
( 830206 )
La Croix: deux articles, un malaise par ptk (2017-06-29 12:14:50)
La Croix publie, hier et aujourd'hui, deux articles de N. Senèze qui suscitent et, peut-être, traduisent un malaise.
Dans les deux articles, l'auteur, soutien manifeste du Souverain Pontife actuellement régnant, donne une impression d'agressivité à l'encontre de ceux qui ne partagent pas son enthousiasme.
Il accuse les quatre cardinaux auteurs des dubia de créer eux-mêmes le sentiment de confusion et de désarroi que les ambigüités d'AL ont suscité chez les fidèles. Il semble sous-entendre que d’aucuns pousseraient le Saint Père vers la retraite, voire le menaceraient, et constate que certains résistent aux réformes, s’arc-boutent sur des positions passées et ne savent plus regarder la réalité en face.
Ce faisant, et comme il l’admet lui-même, il reconnait que le Pape rencontre des difficultés, notamment avec la « puissante administration du patrimoine du Siège Apostolique », mais ce ne sont là que résistance de féodalités, qui répugnent à la transparence.
Il n’en claironne pas moins que la décentralisation en cours permettra heureusement que ce qui est péché en Pologne soit bon en Allemagne et que ce qui est interdit à Philadelphie puisse être licite à Malte ; que le Pape, en bonne forme, n’entend pas s’arrêter en si bon chemin, ne freinera pas ses réformes vers la constitution d’un Eglise plurielle, aux visages différents qui sait s’adapter aux sociétés dans lesquelles elle est insérée pour mieux y porter l’Evangile.
Ces articles peuvent traduire le malaise qu’éprouve le chroniqueur à constater que les volontés du Chef de l’Eglise sont (ou seraient) contrecarrées par ceux-là mêmes qui devraient l’assister. Ils suscitent aussi un malaise en ce que nulle objectivité n’y apparaît. L’auteur a clairement « choisi » son camp et exprime une forme de mépris envers ceux qu’il ne reconnait pas comme y appartenant aussi. Aucune analyse réelle n’est effectuée ni sur le fond des « réformes », nécessairement bonnes, ni sur celui des critiques, nécessairement passéistes et anti-évangéliques.
La Croix ne pourrait-elle confier les affaires de Rome à un journaliste ? Une telle décision permettrait peut-être à ses lecteurs d’être informés de ce qui s’y passe !

( 830213 )
de la naïveté ... par Luc Perrin (2017-06-29 13:09:41)
[en réponse à 830206]
Votre commentaire m'a fait sourire du début à la fin qui est un morceau d'anthologie. Cela pourrait figurer dans un manifeste LREM :-)
Comme s'il y avait des "journalistes" à La Croix qui a autant de notion de l'objectivité qu'un showman à BFM-TV ou J-J. Bourdin ou P. Cohen dans une interview. Ou un intervenant de Fox News. La Croix est un journal d'opinion qui défend des positions partisanes tant dans la société française que dans l'Église catholique.
Dans l'Église, le journal a toujours soutenu les courants néo-libéraux et néo-modernistes depuis les années 1950-1960. Avec une prudence de ton et un enrobage destiné à tromper le gogo mal informé.
Comme si, par ailleurs, une journaliste authentique pouvait lui-même atteindre à l'objectivité : il peut s'y efforcer au mieux mais y arriver, non.
Enfin Nicolas Senèze, il suffit d'écrire son nom pour deviner ce qui sera écrit ensuite. Vous semblez le découvrir ... comme les touchants naïfs qui en 2013 tremblaient de joie fébrile à l'écoute du nom du Pontife élu pensant que par opération subite du Saint Esprit devenu François J M. Bergoglio serait en quelque sort mort à lui-même et aurait pris un esprit tout autre dans le même corps.
Les miracles se produisent certes mais ils sont plutôt rares. Autrement ne soyons pas si étonnés quand le bras de "son Fils" s'apesantit. Un extrait intéressant du message (officiel et reconnu) de Notre Dame à La Salette :
"S’ils se convertissent, les pierres et les rochers deviendront des monceaux de blé et les pommes de terre seront ensemencées par les terres.
Faites-vous bien votre prière, mes enfants ?
Pas guère, Madame.
Ah ! Mes enfants, il faut bien la faire, soir et matin, ne diriez-vous seulement qu’un "Notre Père" et un "Je vous salue". Et quand vous pourrez mieux faire, dites-en davantage.
L’été, il ne va que quelques femmes un peu âgées à la Messe. Les autres travaillent le dimanche tout l’été, et l’hiver, quand ils ne savent que faire, ils ne vont à la Messe que pour se moquer de la religion.
Le Carême, ils vont à la boucherie, comme les chiens."
Ces catholiques "cafétéria" qui ne "vont à la Messe que pour se moquer de la religion" existaient de longue date. Piètre consolation me direz-vous.

( 830214 )
La morale par Rémi (2017-06-29 13:23:44)
[en réponse à 830213]
"et en même temps" ...
Bien vu, pour l'aspect "En Marche" ...