Le Forum Catholique
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( 831116 )
L'Église orthodoxe de Porto Rico en pleine communion avec l'Église catholique par Chicoutimi (2017-07-12 07:27:25)
L'Église orthodoxe de Porto Rico entre dans la pleine communion avec l'Église catholique
11/07/2017
Le 10 juin 2017, la communauté Orthodoxe de Saint-Spyridon à Trujillo, Porto Rico, a été reçue dans l'Église catholique en tant que communauté grecque catholique byzantine sous l'Omophorion (juridiction) de l'archevêque latin, le métropolitain Roberto González, O.F.M.
La cérémonie de bienvenue a été présidée par le vicaire général de l'archidiocèse, le père Alberto Figueroa Morales au nom de l'archevêque. Les prêtres et les paroissiens ont fait la profession de foi, et pendant la liturgie ont été commémorés le Pontife suprême, François, et le métropolitain Robert.
Cela fait de la communauté de San Espiridión la première communauté catholique orientale de Porto Rico. Bienvenue aux prêtres et aux paroissiens de San Espiridión dans l'Église catholique. Ils continueront à célébrer la Divine Liturgie et les mystères sacrés selon la tradition byzantine. La liturgie continue d'être célébrée dans la langue slave, en anglais et en espagnol ... et suit le calendrier liturgique Julien (ancien calendrier).
La communauté était sous l'autorité du Patriarcat œcuménique de Constantinople (Istanbul). Maintenant, elle a été placée sous la juridiction de l'archevêque de San Juan de Porto Rico. (...)
Source (English)

( 831127 )
Les pauvres par Jean-Paul PARFU (2017-07-12 09:43:36)
[en réponse à 831116]
Ils vont tomber dans le n'importe quoi liturgique et l'hérésie moderniste!

( 831130 )
Que ne devenez-vous pas orthodoxe ? par Regnum Galliae (2017-07-12 10:15:54)
[en réponse à 831127]
C'est très Vatican II ça, de souhaiter à des schismatiques de rester dans le schisme.

( 831136 )
Vous êtes sérieux ? par Yves Daoudal (2017-07-12 11:30:15)
[en réponse à 831127]
Ou bien vous avez fumé la moquette ?
Allez donc un dimanche matin à Saint-Julien le Pauvre, paroisse grecque catholique dont l'ordinaire est l'archevêque de Paris, et expliquez-moi où est le n'importe quoi liturgique. On y célèbre la Divine Liturgie de saint Jean Chrysostome dans sa vérité et sa splendeur, comme à Damas ou à Beyrouth, avec cette différence... qu'il y a plus de grec à Saint-Julien le Pauvre que généralement en Syrie ou au Liban...

( 831159 )
je crois que la moquette n'est pas la source du mal par Luc Perrin (2017-07-12 14:10:46)
[en réponse à 831136]
mais une "communionphobie" en phase aiguë qui frappe notre ami le bon Me Parfu.
Tout ce qui est retour ou entrée en pleine communion avec Rome lui est devenu insupportable, même si un pasteur évangélique et le recteur de la mosquée de Paris annonçaient leur conversion à la foi catholique et leur communion avec le Successeur de Pierre, la "communionphobie" serait suraiguë et nous vaudrait un post digne des Monthy Python.
Est-ce en rapport avec la possible pleine communion d'une entité ecclésiale bien connue des liseurs et liseuses ?
Reste à trouver le bon traitement pour cette maladie ecclésiologique.

( 831138 )
Querelle du Filioque par semper felix (2017-07-12 11:46:54)
[en réponse à 831116]
Ils continueront à célébrer comme avant mais est-ce que le Credo sera modifié en conséquence concernant le Filioque
Querelle du Filioque

( 831141 )
Non par Lycobates (2017-07-12 12:02:40)
[en réponse à 831138]
Le Credo grec, aussi chez ceux qui sont unis au Siège de Rome, ne comporte pas le Filioque, en général.
Il y a quelques communautés qui l'ont ajouté volontairement, mais ce n'est pas obligatoire.
Évidemment ils doivent abjurer l'erreur de Photius, cela est une autre question.
Mais on n'a jamais prétendu que le Credo comportait toutes les vérités à professer, ni tous les aspects des vérités y professées.
En 1931 lorsqu'on célébrait à Rome l'anniversaire du Concile d'Éphèse, le Credo y fut chanté en présence du pape Pie XI, en latin avec, et en grec sans le Filioque.
C'est la pratique courante.
Ce qui est bien plus grave est l'ajout aux diptyques de noms inappropriés.

( 831142 )
[réponse] par Yves Daoudal (2017-07-12 12:07:07)
[en réponse à 831138]
Il n'y a pas le "Filioque" dans le credo liturgique des Eglises grecques catholiques, comme il n'y avait pas de "Filioque" dans le credo latin du premier millénaire.


( 831144 )
Addendum par Yves Daoudal (2017-07-12 12:21:49)
[en réponse à 831142]
Le temps que je scanne mon livret, Lycobates avait déjà répondu...
On peut préciser, avec un autre
message de Lycobates, que Benoît XIV avait édicté que les grecs-catholiques n'étaient "pas tenus" de dire le Filioque dans le Credo.

( 831143 )
Dans le rite catholique oriental par fouduroy (2017-07-12 12:08:17)
[en réponse à 831138]
il n'y a pas de filioque dans le credo.

( 831145 )
Donc la foi a changé. par Pétrarque (2017-07-12 12:23:10)
[en réponse à 831143]
Le Filioque ne faisait pas partie du Credo dans les premiers siècles.
Ensuite il en a fait partie, puisque Rome l'y a ajouté.
Rome a donc modifié le Credo originel.
Le Filioque est de fait une des difficultés majeures du rapprochement entre orthodoxes et catholiques.
Les orthodoxes qui le refusaient et qui ont fini par rejoindre Rome en sont dispensés.
On peut donc être en communion avec Rome en ne professant pas le Filioque.
Mais cesser de le professer en étant catholique est passible d'excommunication, puisque cela revient à modifier le Credo, donc à devenir hérétique.
Mais Rome a déjà modifié le Credo. Comme Rome a déjà modifié le dépôt de la foi originelle en y ajoutant régulièrement des dogmes (Immaculée Conception, Infaillibilité Pontificale, Assomption...)
Les orthodoxes n'ont jamais changé un iota de la foi chrétienne originelle.
Il me semble par conséquent difficile d'affirmer qu'ils sont hérétiques, ou schismatiques.
Ils ne le sont en tout cas pas plus pour moi que nous autres pour eux.

( 831147 )
la foi originelle ? par Regnum Galliae (2017-07-12 12:31:08)
[en réponse à 831145]
tout est contenu dans la Bible. C'est juste que la connaissance s'affine. Le Credo, même l'orthodoxe, date déjà de quelques siècles après JC. Cette marotte de vouloir revenir à la foi des débuts était déjà une prétention des Protestants, auxquels vous ne dénierez pas l'appellation d'hérétiques.
Revenir à la foi des origines, c'est comme vouloir revenir en enfance. Cela n'a pas de sens.

( 831148 )
Non par Pétrarque (2017-07-12 12:37:26)
[en réponse à 831147]
C'est juste que la connaissance s'affine.
C'est ce que font tous les hérétiques depuis le début de l'Eglise. C'est précisément pour cette raison que
Le Credo, même l'orthodoxe, date déjà de quelques siècles après JC.
Les sept premiers conciles n'ont souvent pas d'autre but.
Revenir à la foi des origines, c'est comme vouloir revenir en enfance.
C'est cela... C'est ce que disait un jour un supérieur à l'un de ses moines qui s'intéressait un peu trop à son goût aux Pères de l'Eglise : "
Les Pères, c'est le journal intime de l'Eglise quand elle avait 17 ans."
Désolé, mais il m'est impossible d'entrer dans cette manière de voir.

( 831171 )
Les Pères de l'Eglise par Regnum Galliae (2017-07-12 14:43:42)
[en réponse à 831148]
sont indispensables, mais d'autres choses ont été dites après eux. Il ne faut pas s'y limiter. Sinon vous loupez St Thomas d'Aquin, St Alphonse de Liguori, tous les autres docteurs de l'Eglise.
Quant au fait d'affiner, je pense à plusieurs dogmes ou pratiques qui n'existaint pas de manière explicite, ou qui n'étaient pas formulés aussi clairement. Comme le Filioque. Mais pas que.
Vous avez tout l'apport de la scholastique qui étaient ce qui était déjà connu mais qui gagnaient à être approfondi (transsubstantiation...). Vous avez tout ce qu'ont apporté les docteurs de l'Eglise. Le Concile de Trente. Tous les dogmes, certes déjà connus d'une certaine manière mais pas aussi clairement. Vous auriez parlé d'Immaculée conception à un chrétien du IIIè siècle... ou de Sacré Coeur, de chapelet...
Quant au fait de revenir en enfance, je parle de revenir aux pratiques de l'Eglise des premiers siècles. Combien d'abus liturgiques des années 70 (communion dans la main, rôle des femmes, des laïcs, langues vernaculaires, simplification des sacrements) n'ont pas été promus au nom d'un retour aux sources ? Vous me répondrez à juste titre que les pratiques de l'époque n'avaient rien à voir et que l'on ne fait que les caricaturer. C'est effectivement aussi ridicule qu'un homme d'âge mûr qui prétend redevenir jeune.

( 831152 )
Euh... par Yves Daoudal (2017-07-12 13:11:25)
[en réponse à 831147]
"Tout est contenu dans la Bible."
Ça c'est ce que disent les protestants...

( 831168 )
Faux par Regnum Galliae (2017-07-12 14:33:35)
[en réponse à 831152]
"C'est ma chair que je vous donne" et ils osent nier la transsubstanciation.
"Tu est Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise" et ils nient l'autorité du Pape.
"les portes de l'Enfer ne prévaudront pas" sur mon Eglise et ils ne reconnaissent pas la sainte Eglise du Christ.
Sans compter les livres de la Bible qu'ils ont retirés parce que cela ne rentrait pas dans leurs cases (livre de Tobie, Epître de St Jacques, etc.)
Donc ls Protestants et la Bible, ce n'est pas aussi clair que cela. En revanche, citez-moi un dogme catholique qui n'ait pas sa source dans la Bible ?

( 831176 )
Un ? par Yves Daoudal (2017-07-12 15:15:08)
[en réponse à 831168]
L'Assomption.
Un catholique ne parle pas d'abord de la Bible, mais de la Tradition, laquelle inclut les Saintes Ecritures. Car c'est la Tradition qui a défini quels sont les livres canoniques.

( 831181 )
Vos quatre arguments n'en sont pas par Ion (2017-07-12 15:48:08)
[en réponse à 831168]
- Il n'y a pas équivalence entre la citation "C'est ma chair que je vous donne" et la doctrine de la transubstantiation
- Il n'y a pas équivalence entre l'institution de l'Eglise sur Pierre et la définition de l'autorité papale
- Les protestants reconnaissent la Sainte Eglise du Christ
- Les protestants n'ont pas "retiré" des livres de la Bible parce que cela ne rentrait pas dans leurs cases. Renseignez-vous sur le processus de canonisation des Livres de la Bible.
Voilà des affirmations vraiment insensées à force d'être simplistes.
Ion

( 831150 )
Vous confondez un peu tout par Lycobates (2017-07-12 13:00:20)
[en réponse à 831145]
Rome a donc modifié le Credo originel.
Oui, Rome peut le faire.
Un Concile oecuménique confirmé par le Pape, ou le Pape seul, peuvent expliciter la formulation d'un symbole dans un sens orthodoxe.
Les orthodoxes qui le refusaient et qui ont fini par rejoindre Rome en sont dispensés. On peut donc être en communion avec Rome en ne professant pas le Filioque.
Non, ils ne sont pas dispensés d'abjurer l'erreur de Photius, mais ils ne sont pas tenus de prononcer l'ajout explicatif dans le Credo.
Le Credo sans l'ajout ne professe pas l'erreur de Photius, qui disait que le Fils procède du Père
seul. Ce qui est hérétique, est c'est la doctrine commune des orientaux non-catholiques.
Vous ne voyez pas la différence ?
En revanche, on ne peut pas, maintenant, après tant de siècles, accepter d'enlever cet ajout du Credo
latin. Car il est devenu un
locus theologicus, et l'enlever équivaudrait à suggérer que l'ajout ne s'est pas fait légitimement, ou que la doctrine que l'ajout explicite, est fausse.
Ce qui statuerait une suspicion d'hérésie.
Comme Rome a déjà modifié le dépôt de la foi originelle en y ajoutant régulièrement des dogmes (Immaculée Conception, Infaillibilité Pontificale, Assomption...)
Non, ces vérités font partie de la Révélation dès le début et donc du dépôt de la Foi, même si leur définition en tant que telles est plus récente.
Les orthodoxes n'ont jamais changé un iota de la foi chrétienne originelle. Il me semble par conséquent difficile d'affirmer qu'ils sont hérétiques, ou schismatiques.
Ils sont les deux; ils ne professent pas la Foi dans son intégralité sur plusieurs points importants, ou bien, s'ils la professent matériellement, ils ne la professent pas de la bonne manière (en l'acceptant parce que proposée à croire par le Magistère).
Ils ne le sont en tout cas pas plus pour moi que nous autres pour eux.
Détrompez-vous. Les schismatiques orientaux nous considèrent comme des hérétiques, même s'ils ne le diront pas toujours ouvertement, s'ils sont gentils (ce qui arrive) ou oecumaniaques (ce qui devient plus fréquent).
Lisez-vous l'allemand ?
J'ai développé cette question du Filioque dans un autre forum catholique (allemand),
ICI

( 831151 )
correction ! par Lycobates (2017-07-12 13:07:49)
[en réponse à 831150]
Je me suis un peu embrouillé.
Désolé.
l'erreur de Photius, qui disait que le Fils procède du Père seul
Il faut bien sûr lire :
"l'erreur Photius, qui disait que
l'Esprit procède du Père seul"
Pardon !

( 831153 )
Je ne confonds pas, je ne suis simplement pas d'accord avec vous... par Pétrarque (2017-07-12 13:50:55)
[en réponse à 831150]
Jean, en 15/26, dit explicitement que l'Esprit de la vérité procède du Père. L'ajout du Filioque est une habitude prise en Occident à partir de Charlemagne, au IXème siècle, et contre l'avis du pape Léon III et de la plupart de ses successeurs pendant plus d'un siècle. Or, on parle là d'une question de foi.
Si Léon III et les successeurs en question se trompaient, cela enfonce a priori -et en outre- un coin dans l'idée d'une infaillibilité pontificale.
Personne ne nie que le Saint Esprit ait été envoyé par le Christ, dont Jean rapporte les paroles : "
Mais lorsque sera venu le Paraclet, que je vous enverrai du Père, il rendra témoignage de moi", mais le Filioque touche moins le mode de mission du Saint Esprit que son essence même. Je me borne à constater que le Filioque est en contradiction avec l'Ecriture. Je comprends donc parfaitement que les orthodoxes y voient une hérésie, puisque l'on touche là à l'essence de la foi.
Sur Photios, je regrette votre sévérité, que ne partage pas Mgr Dvornik. Photios ne fait rien d'autre que tenir la position byzantine qui, jusqu'à preuve du contraire était en son temps parfaitement traditionnelle. Je n'oserai jamais prétendre que, dans l'émergence de ces questions entre Rome et Constantinople, des critères bassement politiques n'entrent pas, ni que des rapports de force honteusement temporels n'ont pas existé. En particulier du côté de Rome...
En revanche, on ne peut pas, maintenant, après tant de siècles, accepter d'enlever cet ajout du Credo latin. Car il est devenu un locus theologicus, et l'enlever équivaudrait à suggérer que l'ajout ne s'est pas fait légitimement, ou que la doctrine que l'ajout explicite, est fausse.
Ce qui statuerait une suspicion d'hérésie.
Nous y sommes. Et nous ne sommes pas d'accord. Le Filioque est un ajout, et sa légitimité n'est pas pour moi évidente, en tout cas au vu des circonstances historiques. L'initiative originelle n'en revient d'ailleurs pas au pape lui-même, puisque cette adjonction est au départ apparue dans une Eglise locale.
Mais l'accusation d'hérésie ne me gêne pas.
Je préfère être hérétique avec des orthodoxes que catholique avec des crypto-protestants ou des modernistes (ceci n'étant pas dit pour vous, bien entendu).

( 831163 )
Et pourtant le Filioque est sous-entendu dans le NT par Louisneuf (2017-07-12 14:24:20)
[en réponse à 831153]
Jean 14 : 25-26
Je vous ai dit ces choses pendant que je demeure avec vous. Mais le consolateur, l'Esprit-Saint, que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit.
Luc 24:49
Et voici, j'enverrai sur vous ce que mon Père a promis; mais vous, restez dans la ville jusqu'à ce que vous soyez revêtus de la puissance d'en haut.
Jean 14:16
Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur, afin qu'il demeure éternellement avec vous,
Jean 15:26
Quand sera venu le consolateur, que je vous enverrai de la part du Père, l'Esprit de vérité, qui vient du Père, il rendra témoignage de moi;
Jean 16:7
Cependant je vous dis la vérité: il vous est avantageux que je m'en aille, car si je ne m'en vais pas, le consolateur ne viendra pas vers vous; mais, si je m'en vais, je vous l'enverrai.
Actes 1:4
Comme il se trouvait avec eux, il leur recommanda de ne pas s'éloigner de Jérusalem, mais d'attendre ce que le Père avait promis, ce que je vous ai annoncé, leur dit-il;
Actes 2:33
Elevé par la droite de Dieu, il a reçu du Père le Saint-Esprit qui avait été promis, et il l'a répandu, comme vous le voyez et l'entendez.
1 Jean 2:20
Pour vous, vous avez reçu l'onction de la part de celui qui est saint, et vous avez tous de la connaissance.
1 Jean 2:27
Pour vous, l'onction que vous avez reçue de lui demeure en vous, et vous n'avez pas besoin qu'on vous enseigne; mais comme son onction vous enseigne toutes choses, et qu'elle est véritable et qu'elle n'est point un mensonge, demeurez en lui selon les enseignements qu'elle vous a donnés.
----------------------
On remarque que sans le Fils le Père ne peut envoyer l'Esprit Saint et sans le Père, Jésus Christ, le Fils ne peut lui non plus envoyer l'Esprit Saint.

( 831164 )
"Hérétique avec des orthodoxes" par Turlure (2017-07-12 14:25:40)
[en réponse à 831153]
Si l'on s'en tient au sens étymologique des mots, cet oxymore est splendide !

( 831189 )
C'est pas faux... par Pétrarque (2017-07-12 17:12:24)
[en réponse à 831164]
Mais ça me va assez bien, car tout y est résumé pour moi.

( 831165 )
Si vous ne croyez pas par Quaerere Deum (2017-07-12 14:30:22)
[en réponse à 831153]
au Filioque, alors vous croyez que le Saint Esprit est un deuxième fils.
Or Dieu n'a qu'un Fils, ce qui implique que la procession du Saint Esprit est différente de celle du Fils.
Le Fils a reçu du Père d'être donateur. Le Saint Esprit est don mutuel du Père et du Fils. Mais, il n'est que don sans être donateur.

( 831190 )
Pseudo-démonstration assez primaire par Pétrarque (2017-07-12 17:15:41)
[en réponse à 831165]
Si on ne croit pas au Filioque, donc on se trompe sur la Trinité.
Donc les Pères apostoliques se trompaient sur la Trinité, puisqu'ils ne croyaient pas au Filioque.
Sauf si vous nous expliquez qu'ils y croyaient sans le savoir ?
Dont acte.
La théologie n'est pas les mathématiques...

( 831193 )
Vous évitez de répondre par Quaerere Deum (2017-07-12 17:21:50)
[en réponse à 831190]
sur le fond et vous présumez par anachronisme que les pères apostoliques auraient rejeté le Filioque. Vous êtes leur porte-parole ?
Et les Conciles qui ont suivi n'ont pas fait progresser le dogme, par hasard ?
Si on prenait le problème dans l'autre sens alors : pensez-vous que le Filioque est faux ? et expliquez-nous pourquoi SVP.

( 831197 )
Je ne prétends pas avoir compétence sur le fond. par Pétrarque (2017-07-12 18:03:26)
[en réponse à 831193]
Mon métier est l'histoire, pas la théologie.
Je ne dis pas que le Filioque est faux, je dis que son ajonction par une seule partie de l'Eglise est abusive.
Je n'ai rien dit d'autre.

( 831169 )
Dans l'Ecriture aussi, le St Esprit procède du Père et du Fils par Jean-Paul PARFU (2017-07-12 14:33:55)
[en réponse à 831153]
On vous le rappelle
ici
Si le St Esprit ne procédait pas du Père et du Fils, Il ne serait pas "spiré", mais "engendré" par le Père. Dès lors, le Père aurait deux Fils !

( 831172 )
et là, dès le Vè siècle ou même bien avant par Regnum Galliae (2017-07-12 14:47:16)
[en réponse à 831169]

( 831180 )
En Occident. par Yves Daoudal (2017-07-12 15:38:27)
[en réponse à 831172]
Puisque c'est un texte gallo-romain.

( 831191 )
Merci par Pétrarque (2017-07-12 17:17:14)
[en réponse à 831180]
Il y a un vrai problème à réduire l'Eglise, même avant la séparation des XIème-XIIème siècle, à sa seule réalité occidentale.

( 831228 )
Le Chrit dit dans par Jean Ferrand (2017-07-13 08:54:46)
[en réponse à 831169]
Le Christ dit dans saint Jean : "Tout ce qu'a le Père est à moi. Voilà pourquoi j'ai dit que c'est de mon bien qu'il reçoit et qu'il vous l'expliquera."(Jn 16,15).
Cette parole suppose le Filioque et ne s'explique pas sans lui. C'est très clair, n'est-ce-pas ?

( 831185 )
Gardons-nous d'idéaliser l'orthodoxie par Candidus (2017-07-12 16:59:56)
[en réponse à 831153]
Savez-vous que les orthodoxes nient la validité de TOUS nos sacrements. Un catholique qui se "convertit" à l'orthodoxie doit être rebaptisé (à moins de l'avoir été par immersion ce qui est exclu dans le rite latin).
Quant au Filioque, on peut résumer le problème ainsi : les Grecs ne veulent pas comprendre qu'en affirmant que le Saint-Esprit procède du Père ET du Fils, nous n'attribuons pas également au Père et au Fils l'origine du Saint-Esprit mais nous affirmons que Celui-ci procède du Père PAR le Fils. A la racine de cette incompréhension se trouve un problème linguistique lié à la difficulté de traduire en grec le terme procedit.
On peut avancer que la terme grec ἐκπόρευσις du Credo de 381 exclut effectivement le Fils du processus de procession tandis que ce n'est pas le cas avec le procedit de la version latine du même Credo. Le problème du Filioque n'en est donc pas vraiment un, c'est surtout un prétexte, une mauvaise querelle qui pourrait facilement être surmontée.
Je constate que dans le milieu traditionaliste on idéalise souvent l'Orthodoxie. On ne voit que ses somptueuses liturgies. Je vis une bonne part de l'année en terre orthodoxe et croyez-moi, l'Orthodoxie connaît autant de problèmes théologiques et moraux que l'Eglise catholique. Il n'existe aucune unité parmi les Églises orthodoxes sur quantité de questions cruciales telles que la contraception, certains aspects de l'avortement, les fins dernières (certains orthodoxes, mais pas tous, adhèrent à la doctrine des "péages aériens" qui n'est pas très éloignée de celle du Purgatoire).
Le problème majeur de l'orthodoxie est le phylétisme qui organise les Eglises orthodoxes sur une base ethnique ; cela suppose une Église réservée exclusivement aux membres d'une certaine ethnie (grecs, bulgares, roumains, russes,...). Le phylétisme a rendu l'orthodoxie quasiment stérile sur le plan missionnaire.

( 831195 )
Ce que vous dites est partiellement faux. par Pétrarque (2017-07-12 18:00:49)
[en réponse à 831185]
Je connais moi aussi l'orthodoxie et ce que vous dites ne correspond pas pour moi à la réalité.
Les orthodoxes, dans leur grande majorité, ne nient absolument pas la validité de tous nos sacrements. Si un catholique veut devenir orthodoxe, il lui suffit de réciter le Credo et de recevoir la communion, ou la chrismation.
Vous avancez une position extrême, qui est celle des zélotes, dont certains considèrent le Patriarche oecuménique lui-même comme un traître et un hérétique. Cela revient à assimiler l'ensemble des catholiques aux sédévacantistes.
Je connais personnellement quelqu'un qui s'est converti à l'orthodoxie dans l'Eglise grecque, jamais aucune abjuration ou aucun reniement ne lui a été demandé. Il a récité le Symbole et a reçu la communion.
Il y a vingt ans de cela, je me trouvais d'assister à la Divine Liturgie dans un monastère orthodoxe. J'ai demandé à un moine, par amusement, ce qui se passerait si, étant catholique, je me présentais à la communion. Il m'a répondu qu'elle me serait donnée comme à n'importe quel fidèle, mais que je serais ipso facto orthodoxe et considéré comme tel.
On est loin de ce que vous affirmez, non ?
Ce que vous dites du Filioque et des Grecs n'engage que vous. Le Filioque apparaît en Espagne, et en réaction à l'arianisme. C'est en tout cas une thèse communément répandue. C'est dans un concile espagnol -Tolède à la fin du VIème siècle, si j'ai bonne mémoire- que cet ajout est entériné pour la première fois. De là, il passe en France puis en Allemagne. C'est là qu'un concile semi-iconoclaste l'adopte au début du VIIIème siècle, encore une fois sous réserve de vérification.
La controverse est partie de la cour de Charlemagne et les Grecs, au départ, n'y sont pour rien. Et ils comprenaient fort bien, alors, de quoi il était question.
Je crois me souvenir que le pape Léon III a écrit une lettre à Charlemagne pour lui dire que la mention du Filioque altérait le texte original du Symbole. Il a même fait graver le texte intouché du Credo sur des plaques d'argent qui furent placées à Saint-Pierre de Rome.
Si tant est que l'ajout du Filioque soit légitime, il aurait normalement du être le fait d'un Concile oecuménique, c'est à dire, à cette époque, validé en présence des évêques grecs.
En ajoutant le Filioque sans rien demander aux Grecs, les Latins se sont rendus coupables d'un péché contre l'unité de l'Eglise. Je ne vois pas comment on peut prétendre autre chose en un temps où elle était indivise. Je maintiendrais cela jusque devant le pape s'il le fallait.
Le Filioque n'est certainement pas un prétexte. Même les orthodoxes les mieux disposés à notre égard, s'ils peuvent pour certains admettre le Filioque comme une option théologique (mais certainement pas comme un dogme), ils le considéreront toujours comme une adjonction abusive.
Je considère à titre personnel qu'ils ont raison.
Ce que vous dites sur les pays orthodoxes est vrai dans certains cas, encore qu'il faudrait à mon humble avis y introduire quelques nuances. Quant au nationalisme de certaines églises, il est de plus en plus combattu par les instances panorthodoxes, et c'est à mon avis très bien.
Je ne connais pas, pour ma part, beaucoup de traditionalistes qui idéalisent l'orthodoxie. J'en connais en revanche beaucoup trop qui sont incapables de discuter trois minutes sans hurler à l'hérésie et au schisme.
Je pense pour conclure qu'on gagne à s'extraire de temps à autres des déterminismes et des certitudes dans lesquels on a été formé et dans lequel on a grandi.

( 831208 )
Du Père et du Fils par Jean-Paul PARFU (2017-07-12 20:17:37)
[en réponse à 831185]
Et non du Père par le Fils ! Filioque signifie bien du Père et du Fils ! Ce sont les théologiens occidentaux actuels qui tentent toujours la conciliation et jamais les autres, et qui veulent nous faire croire qu'il s'agit d'un simple malentendu. Mais il n'en est rien. Il ne s'agit absolument pas d'un simple malentendu, mais d'une réelle différence.
Si le Père est bien l'origine de la Trinité puisqu'Il est inengendré, il n'en rete pas moins vrai que ce sont le Père le Fils qui spirent le St Esprit.
Si ce n'était pas le cas, encore une fois, les 3 personnes de la Trinité ne seraient pas égales et le Père aurait 2 fils !
Enfin, j'ai fait l'expérience du clergé orthodoxe en Grèce et les popes sont très, très anti-occidentaux et d'une manière souvent grossière et caricaturale.

( 831230 )
Vous avez tort par Jean Ferrand (2017-07-13 09:08:39)
[en réponse à 831208]
Vous avez tort en affirmant que le Fils ne procède pas du Père PAR le Fils. C'est la procession médiate, affirmée à la fois par saint Thomas d'Aquin et par le Concile Vatican II dans son décrit Ad Gentes (2).
"Ce dessein découle de l'amour dans sa source, autrement dit de la charité du Père qui, étant le principe sans principe, de qui le Fils est engendré, de qui le Saint Esprit procède par le Fils..."

( 831259 )
Il découle de ce fait par Jean Ferrand (2017-07-13 13:13:14)
[en réponse à 831230]
Il découle de ce fait que le Fils tient au sein de la Trinité un rôle patent de Medium, par lequel la divinité procède du Père vers l'Esprit par le moyen, ou la médiation, du Fils. Il en est évidemment ainsi dans les relations ad intra, c'est-à-dire au sein de la Sainte Trinité.
De même dans les relations ad extra, de Dieu vers les créatures, le Fils tient le rôle de médiateur universel, aussi bien pour la création que pour la rédemption.
Les relations ad extra, de Dieu, sont à l'image des relations ad intra. Elles en sont même, pour nous, la révélation.

( 831299 )
Mais St Thomas ne professe pas QUE la procession médiate par Meneau (2017-07-13 22:05:24)
[en réponse à 831230]
Mais bien les deux modes à la fois, "mediate simul et immediate".
Mais en Dieu la personne ne peut pas procéder avec intermédiaire parce qu'il n'y aurait pas une communauté d'origine parfaite. Il reste donc qu'il y a une personne, qui ne procède pas d'une autre, à savoir celle du Père, de laquelle procèdent les autres, une seulement sans intermédiaire à savoir le Fils, l'autre avec ou sans intermédiaire en même temps, à savoir l'Esprit saint, qui procède du Père et du Fils.
De Potestate 9, a9
Cordialement
Meneau

( 831317 )
Mais bien sûr que oui par Jean Ferrand (2017-07-14 07:22:50)
[en réponse à 831299]
Mais bien sûr que oui. Il y a la procession immédiate (l'Esprit procède du Père) et la procession médiate (l'Esprit procède du Père par le Fils, et donc du Père et du Fils). L'une n'empêche pas l'autre. Elles sont complémentaires.
En réalité, l'Esprit procède du Père et du Fils comme étant un seul Dieu. Il est l'Esprit du Père et du Fils. Il est l'Esprit de Dieu.

( 831332 )
Le dogme dit par Jean Ferrand (2017-07-14 11:34:06)
[en réponse à 831317]
Le dogme dit : "Le Saint Esprit procède éternellement du Père et du Fils, non pas comme de deux principes, mais comme d'un principe, non par deux spirations, mais par une unique spiration." (IIe Concile de Lyon, 1274).
Ce qui revient au même.

