Le Forum Catholique
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( 830175 )
Les cardinaux nommés depuis 2013 bientôt majoritaires par Paterculus (2017-06-28 22:32:37)
Avec les cardinaux créés au consistoire de ce jour, cela fait 61 cardinaux choisis par le Souverain Pontife actuellement régnant.
Sur ces 61, 49 ont moins de 80 ans : en cas de conclave, avec ceux qui ont déjà voté pour le cardinal Bergoglio, il y aurait donc sans doute une majorité en faveur d'une continuation de la pastorale qui a cours à Rome aujourd'hui.
Source :
le Figaro
Votre dévoué Paterculus

( 830194 )
Pas sûr par Regnum Galliae (2017-06-29 09:59:04)
[en réponse à 830175]
Les cardinaux de Pie XII ont voté pour Roncalli (à moins qu'ils n'aient d'abord voté pour Siri, mais c'est une autre histoire). Ceux de Jean XXIII/Paul VI ont élu Luciani puis Wojtyla et les cardinaux de Jean-Paul II et Benoit XVI ont choisi Bergoglio.
Finalement, il y a une alternance comme partout, à moins qu'un cardinal En Marche vienne brouiller les pistes et tromper les moutons !

( 830216 )
Tant qu'à faire. par Steve (2017-06-29 16:34:53)
[en réponse à 830194]
Au lieu de faire confiance à "l'alternance" (sous réserve d'inventaire), ils ne se confieraient pas au Saint-Esprit ?

( 830218 )
La différence par Paterculus (2017-06-29 17:41:46)
[en réponse à 830194]
Les papes précédents nommaient des cardinaux de tous bords.
VdP

( 830220 )
en partie juste Paterculus par Luc Perrin (2017-06-29 18:08:52)
[en réponse à 830218]
en partie seulement.
Les sièges dits cardinalices, pratique avec laquelle le pape François paraît rompre, assuraient une certaine diversité.
Quand les choix sont exclusivement personnels, le risque de favoriser une "école" au détriment des autres est plus élevé.
Ceci dit et pour être juste, objectif le plus possible ..., les choix marqués ont aussi été le fait des Pontifes précédents : difficile de ne pas voir dans la nomination (non électeur il est vrai) du cardinal Brandmüller un choix personnel de Benoît XVI, idem pour de Lubac et Lustiger pour Jean-Paul II, idem pour Journet par Paul VI etc.
Les choix de François sont plus connotés mais pas toujours : le nouveau cardinal de Bamako est-il un kaspérien de pointe ? J'en doute fort. Les deux précédents cardinaux africains nommés par François sont des Wojtyliens de stricte obédience.
La remarque qui a été faite dans le fil qu'on ne peut guère préjuger de l'issue d'un conclave est très pertinente : en dehors de 1939 où le grand favori a été élu de même qu'en 1963, 1903 - 1922 - 1958 - 1978 (les 2) - 2005 et 2013 donc tous les conclaves des XXe-XXIe siècle sauf deux ont produit des élus parfois complètement inattendus (ex. saint Pie X, saint Jean XXIII et Jean-Paul Ier) ou dont l'élection n'était en rien assurée au départ.
Vérifiant l'adage : qui entre pape au conclave en sort cardinal.

( 830221 )
[réponse] par Regnum Galliae (2017-06-29 18:17:10)
[en réponse à 830220]
Je dirais qu'en 1963, le grand favori était Siri (qu'une rumeur dit avoir été élu, mais écartons-la). Roncalli était donc outsider.
En revanche, en 2005, Benoit XVI était le grand favori.
Avec 1939, nous sommes toujours à deux cas où celui qui est entré pape au conclave en est sorti pape !

( 830222 )
Octobre 1958 par Jean-Paul PARFU (2017-06-29 18:22:16)
[en réponse à 830221]
et non juin 1963 pour Siri-Roncalli !

( 830252 )
En effet par Regnum Galliae (2017-06-30 09:21:16)
[en réponse à 830222]
veuillez m'excuser pour cette erreur d'inattention

( 830296 )
2005 "grand favori" ? par Luc Perrin (2017-06-30 19:20:21)
[en réponse à 830221]
il faut le dire vite... il était parmi les papabili oui indubitablement mais son élection rapide fut quand même une surprise après son grand discours précédant le conclave où il prenait carrément le contrepied de ce qui était la politique à suivre pour une partie des cardinaux, ceux qui soutenaient l'orientation Martini/Kasper.
Je n'étais pas seul à y voir une sorte de "testament" de celui qui aurait une part essentielle à l'élection mais ne serait pas l'élu.
Beaucoup de vaticanistes disaient qu'il n'atteindrait pas les 2/3 et on spéculait sur une élection longue avec le risque de majorité simple que Jean-Paul II avait imprudemment instauré.
La candidature alors minoritaire d'un cardinal argentin avait été présentée pour bloquer l'élection de Joseph Ratzinger : ledit cardinal avait alors déclaré qu'il ne pourrait pas accepter la charge et c'est ce retrait qui a permis, en l'absence de figure alternative pour le courant progressiste et woyjtilien flottant, à la majorité ratzinguérienne de coaguler et de franchir le cap des deux tiers.
En bref l'élection de Benoît XVI n'était pas certaine au premier jour du conclave.