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images/icones/union-jack.png  ( 829630 )Mgr Paglia:la révision d'Humanae Vitae n'est pas à l'ordre du jour par Jean Kinzler (2017-06-19 09:48:48) 

Is there a pontifical commission to reinterpret Humanae vitae? :: Catholic News Agency (CNA)
By Andrea Gagliarducci

Vatican City, Jun 16, 2017 / 05:19 pm (CNA/EWTN News).- As rumors abound concerning a Vatican commission to reinterpret Humanae vitae in light of Amoris laetitia, the president of the Pontifical Academy for Life has rejected these rumors.

“I can confirm that there is no pontifical commission called to re-read or to re-interpret Humanae vitae. However, we should look positively on all those initiatives, such as that of professor Marengo of the John Paul II Institute, which aim at studying and deepening this document in view of the 50th anniversary of its publication,” Archbishop Vincenzo Paglia, who is also grand chancellor of the John Paul II Institute, told CNA.

Vatican reporter Marco Tosatti first reported in May, citing unnamed Vatican sources, that Pope Francis had, or was about to, form a “secret commission” to examine and suggest modifications to the Church's teaching on contraception, as laid out in Bl. Paul VI's 1968 encyclical Humanae vitae.

And on Wednesday, Roberto de Mattei of Corrispondenza Romana reported that Msgr. Gilfredo Marengo, a professor at the John Paul II Institute, would coordinate the commission.

Corrispondenza Romana said the commission was composed of Msgr. Pierangelo Sequeri, head of the John Paul II Institute, Professor Philippe Chenaux, a professor of Church history at the Pontifical Lateran University, and Msgr. Angelo Maffeis, head of the Paul VI Institute in Brescia.

Citing Msgr. Marengo's previous writings, de Mattei presented the priest as someone who would be in favor of reviewing Bl. Paul VI's teaching against the use of contraceptives.

Speaking to CNA, Msgr. Marengo dismissed what he described as the “imaginative report” about him heading a commission to review Humanae vitae, and referred to his own writings on Amoris laetitia to “fully understand my theological path.”

He has written that Amoris laetitia shows Pope Francis' path “toward a decentralization of doctrinal issues,” and that “whenever the Christian community falls into the error of proposing models of life derived from too-abstract and artificially constructed theological ideals, it conceives its pastoral action as the schematic application of a doctrinal paradigm.”

Msgr. Marengo told CNA that “the issue of a conciliation between Amoris laetitia and Humanae vitae is not in the agenda.”

“I have found it always harmful to invent answers to useless questions,” said Msgr. Marengo, though he added that “theological and pastoral reflection have still a long way to go in order to gain a proper and fruitful understanding of both Paul VI’s and Pope Francis’ texts.”

Archbishop Paglia also told CNA that “there is in fact no doubt that the heart of Humanae vitae – the value of human procreation – is a theme on which we all need to reflect with much attention; the breaking of the marriage-family-procreation triptych is a risk which the Church and all of human society cannot take.”

The archbishop was appointed head of the Pontifical Academy for Life in 2016, and he has come under sharp scrutiny and criticism from former members who are concerned by his actions.

And while Archbishop Paglia was head of the Pontifical Council for the Family, the dicastery organized seminars on marriage and family life in which many of the participants suggested a “penitential path” that would allow the divorced-and-remarried to receive sacramental Communion while still engaging in sexual relations. The seminars' lectures were published with a foreword by Archbishop Paglia.

Interest in the reception of Humanae vitae is increasing, as the encyclical nears the 50th anniversary of its publication. In view of the anniversary, papers and studies on the text will be prepared and published.

A source in the Pontifical Lateran University, speaking on background, told CNA there is ongoing research in the university archives on the encyclical's genesis.

It may be that what has been reported as a “papal commission” is one of the many study groups on Humanae vitae created as its major anniversary approaches.

