Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=830401
images/icones/carnet.gif  ( 830401 )Présent: « Notre enquête sur l’école de L’Angelus" par Bernard Joustrate (2017-07-03 13:42:50) 

Notre enquête sur l’école de L’Angelus
Publié le 3 juillet 2017 par
Caroline Parmentier




« Nous ne pouvions pas nous taire ».
Il y a plusieurs semaines maintenant que de graves soupçons pèsent sur l’école catholique hors contrat de L’Angelus situé à Presly (Cher), une école de garçons de 109 pensionnaires (du CE1 à la terminale) créée en 2010. Son directeur l’abbé Régis Spinoza, 46 ans, vient d’être mis en examen, vendredi 30 juin, pour « violences physiques et psychologiques sur mineurs », « travail forcé » et « travail dissimulé ».


« Des faits qu’il ne reconnaît pas », précise Me Ludivine Lamoure, son avocate. A noter qu’aucun délit d’agression sexuelle n’a été retenu, contrairement à ce qu’avait laissé entendre le procureur de la République de Bourges, Joël Garigue, lors d’une conférence de presse le 6 juin dernier. L’abbé Spinoza est néanmoins soumis à un strict contrôle judiciaire qui lui interdit notamment de diriger l’école ou tout autre établissement scolaire, d’être au contact des enfants, du personnel et des familles de L’Angélus et d’habiter le département du Cher.


Extrait de la lettre de l’abbé Spinoza aux amis et bienfaiteurs de L’Angelus.

Le 2 juin dernier la gendarmerie a perquisitionné les lieux et auditionné une soixantaine d’élèves. Le même jour, la préfecture du Cher a pris en urgence un arrêté de fermeture temporaire de l’établissement, sur le fondement de la protection de l’enfance. L’affaire, révélée en mars après le signalement de parents d’élèves auprès de l’Education nationale, pour « mauvais traitements et comportements équivoques », et le témoignage d’anciens enseignants, a conduit le parquet à ouvrir une enquête préliminaire. « On s’est également rendu compte que de nombreux bénévoles travaillaient à temps plein, en étant rétribués soit en nature (repas, hébergement, enfants scolarisés), soit au black (sic) », a déclaré le procureur qui s’est interrogé « sur le décalage entre les recettes engagées et les prestations fournies ». Les frais de scolarité sont de 450 euros par mois pour le collège et 550 euros pour le lycée.

Le témoignage de la mère d’une victime

Au cours de notre enquête, nous avons été approchés par deux des trois familles de victimes qui ont porté plainte. Nous retranscrivons ce qu’elles nous ont déclaré. Nous donnons également la parole à Séverine Bernard, présidente de l’Association des parents d’élèves de la fraternité enseignante qui soutiennent l’abbé Spinoza (et qui sont les plus nombreuses) et nous publions un extrait de la lettre que l’abbé Spinoza a adressé aux bienfaiteurs et amis de L’Angelus.

La première chose que me dira cette mère, Sophie S. (*), lors de notre entretien, c’est que compte tenu de ce que ses fils ont eu à subir, elle vit très mal le fait que « certains forums et sites amis » jettent l’opprobre sur eux, les traitant comme des brebis égarées qui salissent les écoles catholiques et font le jeu des journaux de gauche : « Nous voulons nous défendre de l’image que les défenseurs de l’abbé Spinoza donnent de nous. Notre action est celle de parents qui prenons nos responsabilités, qui avons voulu protéger nos enfants et les sauver mais aussi protéger les autres. Nous ne pouvions pas nous taire. Nous souhaitons avant tout protéger l’école hors contrat en général des retombées qui pourraient sortir de cette affaire, protéger aux yeux de nos enfants l’image du prêtre et de l’Eglise. » Sophie S. a été entendue par les gendarmes avec ses fils le jeudi 15 juin à la brigade de recherches de Vierzon :

« Au cours des auditions de mes fils j’ai appris beaucoup de choses. Violences physiques très précises. Et bien plus violentes que ce que l’on peut imaginer. Violences verbales régulières récurrentes sur certains enfants. Habitudes de situations physiques très limites, caresses, élèves mis sur les genoux et câlins. Pour mon fils aîné, il a fallu l’auditionner deux fois pour qu’il ose parler. Il a subi une emprise psychologique terrible, il est aujourd’hui en dépression. Le psychologue vers qui mon fils de 13 ans a été orienté par le procureur et qui est un spécialiste de ce genre de cas, a diagnostiqué qu’il avait subi un harcèlement moral, des violences psychologiques alternant tentatives de séduction et tentatives de le briser moralement. »

