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Dialogue du réconfort dans les tribulations de Saint Thomas More par ami de la Miséricorde (2017-06-30 00:35:11)
[en réponse à 830245]
XVIII. CONSOLATIONS DIVINES OU CONSOLATIONS DIABOLIQUES
ANTOINE : (...) Mais il en est que cet appel de Dieu aigrit, au lieu de les amender. Ils ne veulent pas se débarrasser de leurs mauvais penchants, surtout s'ils doivent y laisser beaucoup d'argent ou encore changer radicalement leur existence. Alors, Dieu, dans sa grande bonté, continuera à les tourmenter. Eux, par méchanceté, prétendent se détourner de lui et cherchent à se débarrasser de leur obsession en s'étourdissant de plaisirs et en s'enfonçant dans ces péchés qui déplaisent tant au Seigneur. Ils finissent par lasser Dieu qui à son tour les repousse. Quand un pécheur s'endurcit au point de toucher le fond, il ne craint plus rien, sauf la perte de ses biens matériels. Il sait pourtant que ceci doit lui arriver fatalement avec la mort. Hélas, à ce moment revient aussi son angoisse. À quoi bon un lit douillet, une plaisante compagnie, tout un cortège d'honneurs ? Il gît, haletant sur sa couche, la conscience torturée et craignant le jugement. Le diable est là, qui le pousse au désespoir en présentant à son imagination des tableaux de l'enfer et cette fois le misérable ne croira plus qu'il s'agit d'une fable, et s’il prétend le croire encore, il verra bientôt que ce n'en est pas une. Ah ! Malheur à ceux qui n'y ont point pensé à temps !
Dieu se réjouirait de voir les hommes se tourner vers lui dans l'épreuve mais, la plupart du temps, ils s'enfoncent plus avant dans leur erreur, prennent conseil auprès de gens de leur espèce et, finalement, sombrent dans le néant.
J'en ai vu qui, sur leur lit de mort et soutenus par des coussins, jouaient aux cartes. Cela les aidait, disaient-ils, à écarter leurs hantises.
Et à quelles hantises faisaient-ils allusion, croyez-vous ? À celles dont je viens de vous parler, n'en doutez pas ! Ils pensaient sans cesse à leur vie dissolue, au péril que courait leur âme, au ciel, à l'enfer et ces images leur faisaient mal. Alors, ils les chassaient par le jeu. Et ils jouèrent ainsi jusqu'à ce que le trépas les empêchât de compter leurs points. Leurs partenaires alors s'esquivèrent subrepticement, mais ils ne tardèrent pas à rencontrer « le mort ». À quel jeu jouèrent-ils alors ? Dieu seul le sait. Je crains que ce ne fût un jeu cruel.
Il y en a qui, dans leur malheur, font comme le roi Saül et ont recours au démon. Ce roi avait ordonné que fussent mis à mort tous ceux de ses sujets qui pratiquaient la sorcellerie et la nécromancie. (...)
Source : livres-mystiques.com
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde