( 830536 )Plus de "dubia" pour Joachim Meisner par Lycobates (2017-07-05 10:51:52)
L'ecclésiastique est décédé ce matin, dans son sommeil.
Né à Breslau, capitale de la Silésie, à Noël 1933, exilé en 1945, il devint prêtre du diocèse de Fulda en 1962, ordonné à Erfurt par Mgr. Joseph Freusberg, évêque auxiliaire pour les parties du diocèse sous occupation soviétique.
Une prière pour son âme sacerdotale !
R.I.P.
( 830572 )Voir et écouter également ce prélat par AVV-VVK (2017-07-05 21:01:02)
[en réponse à 830536]
( 830575 )Et maintenant sa chanson préférée par AVV-VVK (2017-07-05 21:11:02)
[en réponse à 830572]
( 830633 )Ce beau cantique par Lycobates (2017-07-06 13:27:47)
[en réponse à 830575]
dans le style du XIXe siècle, date de 1870, et il est de la plume de la poétesse Cordula Wöhler, convertie du protestantisme, voir ICI.
Elle a aussi écrit une très belle prière assez longue à l'Enfant Jésus de Prague qui compte parmi mes préférées.
( 830587 )Un détail navrant par Lycobates (2017-07-06 00:07:20)
[en réponse à 830536]
Le site, mentionné ici il y a peu, déjà actualisé en cours de journée, donne encore ce détail :
Death. July 5, 2017, in the morning, suddenly, during his holiday in Bad Füssing, in the Bavarian diocese of Passau. He died peacefully just as he prepared for Holy Mass and was sitting on a chair to pray the breviary. A few minutes later he was found dead by a friend, also a priest, with the breviary on his knees.
Il n'est donc pas mort dans son sommeil, comme on l'avait annoncé le matin et comme je l'avais relayé.
R.I.P.
Merci de vos messages, AVV-VVK.
C'est tout lui, mais cela n'est pas suffisant, je le crains, hélas.
( 830588 )Navrant par Alexandre (2017-07-06 00:22:50)
[en réponse à 830587]
Cher Lycobates,
En quoi mourir pendant que l'on prie, surtout pour un ecclésiastique, est-il navrant ?
Quelque chose doit m'échapper...
( 830632 )Ce que je trouve navrant, par Yves Daoudal (2017-07-06 13:08:38)
[en réponse à 830588]
c’est que personne ne réagisse au message de Lycobates et qu’on laisse donc entendre que le sédévacantisme est la doctrine du FC.
A en croire la notice de Lycobates, Joachim Meisner était un prêtre du diocèse de Fulda depuis 1962.
Voici donc la suite, prise sur Wikipedia.
Nommé évêque auxiliaire d'Erfurt-Meiningen avec le titre d'évêque in partibus de Vina le 17 mars 1975, il est consacré deux mois plus tard. Le 22 avril 1980, il est nommé évêque de Berlin. En 1988, Joachim Meisner est nommé archevêque de Cologne à la suite de la mort du cardinal Joseph Höffner. À ce titre, il accueille dans son diocèse en 2005 les Journées mondiales de la jeunesse, présidées par le nouveau pape Benoît XVI. Joachim Meisner est créé cardinal lors du consistoire du 2 février 1983, avec le titre de cardinal-prêtre de Sainte-Pudentienne. Il participe aux conclaves de 2005 et de 2013 qui élisent respectivement les papes Benoît XVI et François. Au sein de la Curie romaine, il est membre de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, de la Congrégation des évêques, de la Congrégation pour le clergé et du Conseil pontifical pour les textes législatifs. Il procède à la béatification, au nom du pape Benoît XVI, de Rosa Flesch (1826-1906) en la cathédrale de Trèves, le 4 mai 2008.
Quant au fait de trouver navrant qu’un ecclésiastique meure en disant son bréviaire, je dois dire que je me perds en conjectures, que je préfère ne pas exposer.
( 830636 )[réponse] par Quaerere Deum (2017-07-06 13:57:20)
[en réponse à 830632]
Que veut dire Lycobates ?
J'ai beau relire son message, je ne vois pas où se trouve son problème.
( 830643 )Le problème par Turlure (2017-07-06 14:50:16)
[en réponse à 830636]
Est qu'il a certes été ordonné prêtre en 1962 mais aussi évêque en 1975 et créé cardinal en 1983. Or, pour notre ami Lycobates, ces deux derniers événements sont inexistants, en raison de l'invalidité du nouvel ordo pour le premier et de la vacance de l'autorité papale pour le second.
Mais si vous lui demandez de s'expliquer là-dessus, il vous dira que c'est contraire aux règles du forum. Règles qui ne l'empêchent pas de faire de (plus ou moins) subtiles sous-entendus quasiment à chaque message. C'est un jeu qu'il affectionne particulièrement (ici, il me répondra que c'est un sujet très grave et qu'il n'y a aucun jeu de sa part).
( 830670 )Mouais par Meneau (2017-07-06 18:44:32)
[en réponse à 830643]
Vous avez sans doute raison sur l'appréciation que porte Lycobates sur la suite de la "carrière" ecclésiastique de l'intéressé.
Mais c'est bien mal le connaître que de lui imputer un tel non sequitur. Je ne vois en effet pas le rapport entre ladite carrière et le fait que mourir en disant son bréviaire avant la messe puisse être "navrant".
Il s'en est expliqué entre-temps. Et c'est bien comme je le pensais un problème de langue. Souvenez-vous que s'il parle plusieurs langues pratiquement aussi bien que ceux dont c'est la langue maternelle, il n'est pas français.
J'aimerais bien parler l'allemand aussi bien qu'il parle le français, croyez-moi !
Cordialement
Meneau
( 830685 )Il me semble par Turlure (2017-07-06 21:35:00)
[en réponse à 830670]
Qu'il était question ici du message initial de Lycobates présentant le cardinal Meisner comme un prêtre du diocèse de Fulda, auquel faisait référence Yves Daoudal, à qui répondait Quaerere Deum.
Je ne parlais pas du mot "navrant" employé plus bas.
( 830644 )Rassurez-vous ! par Lycobates (2017-07-06 14:57:34)
[en réponse à 830632]
Le site excellent mis en lien dans mon deuxième message donne tous les détails de la carrière ultérieure de Joachim Meisner, dont je n'avais indiqué que les débuts.
J'aurais pu ajouter qu'il avait été ordonné diacre par Mgr Ferdinand Piontek, le vicaire capitulaire de son diocèse d'origine, Breslau, exilé et siégeant avec les survivants du chapitre métropolitain à Görlitz, seule ville du diocèse situé en territoire allemand, plus tard "RDA", après 1945.
L'ordinaire du lieu, le cardinal Bertram, avait disparu en 1945 (on est tenté de dire : felix opportunitate mortis) et l'évolution politique ne permettait pas de nommer un successeur.
Ainsi disparaît avec Joachim Meisner probablement un des derniers ecclésiastiques allemands incardinés originairement à Breslau, devenu diocèse fantôme, avant d'être plus ou moins repeuplé bien plus tard.
Ceci dit, et sans prendre le rôle de modérateur, ni de mouchard, il me semble que ce Forum est très varié et qu'il n'est pas plus sournoisement "sédévacantiste" qu'il n'est méchamment misothomiste, béatement orientomane ou subtilement dupanloupiste.
( 830653 )[réponse] par Yves Daoudal (2017-07-06 16:34:56)
[en réponse à 830644]
Misothomiste et orientomane, c'est un peu exagéré et caricatural, mais j'assume.
En revanche, si ça me concerne aussi, je ne vois pas ce que veut dire "dupanloupiste"...
Vous avez saisi l'occasion de parler de nouveau de la Silésie. Et d'en remettre une couche. Il se trouve qu'il m'est arrivé de traverser Wrocław avec des Allemands catholiques qui m'ont réellement choqué par leur racisme anti-polonais digne des heures les plus sombres.
Si vous voulez récupérer "Breslau" (dont la grande majorité des habitants sont des Polonais nés à Wrocław), il faudra rendre aux Polonais Wilno et Lwów, ce qui me paraît pour le moins difficile...
( 830658 )Douloureux sujet par Turlure (2017-07-06 17:14:27)
[en réponse à 830653]
Pour un pays profondément meurtri par la Seconde Guerre mondiale.
Avant 1945, la Silésie n'était plus polonaise depuis le XIVe siècle et a été successivement bohémienne, autrichienne puis prussienne. On peut difficilement contester à Breslau, comme à Stettin ou encore Königsberg le statut historique, au moins politiquement, de ville allemande, sauf à remonter très loin dans le temps.
Si tous les habitants de cette ville sont aujourd'hui polonais, une partie d'entre eux y ont été déplacés par Staline depuis l'est du pays devenu soviétique, en remplacement des allemands expulsés.
On ne reviendra évidemment pas sur ces déplacements massifs de populations, mais on peut comprendre qu'un certain souvenir de l'époque précédente soit entretenu, notamment par ceux qui ont quitté leur maison. Bien entendu, la sagesse impose que ce soit de façon non-belliqueuse : il faut reconnaître que certaines choses sont irréversibles et que l'histoire se fait parfois dans l'horreur.
Une carte des régions où des parlers germaniques sont dominants à la veille de la Guerre :
( 830659 )L'Alsace n'est pas peuplée d'Allemands par Regnum Galliae (2017-07-06 17:20:56)
[en réponse à 830658]
C'est de la propagande pangermaniste. Les Suisses-Allemands et les Autrichiens parlent l'Allemand, avec certaines nuances, mais les Alsaciens parlent français. La langue alsacienne est certes une langue germanique, mais ce n'est pas l'Allemand, même si elle en est proche. Mais dans ce cas, il faudrait aussi colorier les Pays-Bas et la Flandre. Pour les parlers germaniques plus lointains, le Danemark et la Suède aussi !
Je rappelle que l'Alsace est française depuis Louis XIV et que depuis, elle a été française plus longtemps qu'elle n'a été allemande. D'ailleurs, nombreux sont les Alsaciens qui, en 1870, ont quitté leur terre pour rester français.
( 830662 )Une correction par Turlure (2017-07-06 17:39:24)
[en réponse à 830659]
La carte (prise ici) montre an rouge les frontières de l'Entre-Deux Guerres mais il s'agit des régions de "langue allemande" en 1910.
Effectivement, l'Alsace est française depuis Louis XIV (sauf Mulhouse), ce qui ne veut toutefois pas dire que les habitants ont instantanément et unanimement abandonné leur langue de racine germanique pour un parler roman. Je ne suis même pas sûr que la plupart des gens comprennent le français en 1871 dans la campagne alsacienne. L'allemand ne s'y est-il pas répandu pendant la période 1871-1918 ?
En revanche, à Metz, on a toujours parlé français. La Lorraine (sauf une petite partie au nord-est de l'actuelle Moselle) est un pays de langue romaine. Metz est d'ailleurs devenue française bien avant Nancy et le duché de Lorraine (annexion des trois évêchés de Metz, Toul et Verdun au XVIe-XVIIe siècle).
( 830640 )Je crois ... par Lycobates (2017-07-06 14:31:40)
[en réponse à 830588]
que je me suis tout simplement trompé.
J'ai voulu dire "poignant" (que Larousse donne quand-même comme synonyme de "navrant"), dans le sens "qui cause une émotion vive", ou "consternant", ou plus simplement et en moins fort "émouvant".
Je m'imaginais d'abord les sentiments de la personne qui l'a trouvé mort et ce que j'aurais éprouvé à sa place.
En tout cas mon message n'avait a priori rien d'hostile envers le personnage disparu de Joachim Meisner, que je déplore à plus d'un titre.