Le Forum Catholique
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( 829865 )
Pratique religieuse catholique: où se trouve le bug? par Mboo (2017-06-23 15:58:39)
Salut à tous.
il y a une situation qui ébranle très souvent ma Foi en me faisant beaucoup douté: la rareté (rareté est un euphémisme en passant), la rareté je disais, des témoignages de vie réellement transformée chez des catholiques pratiquants.
Comment chez des personnes qui prennent régulièrement des sacrements (surtout l'eucharistie), qui ont une vie de prières régulières, bref chez ceux qui ont une pratique religieuse catholique régulière on ne voit pratiquant aucun témoignage d'une transformation de vie chrétienne?
Quand on jette un coup d’œil chez les membres du clergé ou chez des religieux, on est plus scandalisé. En principe, les membres du clergé et des religieux qui de par leur devoir d'état prennent quotidiennement l'eucharistie, méditent quotidiennement la parole de Dieu, ont une culture théologique au dessus de la moyenne, qui ce sont engagé à avoir une vie de détachement par rapport au "monde" il devrait avoir en proportion plus de témoignages de vie chrétienne authentique et au dessus de la moyenne, un membre du clergé ou un religieux devrait témoigner d'une vie vertueuse largement au dessus de la moyenne. Pourquoi de tels témoignages sont rarement visibles?
Quand dans ma propre vie de Foi j'ai des difficultés à progresser et que autours de moi je ne vois pas de témoignage véritable de vie porteuse de fruit cela me fait beaucoup douter...

( 829869 )
Ca dépend par Leopardi (2017-06-23 17:17:14)
[en réponse à 829865]
Ca dépend de ce que vous considérez comme un témoignage chrétien.
Tout le monde n'est pas voué à devenir Padre Pio.
Mais il existe probablement de nombreux saints qu'on ne devine qu'en les fréquentant et dont l'aspect extérieur ne laisse que peu transparaître...

( 829871 )
Oui. Et puis Ste Thérèse de l'E.-Jésus... par Père M. Mallet (2017-06-23 18:01:04)
[en réponse à 829869]
Oui, il est très difficile de déceler la vertu du prochain.
Du temps où j'étais religieux, j'avais entendu un moine dire au sujet d'un autre :
"Le Frère N***, je ne l'ai jamais entendu dire du mal d'un autre".
Admirable pour tous les deux !
Du second, de ne jamais dire du mal d'un autre,
et le premier, d'avoir réussi à le remarquer.
Ainsi, la vertu n'est pas toujours spectaculaire, et à cause de notre propre misère, nous avons tendance à voir surtout les défauts des autres et non leurs qualités, qui ne sont pas nécessairement visibles.
Etes-vous capables de discerner si votre prochain est un modèle de vertu, ou bien s'il est en état de péché mortel (par exemple pour adultère) ?
L'anecdote de notre chère Ste Thérèse nous le rappelle :
sur son lit de mort, elle entendit une soeur dans le couloir dire : "Soeur Thérèse va mourir, et je me demande bien ce que la Supérieure pourra dire pour faire son éloge, car elle n'a jamais rien fait d'extraordinaire".
Et pourtant, les religieuses se connaissent à fond ; et Pie XI a déclaré que c'était la plus grande sainte des temps modernes !
La plus grande sainte des temps modernes totalement ignorée de certaines de celles qui vivaient à côté d'elle !
Ste Catherine Labouré : les soeurs savaient qu'une d'elles avait vu la Ste Vierge, mais elles ne savaient pas qui c'était.
Une vieille soeur soupçonna que ça pourrait bien être elle : car elle posait toujours les gamelles à la cuisine, sans faire de bruit.
Il fallait être attentif pour remarquer ce petit détail et en comprendre toute la signification.
Et combien d'autres saints canonisés ont été méprisés de leur vivant !
Convertissons-nous donc, et alors nous pourrons voir plus facilement les petits signes de la perfection des autres.
Père Michel.
PS pour Mboo : Il vaut mieux éviter de dire : "prendre" les sacrements ou "prendre" la communion, mais dire plutôt : recevoir.

( 829872 )
Ce sont des témoignages qui ont permis de rependre la Foi chrétienne par Mboo (2017-06-23 18:19:54)
[en réponse à 829869]
Une lampe n'est pas fait pour être mise sous le boisseaux dixit Jésus. Et concernant sainte Thérèse ou même la vierge Marie les vertus "cachées" qu'elles ont pratiquées ont fini par se manifester "post morten"
Sans témoignage de vie chrétienne authentique (les martyrs par exemple) le christianisme serait mort nés. Donc sans témoignage aujourd'hui le christianisme ne pourra que mourir, ou du moins il va juste rester une apparence de christianisme, mais le fond ne sera plus là. C'est la douloureuse expérience que je suis entrain de vivre en moi même et autours de moi...
Dieu donne toujours des occasions à ses disciples de manifester les vertus qu'ils ont, ou qu'ils ont eu. et quand elles se manifeste c'est visible pour ceux qui les sont proches, et c'est tellement "divin" que leur témoignage se repend au delà du cercle des proches.

( 829873 )
Et ça s'explique très bien... par Mboo (2017-06-23 18:44:32)
[en réponse à 829872]
Dieu on ne le voit pas. Seules les témoignages de sa puissance (par les miracles) et de son Amour (par les vertus "divins" de ses disciples) peuvent donner du crédit à la doctrine qu'on professe et aux moyens de sanctification qu'on utilise.
Il faut les deux : témoignage de sa puissance et surtout témoignage de son Amour, car le seul témoignage par les miracles montrent très vite des limites: certains diront que c'est le diable, d'autre vont sortir des hypothèses pour mettre en doute le caractère surnaturel des dit miracles. Le témoignage de vie lui manifeste l'Amour divin qui habite en nous et peut suffire pour faire germer des fruits au delà de soit, chez le prochain.

( 829874 )
[réponse] par Yves Daoudal (2017-06-23 20:07:00)
[en réponse à 829873]
Vos propos sont déconcertants. Ou bien vous n’avez vraiment pas de chance, ou bien vous ne regardez pas où il faut, ou bien c’est votre regard qui manque à la lumière (pour paraphraser Gustave Thibon - s'il n'était pas mort je vous aurais envoyé chez lui).
Pour ma part j’ai toujours rencontré des gens qui portent ce « témoignage de vie » authentiquement chrétienne et qui incitent à progresser sur le chemin de la sainteté. Et un certain nombre de façon impressionnante. Mais intérieurement impressionnante. En dehors des grands thaumaturges et des martyrs, la sainteté est toujours discrète. C’est une qualité de transparence de l’âme, qui rayonne de paix et de joie – de paix intérieure et de joie intérieure.
Je suis encore plus étonné de ce que vous dites des religieux et des prêtres. La plupart de ceux que j’ai connus et que je connais donnent un « témoignage de vie » authentiquement chrétien.
Evidemment, quand on a un taux de pratique religieuse de 4,5% (qui assistent à la messe au moins une fois pas mois…) et quand on sait que parmi eux c’est une minorité qui prend vraiment sa religion au sérieux, il est clair que ça n’aide pas…
Mais encore une fois, je crois que vous ne regardez pas où il faut, ou que vous ne savez pas regarder.

( 829876 )
Merci par Peregrinus (2017-06-23 20:55:45)
[en réponse à 829874]
Merci beaucoup pour ce message où vous exprimez admirablement ce que j'aurais voulu écrire.
Pour ma part, j'ai souvent été édifié par ce que j'ai vu, de la part tant d'ecclésiastiques que de laïcs, notamment, en ce qui concerne ces derniers, de la part de personnes très discrètes dont l'attitude, la conversation, le bon esprit d'humilité et de charité, m'ont beaucoup impressionné.
Et je suis frappé également par le fait que cette sagesse de Dieu se manifeste dans sa riche diversité, chez des personnes au tempérament et au parcours très variés.
Les propos récents d'un archevêque déclarant qu'il n'admirait personne, sinon Notre-Seigneur, m'avaient paru assez curieux et vraiment tristes : en effet, quelle différence avec l'attitude du Christ lui-même, si plein d'admiration par exemple pour la foi du centurion. Il est bien triste de n'admirer personne parmi ses frères dans la foi, même si bien sûr l'admiration doit rester réglée par la raison et par la foi, et subordonnée à l'amour de Dieu par-dessus tout.
Peregrinus

( 829879 )
Même les paiens en font autant par Mboo (2017-06-23 21:57:48)
[en réponse à 829874]
Il y a des hommes "bon" et vertueux par tempérament ou par "bonne éducation" on en trouve pas mal chez les non chrétiens.
pas besoins de pendre des sacrements ou bien d'avoir une vie spirituelle pour produire de tel fruit.
Ainsi même si on est bon par tempérament ou par éducation, le contact avec le Christ doit produire une mutation profonde et radicale.
J'ai déjà eu à discuter avec pas mal de prêtres sur certain problème de la vie "pratique", mais j'ai été déçu par leur approche humanistes et "mondaines"! Si c'est pour avoir des conseils de prudence humaine je n'ai pas besoin de voir des hommes de Dieu, il y a plein d'homme "sage" selon le monde pour me donner de tels conseils.
En fait c'est ça le problème dans le fond il n' y a aucune différence entre le mondain et le chrétien. Ils ont les mêmes projets de vie, les mêmes ambitions, les mêmes joies etc. On voit très peu "de citoyen du Ciel" autours de nous.

( 829881 )
Le seul point qui faisait la différence est entrain d'être détruit par Mboo (2017-06-23 22:23:48)
[en réponse à 829879]
La morale sur la chasteté était pratiquement le seul domaine ou la morale "laïc" et la morale selon le Christ étaient divergentes, opposés. En effet la chasteté est le seul élément qu'on peut sacrifier effectivement à Dieu sans risque de commettre une injustice et sur ce plan la morale mondaine ne voit pas de nécessité de mener une vie sexuelle "contraignante" bien au contraire.
La pauvreté effective doit être bien discerner pour être pratiquer sans commettre d'injustice. De même le sacrifice effectif de l'amour propre par les humiliations doit se faire avec beaucoup de prudence car il y a risque de scandaliser. Par contre la chasteté est le seule bien qu'on peut offrir à Dieu sans aucun risque. Mais dans les faits les chrétiens sont devenus quasiment tous aveugle là dessus
et pis Amoris Leaticia est venu officiellement briser ce dernier jalon qui séparait vraiment la morale du monde et celle de l'Eglise.

( 829912 )
Vous recherchez un Dieu "bombastique" par Rodolphe (2017-06-24 17:36:57)
[en réponse à 829873]
Je sais que je caricature un peu, mais en vous lisant, il me semble que vous recherchez un Dieu avec "roulement de tambours", dont la toute puissance "casserait la baraque" et "transformerait" ses disciples en "super-héros" (vertus, sacrifice etc.), véritables "citoyens du Ciel" à la sainteté ostensible...
Pourtant, la chose a commencé très modestement, au point que les juifs avaient peine à croire que ce "prophète" Jésus puisse être le Messie annoncé...Eux aussi s'attendaient à plus!
Un constat identique s'impose pour ce qui est du "témoignage de vie" des premiers disciples. Juda trahit scandaleusement. Pierre renie avec lâcheté et à peu près tous détalent comme des lapins lorsque cela commence à sentir le roussi...
Pas de quoi s'enorgueillir ! Et pourtant...
Autrement dit, ce ne sont pas les signes de magnificences ou d'impeccabilité qu'il faut rechercher. Dieu est plus discret et a tendance à se manifester dans la "brise légère":
"Lorsque le prophète Élie fut arrivé à l’Horeb, la montagne de Dieu, il entra dans une caverne et y passa la nuit. La parole du Seigneur lui fut adressée : « Sors dans la montagne et tiens-toi devant le Seigneur, car il va passer. » À l’approche du Seigneur, il y eut un ouragan, si fort et si violent qu’il fendait les montagnes et brisait les rochers, mais le Seigneur n’était pas dans l’ouragan ; et après l’ouragan, il y eut un tremblement de terre, mais le Seigneur n’était pas dans le tremblement de terre ; et après le tremblement de terre, un feu, mais le Seigneur n’était pas dans ce feu, et, après ce feu, le murmure d’une brise légère. Aussitôt qu’il l’entendit, Élie se couvrit le visage avec son manteau, il sortit et se tint à l’entrée de la caverne" (Roi 19:9)

( 829882 )
Ah bon ? par Justin Petipeu (2017-06-23 23:05:25)
[en réponse à 829872]
Et quand vous faites une retraite à Fontgombault, (par exemple), vous ne voyez vraiment pas de différence entre eux (les moines) et vous ? Vous ne trouvez vraiment pas qu'ils sont plus proches de Dieu que vous ?
Moi je dis : chapeau !

( 829898 )
Les apparences trompent très souvent... par Mboo (2017-06-24 11:23:56)
[en réponse à 829882]
Il y a trois ans lors d'une retraite personnelle dans un monastère, il y avait une religieuse qui passait aussi sa retraite. Au cours d'un repas quand on discutait il a défendu mordicus que le retour glorieux du Christ n'aura pas lieu. J’ai cru que je rêvais.
Mais ce cas n'est pas isolé. J'avais suivi sur KTO un prêtre dire que c'est dans sa formation au séminaire qu'il a su que le retour glorieux du Christ sera effectif, que jusqu'alors les prédicateurs qu'il avait suivis disait qu'il s'agissait d'un retour du Christ "dans les cœurs"
Comme j'ai déjà eu à le dire des discussions que j'ai déjà eu avec des clercs ou des religieux m'ont beaucoup refroidis, ils sont dans une logique humaniste, et donne des conseils suivant la prudence humaine (qui recherche le bien être pour soit et ses proches) et non selon la sagesse de Dieu (qui consiste à être le plus conforme à Jésus crucifié pour sa gloire et notre salut), bref un bon "sage" selon le monde m'aurait donné les mêmes conseils qu'eux.

( 829870 )
pareil par Regnum Galliae (2017-06-23 17:23:28)
[en réponse à 829865]
pourquoi suis-je le seul bon chrétien alors que les autres sont tous plein de défauts ?

( 829877 )
Zat ise ze cuastieune? par Semper parati (2017-06-23 21:33:42)
[en réponse à 829870]
Comme diraient les autres : dans le titre
Ou la poutre et la paille , bref : MAC
SP ( tres polyglotte ce jour)

( 829888 )
A mon avis... par Lucas (2017-06-24 07:55:42)
[en réponse à 829865]
Cher Mboo, le manque de transformation chez de nombreux chrétiens, est, je crois,imputable à un défaut de vie intérieure et donc , de prière.On est trop dans l'humain, spécialement le clergé , qui est tombé dans une multitude de pièges, devenant trop souvent victime de toute une organisation de vie qui éloigne de la contemplation.Je pense, qu'une des raisons principales de ce manque de transformation de vie chrétienne, ce manque de profondeur, est le manque de vraie dévotion mariale.C'est la clé , qui permet de comprendre ce naufrage spirituel.Là où la Sainte Vierge est présente, et spécialement dans l'acte de consécration à son coeur immaculé, la grâce peut se déployer dans toute sa richesse.Marie nous conduira alors immanquablement à son Fils, à travers les sacrements,mais aussi en nous communiquant les richesses de son propre coeur.C'est la grâce des grâces, qui est réservée aux touts petits, de quelque condition qu'ils soient, et les grands saints ont donné l'exemple.Aujourd'hui, seules les vraies âmes mariales voient clair, et sont capables de percevoir les mouvements de la grâce, qui pénètre dans les moindres replis de nos âmes.Les autres sont plus vulnérables et tombent plus facilement dans les multiples pièges tendus par Satan.C'est une explication, pas la seule, certes,mais elle mérite qu'on l'approfondisse.
Cordialement.
Lucas.

( 829893 )
Merci chers ami par Mboo (2017-06-24 10:19:11)
[en réponse à 829888]
Pour votre contribution. Vous avez 5/5 concernant la véritable dévotion au rosaire et à la vierge Marie. Il y a 5 ans déjà Maman m'a libéré de l'esclavage de la luxure juste après trois semaines de médiation du chapelet, et aujourd'hui quand je médité la passion du Christ dans les mystère douloureux, je deviens amis de la croix, je contemple la beauté de souffrir pour Jésus et je brûle d'un désir ardant de souffrir pour son amour, mais malheureusement peut de temps après la contemplation et la médiation, ce désir disparaît aussi! J'étais un accro de la luxure, mais aujourd'hui je contemple grâce à Maman la beauté de la virginité et son excellence, même si occasionnellement je succombe encore à ce péché.
Malheureusement la beauté de la croix et l'excellence de la virginité sont entre autre des joies qu'on ne peut partager avec personne, et du coup on se sent très isolé.

( 829895 )
Chercher à écouter les silencieux... par Glycéra (2017-06-24 11:00:40)
[en réponse à 829893]
A des jeunes gens qui se plaignaient amèrement, douloureusement de leur isolement au travail ou à l'école, j'ai conseillé ce que j'avais entendu, qui rejoint ce qui vous a été dit plus haut.
Dans un groupe, à la cantine, en réunions, voyez qui sont les plus silencieux. Vous discernerez si c'est par haine des autres, et volonté de ne pas parler à ceux qu'ils jugent sots, ou si c'est une âme d'acceptation, donc d'obéissance aux évènements que Dieu donne à vivre.
Certains silencieux sont des fleurs fragiles, mais fortes, qui savent se garder, pour garder la tranquillité en leur âme où vit l'Enfant-Jésus, et dont il protège la "chambre".
"Quand tu prie, entre dans ta chambre, et ferme la porte pour parler à ton Père, qui dans le secret, te voit." dit Jésus. La chambre est le coeur, le châteua de l'âme di Ste Thérèse d'Avila. On peut y entrer à toute heure, au milieu de toute occupation, d'un jet, d'un regard, et s'y souvenir qu'il y a Dieu là, en nous.
Sans doute, si vous pensez qu'autour de vous, il y a de telles personnes, sans bruits, sans éclats et surtout sans vantardise, vosu pourrez en rencontrer. L'amitié vraie s'enracine là. C'est la rencontre de deux âmes, au service du même point, très haut dans la Vie. Et ce point élève chacun, et l'amitié aide à y mieux monter, c'est à cela qu'on la reconnaît pour véritable. Donnée par Dieu.
Qu'Il vous donne de faire de telles rencontres !
Les Lui avez-vous demandées ?
Ce genre de demande bénéfique au spirituel, Dieu l'accorde toujours.
Demandez-le Lui !
Et bon avancement !
Glycéra

( 829891 )
La sainteté ne fait pas de bruit par Ion (2017-06-24 08:19:43)
[en réponse à 829865]
Cher Mboo, la sainteté ne fait pas de bruit. Elle est au plus profond de chacun, et c'est à nous, par un nouveau regard que nous porterons à notre prochain que nous la découvrirons chez ce même prochain. Et elle est beaucoup plus présente qu'in ne le croit. Les dévouements, qu'ils soient au service de la mission dans l'Eglise, des visites aux malades, aux pauvres ou au prisonniers, ou dans les actes les plus quotidiens de la vie, c'est cela la sainteté. C'est cela le témoignange silencieux qui ne se voit pas mais qui est bien réel. Et on le rencontre tous les jours. Et c'est beau et plein d'espérance. Vous dites, dans un autre message que ces actes peuvent tout aussi bien être accomplis grâce uniquement au tempérament ou à la bonne éducation, et non pas grâce à la vie dans le Christ. Je suis persuadé que le tempérament et la bonne éducation ne suffisent pas, loin de là. Tout acte bon ou charitable comme ceux évoqués plus haut, en d'autres termes tout acte évangélique, vient du Christ, même chez ceux qui ne savent pas quelle la source de leur bonté, de leur transformation, pour utiliser votre expression de "vie transformée", ces "chrétiens anonymes".
Ion

( 829896 )
l'humanisme n'est pas la sainteté par Mboo (2017-06-24 11:06:48)
[en réponse à 829891]
Cher Mboo, la sainteté ne fait pas de bruit. Elle est au plus profond de chacun, et c'est à nous, par un nouveau regard que nous porterons à notre prochain que nous la découvrirons chez ce même prochain. Et elle est beaucoup plus présente qu'in ne le croit. Les dévouements, qu'ils soient au service de la mission dans l'Eglise, des visites aux malades, aux pauvres ou au prisonniers, ou dans les actes les plus quotidiens de la vie, c'est cela la sainteté
C'est de l'humanisme ça, ce n'est pas ça la sainteté dans le sens chrétien et authentique du terme. Les non croyants excellent dans cet humanisme beaucoup plus que nous, donc pas besoins d'avoir une relation avec Dieu pour cette fin.
Le riche: « Bon maître, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? »
JC: « Pourquoi m'appelles-tu bon ? Personne n'est bon, sinon Dieu seul.
Tu connais les commandements : Ne commets pas de meurtre, ne commets pas d'adultère, ne commets pas de vol, ne porte pas de faux témoignage, ne fais de tort à personne, honore ton père et ta mère. »
Le riche: « Maître, j'ai observé tous ces commandements depuis ma jeunesse. »
Un commentaire. Jésus lui a cité ici uniquement les commandements envers le prochain, il n'a pas cité les commandements envers Dieu. On peut donc dire que d'un point de vue "humaniste" ce riche est OK. Mais suivons la suite du dialogue
JC: « Une seule chose te manque : va, vends tout ce que tu as, donne-le aux pauvres et tu auras un trésor au ciel ;
puis viens et suis-moi. »
plus bas dans la conversation Pierre intervient et dit:
"
Voici, nous avons tout quitté, et nous t'avons suivi."
C'est ça la sainteté: TOUT quitter pour suivre Jésus! Quitter ne signifie pas nécessairement abandonner car des contraintes de charité et de justice peuvent nous obliger à conserver certain bien du monde, quitter c'est dans le coeur, c'est en désir, en projet, en intention qu'on doit d'abord quitter tout ce qui fait notre joie selon le monde pour suivre Jésus et se mettre à son service.
Ainsi, quand on veut donner ses biens aux nécessiteux on vise deux objectifs: se mettre au service de Jésus en la personne du pauvre, et devenir pauvre soit même afin d'être conforme à Jésus pauvre.
Le chrétien est celui qui est amoureux de Jésus, et qui cherche à être le plus conforme à Lui car il trouve qu'il n'y a rien de plus juste de plus beau de plus excellent, rien de plus joyeux que d'être le plus conforme à Jésus.
St Albert le grand a dit cette vérité à sa manière quand il présentait les vertus de pauvreté et de chasteté.
Il a dit concernant la pauvreté que, une pauvreté est vraiment authentique lorsque, si par extraordinaire on arrive à prouver qu'en devenant riche on aura plus de grâce en cette vie et plus de gloire au Ciel, on choisira quand même la pauvreté car elle nous rend le plus conforme à Jésus.
Et concernant la chasteté il a dit. Un célibat est authentique lorsque, si par extraordinaire on arrive à prouver qu'en se mariant on aura plus de grâce en cette vie et plus de gloire au Ciel, on choisira quand même le célibat car il nous rend le plus conforme à Jésus.

( 829900 )
Tous, nous sommes appelés à la sainteté par Ion (2017-06-24 12:05:08)
[en réponse à 829896]
Et ce, quel que soit notre état de vie. La chasteté est une vertu, mais il ne faut pas la confondre avec la continence. Les personnes mariées et celles qui ne le sont pas sont tout aussi appelées à la chasteté, les uns à travers, entre autres, le don des corps ici-bas, les autres à travers d'autres formes de dons. C'est en se donnant qu'on devient conforme au Christ, ce qui, comme vous le rappelez, est la marque de la sainteté car celle du salut. Nous sommes déjà sauvés par le sang du Christ, donc déjà des saints, dans le vrai sens de ce terme, mais il faut accepter jusqu'au bout ce salut et l'embrasser. Et ce que vous appelez humanisme est en réalité un vrai chemin de sainteté, proposé à tous, et que certains empruntent consciemment au nom du Christ et d'autres, qui sont malgré tout des justes, empruntent avec une conscience droite mais inconscient que c'est grâce aux mérites de ce même Christ qu'ils l'empruntent..
Votre vision du salut et de la sainteté me semble beaucoup trop étriquée, et c'est cela, me semble-t-il, qui vous trouble profondément.
Dieu vous bénisse.
Ion

( 829901 )
Vous confirmez la déviance humaniste dans l'église par Mboo (2017-06-24 12:35:34)
[en réponse à 829900]
Chaque fois qu'on rappelle la vérité sur l'excellence de la virginité il y a toujours des levés de bouclier! vous n'avez par contre fait aucune remarque concernant la pauvreté. Je ne vais plus trop le redire! la chasteté parfaite inclus la continence, on ne peut pas être chaste parfaitement en ayant une vie sexuel active! la continence volontaire pratiquée par des mariés est citée comme des vertus et donnée en exemple dans la vie de nombreux saints. c'est une vérité dite par tous les Pères de l'Eglise et est implicitement dite dans le dogme de la supériorité de la virginité sur le mariage. La supériorité et l’excellence de la virginité sur le mariage est un dogme de l'Eglise catholique, c'est une vérité biblique confirmé par Jésus lui même, et c'est une vérité dit unanimement par tous les Pères de l'Eglise.
Je rappelle que dans Apocalypse 14.4 il est clairement dit que seule ceux qui ce sont abstenu de femme auront une intimité spéciale avec Jésus et se déplaceront partout avec Lui. Seul les vierges et les martyrs auront une couronne spéciale au Ciel (selon l'apocalypse toujours), et enfin Jésus lui même a promis un bonheur au centuple dans cette vie a celui qui aura renoncé à femme et enfant à cause de Lui, bonheur confirmé par un dogme de l'Eglise qui dit qu'il est plus heureux de rester célibataire que de se marier.
Cette pastorale de survalorisation du mariage au détriment du célibat et d'exaltation de l'humanisme est le symptôme parfait de la corruption de l'Eglise par les mœurs mondaines, et Le Pape François rend officielle cela.

( 829902 )
Mais il ne s'agit pas ... par Ion (2017-06-24 13:08:14)
[en réponse à 829901]
... de survalorisation d'un état au détriment d'un autre. Tendre vers la sainteté parfaite, c'est remplir son devoir dans l'état auquel Dieu nous appelle et auquel on répond librement, quel que soit cet état. Et une minorité seulement est appelée au célibat.
Quant au bonheur dans le Ciel, bien sûr qu'il sera au centuple de tout ce qu'on aura connu ici-bas. Bien plus qu'au centuple d'ailleurs, car il sera infini et les mesures terrestres ne fonctionneront plus.
Mais je ne veux pas insister sur le sujet du célibat. Vous avez déjà donné votre point de vue très personnel.
Ion

( 829903 )
Le centuple c'est dans cette vie,... par Mboo (2017-06-24 13:19:52)
[en réponse à 829902]
Jésus promet le centuple plutôt dans cette vie. Au ciel ce sont des couronnes spéciales

( 829904 )
The Screwtape Letters par Luc de Montalte (2017-06-24 14:02:11)
[en réponse à 829865]
La sixième de ces amusantes lettres répond quelque peu à votre message :
« MY DEAR WORMWOOD,
I note with grave displeasure that your patient has become a Christian. Do not indulge the hope that you will escape the usual penalties; indeed, in your better moments, I trust you would hardly even wish to do so. In the meantime we must make the best of the situation. There is no need to despair; hundreds of these adult converts have been reclaimed after a I brief sojourn in the Enemy's camp and are now with us. All the habits of the patient, both mental and bodily, are still in our favour.
One of our great allies at present is the Church itself. Do not misunderstand me. I do riot mean the Church as we see her spread but through all time and space and rooted in eternity, terrible as an army with banners. That, I confess, is a spectacle which makes I our boldest tempters uneasy. But fortunately it is quite invisible to these humans. All your patient sees is the half-finished, sham Gothic erection on the new building estate. When he goes inside, he sees the local grocer with rather in oily expression on his face bustling up to offer him one shiny little book containing a liturgy which neither of them understands, and one shabby little book containing corrupt texts of a number of religious lyrics, mostly bad, and in very small print. When he gets to his pew and looks round him he sees just that selection of his neighbours whom he has hitherto avoided.
You want to lean pretty heavily on those neighbours. Make his mind flit to and fro between an expression like "the body of Christ" and the actual faces in the next pew. It matters very little, of course, what kind of people that next pew really contains. You may know one of them to be a great warrior on the Enemy's side. No matter. Your patient, thanks to Our Father below, is a fool. Provided that any of those neighbours sing out of tune, or have boots that squeak, or double chins, or odd clothes, the patient will quite easily believe that their religion must therefore be somehow ridiculous. At his present stage, you see, he has an idea of "Christians" in his mind which he supposes to be spiritual but which, in fact, is largely pictorial. His mind is full of togas and sandals and armour and bare legs and the mere fact that the other people in church wear modern clothes is a real—though of course an unconscious—difficulty to him. Never let it come to the surface; never let him ask what he expected them to look like. Keep everything hazy in his mind now, and you will have all eternity wherein to amuse yourself by producing in him the peculiar kind of clarity which Hell affords.
Work hard, then, on the disappointment or anticlimax which is certainly coming to the patient during his first few weeks as a churchman. The Enemy allows this disappointment to occur on the threshold of every human endeavour. It occurs when the boy who has been enchanted in the nursery by Stories from the Odyssey buckles down to really learning Greek. It occurs when lovers have got married and begin the real task of learning to live together. In every department of life it marks the transition from dreaming aspiration to laborious doing. The Enemy takes this risk because He has a curious fantasy of making all these disgusting little human vermin into what He calls His "free" lovers and servants—"sons" is the word He uses, with His inveterate love of degrading the whole spiritual world by unnatural liaisons with the two-legged animals. Desiring their freedom, He therefore refuses to carry them, by their mere affections and habits, to any of the goals which He sets before them: He leaves them to "do it on their own". And there lies our opportunity. But also, remember, there lies our danger. If once they get through this initial dryness successfully, they become much less dependent on emotion and therefore much
harder to tempt. »

( 829905 )
Un peu moins d'orgueil par Vincent F (2017-06-24 14:17:48)
[en réponse à 829865]
vius permettrais peut-être de les voir ces témoignages, au lieu de dénoncer une pseudo "déviance humaniste dans l'Église".
Un bon directeur spirituel aussi. Mais il vous faudra moins d'orgueil pour en trouver un qui soit digne de vous.

( 829906 )
Apparemment l'hypothèse de la rareté de la sainteté ne date pas d'aujourd'hui par Mboo (2017-06-24 15:31:31)
[en réponse à 829865]
SERMON DE SAINT LÉONARD DE PORT-MAURICE
Saint Vincent Ferrier vous montrera par un fait ce que vous devez en penser. Il rapporte qu’un archidiacre de Lyon, ayant renoncé à sa dignité et s’étant retiré dans un désert pour y faire pénitence, mourut le même jour et à la même heure que saint Bernard. Apparaissant à son évêque après sa mort, il lui dit : « Sachez, Monseigneur, qu’à l’heure même ou j’ai expiré trente-trois mille personnes sont mortes. Sur ce nombre, Bernard et moi nous sommes montés au ciel sans délai, trois sont entrés au Purgatoire, et tous les autres sont tombés en enfer »
Nos chroniques racontent un fait plus épouvantable encore. Un de nos religieux, célèbre par sa doctrine et sa sainteté, prêchant en Allemagne, représenta avec tant de force la laideur du péché impur qu’une femme tomba morte de douleur à la vue de tout le monde. Puis, revenant à la vie, elle dit : « Lorsque j’ai été présentée au Tribunal de Dieu, soixante mille personnes y arrivaient en même temps de toutes les parties du monde ; sur ce nombre, trois ont été sauvées en passant par le purgatoire, et tout le reste a été damné »
Saint Louis-Marie Grignion de Montfort
"Si quis", si quelqu'un; "quelqu'un", et non pas "quelques-uns", pour marquer le petit nombre des élus qui veulent se conformer à Jésus-Christ crucifié, en portant leur croix. Il est si petit, si petit, que, si nous le connaissions, nous nous en pâmerions de douleur.
Il est si petit, qu'à peine parmi dix mille y en a-t-il un, comme il a été révélé à plusieurs saints, entre autres à saint Siméon Stylite, selon que le rapporte le saint abbé Nil, après saint Ephrem et quelques autres. Il est si petit, que, si Dieu voulait les assembler, il leur crierait, comme il fit autrefois par la bouche d'un prophète: "Congregamini unus et unus", assemblez-vous un à un, un de cette province, un de ce royaume
Et quand je pense que ces saints ont parlé à des époques qu'on considère comme étant l'âge d'or de l'Eglise, aujourd'hui qu'en sera t'il?
Et les témoignages de ces saints me semblent conforme aux exigences de salut que Jésus donne dans les évangiles: "le royaume de Dieu est forcé seules les violents l'emportent", "celui qui ne renonce pas à tout ce qu'il a ne peut pas être mon disciple", "Si quelqu'un vient à moi, et s'il ne hait pas son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, et ses soeurs, et même sa propre vie, il ne peut être mon disciple." "pouvez vous boire à la coupe que je vais boire" etc etc

