Le Forum Catholique

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images/icones/marie.gif  ( 829641 )20/06 St Silvère, pape et martyr par ami de la Miséricorde (2017-06-20 00:27:52) 



De la férie

Messe du 2ème Dimanche après la Pentecôte



Mémoire de St Silvère, pape et martyr




Avant 1955 : Mardi dans l’Octave de la Fête-Dieu
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 829642 )6ème jour de la neuvaine au Sacré-Coeur de Jésus par ami de la Miséricorde (2017-06-20 00:29:41) 
[en réponse à 829641]



Sixième Jour : Cœur libéral de Jésus

Ah ! Mon Jésus, vous n'avez pas hésité à me donner votre sang et votre vie, et moi j'hésiterais à vous donner mon pauvre cœur ! Non, mon Rédempteur aimé : je vous l'offre tout entier. Je vous abandonne ma volonté sans réserve : daignez l'accepter et en disposer selon votre bon plaisir. Je n'ai rien et ne puis rien, cependant, j'ai mon cœur, que vous m'avez donné, et que personne ne peut me ravir : on peut tout me prendre, mes biens, mon sang, ma vie, tout, hormis mon cœur. Et avec ce cœur je puis vous aimer : avec ce cœur je veux vous aimer. Enseignez-moi donc, ô mon Dieu, le parfait oubli de moi-même ; montrez-moi le chemin à suivre pour atteindre à votre pur amour, à cet amour dont vous m'avez, dans votre bonté, inspiré le désir. Je sens en moi une ferme résolution de vous plaire ; mais pour la réaliser, j'attends de vous le secours, et je vous le demande. C'est à vous, ô Cœur aimant de Jésus, de rendre vôtre entièrement mon pauvre cœur, autrefois si ingrat envers vous et privé, par sa faute, de votre amour. Faites que mon cœur se consume pour vous des mêmes flammes dont le vôtre est embrasé pour moi. Unissez entièrement ma volonté à la vôtre, pour ne plus vouloir que ce que vous voulez vous-même : qu'ainsi votre sainte volonté soit désormais l'unique règle de mes actions, de mes pensées, de mes désirs. Je l'espère, Seigneur, vous ne me .refuserez point votre grâce pour exécuter la résolution que je prends aujourd'hui à vos pieds, d'accepter en paix toute disposition de votre Providence, sur moi et sur tout ce qui est mien, pour ma vie et pour ma mort. O Immaculée Marie, heureuse êtes-vous d'avoir vécu dans une perpétuelle et totale uniformité entre votre cœur et le Cœur de Jésus ! Daignez m'obtenir, ô ma Mère, qu'à l'avenir je n'aie plus ni volonté ni désir en dehors de la volonté de Jésus et de votre volonté.

1 Pater 1 Ave 1 Gloria

Source : Notre Dame des Neiges
images/icones/marie.gif  ( 829643 )Dialogue du réconfort dans les tribulations de Saint Thomas More par ami de la Miséricorde (2017-06-20 00:32:01) 
[en réponse à 829642]



XIV. OBJECTION ET RÉPONSE

ANTOINE : Je suppose, mon neveu, qu'aucun sage ne parlera vraiment en ces termes, surtout s'il a du cœur, mais ceux qui le font agissent par peur ou par esprit de lucre. Nous pouvons peut-être leur prêter le raisonnement suivant : « Cet homme puissant a pour moi de la considération, il me donne de l'argent pour que je veille sur lui.

Si j'allais maintenant lui dire que tout ce que je fais est inutile, à moins qu'il ne se surveille lui-même, à moins qu'il ne prie lui-même, je crains fort qu'il ne me retire sa considération et ses libéralités, et si jamais j'ajoutais que je prie Dieu de lui donner la grâce de s'amender, de jeûner, de lui envoyer des souffrances corporelles pour que son âme en soit purifiée, il se mettrait dans une violente colère. Il ne veut pas d'une grâce qui le priverait de son bonheur présent ; il ne veut pas regretter ses péchés. »

Voilà le raisonnement de ces gens cultivés et pleins d'esprit qui flattent et trompent les grands de ce monde. Il arrive aussi que, voyant un homme si attaché à son plaisir qu'ils désespèrent de pouvoir l'amender, ils lui racontent un boniment de ce genre, en attendant. Ils voient que l'homme n'est pas méchant et que même il fait quelque bien. Ils le laissent croupir dans ses péchés et s'en remettent à Dieu du soin de l'éclairer.

Il y avait, à côté du temple de Jérusalem, un bassin où on lavait les brebis du sacrifice (Jn., 5, 1). Nous pourrions dire que nos sages laissent leur ouaille tremper en attendant que l'ange du Seigneur vienne opérer en elle l'œuvre purificatrice et la transformer en une bonne petite brebis douce et humble.
À ce moment, ils interviennent et lui parlent de la pénitence. Mais en attendant, de peur de faire de cet homme amène et agréable un être colérique et un emporté capricieux, ils l'abreuvent de mots aimables et ne s'occupent pas du reste.

Ils en usent avec lui comme une mère avec son petit enfant quand il traîne au lit, puis se met à pleurer parce qu'il sera battu en arrivant en retard à l'école. Elle le console. « Pars, mon petit. J'ai envoyé prévenir le maître pour que tu ne sois pas battu. Prends ta tartine et va-t-en vite. » L'important pour elle est qu'il passe tranquillement la porte, qu'il ne pleure pas en sa présence ; elle ne se soucie guère qu'il soit puni ou non en arrivant à l'école.

C'est ainsi qu'agissent bien des chapelains ; ils encouragent les puissants quand ils craignent de leur déplaire. Je ne les approuve pas, mais j'ai bien peur que telle ne soit leur conduite.

Source : livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde