
( 830523 )
05/07 St Antoine-Marie Zaccaria, confesseur par ami de la Miséricorde (2017-07-05 00:54:11)
St Antoine-Marie Zaccaria, confesseur
Lettres de Saint Antoine-Marie Zaccaria
Sermon à ses confrères
Nous sommes fous à cause du Christ ; saint Paul, notre guide et notre protecteur, disait cela de lui-même, des autres Apôtres et de tous ceux qui professent la vie chrétienne et apostolique. Mais, frères très chers, cela ne doit pas nous étonner ou nous effrayer, car le serviteur n’est pas plus grand que son maître, l’esclave n’est pas plus grand que son seigneur. Ceux qui s'opposent à nous se font tort à eux-mêmes, mais ils nous procurent des mérites, car ils embellissent notre couronne de gloire éternelle, tandis qu'ils attirent sur eux la colère divine ; nous devons donc les plaindre et les aimer plutôt que les détester et les haïr. Nous devons même prier pour eux et ne pas nous laisser vaincre par le mal, mais vaincre le mal par le bien et amasser sur leurs têtes des charbons ardents, comme nous y exhorte l'Apôtre, c'est-à-dire leur prodiguer des témoignages d'affection. C'est ainsi qu'en voyant notre patience et notre douceur, ils reviendront à une meilleure conduite et seront gagnés par le feu de l'amour envers Dieu.
Malgré notre indignité, Dieu nous a choisis en nous tirant du monde, selon sa Miséricorde, pour que nous le servions en progressant de vertu en vertu, pour que nous méritions beaucoup de fruit par la persévérance, en trouvant notre gloire non seulement dans l'espérance de la gloire des fils de Dieu, mais encore dans nos épreuves.
« Voyez bien quelle est votre vocation », frères très chers. Si nous voulons la considérer attentivement, nous verrons facilement ce qu'elle exige. Nous qui avons entrepris de suivre, quoique de loin, les traces des saints Apôtres et des autres soldats du Christ, ne refusons pas de participer à leurs souffrances. « Courons avec endurance l’épreuve qui nous est proposée les yeux fixés sur Jésus, qui est à l'origine et au terme de la foi. »
Nous qui avons choisi ce grand Apôtre comme notre guide et notre père, et qui faisons profession de le suivre, essayons d'exprimer par notre conduite son enseignement et sa vie. Il ne faut pas que, sous un tel chef, nous soyons des soldats lâches ou fuyards, ni que nous soyons les fils dégénérés d’un si noble père.
Source : missel.free

( 830525 )
Dialogue du réconfort dans les tribulations de Saint Thomas More par ami de la Miséricorde (2017-07-05 00:56:28)
[en réponse à 830523]
XIX. UNE AUTRE OBJECTION. RÉPONSE
ANTOINE : (...) Un homme qui manque de patience dans ses malheurs ne peut être récompensé. Mais s'il souffre patiemment pour l'amour de Dieu, s'il se conforme aux désirs de Dieu, il sera récompensé en proportion de sa peine. Ceci apparaît dans plusieurs passages de l'Écriture, je vous en ai cités quelques-uns, je vous en citerai d'autres. Mais nulle part on ne voit qu'un riche ayant remercié le Seigneur de ses bienfaits, Dieu lui ait promis une récompense au ciel pour la seule et unique raison qu'il avait pris du bon temps sur la terre. Mais puisque je vous parle du véritable réconfort, de celui qui donne à l'homme l'espoir de gagner la faveur de Dieu, la rémission de ses péchés, la diminution de la peine du purgatoire ou encore une récompense dans le ciel, puisque de tels bienfaits ne sont accordés qu'au malheur subi avec patience et non au bonheur, même s'il est accepté avec reconnaissance, vous voyez bien que vous ne pouvez parler de deux fois plus de réconfort dans la prospérité.
En vérité, il y a bien plus de motifs de se sentir réconforté dans le malheur que dans le bonheur. D'abord, comme je vous l'ai déjà montré longuement, une prospérité continuelle, jamais interrompue par aucune épreuve, est un présage inquiétant de damnation. Il s'ensuit que, pour un cœur droit, une épreuve est un mobile de réconfort. Ensuite, l'Écriture nous dit qu'il y a plus d'avantages à retirer de l'épreuve que de la prospérité et l'Ecclésiaste dit : « Mieux vaut aller à la maison du deuil qu'à la maison du banquet ; car c'est ainsi que doit finir tout homme et le vivant y réfléchit » et un peu plus loin : « Le cœur du sage est dans la maison du deuil et le cœur des fous dans la maison de la joie » (Eccl., 7, 2). En vérité, quand l'Écriture recommande la joie humaine, il faut l'entendre comme une joie spirituelle ou encore comme un léger rafraîchissement de l'esprit, une légitime réaction contre la mélancolie. Dans l'Ancien Testament, la prospérité fut promise aux enfants d'Israël comme un don spécial de Dieu car, en ce temps-là, à cause de leur imperfection, il fallait les amener à Dieu par des perspectives plaisantes comme maintenant, pour faire étudier les enfants, on leur promet des bonbons. L'Écriture fait remarquer que les gens étaient comme des enfants et elle donne à leur maître Moïse le nom de « pédagogue ».(...)
Source : livres-mystiques.com
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde

( 830527 )
Avant 1897 : Septième jour dans l’Octave des Ss. Apôtres par Alexandre (2017-07-05 01:15:57)
[en réponse à 830523]
Le 5 Juillet
Septième jour dans l’Octave des Saints Pierre et Paul, Apôtres
Note :
En 1897, le bienheureux Antoine-Marie Zaccaria, barnabite italien († 1539), fut canonisé et sa fête fut introduite au calendrier de l’Église universelle à la date anniversaire de sa mort (dies natalis, en latin), le 5 juillet. Jusque-là, ce jour était le 7e dans l’Octave des Saints Pierre et Paul. A titre documentaire, on trouvera ci-après les textes que donnait jusque là le Bréviaire Romain réformé à la suite du Concile de Trente (1568) et héritier d’une tradition très ancienne.
Deuxième Nocturne
Sermon de saint Maxime, évêque
(De l’Homélie 5 sur les saints apôtres Pierre et Paul, après le début)
Leçon iv
Ne pensons pas, mes très chers frères, qu’il soit arrivé sans un dessein particulier de la Providence, que Pierre et Paul, ces princes très glorieux de la foi chrétienne, aient été condamnés par un même tyran, en un même jour et en un même lieu. Ils ont souffert la mort en un même jour, afin qu’ils parvinssent ensemble au Christ ; en un même lieu, pour que Rome ne manquât ni à l’un ni à l’autre ; sous un même persécuteur, en sorte qu’ils fussent victimes d’une égale cruauté. Un décret divin a choisi, je le pense, ce jour pour leur mérite, ce lieu pour leur gloire, ce persécuteur pour leur vertu. Mais enfin en quel lieu ont-ils subi le martyre ? Dans la ville de Rome, qui est considérée comme la première ville et la capitale du monde ; et c’est afin que là où se trouvait le foyer de la superstition, reposât un foyer de sainteté ; et qu’au lieu où habitaient les principaux des Gentils, vinssent demeurer les princes de l’Eglise.
Leçon v
De quel mérite sont les bienheureux Pierre et Paul, nous le pouvons inférer de ce fait que le Seigneur, ayant illustré les régions de l’Orient par sa Passion, a daigné éclairer les plages de l’Occident en y laissant verser le sang de ses Apôtres au lieu du sien, afin qu’elles ne parussent pas en quelque sorte inférieures aux premières. Et bien que la Passion du Christ suffise à notre salut, il nous a cependant accordé aussi le martyre de ces deux Saints comme un exemple. C’est donc en ce jour que les bienheureux Apôtres versèrent leur sang. Mais voyons le motif pour lequel ils ont enduré ces supplices: c’est qu’entre autres miracles ils ont, par leurs prières, obtenu la chute de Simon le Magicien, qui s’était élevé dans les airs.