Pour Séverine Bernard, présidente de l’Association des parents d’élèves de la fraternité enseignante (qui n’a aucun de ses cinq enfants dans l’école dirigée par l’abbé Spinoza mais un neveu dont elle a la charge), il s’agit d’un « complot et d’une cabale » :

« Il s’agit d’une vengeance personnelle des familles et anciens professeurs. Il n’y a pas de violences psychologiques. Je ne comprends pas de quoi on parle. Si certains ont pris deux ou trois claques c’est fort possible, j’en conviens, mais ça ne justifie pas ce à quoi on assiste… A part “le poireau” qui est une méthode très simple de l’abbé qui consiste à envoyer un élève qui ne veut pas travailler sur une chaise pendant une, deux, trois heures, peut-être plus pour certains, je n’en sais rien, voilà. (…) Ces familles ont eu de gros problèmes avec leurs enfants, il s’agit d’enfants difficiles avec des familles à problèmes, l’abbé a pris des enfants dont personne ne voulait, il a accepté des élèves qu’il n’aurait pas dû accepter et je crois que ces familles ont tendance à mordre la main qui les a nourris. J’attends des preuves. (…) On frôle l’affaire d’Outreau ici ! L’abbé subit un contrôle judiciaire disproportionné. Je reçois des dizaines de coups de fil de parents révoltés par le traitement réservé à l’abbé. (…) L’abbé est extrêmement paternel, c’est sa nature, son caractère et sa personnalité. Avec la rigueur d’un père, la douceur et la gentillesse d’un père. Sa vie, ce sont les enfants. C’est aujourd’hui ce qu’on lui reproche. »

Reste que malgré un recours administratif, l’école n’a pas rouvert et que des scellés judiciaires ont été posés à l’entrée de l’établissement en raison de la gravité des charges. L’enquête se poursuit.

(*) Les noms des parents ont été changés.

Caroline Parmentier
Présent
images/icones/hein.gif  ( 830403 )les autorités dépassent-elles les bornes ? par jejomau (2017-07-03 14:19:44) 
[en réponse à 830401]

Comme le note avec justesse "Présent", Mr l'abbé Spinoza - bien que reconnu innocent des charges dont la protection de l'enfance l'accablait - est éloigné du département dans lequel il n'a plus le droit de résider.

Du jamais vu.

Mais il y a mieux (ou pire) . L'école ayant décidé de poursuivre son œuvre éducatrice avec une nouvelle association et comme directrice Mme de Pommereau , celle-ci se prénommant désormais "l'INSTITUT SAINT-GABRIEL"...... Des scellés ont été posés hier dimanche pour une durée illimitée (ce qui contredit désormais l'arrêté préfectoral fermant l'école jusqu'au 8 juillet) et interdisant à qui que ce soit d'entrer !!!!

IL est donc très clair qu'il y a une persécution qui se met en route et ce dans le plus grand silence de nos journaleux.

Qui donne les ordres ? Pour quels motifs s'acharne-t-on ainsi alors que le responsable de l'école est parti et que celle-ci a changé de nom ? Pourquoi ne veut-on pas que l'enseignement soit libre et que des parents choisissent l'enseignement qu'ils veulent donner à leurs enfants à partir du moment où ils respectent les directives de l'académie, les lois, et les directives sanitaires ?

En effet, ce dernier point est à souligner aussi puisque nos "amis" journaleux ont prétendus dans leurs pages que l'inspection sanitaire laissait à désirer : c'est faux; le rapport fourni au Tribunal datant de la semaine dernière indique : "SATISFAISANT"


SOMMES-NOSU EN FRANCE, PAYS LIBRE OU SOMES-NOUS ENTRES EN REPUBLIQUE SOVIETIQUE ?

Qui AIDERA l'Institut Saint-Gabriel ? Il faut être clair : si les catholiques ne se bougent pas et ne font pas pression en se serrant les coudes , chacun avec ses moyens : qui en faisant un don, qui via les réseaux; qui par des manifestations publiques peut-être; qui sur le plan judiciaire, etc..... C'est toute la communauté chrétienne de ce pays qui est en danger : ce qui se passe à l'Angelus est un test. Si le pouvoir se rend compte qu'il peut aller plus loin sans que personne ne bouge : c'est vous, c'est nous tous qui en subirons les conséquences futures !
images/icones/coeurbrise.gif  ( 830406 )Même plus besoin de la grosse presse! par Pierre Marciani (2017-07-03 15:47:18) 
[en réponse à 830401]

Présent s’immisce maintenant dans les attaques contre l’école hors contrat. Qu’est donc venue faire Madame Parmentier dans cette galère? Pierre
images/icones/fleche2.gif  ( 830409 )Cher Pierre par Semper parati (2017-07-03 17:36:07) 
[en réponse à 830406]

on se le demande ( suite à votre questionnement), quant à Caroline Parmentier, comme défenseuse de la pensée catho, on repassera ! (Modéré( - elle est femme- lepéniste sans discernement !

Sur l'abbé Spinoza, bien que..., je me tais


SP
images/icones/iphone.jpg  ( 830431 )Quelle honte. par XA (2017-07-03 22:51:21) 
[en réponse à 830401]

Que PRÉSENT prenne ainsi position,quand rien ne l'y oblige, c'est curieux.

Du temps de JM....

XA
images/icones/neutre.gif  ( 830988 )Démonstration par daudé (2017-07-10 21:03:06) 
[en réponse à 830431]

XA, en quoi les propos de Mme Parmentier vous incite à affirmer qu'elle prend position et donc partie ?
images/icones/iphone.jpg  ( 830989 )Vous m'induisez en tentation... par XA (2017-07-10 21:29:12) 
[en réponse à 830988]

... et ce n'est pas bien. Comme moi, vous lisez les échanges proprement hors-sol sur le compte Facebook de Mme Parmentier. On y perçoit toute la difficulté qu'aura le juge à y retrouver ses petits. Une bien drôle Instruction assurément.

Alors, pour répondre à votre question, j'invite les personnes qui ont vu leurs témoignages être mis à la poubelle par Mme Parmentier à s'inscrire sur le fc. Mme Parmentier ayant oublié d'être idiote, elle modère les propos les plus posés et les mieux orthographiés. Il est tellement facile de s'en prendre à un illettré notable et visiblement notoire.

J'ai la CERTITUDE que Jean Madiran ne serait pas entré dans cette histoire de bonnes femmes. N'est pas journaliste catholique qui veut. Alors, catholique journaliste, vous pensez bien...

XA
images/icones/hum2.gif  ( 830993 )Sauf que ... par Cath...o (2017-07-10 21:52:02) 
[en réponse à 830989]

... il serait tout de même sage de se rappeler dans cette affaire que si 5% (je vous le fais au jugé ...) de mécontents ne font pas un coupable .... 95% de satisfaits ne font pas non plus un innocent !

L'unique chose importante est l'étude des accusations, et c'est le travail de la justice.
images/icones/iphone.jpg  ( 830999 )Justement par Vincent F (2017-07-10 22:09:44) 
[en réponse à 830993]

sur les chefs d'accusation les plus graves elle s'est déjà prononcée.
images/icones/fleche2.gif  ( 831000 )Je vous l'accorde ... par Cath...o (2017-07-10 22:20:53) 
[en réponse à 830999]

... et attribuerai donc ce qui suit à des journalistes malintentionnés


La défense n'hésite pas à parler d'accusations fallacieuses. Le procureur de Bourges a également estimé son dossier un peu léger sur ce point puisqu'il n'a pas demandé au juge d'instruction de poursuivre l'abbé pour ce motif. En l'état actuel des investigations, précise bien le procureur Garrigue.



(source France bleu, ce n'est pas moi qui ai mis en évidence la dernière phrase)

Pour cela comme pour le reste ... attendons ...
images/icones/neutre.gif  ( 831003 )Elle ne s'est pas prononcée par Turlure (2017-07-10 22:26:38) 
[en réponse à 830999]

Elle n'a pas donné suite, faute d'éléments suffisants.

De fait, les accusations - peu nombreuses - qui ont été faites paraissent très difficiles sinon impossibles à établir judiciairement, sans aveu, ni témoins, ni traces.

Si on voulait se faire l'avocat du diable, on pourrait imaginer que la justice à des suspicions d'attouchements mais, faute d'avoir la moindre chance d'en faire une vérité judiciaire, tape sur un autre terrain.

Et cela ne m'amuse pas du tout d'écrire cela puisque je veux croire en la parfaite intégrité de l'abbé Spinoza que j'apprécie. Ne fanfaronnons pas juste parce que les griefs qui restent qui restent sont beaucoup moins graves.
images/icones/iphone.jpg  ( 831009 )Faute d'éléments suffisants ? par Vincent F (2017-07-10 23:03:22) 
[en réponse à 831003]

ou en raison d'éléments suffisants pour démontrer le contraire ?

Sachant qu'une instruction était ouverte il ne coûtait rien au Proc de confier l'ensemble de l'affaire au juge d'instruction. S'il ne l'a pas fait ...
images/icones/1d.gif  ( 830537 )Tradinews la main dans le sac par Bernard Joustrate (2017-07-05 10:56:57) 
[en réponse à 830401]

Tradinews a diffusé à son tour l’article de Présent, en indiquant comme source le dit journal. Sauf que sa source est précisément mon message. Comment je le sais ?
Parce que j’ai modifié le nom du procureur de la République de Bourges, en ne mettant qu’un r à son patronyme, faute volontaire que l’on retrouve sur Tradinews... Qu’es-ce qu’on se marre ! BJ
images/icones/iphone.jpg  ( 830540 )[réponse] par Angèle (2017-07-05 12:00:35) 
[en réponse à 830537]

Quelque chose m'échappe!
Vous vous marrez?
images/icones/iphone.jpg  ( 830581 )C'est sûrement dû par Bernard Joustrate (2017-07-05 22:33:21) 
[en réponse à 830540]

à votre jeunesse en ces lieux. Rien de grave. Bonne nuit. 😎
images/icones/neutre.gif  ( 830565 )Rendez à César ce qui est à César par Meneau (2017-07-05 19:39:28) 
[en réponse à 830537]

Si la source originale est Présent, alors c'est normal d'indiquer que la source est Présent. Eventuellement on aurait pu ajouter "via le FC", mais bon...

Cordialement
Meneau
images/icones/iphone.jpg  ( 830567 )Source indiquee par Angèle (2017-07-05 20:24:54) 
[en réponse à 830565]

La source est bien indiquée


images/icones/neutre.gif  ( 830571 )Oui par Meneau (2017-07-05 20:35:00) 
[en réponse à 830567]

C'est bien ce que j'écris à B.Joustrate.

Cordialement
Meneau
images/icones/iphone.jpg  ( 830574 )Veuillez m'excuser par Angèle (2017-07-05 21:06:39) 
[en réponse à 830571]

Effectivement
Je n'avais pas assez lu votre réponse!
Veuillez me pardonner
images/icones/iphone.jpg  ( 830580 )Sauf que… par Bernard Joustrate (2017-07-05 22:31:38) 
[en réponse à 830565]

lirsque l'on reproduit involontairement une coquille volontaire, on trahit sa source véritable. Ce n'est pas une première. Le gars est un habitué. Bonne nuit. BJ
images/icones/iphone.jpg  ( 830582 )Et finalement? par Angèle (2017-07-05 22:39:34) 
[en réponse à 830580]

Ca change quoi?
images/icones/neutre.gif  ( 830591 )Certes par Meneau (2017-07-06 00:58:32) 
[en réponse à 830580]

Mais en l'occurrence, il n'aurait pas été légitime d'attribuer l'article à une autre source.

Le fait d'avoir pompé sur le FC plutôt que d'acheter lui-même le journal peut être comparé au fait d'avoir publié intégralement sur le FC un article normalement réservé aux abonnés payants (peut-être en aviez-vous reçu l'autorisation, je ne sais pas).

Je trouve plus discutable la façon qu'a "le gars" comme vous dites, de manger à tous les râteliers, y compris dans les poubelles de la Tradition, sans discernement. Mais c'est une autre histoire.

Cordialement
Meneau
images/icones/abbe2.gif  ( 830555 )Communiqué de Maître Varaut par Bernard Joustrate (2017-07-05 15:46:16) 
[en réponse à 830401]


L’Ecole « l’Angelus » fondée par l’Abbé Spinoza s’est trouvée au centre d’un tsunami judiciaire et médiatique tout à fait déconcertant.

Les accusations les plus fantaisistes ont circulé, notamment celles d’agressions sexuelles, de conditions d’hébergement contraires à la dignité, de flux financiers insolites ou de nourritures périmées…

Rien de tout cela n’a résisté à l’enquête des gendarmes.

L’Abbé Spinoza reste mis en examen pour avoir donné quelques gifles à des élèves difficiles et pour avoir employé des bénévoles dans des fonctions qui auraient dû être dévolues à des salariés selon l’accusation.

A l’évidence, ce qui reste de l’accusation ne justifiait pas ce tumulte et la fermeture d’un établissement recevant cent dix élèves en pleine année scolaire, sans aucun égard pour les enfants et les familles.

Il est certain que s’il s’était agi d’une école ordinaire, l’agitation n’eût pas été la même.

Depuis la première perquisition, il apparaît que le fait d’être une école privée hors contrat, respectueuse de la tradition catholique, est aux yeux de certains un motif légitime de suspicion ou même une circonstance aggravante.

L’Abbé Spinoza a choisi de prendre du recul pour permettre la réouverture de l’école à la rentrée prochaine sous un nouveau nom, mais avec le soutien renouvelé des parents d’élèves.

Il reste à espérer que les autorités administratives et judiciaires ne trouveront pas de raison de s’opposer à ce projet soutenu par les élèves, les familles et les enseignants.