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9ème jour de la neuvaine au Sacré-Coeur de Jésus par ami de la Miséricorde (2017-06-23 00:34:18)
[en réponse à 829841]
Neuvième Jour : Cœur fidèle de Jésus
Mon Rédempteur bien-aimé, que n'ai-je été fidèle envers vous comme vous l'avez été envers moi ! Chaque fois que je vous ai ouvert mon cœur, vous y êtes entré pour m'apporter le pardon et me recevoir dans votre amitié. Chaque fois que je vous ai appelé, Vous êtes accouru pour me secourir. Oui, vous avez été fidèle. Mais moi, jusqu'où n'ai-je pas poussé l'infidélité ! Mes engagements à votre service, je les ai si souvent violés ; mes promesses d'amour ont été suivies de tant de reniements ! Comme si vous, mon Dieu, mon Créateur, mon Rédempteur, vous méritiez moins d'amour que ces créatures, que ces misérables satisfactions auxquelles je vous ai sacrifié ! Pardonnez-moi, ô mon Jésus ! Je reconnais mon ingratitude et je l'ai en horreur. Je reconnais que vous êtes une Bonté infinie, digne d'un amour infini, digne surtout d'être aimé par une âme que vous avez tant chérie après en avoir été tant offensé ! Malheur à moi si je me damnais ! Les grâces dont vous m'avez comblé, les témoignages de particulière affection que vous m'avez prodigués, seraient, grand Dieu ! l'enfer de mon enfer. Oh ! non, mon Amour ! Ayez pitié de moi : ne permettez pas que je renouvelle mes trahisons, et que j'aille ensuite, frappé d'une trop juste condamnation, payer encore en enfer, par le blasphème et par la haine, l'amour que vous m'avez porté. O Cœur plein d'amour, ô Cœur fidèle de Jésus, mettez dans mon pauvre cœur votre divine flamme, afin que je vous rende ardeurs pour ardeurs ! En ce moment, ô mon Jésus, il me semble que je vous aime ; mais je vous aime bien peu : faites que je vous aime beaucoup et que je vous sois fidèle jusqu'à la mort. C'est la grâce que je vous demande, avec celle de vous la demander toujours. Faites-moi mourir avant que je sois de nouveau traître à votre amour. O Marie, ma Mère, soutenez ma fidélité dans l'amour de votre divin Fils.
1 Pater 1 Ave 1 Gloria
Source : Notre Dame des Neiges

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Dialogue du réconfort dans les tribulations de Saint Thomas More par ami de la Miséricorde (2017-06-23 00:37:17)
[en réponse à 829842]
XV. AUTRES OBJECTIONS
(...) ANTOINE : Cher neveu, je n'ai jamais parlé de règle absolue, je ne prétends pas que l'épreuve soit toujours salutaire ni la prospérité toujours funeste. Je sais parfaitement que Dieu donne à chacun un sort différent. « Il fait briller le soleil aussi bien pour le méchant que pour le bon et fait tomber sa pluie sur tous également » (Mt., 5, 45). Je sais aussi qu'il « éprouve ceux qu'il veut recevoir en son paradis », pourtant il n'éprouve pas seulement les bons qu'il aime mais il y a bien des épreuves pour les pécheurs. Quand il invite les méchants avec douceur et en les entourant de prévenances et qu'ils ne viennent pas à lui, cela montre à quel point ils sont mauvais. Parfois alors, il leur envoie des épreuves et il arrive que ces mêmes gens qui, dans la prospérité, ne pouvaient pas faire un pas vers Dieu, accourent à lui dès qu'ils sont malheureux. « Leurs misères s'accrurent » dit le prophète « en suite de quoi ils firent diligence » (Ps., 32). Dieu comble de ses bontés un certain nombre de justes : ils le remercient de ses bienfaits, et lui les récompense encore en retour de ces remerciements.
À d'autres justes, il envoie des tourments, et eux aussi le remercient. Si Dieu ne dispensait les biens de ce monde qu'aux méchants, les hommes croiraient qu'il n'en est pas le maître. S'il ne les accordait qu'aux justes, les hommes serviraient Dieu dans le seul espoir d'obtenir ces avantages.
XVI. RÉPONSE AUX OBJECTIONS LA FORTUNE PEUT NOUS FAIRE SOMBRER DANS LA FOLIE
« Il vivait entouré d'honneurs, sa raison l'abandonna et il devint pareil aux animaux. » La tribulation peut engendrer le péché. C'est pourquoi le prophète dit : « Le sceptre de l'impiété ne restera pas sur la part échue aux justes, afin que les justes n'étendent pas leurs mains vers l'iniquité » (Ps., 125, 3).
Je ne nie donc pas que la fortune et le malheur puissent être tous deux sources de vices ou de vertus.
Mais le problème qui nous intéresse actuellement n'est pas de savoir si la fortune en général est un danger pour notre âme, mais bien plutôt si une fortune continuelle et sans aucune épreuve n'est pas le signe de la colère divine. Nous devons serrer ce problème de près et étudier nos coups, comme les archers examinent à quelle distance de la cible leurs traits sont tombés. (...)
Source : livres-mystiques.com
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde