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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 830384 )03/07 St Irénée, évêque et martyr et avant 1960 St Léon II, pape et confesseur par ami de la Miséricorde (2017-07-03 00:20:57) 



St Irénée, évêque et martyr

Témoignage de Saint Irénée sur les écrits du Nouveau Testament

Prière de Saint Irénée

Avant 1960 : St Léon II, pape et confesseur
images/icones/marie.gif  ( 830385 )Dialogue du réconfort dans les tribulations de Saint Thomas More par ami de la Miséricorde (2017-07-03 00:22:24) 
[en réponse à 830384]

XIX. UNE AUTRE OBJECTION. RÉPONSE

VINCENT : (...) Sur ce point, il me semble que tous les hommes de bonne foi seront d'accord. Dans la douleur, tout homme qui n'est pas complètement stupide ou foncièrement mauvais en appelle à Dieu, non pas timidement, mais de tout son cœur, tant il souhaite être soulagé. Cependant quand nous sommes riches et prospères, notre esprit ne vagabonde-t-il pas tandis que nos lèvres murmurent des prières ? Je sais qu'au cours de certaines maladies, dans certains malheurs, il serait difficile de dire de longues prières à matines. Pourtant, certains agonisants disent dévotement les sept psaumes et d'autres prières, avec le prêtre qui leur administre l'extrême-onction. Mais Dieu ne l'exige pas, et il y en a qui souffrent trop ou qui n'ont pas le courage d'articuler toutes ces formules. Qu'ils élèvent donc leur cœur, sans prononcer une parole. Le Seigneur préfère ce genre de prière dans ces circonstances à une longue liturgie offerte par des bien-portants. Les martyrs, dans leur agonie, n'articulaient pas de longues invocations, mais un mot de leur bouche à ce moment de grande douleur était bien plus précieux que les longues prières qu'ils avaient adressées au Seigneur avant leur supplice.

De grands Docteurs disent que le Christ, quoique vrai Dieu et comme tel jouissant avec son Père d'une éternelle félicité, s'acquit des mérites en tant qu'homme, non seulement pour nous mais aussi pour lui-même. À l'appui de cette thèse, ils citent ces paroles de saint Paul : « Le Christ s'est humilié jusqu'à la mort, jusqu'à la mort sur la croix. Pour cela, Dieu l'a exalté. Le nom de Jésus est au-dessus de tous les noms. Au nom de Jésus, tous les genoux doivent plier aussi bien au ciel que sur la terre et en enfer. Toute bouche doit proclamer que le Seigneur Jésus-Christ est dans la gloire de Dieu son Père » (Phil., 2, 8-11). Si ces savants ont raison, si Notre-Seigneur a mérité non seulement pour nous mais aussi pour lui, il semble bien que ses différentes actions n'ont pas été toutes également méritantes. En lavant les pieds de ses disciples, il mérita moins que pendant sa Passion ; pendant son sommeil, moins que quand il était éveillé et qu'il priait ; ses prières elles-mêmes n'eurent peut-être pas toutes le même mérite. Il ne pouvait dire que des oraisons infiniment supérieures à celles des autres hommes, mais elles ne furent pas toutes équivalentes, certaines étant très supérieures aux autres. Ainsi celles qu'il dit dans sa passion et dans son agonie me paraissent l'emporter sur les autres. La première, quand il tomba trois fois, prostré dans son agonie, quand la peur d'une mort cruelle et toute proche secouait son corps sacré, et qu'une sueur de sang coulait sur le sol. (...)

Source : livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
images/icones/attention.gif  ( 830395 )Erratum par ami de la Miséricorde (2017-07-03 10:44:55) 
[en réponse à 830385]

Il ne s'agit pas de VINCENT mais d'ANTOINE qui prononce ce discours
Mea Culpa
images/icones/bible.gif  ( 830386 )Avant 1920 : Cinquième jour dans l’Octave des Ss. Apôtres par Alexandre (2017-07-03 00:30:25) 
[en réponse à 830384]



Le 3 Juillet

Cinquième jour dans l’Octave des saints Pierre et Paul, apôtres

Note :
En 1920, la fête de saint Irénée, évêque de Lyon et martyr († vers 202), fut introduite à la date du 28 juin (en 1960, elle sera déplacée au 3 juillet pour restaurer la vigile des Saints Pierre et Paul).
La fête de saint Léon II, pape († 683), qui se trouvait alors à cette date du 28 juin, fut déplacée au 3 juillet, qui était alors le 5e jour dans l’Octave des Saints Pierre et Paul.
A titre documentaire, voici les textes que donnait jusque là le Bréviaire Romain, tel qu'il a été réformé par le Concile de Trente.