Leçon vj
Simon prétendait être le Christ, et assurait pouvoir monter, en volant jusqu’à Dieu, comme le Fils vers son Père ; et, s’étant élevé soudain par des artifices magiques, il avait commencé à voler: alors Pierre, ayant fléchi les genoux, pria le Seigneur, et, par sa sainte supplication, vainquit la légèreté due à la magie. Son oraison monta au Seigneur plus rapidement que le vol de Simon, et la juste demande devança l’inique présomption. Pierre agenouillé sur la terre obtint ce qu’il demandait ; bien avant que Simon ne parvînt aux cieux où il tendait. Alors donc Pierre le fit descendre du haut de l’air comme s’il eût été enchaîné, et, dans sa chute, le magicien, heurtant contre un rocher, se brisa les jambes ; et cela advint pour que son entreprise aboutît à la confusion, en sorte que celui qui, peu auparavant, avait essayé de voler, ne pouvait tout à coup plus marcher ; et que celui qui avait pris des ailes perdît l’usage des pieds.
Au troisième nocturne
Lecture du saint Évangile selon saint Matthieu
(Ch. 19,27-29)
Leçon vij
En ce temps-là : Pierre dit à Jésus : « Voici que nous avons tout quitté, et que nous vous avons suivi ; qu’y aura-t-il donc pour nous ? » Et le reste.
[Commun des Apôtres]
Homélie de saint Jérôme, prêtre
(Sur Matthieu, l. 3, ch. 19)
Confiance admirable ! Pierre était pêcheur, il était loin d’être riche, il gagnait sa vie par le travail de ses mains, et cependant il dit avec la plus grande assurance : « Nous avons tout quitté » (v. 27). Et, comme tout quitter ne suffit pas, il ajoute ce qui est parfait : « Et nous vous avons suivi » (ibidem) ; nous avons fait ce que vous avez commandé, que nous donnerez-vous en récompense ? Jésus leur répondit : « Je vous dis en vérité que pour vous qui m’avez suivi, lorsqu’au temps de la régénération le Fils de l’homme sera assis sur le trône de sa gloire, vous serez aussi assis sur douze trônes et vous jugerez les douze tribus d’Israël » (v. 28). Le Sauveur ne dit pas : vous qui avez tout quitté ; car cela le philosophe Cratès l’a fait, et une foule d’autres ont méprisé les richesses, mais il dit : « vous qui m’avez suivi », ce qui est le propre des Apôtres et des fidèles.
Leçon viij
Lorsqu’au jour de la résurrection, le Fils de l’homme sera assis sur le trône de sa gloire, quand les morts sortiront, incorruptibles désormais, de la corruption du tombeau, vous serez, vous aussi, assis sur des trônes de juges et vous condamnerez les douze tribus d’Israël, parce que, tandis que vous embrassiez la foi, elles l’ont repoussée. « Et quiconque aura quitté pour moi, ou maison, ou frères, ou sœurs, ou père, ou mère, ou femme, ou enfants, ou terres, recevra le centuple et possédera la vie éternelle » (v. 29). Ce passage concorde avec cette autre déclaration du Sauveur : « Je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive ; car je suis venu séparer le fils d’avec le père, la fille d’avec la mère, la belle-fille d’avec la belle-mère, et l’homme aura pour ennemis ceux de sa propre maison » (Mt 10,34). Ceux donc qui pour la foi de Jésus-Christ et la prédication de l’Évangile, auront sacrifié toutes les affections, renoncé aux richesses et aux plaisirs du monde, recevront le centuple et posséderont la vie éternelle.
Leçon ix
Certains esprits s’appuient sur cette promesse pour imaginer une période de mille ans après la résurrection, période pendant laquelle nous recevrions le centuple de ce que nous avons quitté et ensuite la vie éternelle ; ils ne réfléchissent pas que si cela paraît convenable pour la plupart des biens, il serait ridicule, sous le rapport des femmes, que celui qui aurait quitté son épouse pour le Seigneur, en reçoive cent dans la vie future. Voici dons le sens de cette promesse : celui qui, pour l’amour du Sauveur aura quitté les biens charnels recevra des biens spirituels, lesquels, par leur valeur propre et comparés aux premiers, leur sont aussi supérieurs que le nombre cent l’est à un petit nombre.