( 831351 )
exclu? par Lycobates (2017-07-14 16:29:24)
[en réponse à 831185]
Savez-vous que les orthodoxes nient la validité de TOUS nos sacrements. Un catholique qui se "convertit" à l'orthodoxie doit être rebaptisé (à moins de l'avoir été par immersion ce qui est exclu dans le rite latin).
Ce n'est pas exclu.
La rubrique dans notre rituel (repris dans le CIC can. 758) Tit II, 1, 10 dit :
Licet baptismus conferri valide possit aut per infusionem, aut per immersionem, aut per aspersionem, primus tamen vel secundus modus, aut mixtus ex utroque, qui magis sit in usu, retineatur, secundum probatos diversarum Ecclesiarum rituales libros.
On suivra donc la coutume existante.
Mais vous avez raison quant au flou pas très artistique qui règne chez les orientaux (schismatiques et souvent aussi non-schismatiques) dans le domaine de la théologie sacramentelle.
Qu'il me soit permis à ce propos de m'auto-citer (un message de 2013) :
Certes, l'esprit grec, cavillateur et sophiste par excellence, et ce fut sans doute providentiel, permit de définir de façon très précise le dogme trinitaire et christologique aux premiers Conciles. C’est méritoire. Mais après cela, on dirait que la force d'esprit et la force d’âme de la théologie orientale s'est épuisée en quelque sorte, surtout après Saint Jean Damascène, qui, si l'on veut, clôt la série avec une très belle Somme de la théologie en grec. Ajoutons encore le Studite, et c'est quasiment fini, bien loin avant 1054 ou 1453.
La théologie byzantine n'a guère plus d'attrait en général que certaines parties plus arides du Moyen Age occidental, il faut l'avoir lue un peu pour le savoir. Exception faite pour Nicétas Stéthatos, Démétrius Cydonês et quelques autres. Mais il serait faux, et injuste, de comparer notre scolastique avec l'âge d'or des Pères, au IVe siècle. Il faut la comparer avec sa théologie contemporaine en Orient, et là elle maintient son poste avec honneur.
Pour certains chapitres de la théologie, qui sont devenus de prime importance dans les siècles suivants, et le sont restés jusqu'à nos jours : l'ecclésiologie et la sacramentologie, l'Orient est quasiment nul. Il n'a pratiquement rien donné et n'y a presque rien à dire.
[...]
Saint Thomas d'Aquin était certes lu en Orient, et apprécié par certains, les plus lucides. Et il y avait aussi un courant aristotélicien chez les Byzantins. Je ne citerai pas Bessarion, que tout le monde connaît, mais Démétrius Cydonês, certes latinophile lui aussi, qui traduisit la Somme contre les Gentils entièrement en grec (et il écrit un beau grec) et aussi la Ia, une grande partie de la I-IIae et toute la IIa-IIae de la Somme de théologie. Ce n'est pas rien. Chose remarquable: même un anti-latin farouche comme Gennade Scholarios (le premier “patriarche” de Constantinople sous les Ottomans) et qui était aristotélicien, pas du tout un rêveur platoniste (cela plaide pour lui, même s’il était schismatique), a lu et traduit Saint Thomas.

( 831166 )
un signe lexical du sentiment orthodoxe par Luc Perrin (2017-07-12 14:30:45)
[en réponse à 831150]
à l'égard des catholiques.
En grec moderne, "chrétien" veut dire "orthodoxe". Il y a un autre mot pour "catholique".
Bien sûr que les Orientaux séparés considèrent les catholiques latins comme hérétiques, pas vraiment "chrétiens" dans leur vocabulaire.
Toutefois Rome juge ces Églises comme Églises-soeurs : une Note sous Benoît XVI a précisé cela. La communion (pardon Me Parfu d'user du mot) est incomplète entre elles et Rome mais elle existe néanmoins.

( 831161 )
Je ne comprends pas par Quaerere Deum (2017-07-12 14:17:06)
[en réponse à 831145]
si on ne veut pas professer le Filioque, c'est que l'on rejette cela de la foi de l'Eglise, non ?
Sinon, vous estimez qu'on peut choisir ce en quoi on croit dans le Credo.
Le Filioque est un développement du dogme.
Mais, les orthodoxes estiment qu'il faut un Concile oecuménique pour ajouter des éléments de foi au dogme.

( 831233 )
En quoi par Jean Ferrand (2017-07-13 09:17:19)
[en réponse à 831161]
En quoi ils ont tort, car l’Église romaine peut, elle aussi, promulguer des décrets doctrinaux infaillibles.