( 829908 )
Comme antidote à ces remarques désespérantes ... par Ion (2017-06-24 15:51:50)
[en réponse à 829906]
... voici, encore une fois les mots de Ste Thérèse :
"Dites bien, ma Mère, que si j'avais commis tous les crimes possibles, j'aurais toujours la même confiance, je sens que toute cette multitude d'offenses serait comme une goutte d'eau jetée dans un brasier ardent (...) Je ne puis craindre un Dieu qui s'est fait pour moi si petit... Je l'aime !... Car il n'est qu'amour et miséricorde !"
Ion

( 829920 )
il n'y a rien de désespérant... par Mboo (2017-06-25 05:38:25)
[en réponse à 829908]
Jésus lui même l'a dit: "à l'homme c'est impossible, mais à Dieu tout est possible"
En fait si on estime que la sainteté est humainement possible cela signifie en réalité qu'on n'a plus besoins du Christ pour être sauvé, et on tombe alors dans le pharisaïsme.
L'image de Pierre qui s'enfonce dans l'eau et qui tend les mains vers le Christ représente à mon avis l'attitude qu'on doit avoir dans notre vie.
Le chrétien doit toujours se voir comme s'enfonçant réellement et progressivement en Enfer, et doit se sentir en vérité incapable de faire ce qu'il faut pour se tirer de sa situation, et se tourner totalement vers Jésus car c'est lui seul qui peut le sauver. Et tant qu'on est dans cette vie, on n'est pas encore sortie de l'eau, et même si on a tenu la main du Christ on peut toujours le relâcher à tout moment. D'où une extrême vigilance permanente à ne rien négliger qui peut nous permettre de tenir toujours la main du Christ.

( 829943 )
Quel contraste tout de même... par Rodolphe (2017-06-25 20:21:36)
[en réponse à 829920]
Sainte Thérèse: "..si j'avais commis tous les crimes possibles, j'aurais toujours la même confiance, je sens que toute cette multitude d'offenses serait comme une goutte d'eau jetée dans un brasier ardent (...) Je ne puis craindre un Dieu qui s'est fait pour moi si petit... Je l'aime !... Car il n'est qu'amour et miséricorde !".
Vous: "...tant qu'on est dans cette vie, on n'est pas encore sortie de l'eau, et même si on a tenu la main du Christ on peut toujours le relâcher à tout moment. D'où une extrême vigilance permanente à ne rien négliger qui peut nous permettre de tenir toujours la main du Christ".
Le registre n'est plus vraiment celui de la confiance et cette idée anxiogène selon laquelle nous pourrions lâcher la main de Dieu "à tout moment" me semble partir d'un postulat erroné.
Ce n'est pas nous qui tenons la main de Dieu, mais lui qui tient la notre pour peu que nous l'acceptions. C'est bien plus sur pour nous et il le sait...

( 829965 )
Ah sainte thérèse la sainte préférée de l'homme moderne par Mboo (2017-06-26 07:34:31)
[en réponse à 829943]
Et ce qui est pathétique on lit ses propos avec la déformation de la culture moderne, on lui fait dire ce qui convient à la mentalité moderne!
Alors tenez un extrait en prenant ce que vous même avez cité:
"..si j'avais commis tous les crimes possibles, j'aurais toujours la même confiance, je sens que toute cette multitude d'offenses serait comme une goutte d'eau jetée dans un brasier ardent (...) Je ne puis craindre un Dieu qui s'est fait pour moi si petit... Je l'aime !... Car il n'est qu'amour et miséricorde !".
Et l'homme moderne s'en sert pour insinuer qu'on peut être présomptueux et se sauver! je rappel le CEC:
2092 Il y deux sortes de présomption. Ou bien, l’homme présume de ses capacités (espérant
pouvoir se sauver sans l’aide d’en Haut), ou bien il présume de la toute-puissance ou de la
miséricorde divines (espérant obtenir son pardon sans conversion et la gloire sans mérite).
On ne peut pas aller au Ciel sans mérite! La miséricorde de Dieu ne peut pas nous profiter si on ne se convertit pas!
Ce n'est que lorsqu'on est dans une logique de conversion radicale qu'on doit avoir confiance en Dieu quelque soit nos péchés, sinon c'est de la présomption! et pis cette présomption est un péché contre l'Esprit Saint donc un péché que Dieu ne va jamais nous pardonner et qui nous conduit droit en Enfer!
De toutes les façons si vous préférez vos interprétations complaisantes des paroles de Thérèse à l'enseignement officiel du magistère libre à vous!
Autre chose on doit avoir confiance en Dieu mais se méfier de soit même! Dieu ne peut pas nous abandonner, mais nous, nous pouvons l'abandonner! je fais l'amer expérience chaque jour! on prend l'engagement de ne pas abandonner Dieu, mais face à une petite tentation ou face à un petit danger nous l'abandonnons très vite! voilà la vérité!

( 830003 )
On ne peut pas aller au Ciel sans mérite par Ion (2017-06-26 14:21:41)
[en réponse à 829965]
Mais il ne s'agit en rien de notre mérite, mais seulement de ceux du Christ. Nos "mérites" sont pure grâce. Seule la foi sauve, les oeuvres étant la manifestation de cette foi. Il n'y a pas de salut sans les oeuvres uniquement parce qu'il n'y a pas de salut sans la foi.
Votre affirmation "on ne peut aller au Ciel sans mérite" est, je crois, dangereuse.
Ion

( 830006 )
Catéchisme du concile de Trente par Regnum Galliae (2017-06-26 15:00:46)
[en réponse à 830003]
La seconde raison qui a fait laisser en nous après le baptême l’infirmité du corps, les maladies, le sentiment de la douleur et les mouvements de la concupiscence, c’est que Dieu voulait nous ménager comme une ample moisson de mérites de toute sorte, et par ce moyen, nous faire obtenir un jour des fruits plus abondants de gloire et de plus magnifiques récompenses
ICI

( 830011 )
Ce ne sont pas "nos" mérites, fabriqués par nous... Nous les recevons ! par Glycéra (2017-06-26 15:21:48)
[en réponse à 830006]
Pas sans mérites...
Certes, mais ce sont des mérites reçus et non produits...
Ce sotn des mérites offerts en retour.
L'homme incompétent ? L'homme capable de sainteté ? Les deux...
Mais l'homme est incapable de rien sans l'aide de Dieu, y compris de "gagner" des mérites de par ses propres forces, sauf la force de dire "Oui, mon Dieu, allez-y, faites de moi ce que vous voulez que je fasse avec Vous"
C'est tout le travail de Ste Thérèse de Lisieux, pour expliquer que nos forces ne sont rien, et démolir ainsi plus sûrement le jansénisme par cette "voie d'enfance" que par des traités de théologie.
L'enfant reçoit tout, et offre à ses parents, et à son Dieu les fleurs qui ont poussé dans un jardin qu'il n'a pas en charge...
L'enfant tient la main de son Père, et cueille les fraises, sans lâcher la main dans sa promenade (St François de Sales).
Qui ne (re-)devient pas cette âme d'enfant n'entrera pas au Ciel. Péché originel de qui a voulu faire selon sa propre jugeote et non en écoutant, en recevant, et en acceptant ce que Dieu lui offre pour vivre avec Lui.
Donc mérites oui, mais pas issus de nous... Ces mérites sont ceux que Jésus glane pour nous... qui offrons Jésus à Son et notre Père.
Le catéchisme ne dit jamais que c'est nous qui produisons les mérites.
Le catharisme, la jansénisme, le protestantisme ont justement bifurqué de travers à cet endroit-là.

