Mlle Champagne, le 25 juin 1658.


« Nous n'avons rien de nouveau de deçà ; tout y va son petit train. »
Saint Vincent de Paul ; Lettre à Jean Martin, le 3 mai 1658.


« Si vous n'aviez rien à souffrir des autres, votre charité n'aurait pas beaucoup d'exercice. »
Saint Vincent de Paul ; Lettre à Pierre Cabrel, le 1er mai 1658.


« S'il n'avait point ces défauts, il en aurait d'autres. »
Saint Vincent de Paul ; Lettre à Pierre Cabrel, le 1er mai 1658.


« Qui fait de la peine à ceux qui sont avec lui, il le faut supporter. »
Saint Vincent de Paul ; Lettre à Pierre Cabrel, le 1er mai 1658.


« Il ne faut pas tolérer le mal, mais tâcher d'y remédier suavement. »
Saint Vincent de Paul ; Lettre à Pierre Cabrel, le 1er mai 1658.

Source : mon-poeme.fr

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
images/icones/marie.gif  ( 831688 )Dialogue du réconfort dans les tribulations de Saint Thomas More par ami de la Miséricorde (2017-07-19 08:05:09) 
[en réponse à 831687]

V. CONCERNANT CEUX QUI NE SE TOURNENT VERS DIEU QU'AU DERNIER MOMENT

VINCENT : En vérité, mon oncle, il y a là une grande consolation, si grande que bien des gens peuvent persévérer dans le péché, sûrs d'être sauvés à la fin comme le fut le larron repentant.

ANTOINE : C'est vrai, mon neveu, certains hommes sont assez pervertis pour abuser de la grande bonté de Dieu. Plus il se montre généreux, plus on s'enfonce dans le péché. Mais, s'il est vrai qu' « il y a plus de joie au ciel pour un pécheur qui se repent... » à cause de la crainte que Dieu et les saints éprouvaient à voir un homme en danger de perdition, sa place au ciel n'est pas la même que s'il avait toujours marché dans le droit chemin, à moins toutefois qu'après sa conversion il ne rejoigne et ne dépasse les gens de bien. C'est ce qui arriva à saint Paul qui, de persécuteur, devint apôtre et travailla plus que tout autre à semer la parole du Christ. Il ne craignait pas de proclamer lui-même : « J'ai travaillé plus qu'eux tous » (I Cor., 15, 10).

Je ne doute pas, cher neveu, que Dieu soit clément envers tous ceux qui se tournent vers lui, à quelque moment de leur vie qu'ils le fassent, fût-ce à la dernière extrémité. Il admet au ciel même ceux qui viennent travailler à sa vigne quand les autres ont fini (Mt., 20). Pourtant, il serait bien imprudent de se fier à cette parabole pour persévérer dans le péché. Personne ne se rend à la vigne sans y être appelé. Celui qui, dans l'espoir qu'il sera tout de même appelé le soir, dort toute la matinée et boit le reste du temps risque fort de n'être pas convoqué, et d'être envoyé « au lit sans souper ».

Il y avait une fois un homme qui se flattait de vivre toute sa vie selon son bon plaisir, car trois mots prononcés juste avant de mourir lui assureraient, disait-il, une éternité bienheureuse. Il n'atteignit jamais la vieillesse, car un jour, son cheval fit un écart sur un pont en ruines. Quand il vit qu'il ne pouvait se dégager et qu'il allait tomber dans l'eau mon bonhomme s'écria dans son désespoir : « Enfer et damnation ! » Et ce furent ses dernières paroles. C'est là-dessus qu'il avait fondé tout son espoir pendant sa misérable vie.

Inutile pour le pécheur de se répéter : la grâce viendra plus tard. La grâce ne vient que par la volonté de Dieu, et un tel état d'esprit peut être un obstacle à tout bienfaisant repentir. Le pécheur risque de traîner sa négligence toute sa vie ou alors de se faire de vains et tardifs soucis, sans jamais parvenir à la grâce et, finalement, de sombrer dans le désespoir.(...)

Source : livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
images/icones/5b.gif  ( 831786 )“Jusqu’où va la tendresse d’une mère pour son fils” par Vianney (2017-07-19 22:30:14) 
[en réponse à 831687]

 
Une dame du plus haut rang, femme d’un duc et dame de la reine, obtint d’elle par surprise un brevet qui accordait à son fils, d’une inconduite notoire, le siège épiscopal de Poitiers, dont les revenus peu considérables ne faisaient pas ce qu’on appelait alors un gros bénéfice. Anne d’Autriche, qui se doutait bien que M. Vincent n’approuverait pas ce choix et qui craignait son blâme, chargea la mère elle-même d’aller le lui notifier. Se croyant sûre de son affaire, celle-ci va à Saint-Lazare et transmet sèchement, en le prenant de très haut, les ordres de la reine. Confondu de surprise, Vincent essaya bien de détourner la grande dame impérieuse de son criminel dessein ; mais ce fut en vain. Le lendemain il se présenta au Palais-Royal avec un rouleau de papier. « Ah ! lui dit vivement la reine, c’est la nomination de l’évêché de Poitiers que vous m’apportez à signer » ; puis voyant que le papier était blanc, « Comment n’avez-vous pas rédigé la nomination ? — Pardonnez-moi, Madame, répondit simplement Vincent de Paul, si Votre Majesté est déterminée, je la prie d’écrire elle-même sa volonté à laquelle je ne puis en conscience prendre aucune part » ; et là-dessus, avec cette assurance que donne la conscience d’accomplir un impérieux devoir, il expose sans détour à la reine les raisons qui s’opposaient à une nomination qui serait un scandale. « Cet abbé, dit-il, Madame, dont on vous a proposé de faire un évêque, passe sa vie dans les cabarets, il est habituellement plongé dans une telle crapule, qu’on le trouve presque tous les soirs ivre-mort au coin des rues, ne se souvenant plus de son propre nom. Sa famille n’ignore pas sa conduite, elle veut avec raison l’éloigner de Paris, mais ce n’est pas an siège épiscopal qu’il faut lui assigner pour retraite.

Consternée, la reine révoqua son consentement et annula la nomination ; mais elle chargea Vincent de Paul « d’aller faire sa paix » avec la dame du palais. Vincent accepta la pénible commission ; lorsqu’il s’en fut acquitté avec tous les ménagements possibles, la colère de la mère déçue dans ses espérances ne connut plus de bornes. Se levant, la duchesse saisit un tabouret et le lance à la tête de M. Vincent. Sans rien dire, celui-ci étanche avec son mouchoir le sang, qui coule abondamment d’une large blessure au front et sort sans proférer une plainte. Le Frère qui l’accompagnait toujours et l’attendait dans l’antichambre, le voyant dans un tel état, veut se plaindre et s’élance vers l’appartement d’où son maître venait de sortir ; mais celui-ci l’en empêche : « Vous n’avez rien à faire là, mon frère ; c’est par ici, allons-nous-en. N’est-ce pas une chose admirable, ajouta-t-il en souriant, de voir jusqu’où va la tendresse d’une mère pour son fils ? »

Source : Emmanuel de Broglie, Saint Vincent de Paul, Lecoffre, pp. 174-175.