In fact, the source at the Pontifical Lateran University told CNA that “many studies are underway” and that “Pope Francis has been informed of them, and has encouraged them.”
here
images/icones/radioactif.gif  ( 829634 )Mgr paglia dit-il vrai ? Il existe bien un plan du Vatican pour réinterpréter Humanae Vitae par jejomau (2017-06-19 18:05:23) 
[en réponse à 829630]


selon Roberto de Mattei, lui aussi très bien informé, on connaît même la composition des responsables de cette commission chargée d’une réflexion en vue du cinquantenaire de l’encyclique. La réinterprétation devra se faire à la lumière d’Amoris laetitia, précise celui-ci, ce qui laisse deviner le recours à une même logique : affirmation de la doctrine pour la forme, aménagement au nom d’une pastorale supposée pouvoir introduire des aménagements individuels.



Roberto de Mattei écrit : « Nous pouvons confirmer qu’il y a une commission, composée de Mgr Pierangelo Sequeri, président de l’Institut pontifical Jean-Paul II, du Pr Philippe Chenaux, maître de conférences en histoire de l’Eglise à l’université pontificale du Latran, et de Mgr Angel Maffeis, préside de l’institut Paul VI à Brescia. Le coordinateur est Mgr Gilfredo Marendo, maître de conférences en anthropologie théologique à l’Institut Jean-Paul II, membres du comité directeur de la revue CVII, Centro Vaticano II Studi e ricerche.



Le mode opératoire de la commission nommée par le pape François est en soi une indication de ce qui est recherché. Elle aura « la tâche de récupérer dans les archives du Vatican la documentation relative aux travaux préparatoires en vue d’Humanae vitae qui ont eu lieu sur une période de trois ans, pendant et après le concile Vatican II »



Le pape François derrière le plan du Vatican


Roberto de Mattei observe que le fait de qualifier ces oppositions de simple « jeu polémique » ouvre la porte à la discussion de « tous les grands thèmes de la foi et de la morale ». « “L’avortement oui – l’avortement non”, mais aussi “la Résurrection oui – la Résurrection non” ; “le péché originel oui – le péché originel non”, et ainsi de suite. La simple opposition de la vérité à l’erreur et du bien ou mal devient alors “un jeu polémique” », rien de plus. Il précise :

« Il faut noter que Mgr Marengo ne propose pas de lire Amoris laetitia selon les lignes de l’herméneutique de la continuité. Il ne nie pas l’existence d’une contradiction entre les deux documents : il reconnaît qu’Amoris laetitia autorise ce qu’Humanae vitae interdit. Mais il retient que chaque antithèse théologique et doctrinale doit être relativisée et dépassée dans une synthèse capable de réconcilier les contraires. La véritable dichotomie se trouve alors entre l’abstrait et le concret, entre la vérité et la vie. Ce qui compte, aux yeux de Mgr Marengo, c’est de s’immerger dans la praxis pastorale, sans s’incliner devant “des idéaux théologiques trop abstraits et artificiellement construits”.

« Ce sera la praxis, et non la doctrine qui indiquera la ligne de conduite. Le comportement, en somme, naît du comportement. Et aucun comportement ne peut être sujet à des évaluations théologiques et morales abstraites. “Les modèles de vie” n’existent pas, il n’y a que le cours de la vie, qui accepte tout, qui justifie tout, qui sanctifie tout. Le principe d’immanence, terrassé par Saint Pie X dans l’encyclique Pascendi (1907), a été re-proposé d’une manière exemplaire. »

Après ce triste constat, Roberto de Mattei demande : « Trouvera-t-on des prêtres ou des théologiens confrontés à ce programme de la réinterprétation d’Humanae vitae qui auront le courage de prononcer le mot : hérésie ? »


Jeanne Smits
images/icones/1b.gif  ( 829637 )Merci d'avoir pris la peine de mettre mon lien par Rodolphe (2017-06-19 19:49:30) 
[en réponse à 829630]

...que j'avais "posté" ici en "tête de gondole" !
images/icones/fsspx.gif  ( 829639 ) Le plan de "réinterprétation" d'Humanae vitae, par Roberto de Mattei par La Porte Latine (2017-06-19 21:14:49) 
[en réponse à 829637]

Le plan de "réinterprétation" d'Humanae vitae, par Roberto de Mattei



Ce sera Mgr Gilfredo Marengo, professeur à l’Institut Pontifical Jean-Paul II, qui sera coordinateur de la commission nommée par le pape François pour “réinterpréter”, à la lumière d’Amoris laetitia, l'encyclique Humanae Vitae de Paul VI, à l’occasion du cinquantième anniversaire de sa promulgation, l’an prochain. Les premières indiscrétions sur l’existence de cette commission, encore “secrète”, rapportées par le vaticaniste Marco Tosatti, étaient de source sûre. Nous pouvons confirmer que cette commission existe bien. Elle est composée de Mgr Pierangelo Sequeri, président de l’Institut Pontifical Jean-Paul II, du professeur Philippe Chenaux, enseignant d’Histoire de l’Eglise à l’Université Pontificale du Latran et de Mgr Angelo Maffeis, président de l’Institut Paul VI de Brescia. Le coordinateur est Mgr Gilfredo Marengo, professeur d’anthropologie théologique de l’Institut Pontifical Jean-Paul II et membre du Comité de direction de la revue CVII-Centro Vaticano II Studi e ricerche.

La commission nommée par le pape François est chargée de retrouver dans les archives du Vatican la documentation relative au travail préparatoire d’Humanae Vitae, qui se déroula sur une période de trois ans, pendant et après le Concile Vatican II. Le premier groupe d’étude sur le problème de la “régulation des naissances” fut mis en place par Jean XXIII en mars 1963 et élargi à 75 membres par Paul VI. En 1966, les “experts” remirent leurs conclusions au pape Montini, en suggérant d’accepter la contraception artificielle. En avril 1967, le document réservé de la commission – celui duquel devrait partir aujord’hui la “révision” de l’encyclique – parut en même temps dans le journal Le Monde, en Grande-Bretagne dans The Tablet, et aux Etats-Unis dans le National Catholic Reporter. Mais Paul VI, après deux ans de remous, publia le 25 juillet 1968 l’encyclique Humanae Vitae, par laquelle il réaffirma la position traditionnelle de l’Eglise, qui a toujours interdit la limitation artificielle des naissances. Il s’agit, selon le philosophe Romano Amerio, de l’acte le plus important de son pontificat.

L'Humanae Vitae fut l’objet d’une contestation sans précédents, non seulement de la part de théologiens et de prêtres, mais aussi de certains épiscopats, à commencer par l’épiscopat belge, dirigé par le cardinal primat Léo Suenens qui, au Concile, s’était exclamé sur un ton véhément : « Suivons le processus de la science. Je vous en conjure, mes frères, évitons un nouveau procès Galilée. Un seul procès a suffi à l’Eglise”. Le cardinal Michele Pellegrino, archevêque de Turin, qualifia cette encyclique de l’« une des tragédies de l‘histoire pontificale”.

En 1969, neuf évêques hollandais, parmi lesquels le cardinal Alfrink, votèrent la fameuse Déclaration d’indépendance où ils invitaient les fidèles à refuser l’enseignement de l’encyclique Humanae Vitae. A cette même occasion, le Conseil pastoral Hollandais se prononça en faveur du Nouveau Catéchisme en refusant les corrections suggérées par Rome et demandant que l’Eglise reste ouverte à de « nouvelles approches radicales » sur les sujets moraux, qui n’étaient pas cités dans la motion finale, mais ressortaient des travaux du Conseil, comme les rapports avant le mariage, les unions homosexuelles, l’avortement et l’euthanasie. « En 1968, rappelle le cardinal Francis J. Stafford, advint quelque chose de terrible dans l’Eglise. Au sein du sacerdoce ministériel, entre amis, se vérifièrent partout des fractures qui ne se recomposeraient plus jamais, ces blessures qui continuent à affliger l’Eglise toute entière » (1968, l’anno della prova, dans L’Osservatore Romano, 25 juillet 2008).

Sur le sujet de la contraception, Paul VI s’est exprimé dans Humanae Vitae d’une manière que les théologiens jugent infaillible et donc non modifiable, non que le document réunisse en lui-même les conditions de l’infaillibité, mais parce qu’il réaffirme une doctrine proposée depuis toujours par le magistère pérenne de l’Eglise. Les théologiens jésuites Marcelino Zalba, John Ford et Gerald Kelly, les philosophes Arnaldo Xavier da Silveira et Germain Grisez, et bien d’autres auteurs, expliquent que la doctrine d’Humanae Vitae doit être considérée comme infaillible, non en vertu de son acte de promulgation, mais parce qu’elle confirme le magistère ordinaire universel des papes et des évêques du monde entier.

Mgr Gilfredo Marengo, le prélat à qui le pape François a confié la tâche de relire Humanae Vitae, fait partie au contraire de cette catégorie de prélats convaincus de pouvoir concilier l’inconciliable.

Dès septembre 2015, commentant sur Vaticaninsider les travaux du Synode sur la Famille, il invitait à « cesser de concevoir le patrimoine doctrinal de l’Eglise comme un système fermé, imperméable aux demandes et aux provocations de l’ici et maintenant où la communauté chrétienne est appelée à donner raison de sa foi, comme annonce et témoignage ». Dans un article plus récent du même journal, au titre significatif : Humanae Vitae et Amoris laetitia : des histoires parallèles(Vaticaninsider, 23 mars 2017), Mgr Marengo se demande si « le jeu polémique ‘pillule oui – pillule non’, tout comme l’actuel ‘communion aux divorcés oui – communion aux divorcés non’, n’est que l’apparence d’un malaise et d’une fatigue, bien plus crucial dans le tissu de la vie ecclésiale”. En effet, « chaque fois que la communauté chrétienne tombe dans l’erreur de proposer des modèles de vie dérivés d’idéaux théologiques trop abstraits et construits de façon artificielle, elle conçoit son action pastorale comme l’application schématique d’un paradigme doctrinal ». « Une certaine façon de concevoir et recevoir l’enseignement de Paul VI – ajoute-t-il– fut probablement l’un des facteurs pour lesquels – et il cite ici le pape François– nous avons présenté un idéal du mariage trop abstrait, presqu’artificiellement bâti, éloigné de la situation concrète et des possibilités effectives des familles telles qu’elles sont. Cette idéalisation excessive, surtout quand nous n’avons pas réveillé la confiance dans la grâce, n’a pas rendu le mariage plus désirable et attractif, mais ce fut tout le contraire » (François).

Pourtant, si l’antithèse « pillule oui – pillule non », tout comme l’actuelle « communion aux divorcés oui – communion aux divorcés non », n’est qu’« un jeu polémique», ce même principe pourra s’appliquer à tous les grands sujets de la foi et de la morale : “avortement oui – avortement non”, mais aussi “résurrection oui – résurrection non”, “péché originel oui – péché originel non” et ainsi de suite. L’opposition même entre vérité et erreur et bien et mal en vient à devenir « un jeu polémique ».