( 830013 )
Oui ce n'est pas fabriqué par nous mais on doit coopérer par Mboo (2017-06-26 15:42:31)
[en réponse à 830011]
Ce que je trouve marrant, quand on est malade (de corps) et qu'on demande à Dieu la santé, nous même nous faisons tous les efforts possibles pour obtenir cette santé! on voit tous les spécialistes possibles, et dans nos pays ou il n y a pas de sécu, on s’endette, toute la famille s’endette pour payer nos soins! on ne dit pas "il suffit de tendre les mains vers Dieu ", pourtant si on retrouve après la santé, c'est bien Dieu qui nous l'aura donné
Mais pour obtenir la santé de l'âme, là on dit "tout est grâce", "on doit juste recevoir", "c'est Jésus qui agit" etc etc. On n'est plus prêt à remuer Ciel et terre comme quand on est malade de corps, pourtant dans les deux cas c'est bien Dieu qui va agir pour nous faire retrouver la santé

( 830024 )
Dans les deux cas, nous avons à oeuvrer... par Glycéra (2017-06-26 17:00:58)
[en réponse à 830013]
Pour soigner le corps que Dieu nous a donné, pour aider les auters dans les soins qu'ils font au leur,
Pour soigner l'âme que Dieu vous confie pour atteindre la joie de son Ciel,
Dans les deux cas, il faut co-opérer = oeuvrer avec Lui. Pas sans Lui, pas seuls.
Même si nous sommes si petits, si peu capables que notre "petit pied n'atteint même pas la première marche, il importe de ne jamais cesser de faire l'effort de lever notre petit pied : alors Dieu tend les bras, et nous porte, c'est l'ascenseur du Bon Dieu dit Ste Thérèse de Lisieux.
Même chose pour l'âme et le corps.
Alors l'Esprit de Dieu peut nous vivifie = nous faire vivants.
Pas de différence. Toujours faire l'effort de volonté de lever notre petit pied et de tendre les bras vers Lui. Dieu n'agit pas malgré nous, mais avec nous, c'est le cadeau qu'il nous fait d'avoir besoin de notre participation. Il donne le désir, à nous de le transformer en demande, avec son aide qu'il ne refuse pas...
Toujours répondre à sa question "Veux-tu ?" me donner tout ce que tu as, le beau comme le moche, tout ? Veux-tu ? J'en ai soif dit Dieu, sur la croix !
Glycéra
qui voit combien vous avez peu rencontré de vrais confiants en Dieu ! et qui vous souhaite le désir de demander à en rencontrer, à en reconnaître, à en cotoyer en frère humain, pour s'épauler à trouver Dieu, et son Chemin qui est Jésus, vivant parmi nous, caché dans le coeur des autres frères...

( 830025 )
C'est bien toute la différence ... par Ion (2017-06-26 17:31:14)
[en réponse à 830013]
... entre l'économie humaine et l'économie divine. On ne peut pas les comparer. Il faut juste ajouter à votre "on doit juste recevoir", "on doit recevoir, accepter et aimer librement en retour". Et c'est bien là qu'est le combat contre l'ennemi qui veut nous rendre indifférent à la grâce. Et c'est bien là que se manifesteront les oeuvres ...
Ion

( 830010 )
"Seule la Foi sauve" est une vérité pour les protestants... par Mboo (2017-06-26 15:15:49)
[en réponse à 830003]
Pas pour les catholiques.
La grâces de Dieu nous sauve à condition qu'on coopère par nos œuvres et dans ce cas nos œuvres deviennent méritoires.
La grâce peut être comparé à un produit dopant qu'un athlète prend. (attention ici je compare l'efficacité du produit et non la moralité du dopage).
Si l'athlète ne court pas ou bien s'il marche au lieu de courir le produit dopant ne servira à rien! c'est quand il court effectivement que le produit dopant agis et le fait gagner. C'est idem pour la grâce. Tant qu'on n'agit pas à fond et totalement la grâce reçu ne pourra rien faire! quand on agit la grâce produit ces effets et nous fait gagner des mérites et ce sont bien nos mérites quoique ce soit Jésus par sa grâce qui a agit en tâche de fond

( 830017 )
Autre image par Regnum Galliae (2017-06-26 16:26:46)
[en réponse à 830010]
Notre-Seigneur a signé un chèque pour solder notre dette (les mérites de Notre Seigneur). Il nous demande juste d'aller l'encaisser à la banque (notre participation certes scandaleusement modeste mais non moins indispensable).

( 829995 )
En effet. par Yves Daoudal (2017-06-26 12:24:31)
[en réponse à 829943]
C'est Dieu qui tient notre main, comme le dit explicitement le psaume 72: "Tu as tenu ma main droite", alors qu'aucun psaume ne montre le psalmiste prenant la main de Dieu.
Le psaume 138 le dit aussi: "Ta main me conduira, ta droite me tiendra". Me tiendra la main. C'est aussi ce que veulent dire les psaumes 17 et 62: "ta droite m'a soutenu": tu m'as pris par la main.
Et le psaume 117 dit: "La droite du Seigneur m'a élevé". Ou même "m'a exalté" - c'est le verbe utilisé.

( 829999 )
Graduel de la messe des Rameaux par Jean-Paul PARFU (2017-06-26 13:00:39)
[en réponse à 829995]
tiré du psaume 72 :
"Vous m'avez pris par la main, Seigneur, vous m'avez fait faire votre volonté, et vous m'avez élevé dans Votre gloire !"

( 830012 )
Ces psaumes ne disent pas.. par Mboo (2017-06-26 15:27:01)
[en réponse à 829995]
Comment il nous tient effectivement! il nous tient "main dans la main" ou il nous tient malgré nous?
Quand on regarde l'ensemble de l'enseignement de l'Eglise c'est évident qu'il nous tient en même temps qu'on le tient quand Jésus a tenu Pierre pour le sortir de l'eau Pierre aussi tenait Jésus et C'est Pierre qui a tendu ses mains vers Jésus. Donc c'est "main dans la main" et non malgré nous que Dieu nous tient, sinon l'homme n'est plus libre tout simplement car Dieu le tiendrait malgré lui!

( 830016 )
Ce n'est pas cela. par Yves Daoudal (2017-06-26 16:24:11)
[en réponse à 830012]
Dieu nous tend la main quand nous le lui demandons. C'est ce que disent les psaumes. Notre liberté est parfaitement respectée par Dieu. C'est lui qui nous prend par la main parce que nous avons librement constaté que nous avons absolument besoin de son salut, et que nous nous tournons vers lui et le supplions de nous aider. Ce qui est l'attitude de saint Pierre s'enfonçant dans l'eau. C'est tout le psaume 68.

( 830022 )
Oui mais on reste libre malgré tout par Mboo (2017-06-26 16:46:13)
[en réponse à 830016]
Ce n'est pas parce-qu'on a tendu une fois la main à Dieu qu'on devient définitivement son esclave. On est toujours libre après de lui retirer la main tendu si on trouve que c'est ce qui nous convient.
et c'est là le problème! l'homme est une Girouette qui se laisse facilement emporter par le moindre vent. A un instant t on est tellement dans l'euphorie, tellement zélé pour Dieu, et à t+1 on devient tout le contraire. L'image de Pierre qui jure d'être prêt à mourir pour Jésus et quelque temps après le renie publiquement ou l'image du même Pierre qui commence à marcher sur l'eau et quelque temps après s'enfonce est bien celle que beaucoup sinon celle que moi même j'expérimente régulièrement.

( 830026 )
Nous en sommes tous là ... par Ion (2017-06-26 17:34:16)
[en réponse à 830022]
... cher Mboo, tout comme vous. Bon courage.
Ion

( 829910 )
En comptabilisant par Steve (2017-06-24 17:16:15)
[en réponse à 829906]
En comptabilisant les années d'école gardienne, ça fait 57 ans "sous un chapeau de curé". Et je n'ai pas besoin de mes dix doigts pour compter ceux qui m'ont "édifié".
C'est peut-être triste. Peut-être pas.
Ne culpabilisons pas trop vite, ni les uns ni les autres : tous les boulons ne vont pas sur tous les écrous.

( 829911 )
Cela s'appelle par Yves Daoudal (2017-06-24 17:21:54)
[en réponse à 829906]
de l'apologétique. De la mauvaise apologétique, à mon avis, mais à certaines périodes on a cru (en Occident) que la peur de l'enfer devait être le premier moteur de la vie chrétienne, alors que le seul moteur possible est l'amour de Dieu.
Cela dit, vous caricaturez saint Léonard, car ce n'est qu'un aspect de sa prédication. Ce fameux sermon sur le nombre des élus se termine ainsi, et je crois que c'est pour vous:
A quoi sert donc de savoir s’il en est peu ou beaucoup qui se sauvent ? « Tachez de rendre votre élection certaine par vos bonnes œuvres », nous dit saint Pierre. « Si vous voulez, vous vous sauverez », dit saint Thomas d’Aquin à sa sœur, qui lui demandait ce qu’elle devait faire pour aller au ciel. Je vous dis la même chose : et voici comment je prouve mon assertion. Personne ne se damne s’il ne pèche mortellement, c’est de foi ; personne ne pèche mortellement s’il ne le veut, c’est là une proposition théologique incontestable. Donc personne ne va en enfer s’il le veut. La conséquence est évidente. Cela ne suffit-il pas pour vous consoler ? Pleurez les péchés passés, confessez-vous bien, ne péchez plus à l’avenir, et vous serez tous sauvés. Pourquoi donc tant se tourmenter, puisqu’il est certain que pour aller en enfer il faut pécher mortellement, que pour pécher mortellement il faut le vouloir, et que par conséquent on ne va en enfer que si on le veut ? Ce n’est pas là une opinion, mais une vérité incontestable et bien consolante ; que Dieu vous la fasse comprendre et vous bénisse. Amen ».

( 829915 )
Sur le nombre des élus par Jean-Paul PARFU (2017-06-24 20:23:46)
[en réponse à 829911]
on peut lire (éditions du sel)


( 829921 )
A propos de l'amour comme moteur par Mboo (2017-06-25 06:15:35)
[en réponse à 829911]
Parler de l'amour comme moteur de la sainteté peut prêter à confusion, car on voit trop vite l'amour humain. C'est l'amour du Christ qui est le moteur de la sainteté, et l'amour du Christ c'est tout autre chose que l'amour humain. Or on ne peut pas aimer le Christ sans aimer la croix, et quand on voit la rareté de ceux qui aiment la croix on comprend aussi que très peut aiment Jésus en vérité.
En fait tout renoncer et souffrir pour Jésus relève plus de la justice que de l'amour même.
Imaginez que dans votre bureau, vous avez mis un désordre total, laisser la saleté un peu partout avant de rentrer chez vous. Et le lendemain quand vous arrivez dans votre bureau vous voyez votre propre patron manche retroussée entrain d'arranger votre désordre et nettoyer la saleté que vous avez laissée. Qu'allez vous faire? lui dire merci et partir prendre une tasse de café pendant qu'il nettoie votre désordre ou bien le supplier de vous laisser, vous même continuer et après avoir réparer votre désordre le supplier de ne pas vous sanctionner?
Seulement voilà, Jésus qui est notre Roi, sacrifie tous les délices du Ciel pour devenir humain. Et une fois devenu humain il sacrifie toutes les joies humaines et subit les humiliations et les souffrances les plus extrêmes pour réparer et nettoyer tout le désordre produit par nos péchés. Mais nous, on trouve normal de jouir pendant que notre Roi s'humilie pour nettoyer nos saletés.
Si on a le simple sens de la justice, on va chercher tous les moyens possible pour nous joindre à lui! et on va le faire non pour gagner une récompense, mais parce-que c'est injuste, c'est laid, c'est horrible ce spectacle qui consisterait à ne pas souffrir même plus que notre Roi, car normalement c'est nous qui devrions même porter tout seul la charge de nettoyer nos saletés.
Et après avoir fait tout cela, se présenter à Lui pas pour demander une récompense (doit on être récompensé d'avoir réparé nos fautes?) mais pour implorer sa miséricorde.

( 829922 )
A propos de votre conclusion par Mboo (2017-06-25 06:59:24)
[en réponse à 829911]
c'est vrais on dit facilement qu'il suffit de ne pas commettre le péché mortel pour ne pas aller en Enfer, et que c'est toujours volontairement qu'on choisit le péché mortel.
Mais le problème est qu'on ignore les épreuves qu'on aura demain. Demain pour ne pas commettre un péché mortel on peut se trouver obligé de pratiquer héroïquement une vertu, c'est par exemple l'impression que certain divorcé remariés ont. Face à cette situation sauf miracle on cède toujours. Et quand bien même on a commis un péché mortel, il faut une véritable contrition pour qu'il soit effacer, or avoir une véritable contrition dans certain cas est aussi une vertu héroïque. Je pense ainsi à une cousine éloignée qui face aux difficultés de trouver un mari , à son grand désir d'avoir un enfant, et face aussi aux pressions sociales, a fait une enfant hors mariage (c'est même une situation devenue banale aujourd'hui il faut le rappeler) alors elle c'est trouvé obligé de commettre une faute grave pour avoir "la paix" sera t'il facile pour elle d'avoir la contrition de ce péché? car pour avoir une contrition il faut vraiment regretter de façon que si c'était à recommencer on ne le ferrait pas. Alors du fait de la paix et de la joie d'avoir son enfant est ce certain qu'une véritable contrition sera facile? et c'est ainsi qu'il est très facile de compromettre notre salut sans nous en rendre même compte le plus souvent.
Alors Jésus nous conseil le détachement et le chemin de sa croix, c'est comme le dit une sagesse humaine une façon de "quitter les choses avant qu'elles ne nous quittent"
Alors il est difficile de voir des gens radicalement engagé sur la voie de ses conseils de Jésus, et Jésus a comparé ceux qui ne suivent pas ces conseils à un général d'armé qui va affronter une autre armée et constate que cette dernière est deux fois plus fortes que la sienne, et se trouve ainsi obligé de lui demander la paix. Certain père de l'Eglise en commentant ce passage disent que l'armé de l'ennemi qui est deux fois plus puissantes est l'armé du diable. Alors celui qui se retrouve fasse à elle sans s'être préparé, est quasiment obligé de chercher la paix avec le diable en commettant le péché grave.

( 829935 )
Statistiques douteuses par Personne (2017-06-25 15:52:31)
[en réponse à 829906]
Bonjour,
je trouve ces statistiques sur la sainteté plutôt très douteuses. Si l'on croit ce que vous nous indiquez, nous avions en plein Moyen-Age catholique (XIIème siècle, période de Saint Bernard) le "taux" d'âmes sauvées de 5 pour 33.000, soit 1 sur 6600.
(petite parenthèse : on estime en 2016 qu'il y a 59 millions de décès par an, soit environ 6700 morts par heure... loin de 33.000 par heure... il est vrai que le moyen-âge avait un taux de mortalité plus élevé mais une population beaucoup plus faible. Avec un chiffre de 33.000 morts par heure, on atteint les 289 millions de morts par an... impossible à cette époque)
Autre point intéressant, la mortalité infantile. L'analyse des cimetières en Europe indique que la mortalité infantile était énorme au moyen-âge (40% de morts chez les moins de 14 ans).
Si on reprend donc nos 5 âmes sauvées sur 33.000, on peut très raisonnablement penser qu'il y a donc :
- les deux saints (saint Bernard et un ermite)
- 3 morts en bas âge qui ont reçu le baptême
poursuivons le raisonnement (qui devient un raisonnement par l'absurde) et tirons les conclusions logiques :
- seuls quelques très rares grand saints peuvent se sauver
- seule une partie des enfants nés en bas âge et baptisés peuvent se sauver
les autres, vous pouvez lâcher l'affaire, la messe est dite (si je puis dire). Surtout qu'au niveau catholique, on est aujourd'hui loin du XIIème siècle!
Donc, pour les couples, c'est déjà raté pour vous donc essayez que vos enfants décèdent avant l'âge de raison si vous voulez leur laisser une chance de salut (humour bien sûr).
Messieurs les abbés, ne perdez plus de temps avec l'extrême onction, ça ne marche pas... 0% de réussite...
Pour les célibataires, rentrez dans les ordres et devenez ermite (le salut n'est pas garanti mais on dépasse légèrement le 0% de réussite (1 sur 33.000) mais si vous n'avez pas la vocation ça va être dur).
On peut donc en déduire que le sacrement de l'extrême-onction n'est pas vraiment utile pour le salut... Nous aurions donc un sacrement inutile?
Tout cela pour montrer que ces chiffres sortis du chapeau sont folkloriques et que leur analyse remet en cause des enseignements de l'Eglise (les enfants mort-nés avec le baptême sont sauvés...) et des paroles de l’Evangile (ouvriers de la dernière heure...).
Ce type de chiffres proviennent souvent des sermons destinés à secouer des paroissiens trop mous (n'oublions pas que la période de Saint Vincent Ferrier a été terrible au niveau mortalité).

( 829938 )
Excellent ! par Yves Daoudal (2017-06-25 17:53:44)
[en réponse à 829935]
Bien sûr ces chiffres n'ont aucune signification. C'est seulement la partie du sermon qui doit faire peur. Les prédicateurs rivalisaient dans l'horrifique pour détourner les fidèles de l'enfer...
C'est semble-t-il la seule partie qui intéresse notre ami, de façon quasi morbide.

( 829966 )
Attention ce n'est pas seulement l'avis de St Leonard par Mboo (2017-06-26 07:48:55)
[en réponse à 829935]
Tous les Pères de l'Eglise, et tous les saints qui ont parlé de la sainteté ont été unanime: seule une élite se sauve, donc la sainteté est rare! Saint Thomas a même donné une explication rationnelle à cela, et St Louis Marie de Monfort que j'ai cité plus haut dit en citant lui même plusieurs autres saints que sur dix milles on trouve un saint.

( 829962 )
Et pauci et multi [Saint Augustin] par Luc de Montalte (2017-06-26 01:06:18)
[en réponse à 829906]
En son sermont sur le nombre des élus (sermont 111) :
Estote ergo inter multos multi, sed in comparatione quorumdam multorum pauci. Tanta massa processura est de hac area, ut impleat horreum caeli. Non enim contrarius est qui dixit: Pauci sunt qui intrant per angustam portam, multi per latam viam pereunt. Contrarius sibi esset qui aliquando dixit: Multi venient ab Oriente et Occidente? Venient multi, certe pauci. Et pauci et multi. Alii ergo pauci, alii multi? Non, sed ipsi pauci qui multi: pauci in comparatione perditorum, multi in societate angelorum. Audite, carissimi, audite scriptum: Post haec vidi ex omni lingua et gente et tribu venientes cum stolis albis et palmis, multitudinem quam nemo dinumerare poterat. Haec est massa sanctorum.
Soit, via la
traduction numérisée par l’abbaye Saint Benoît ici :
Soyez nombreux au sein des nombreux élus, et toutefois vous ne serez qu'en petit nombre ; comparés à une grande multitude. De l'aire du Seigneur doit sortir une telle quantité de bons grains, qu'ils rempliront les greniers célestes. Le Christ effectivement ne saurait se contredire. S'il a dit qu'il y en a peu pour entrer par la porte étroite et beaucoup pour périr en suivant la voie large; ailleurs il a dit aussi : « Beaucoup viendront de l'Orient et de l'Occident. » C'est que ceux-ci sont aussi en petit nombre; ils sont à la fois nombreux et peu nombreux. Les nombreux et les peu nombreux seraient-ils différents les uns des autres? Non. Les mêmes sont en même temps nombreux et peu nombreux; peu nombreux comparativement aux réprouvés, et nombreux absolument dans la société des Anges. Ecoutez, mes bien-aimés, voici ce qu'on lit dans l'Apocalypse: « Je vis venir ensuite, avec des robes blanches et des palmes, des élus de toute langue, de toute race et de toute tribu ; c'était une multitude que personne ne saurait compter. » Cette multitude est la grande assemblée des saints.
On peut admirer au passage la belle concision du latin :
Alii ergo pauci, alii multi? Non, sed ipsi pauci qui multi.

( 829967 )
Je crois que j'ai trouvé le bug!! par Mboo (2017-06-26 08:38:30)
[en réponse à 829865]
François dit parfois des choses très intéressantes (comme l'avait reconnu un de ses adversaires ici) il avait dit dans une homélie "la porte du paradis est étroite, mais ouverte à tous" et en méditant cette parole j'ai la réponse à ma question.
En effet la porte du paradis est tellement étroite que ça fait naturellement peur, et très peur même car il faut se faire violence pour y passer et du coup beaucoup nient qu'il faut absolument l'emprunter pour se sauver. Donc les gens prennent des sacrements, font des prières etc, mais se n'est pas pour passer par la porte étroite, c'est pour aller au Ciel..mais en croisant les doigts de ne jamais rencontrer une porte étroite de la croix, en priant même Dieu de ne jamais les faire connaitre la porte étroite de la croix. On se contente d'un petit sourire à gauche, d'une aumône à droite, d'être un bon père à la maison, un bon travailleurs au boulot et on croise les doigts de ne pas connaitre une croix! et il ne faut surtout pas chercher à faire des choses "extraordinaires" (comme des grand sacrifices, des grandes pénitences etc) ce n'est pas ça la sainteté, Thérèse l'a dit, la sainteté ce sont ces "petites chose là" qu'on fait et en les faisant on souhaite au fond de soit ne jamais rencontrer la croix. Et quand malgré tout la croix se présente on est malheureux, triste on fait tout pour s'en sortir, on prie Dieu nuit et jour pour cela.
Et parmi le tout petit nombre déjà qui a compris que c'est effectivement la voie de la sainteté, beaucoup commence à se faire violence, mais très peu persévère jusqu'au bout, en effet se faire violence consiste d'abord à quitter le péché et le monde (à vrais dire on ne peut pas quitter le péché sans quitter aussi le monde, c'est un peu comme si les juifs voulaient quitter l'esclavage, sans quitter aussi l'Egypte même) et ensuite parcourir un long désert dont on ne sait pas exactement quand ça va finir. Les juifs avaient tous quitter l'Egypte, mais déjà chez les chrétiens aujourd'hui très peut quitte le péché, le monde et ses joies. Mais une fois au désert beaucoup de juifs ont succombés au découragement, ils regrettaient la bonne viande qu'ils mangeaient. De même de nos jours dans le tout petit nombre déjà qui c'est engagé à quitter le péché et le monde avec ses séductions beaucoup se découragent en cours de route. Face à la rudesse du désert on en arrive à regretter les joies qu'on avait dans le monde... et on fait demi-tour. Finalement seul un tout, tout petit nombre arrive à la terre promise! Mais au départ cette voie étroite du Ciel était proposée à tout le monde!
En résumé la rareté de la sainteté est une vérité partagée par quasiment tous les Pères de l'Eglise et les saints qui ont abordés ce sujet. La sainteté est rare parce-que les gens veulent le Ciel, mais refusent de payer le prix du Ciel...

( 829976 )
Ce desert qu'on doit traverser par Mboo (2017-06-26 10:09:46)
[en réponse à 829967]
Lorsqu'on quitte les joies du monde, on se trouve dans une situation où on n'a ni la joie de Dieu, ni les joies du monde et c'est ça le désert.
Mais au début on a la joie de l'espérance, l'espérance d'avoir la joie de Dieu nous fait tenir et donne déjà une petite joie, mais ce n'est pas encore ce centuple que Jésus nous a promis et qui est un des objets secondaires de notre espérance, mais cela permet de tenir et d'avancer. Mais alors il y a des moments ou même cette joie de l'espérance on ne l'a plus, c'est alors le désert parfait, la sécheresse totale, et on doit alors se contenter de la pure Foi, cette Foi qui n'est soutenue par aucune consolation.
Pendant ces moments, si on n'est pas bien encadré et bien dirigé, et si on est physiquement dans le monde, à coup sûr on va chercher des consolations dans ce monde, et c'est le début de la chute.
Et cela me fait mieux comprendre l'intérêt de la vie monastique. Quand on vit cloîtré dans un monastère, on est physiquement protégé du monde, et ces retours en arrière sont plus difficiles.

( 829984 )
L'introduction à la vie... par Glycéra (2017-06-26 11:32:40)
[en réponse à 829976]
L'introduction à la vie... dévote (veut dire dévouée, vouée à Dieu)
parmi le monde et ses habitants...
Avez-vous lu ce livret, célèbre, et très souvent republié déjà du temps de St François de Sales ?
Il l'a écrit pour les âmes, qui dans le monde, peuvent, veulent et savent comment vivre, toute à Dieu, sans lâcher Sa Main.
Comment tirer fruits de ses fautes, ou de ses doutes, ou de ses chutes.
Merveilleux et doux St François de Sales...
Livre à avoir sans cesse avec soi.

( 829994 )
Merci pour cette information par Mboo (2017-06-26 12:24:22)
[en réponse à 829984]
Je vais chercher ce livre...