Au deuxième Nocturne

Sermon de saint Léon, pape
(Sermon 82 sur la fête des Ss. Apôtres Pierre et Paul, vers la fin)

Leçon iv
« Précieuse est devant le Seigneur la mort de ses saints » (Ps 115,15) ; et une religion fondée sur le mystère de la croix de Jésus-Christ ne peut être détruite par aucun genre de cruauté. Les persécutions n’amoindrissent pas l’Église, elles l’accroissent, au contraire ; et le champ du Seigneur se revêt toujours d’une plus riche moisson, lorsque les grains qui tombent en terre seuls renaissent multipliés. Aussi quelle abondance de rejetons ont produite Pierre et Paul, ces deux germes incomparables de la divine semence, ils l’attestent, ces milliers de bienheureux martyrs, émules des triomphes apostoliques, qui ont entouré notre Ville de leurs multitudes empourprées, répandant au loin un vermeil éclat, et l’ont comme couronnée d’un diadème par la beauté de toutes ces pierres précieuses réunies.

Leçon v
Sans doute, mes bien-aimés, en célébrant la mémoire de tous les saints, nous devons nous réjouir en général du secours que Dieu nous a ménagé dans l’exemple de ces martyrs, pour nous faire imiter leur patience et pour confirmer notre foi. Mais nous avons lieu de nous glorifier davantage, lorsque nous honorons l’excellence de ces deux Pères ; la grâce divine ayant voulu les élever si haut parmi tous les membres de l’Église, qu’ils fussent ensemble la lumière et comme les deux yeux de ce corps dont le Christ est la tête. Aussi, en parlant de leurs mérites et de leurs vertus, qui dépassent tout ce qu’on en peut dire, ne devons-nous faire aucune différence, aucune distinction, puisqu’ils ont eu en partage et une élection semblable, et des travaux communs, et une mort également glorieuse.

Leçon vj
Or, d’après ce que nous avons ressenti nous-mêmes et ce qu’ont éprouvé nos ancêtres, nous croyons et nous avons la confiance que les prières secourables de nos patrons spéciaux nous feront obtenir la miséricorde de Dieu ; en sorte que, autant le poids de nos péchés nous accable, autant les mérites de nos deux Apôtres nous aident à nous relever, par notre Seigneur Jésus-Christ qui, avec le Père et l’Esprit-Saint, possède la même puissance et la même divinité dans les siècles des siècles. Amen.

Au troisième Nocturne

Lecture du Saint Évangile selon saint Matthieu
Leçon vij
(ch. 19)
En ce temps-là, Pierre dit à Jésus: « Voici que nous avons tout quitté pour vous suivre, qu’y aura-t-il donc pour nous? » Et le reste.

Homélie de saint Bède le vénérable, prêtre
(Homélie pour la fête de saint Benoît)

Celui-là est parfait qui vend tout ce qu’il possède, en donne le prix aux pauvres, et vient se mettre à la suite de Jésus-Christ, aussi aura-t-il dans les cieux un trésor inépuisable. C’est pourquoi Pierre ayant bien posé la question, Jésus répond à ces sortes de personnes : « En vérité, je vous dis que vous qui m’avez suivi, lorsque, à la régénération, le Fils de l’homme sera assis sur le trône de sa gloire, vous aussi, vous serez assis sur douze trônes, jugeant les douze tribus d’Israël » (Mt 19,28). Par ces paroles il apprenait à ceux qui travaillent pour la gloire de son nom en cette vie qu’ils ont à espérer une récompense dans l’autre vie, au temps de la régénération, c’est-à-dire lorsque en ressuscitant nous renaîtrons pour une vie immortelle, nous qui, nés mortels, ne vivions que d’une vie périssable.

Leçon viij
Et c’est une récompense bien juste que ceux qui ont ici-bas méprisé toute élévation pour Jésus-Christ aient, à la fin du monde, l’insigne honneur d’être juges avec lui, et que n’ayant pu être détournés de ses traces par aucune considération, ils siègent à ses côtés. Mais comme il est parlé de douze trônes, qu’on ne s’imagine pas qu’il n’y aura point d’autres juges que les douze Apôtres, y compris Matthias, élu pour remplacer le traître Judas. De même que les douze tribus d’Israël ne seront pas seules à subir le jugement, car alors la tribu de Lévi, qui est la treizième, se retirerait sans avoir été jugée.

Leçon ix
Et Paul, qui est le treizième Apôtre, serait exclu du privilège de juger, bien que lui-même ait dit: « Ne savez-vous pas que nous jugerons les anges ? combien plus les choses du siècle ? » (1 Co 6,3) Or, il faut savoir que tous ceux qui, à l’exemple des Apôtres, auront quitté tous leurs biens pour suivre le Christ, viendront juger avec lui ; comme aussi le genre humain tout entier sera soumis au jugement. Mais parce que, dans l’Ecriture, l’emploi du nombre douze marque fréquemment l’universalité, les douze trônes des Apôtres figurent toute l’assemblée des juges, et les douze tribus d’Israël, la totalité de ceux qui doivent être jugés.
images/icones/livre.gif  ( 830392 )Millénarisme par Exocet (2017-07-03 08:25:25) 
[en réponse à 830386]

Saint Irénée était un millénariste pur et dur, comme en témoigne son oeuvre majeure "Contra haereses", livre 5. C'est certainement la raison pour laquelle un catolique peut être millénariste sans être hérétique, même si c'est très mal vu. C'est un aspect de l'oeuvre de saint Irénée qui a été occulté par l'Eglise.
images/icones/1i.gif  ( 830394 )C'est une chose par Jean-Paul PARFU (2017-07-03 10:07:37) 
[en réponse à 830392]

de vouloir interpréter, (parfois de manière erronée, parce que les premiers chrétiens pensaient proche le retour du Christ et la Parousie), la période de mille ans, dont parle le Livre de l'Apocalypse de St Jean, donnée à l'Eglise pour se développer, et c'est autre chose d'être "millénariste" !

Le millénarisme est une forme de sécularisation du christianisme qui croit possible et travaille à l'établissement d'un Paradis sur la Terre.

Il ne s'agit pas, par là, de vouloir travailler à une amélioration de notre condition sur Terre, ce qui a priori ne poserait pas de problèmes, mais finalement de ne plus considérer la vie ici-bas comme un passage, mais de n'avoir en vue, comme fins dernières, que ce monde !

Cette conception des choses n'est pas seulement condamnable d'un point de vue chrétien parce qu'elle serait "naturaliste", mais plus grave encore parce qu'elle est en réalité une sécularisation du surnaturel. Elle est ainsi notamment à l'origine de tous les messianismes et de toutes les idéologies modernes, notamment le matérialisme libéral, socialiste et communiste !

Le Paradis terrestre, lorsqu'il existait, n'était pas la fin ultime de l'Homme et en outre, l'Homme a été chassé de ce Paradis dont les portes sont depuis closes. Le Paradis sur Terre n'est plus possible sur Terre et ceux qui pensent pouvoir le rouvrir créent en réalité l'enfer sur Terre !
images/icones/fleche2.gif  ( 830410 )précision par Lycobates (2017-07-03 17:44:06) 
[en réponse à 830386]


Note : En 1920, la fête de saint Irénée, évêque de Lyon et martyr († vers 202), fut introduite à la date du 28 juin (en 1960, elle sera déplacée au 3 juillet pour restaurer la vigile des Saints Pierre et Paul). La fête de saint Léon II, pape († 683), qui se trouvait alors à cette date du 28 juin, fut déplacée au 3 juillet, qui était alors le 5e jour dans l’Octave des Saints Pierre et Paul. A titre documentaire, voici les textes que donnait jusque là le Bréviaire Romain, tel qu'il a été réformé par le Concile de Trente.



En vous remerciant de vos contributions toujours utiles, je remarque que s'il est vrai qu'en 1960 la vigile des Apôtres fut "revalorisée" (une fois n'est pas coutume) en lui donnant le rang de "2e cl.", elle n'était pas inexistante pour autant avant cette réforme, même après l'introduction de saint Irénée au rang double dans le calendrier universel quarante ans plus tôt.
Car le 28 juin, où il y a l'obligation du choeur, s'il est vrai qu'on célèbre après Tierce en dehors du choeur la messe conventuelle de saint Irénée sans mémoire de la Vigile, mais avec mémoire de l'Octave de saint Jean, il est vrai aussi qu'après None on dit dans le choeur (cum assistentia Choralium) une autre messe conventuelle, de la Vigile sans mémoire de l'office occurrent, mais avec la deuxième oraison Concede (de B.M.V.) et la troisième contre les persécuteurs de l'Église ou, lorsque c'est possible, pour le Pape.

Dans les églises sans obligation de choeur, donc non collégiales ou conventuelles, le célébrant a toujours la possibilité (ad libitum Celebrantium), pour les messes basses, et si l'office occurrent est double ou semi-double, de célébrer ou bien la messe de saint Irénée, avec mémoire de l'Octave de saint Jean et de la Vigile, et le dernier évangile de la Vigile, ou bien la messe de la Vigile, avec mémoire de saint Irénée et de l'Octave de saint Jean.
Il n'est donc pas trop rare, dans une église ou chapelle desservie par plusieurs prêtres, de pouvoir assister aux deux messes ou de pouvoir choisir sa messe.
D'ailleurs le missel de 1920 reprend les textes des deux messes in extenso au 28 juin.
Voir pour les rubriques Additiones et Variationes I.
images/icones/hein.gif  ( 830437 )Éclairage de lanterne sur la messe de s. Irénée, s.v.p…. par Eucher (2017-07-04 00:04:03) 
[en réponse à 830384]

Les oraisons propres de cette fête ont retenu mon attention en ce que si la collecte reflète bien le combat qu’eut à livrer l’évêque de Lyon contre les hérésies de son temps, la secrète et la postcommunion semblent toutes deux l’invoquer contre des ennemis aux armes bien réelles aux frontières de la chrétienté.
De qui s’agit-il ? La date de composition de cette messe pourrait donner quelques indices quant à l’identité de ces ennemis : barbares païens voir ariens ? Huns ? Protestants armés jusqu’aux dents pour infliger à Lyon leur fureur iconoclastique ?

-Eucher, bien perplexe.
images/icones/idee.gif  ( 830439 )Lumière ! par Exocet (2017-07-04 08:24:00) 
[en réponse à 830437]

L'ennemi désigné par saint Irénée, c'était la gnose. D'où le titre exact de son oeuvre : "Contre les hérésies. Dénonciation et réfutation de la gnose au nom menteur". Quant aux protestants, il sont apparus quelques siècles plus tard ...
images/icones/1a.gif  ( 830440 )Un peu plus de lumière ! par origenius (2017-07-04 08:49:52) 
[en réponse à 830439]

Premier mouvement vous déclarez :


L'ennemi désigné par saint Irénée, c'était la gnose.



Dis comme ça certainement pas. C'est pour faire plaisir aux copains.

Ensuite vous déclarez :


D'où le titre exact de son œuvre : "Contre les hérésies. Dénonciation et réfutation de la gnose au nom menteur".



Il est curieux que vous soyez plus précis en donnant le titre exact.
Vous auriez pu commencer par..... Le titre exact.

Un peu de logique.

Vous êtes, Exocet, mi-ssile mi-logique et j'ai mille fois raison de vous le signaler.

Bonne journée à vous.

Origenius

images/icones/fleche3.gif  ( 830441 )Encore un peu plus de lumière svp ... par Exocet (2017-07-04 09:00:37) 
[en réponse à 830440]

J'ai du mal à saisir la subtilité du mi-lefeuille de votre raisonnement Origenius ...
images/icones/neutre.gif  ( 830458 )[réponse] par Yves Daoudal (2017-07-04 12:59:21) 
[en réponse à 830437]

La messe de saint Irénée a été fabriquée au lendemain de la Première Guerre mondiale. On y insiste lourdement, avec des gros sabots, sur le fait que Irénée veut dire Paix, et donc on joue sur le contraste avec la terrible guerre qu'on vient de vivre.
images/icones/fleur.gif  ( 831401 )Merci par Eucher (2017-07-15 00:18:01) 
[en réponse à 830458]

Exactement la réponse qu'il me fallait. Où trouver de telles informations? Le Bruylants?
Merci d'avance,
Eucher.
images/icones/5a.gif  ( 831425 )Euh... par Yves Daoudal (2017-07-15 12:24:39) 
[en réponse à 831401]

Je découvre grâce à vous ce Bruylants dont je n'avais jamais entendu parler.

Je me contente du site Introibo. Le cardinal Schuster et dom Pius Parsch relèvent l'insistance sur la paix, en la rapportant à ce que fit saint Irénée. Mais la date de cette liturgie m'a fait penser que cette insistance avait aussi à voir avec la guerre dont on sortait.