Remarquons que Mgr Marengo ne propose pas de lire Amoris laetitia dans la ligne de l’herméneutique de la continuité. Il ne nie pas qu’il y a une contradiction entre ces deux documents : il admet qu’Amoris laetitia autorise ce qu’Humanae Vitae interdit. Mais il estime que toute antithèse théologique et doctrinale doit être relativisée et dépassée dans une synthèse qui parvienne à concilier les opposés. La dichotomie est entre abstrait et concret, vérité et vie. Ce qui compte, pour Mgr Marengo, c’est de s’immerger dans la pratique pastorale, sans se plier à « des idéaux théologiques trop abstraits et artificiellement construits”. Ce sera la pratique et non la doctrine, qui définira les lignes d’action. Le comportement naît en somme du comportement. Et aucun comportement ne peut être soumis à d’abstraites évaluations théologiques et morales.

Il n’y a pas de “modèles de vie”, mais uniquement le flux de la vie, qui accueille tout, justifie tout, sanctifie tout. Le principe d’immanence, fustigé par saint Pie X dans l’encyclique Pascendi(1907), est reproposé d’une façon exemplaire.

Y aura-t-il quelque pasteur ou théologien qui face à un tel programme de “réinterprétation” d’Humanae Vitae, ait le courage de prononcé le mot d’”hérésie” ?



Pr. Roberto de Mattei

Source
images/icones/vatican.gif  ( 829652 )Infaillibilité ex Cathedra affirmé par PEB (2017-06-20 11:59:31) 
[en réponse à 829639]

L'encyclique contient des formules exécutoires par lesquelles le Saint-Père assied son autorité sur celle du prince des apôtres mais aussi de celle la Tradition vivante du magistère ecclésial. L'invocation de l'infaillibilité pontificale selon les canons de Vatican I est donc sans doute fondée.

§6. C'est pourquoi, ayant attentivement examiné la documentation qui Nous a été soumise, après de mûres réflexions et des prières assidues, Nous allons maintenant, en vertu du mandat que le Christ Nous a confié, donner notre réponse à ces graves questions.



§12. Cette doctrine, plusieurs fois exposée par le Magistère, est fondée sur le lien indissoluble



§18. Fidèle à l'enseignement comme à l'exemple du Sauveur, [l'Eglise] se montre l'amie sincère et désintéressée des hommes, qu'elle veut aider, dès leur cheminement terrestre, " à participer en fils à la vie du Dieu vivant, Père de tous les homme".



§31. Vénérables frères, chers fils, et vous tous, hommes de bonne volonté, grande est l'œuvre d'éducation, de progrès et d'amour à laquelle Nous vous appelons, sur le fondement de l'enseignement de l'Eglise, dont le successeur de Pierre est, avec ses frères dans l'épiscopat, le dépositaire et l'interprète.

images/icones/1n.gif  ( 829660 )vous plaisantez !? par jejomau (2017-06-20 14:34:05) 
[en réponse à 829652]

Parce que vous pensez qu'il a tenu compte du Dogme en ce qui concerne les divorcés-remariés ????
images/icones/fleche2.gif  ( 829668 )Humanae Vitae... par Etienne (2017-06-20 16:37:31) 
[en réponse à 829652]

...comme je le mentionnais dans un autre fil, a une autorité universelle incontestable. Il semble cependant que l'opinion générale penche vers une non infaillibilité (ni ex cathedra, ni comme faisant partie du MOU). En ce qui concerne l'autorité ex cathedra, les formules par vous citées ne sont justement pas assez fortes : il n'y a nul part une définition claire de Paul VI qu'une doctrine soit fondée sur la révélation.

Je ne suis en revanche pas, en principe, contre une herméneutique de ce texte, certes fort précis en bien des points, mais qui :
1) Reste assez général sur différents concepts
2) Ne bénéficie pas, bien évidemment, lui étant antérieur, de toute la théologie de Jean-Paul II en la matière.

Il pourrait par exemple être judicieux de reprendre les concepts des méthodes naturelles, en expliquant ce qui est permis de ce qui ne l'est pas, et en reprenant les concepts de prudence en la matière.

Mais il est vrai que vu les loulous à la manœuvre, on risque d'avoir une herméneutique de franche rupture et une confusion toujours plus grande...