Le Forum Catholique
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Mystère à l'Angélus par jean-marie dobrée (2017-06-03 05:07:38)

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Ma réaction à chaud par Candidus (2017-06-03 08:25:50)
[en réponse à 828785]
J'ai beaucoup d'estime pour l'abbé Spinoza dont j'ai pu apprécier le zèle, la foi et la piété à l'époque où il appartenait à la communauté de Riaumont.
Ce qui semble être reproché à son établissement (à l'exception des soupçons d'agression de nature sexuelle qui restent à confirmer), c'est l'application des règles et pratiques disciplinaires qui étaient celles de l'école républicaine jusqu'en 1968.
Peut-être cet événement est-il l'illustration de la politique répressive à l'égard des écoles catholiques traditionnelles que l'article récent de Libération envisageait ?
Je crois qu'il serait naïf de penser que cela soit sans lien avec la perspective d'une reconnaissance de la FSSPX et je pense que la Fraternité a bien du souci à se faire en ce qui concerne ses écoles.
Le seul point positif que je vois dans cette affaire c'est qu'elle pourrait contribuer à faire tomber les murs, finalement assez artificiels, entre les différentes chapelles traditionalistes au profit d'un front commun de défense contre la violation de la liberté d'enseignement.
Peut-être que dans un avenir prochain les écoles catholiques traditionnelles devront s'exiler, comme au début du XXème siècle de nombreuses communautés religieuses françaises, pour pouvoir continuer leur mission ? Je verrais bien certains pays de l'Europe orientale, et notamment le plus grand d'entre eux, les accueillir...

( 828791 )
Méfiance par Raoul (2017-06-03 08:25:59)
[en réponse à 828785]
Les opérations de communication commencent.
La plus grande prudence est à conserver dans ces affaires où l'on voit bien que le but est au final d'attaquer les écoles hors contrats.
J'espère que tout cela retombera comme un soufflet et que les accusations d'agression sexuelle ne sont que des mensonges (j'ai lu tous les articles sur cette affaire et tout le monde reste extrêmement prudent sur cette question).

( 828792 )
Gros moyens par Japhet (2017-06-03 08:33:06)
[en réponse à 828791]
une quarantaine de gendarmes, le procureur de la république sur place, les enfants retenus dans les classes, le directeur en garde à vue et l'école fermée en quelques heures par le préfet! Comme quoi l'état d'urgence sert bien à quelque chose.....

( 828794 )
Quelle tactique le Diable a-t-il intérêt à employer ? Diriez-vous comme lui ? par Glycéra (2017-06-03 09:17:06)
[en réponse à 828785]
- 2 écoles, ô mon cher neveu en stage à l'école des super-diables : la France a deux types d'écoles ; les plus nombreuses sont déjà assez bien sosu contrôle, et un petit nombre, esprit gaulois sans doute, résiste et applique les manières qui ont fait aussi le succès des écoles républicaines du passé : respect, règles de conduite, étude sérieuse, programmes nourrissants.
Comment les détruirais-tu ?
- ö mon oncle si remarquable en démonerie...
Je m'appuierais sur les fautes humaines, les volontés de jouissance et de puissance.
- Raconte-moi, voir si tu es digne de ta nomination de chef de mission ?
- Dans les choses d'église, nous avons semé les jouissances sexuelles entre autres, et l'illusion de puissance qui perdure alors que le XIX° est terminé. Donc je forcerais la note sur les méthodes fermes, puisque les écoles d'état sont ramollies assez maintenant, qu'on a réussi même à éviter les scandales d'abord, et peu à peu même leur faire passer les envies de dépravation de moeurs, comme ils disaient, et surtout, surtout...
- Oui, je sais, et alors, quoi donc, mon neveu ?
- Je pousserai le pion "sexuel". Très fort ce pion là. Et j'ai déja tissé mon réseau "social" chez les journalistes, surtout dans les maisons de presse achetées par les anti-écclésiaux...
Donc : calme, calme, puis scandale, et surtotu battage autour des "découvertes" dans des écoles que personne ou presque ne connaît...
La curiosité ignare du "bon peuple" et les moyens légaux des "urgences républicaines" feront le théâtre autour... Même pas besoin d'aller les pousser, cela marchera tout seul...
- Soit ! Ton plan me semble correct. Donc tu dis :
1 - école républicaine solide et assez "propre" jusque milieu XX°
2 - école catholique réputée pour sa pureté et son esprit... à couper en deux, les sous contrôle, pardon contrat, et les reblles...
3 - ramollir l'école républicaine, mais en lui évitant les affaires de pédo-manie
4 - susciter ces actes chez les rebelles, et alors tirer les clairons pour avertir les publicains ?
Tu t'engages là-dessus ?
- J'y vais mon oncle, ai-je carte blanche ?
- Non, bien sûr que non... Je vais encore appuyer, il faut saper d'autres choses encore...
Mais, fonce !
Idée venue de l'excellent livre : Lettre d'un Diable à son neveu
de CS Lewis...
A faire lire à tous les ados...

( 828800 )
un témoignage par Anne Charlotte Lundi (2017-06-03 09:46:19)
[en réponse à 828785]
"Ce sont des parents qui retiraient leurs enfants (insupportables et déjà virés de partout avant) qui ont voulu foutre la merde avant de partir et qui ont dénoncé l'école sans aucune preuve concrète.... " dit un parent d'élève de l'Angélus
Cet épisode montre combien les événements peuvent se précipiter sur une simple dénonciation ... et dans un "intérêt des élèves"
Aucune de nos écoles n'est à l'abri dans ce climat anti-catholique et de terreur qui me semble ne fait que commencer
Prions pour l'abbé Spinoza et resserons les rangs pour la bataille...
St Michel défendez-nous dans le combat....

( 828802 )
sur une simple dénonciation par jejomau (2017-06-03 09:51:57)
[en réponse à 828800]
le procureur a donc fait de l'excès de zèle . Tout content d'empêcher les jeunes de passer leurs examens . Comment l'éducation nationale va-t-elle se justifier quand elle dit qu'elle a l'obligation de traiter les enfants avec équité devant les examens obligatoires sanctionnant les études ?
excédé par ailleurs....

( 828810 )
Empêcher les jeunes de passer leurs examens ? par Cath...o (2017-06-03 10:18:04)
[en réponse à 828802]
Où avez-vous lu cela ?
Pour ma part, je lis
Les élèves qui doivent se présenter à des examens (un peu moins de dix) pourront intégrer d'autres internats pour ne pas hypothéquer leur année d'études.
(
source)

( 828811 )
"Pourront" par Raoul (2017-06-03 10:25:59)
[en réponse à 828810]
Ça c'est gentil. Ils pourront s'inscrire dans une autre école. Ah bon il faut une autorisation normalement ?

( 828814 )
Interprétation ? par Cath...o (2017-06-03 10:39:05)
[en réponse à 828811]
Là où vous traduisez "dans sa grande bonté la justice les autorise à s'inscrire dans d'autres écoles", je ne lis que "tout a été prévu (par l'école) pour que ceux qui le veulent puissent rejoindre un autre internat (les autres pouvant terminer leurs révisions chez eux)".

( 828818 )
vraiment ... par jejomau (2017-06-03 11:43:51)
[en réponse à 828814]
JE VAIS RESTER POLI !
Les examens commencent le 9 juin pour le bac : ils font comment ces jeunes pour recevoir leur convocation au nom du nouvel établissement à temps ????????????????????
Je préfère m'arreter là !

( 828820 )
Nouvel établissement ? par Cath...o (2017-06-03 11:55:39)
[en réponse à 828818]
La fermeture "temporaire" de l'établissement implique-t-elle que l'école n'existe plus administrativement, qu'elle ne peut plus présenter ses élèves aux examens ?
Dans ce cas vous auriez raison.
Si ce n'est par contre qu'une question de fermeture de locaux, le problème est bien moindre.

( 828867 )
Ils l'ont déjà par Vincent F (2017-06-04 14:15:01)
[en réponse à 828818]
leur convocation.

( 828819 )
Il s'agirait de la vengeance d'un prof viré par Jean-Paul PARFU (2017-06-03 11:46:01)
[en réponse à 828814]
C'est tout !

( 828807 )
Il ne faut pas grand chose pour être hors de clous par Sic transit (2017-06-03 10:07:34)
[en réponse à 828800]
Privation de dessert : privation de nourriture, donc défaut de soin à enfant, donc...

( 828817 )
Les joies de l'éducation positive ... par Cath...o (2017-06-03 10:59:23)
[en réponse à 828807]
Pour ceux qui ne connaîtraient pas encore ce truc qui déferle sur la France, une petite liste de ce qu'ils appellent Violences Educatives Ordinaires (VEO) trouvée sur le blog enfanceepanouie.wordpress ...
Parents, grands parents, éducateurs, vous êtes prévenus ...
Les violences physiques :
Fesser, gifler…
Donner une tape sur la main
Bousculer l’enfant/le pousser/le tirer Tirer les oreilles/les cheveux…
Secouer
Tenir les joues
Mordre, pincer
Laisser pleurer seul
Forcer à goûter/à manger/à finir son assiette
Priver de dessert
Empêcher d’aller aux toilettes
Empêcher de boire/ de manger
Prodiguer des soins sans prévenir, par derrière (nettoyer le visage/moucher)
Mettre un enfant sur le pot avant qu’il ne le demande
Conditionner l’enfant à la continence
Allaitement et/ou repas de l’enfant sans prendre en compte sa faim mais en fonction de notre horaire décidé a priori (refuser à un enfant de manger / le forcer à manger)
Les violences psychologiques :
Crier
Reprimander
Brimer
Mettre au coin
L’isolement temporaire (sur une chaise, dans les escaliers…)
L’isolement forcé
Créer un tableau d’appréciation du comportement de l’enfant via des visuels (lion des couleurs, points, croix…)
L’indifférence (dont ignorer l’enfant l’enfant en détresse émotionnelle quelques soient ses comprtements, marquer volontairement une indifférence)
Pousser l’enfant à pleurer/provoquer les pleurs de l’enfant volontairement
Le laxisme
Les privations
Punir
Menacer
Faire du chantage
Rabaisser
Humilier
Insulter
Se moquer
Rire quand l’enfant est en détresse
Donner des surnoms humiliants/blessants
Donner des récompenses
Comparer les enfants
Mentir
Cacher des choses impliquant l’enfant
Ne pas écouter l’enfant
Ne pas arrêter de chahuter/chatouiller quand l’enfant le demande
Ne pas respecter son intimité: entrer dans sa chambre sans y être invité, lire son courrier, son fb, changer la couche de l’enfant devant tout le monde …
Critiquer ses amis, ses goûts devant lui
Lui faire faire des promesses
Se placer en autorité toute puissante (Adultisme)
Confisquer le doudou/ la tétine/ jouets/ téléphone
Mettre des étiquettes (positives ou négatives)
Avoir des attentes qui ne concordent pas avec le développement de l’enfant
Le forcer à mettre les habits que l’on choisit au lieu de respecter ses goûts
Le forcer à mettre sa veste/ bonnet… sans marge de manœuvre (explications, expérimentation du froid…
Forcer un enfant à rester nu sur la plage alors que ce dernier a clairement exprimé son refus d’exposer son corps.
Forcer un enfant à s’habiller alors qu’il souhaite être nu, dans la mesure du possible.
Réveiller brusquement, lumière vive, bruit, chatouilles
Empêcher l’enfant de dormir sous unique prétexte qu’il doit “se lever tôt/à l’heure” sans réelle obligation.
Jeter les jouets de l’enfant sans son accord
Jeter/menacer de jeter les jouets de l’enfant sous prétexte qu’ils ne sont pas rangés
Les violences culturelles :
Les violences culturelles mêlent souvent violence physique et psychologique et posent un problème par rapport au consentement de l’enfant et à son choix libre et éclairé.
Imposer notre vision homme/femme
Imposer notre religion et des coutumes
Imposer notre athéisme
Imposer nos valeurs (“c’est bien”/”c’est mal”)
Imposer notre régime alimentaire
-> Précision pour ces termes : il est important de transmettre nos valeurs (on ne peut d’ailleurs pas faire autrement puisque l’enfant baigne dans notre environnement), c’est le fait de les imposer si l’enfant choisit une autre voix qui considéré comme une violence.
Percer les oreilles d’un enfant sans son consentement éclairé et réfléchi
Circoncire sans son consentement éclairé et réfléchi
Décalotter
Forcer à demander pardon/à s’excuser
Forcer à faire la bise/à se laisser embrasser
Forcer à faire un câlin/à se laisser câliner
L’exposer sur internet/dans nos conversations sans son consentement (photos, vidéos, récit « intime »)
Les « douces violences »
Le terme de « Douces Violences » est largement développé dans les ouvrages de Cristine Schuhl. Ce sont des comportements en apparences anodins, mais qui, répétés, peuvent être délétères pour l’enfant.
Donner des surnoms (monstres, bulldozer, petit diable…)
Utiliser du second degré alors que l’enfant n’est pas capable de le comprendre
Presser l’enfant dans toutes ses activités
Faire à sa place car on le trouve trop lent
Parler devant lui à la troisième personne sans l’inclure dans la discussion
Parler à l’enfant ou de soi en utilisant la 3ème personne : « Léo a fait ça » en parlant à Léo ; « Il est ou papa » prononcé par papa.
Le mettre devant la tv/console/tablette pour avoir la paix
Utiliser un parc/lit cage alors que l’enfant a besoin de se mouvoir
Utiliser systématiquement la poussette avec un enfant qui demande à marcher
Parler devant l’enfant dans une langue étrangère ou épeler des mots pour qu’il ne comprenne pas et soit exclu de la conversation.
Empêcher un bébé de se mouvoir librement à cause de ses vêtements/chaussures.
Forcer à rester à table pendant le repas
Les maltraitances
Nous complétons cette liste par celles des maltraitances, tout en gardant à l’esprit que la limite entre les deux est parfois inexistante et ne doit en aucun cas minimiser les dégâts causés par les VEO. Toute maltraitance observée doit conduire à protéger l’enfant.
Coups portés avec un objet
Coups répétitifs
Coups de pied/coups de poing
Isolement long/répété
Douche froide
Punition par mise à nu de l’enfant
Négligence
Privation de nourriture
Punir au pain sec et à l’eau
Privation de soin
Privation d’affection
Emprise
Humiliations
Insultes
Surnoms humiliants/insultants
Viol
Attouchement sexuel
Atteinte sexuelle
Excision NB.

( 828825 )
Le Berry républicain (suite) par Mingdi (2017-06-03 12:16:40)
[en réponse à 828785]

( 828832 )
à noter par jejomau (2017-06-03 13:57:03)
[en réponse à 828825]
il est dit:
L’abbé Spinoza est incardiné au diocèse de Bourges en mars 2015 : ce qui signifie qu’il ne dépend plus de l’Institut du Bon Pasteur
En réalité, il ne dépendait plus de l'IBP bien avant puisque c'est Randol qui soutenait alors le projet...

( 828826 )
Prudence ! par Scribe (2017-06-03 12:27:49)
[en réponse à 828785]
A titre personnel, je n'aurais pas laissé ce fil existé puisqu'en dehors de l'information factuelle d'une perquisition et d'une mise en garde à vue (automatique dans ce genre de cas), tout reste parfaitement incertain, du domaine de la rumeur.
S'il y avait matière, l'abbé Spinozza aurait été mis en examen et/ou interdit de revenir à l'Angélus.
Je suis perplexe tant que rien ne filtrera de l'enquête en cours.

( 828830 )
Bien d'accord avec vous ! par Sic transit (2017-06-03 13:25:09)
[en réponse à 828826]
Vous avez tout dit.

( 828833 )
Les articles ont paru; c'est un fait.... et un appel à prier pour la vérité, forte et bénéfique. par Glycéra (2017-06-03 14:07:21)
[en réponse à 828826]
Laisser les zombies seuls en parler ?
ou bien ramasser toutes les forces de prières pour que les choses vraies soient dites ?
De tout Dieu tire un bien.
A nous de faire notre part.
Sans bavasser de détails vaseux...
Merci à Dame Cath...o de sa liste et des sites qu'elle donne sur ce travail de sape des autorités dans la famille, et dans les écoles où les parents délèguent (avec droit de contrôle, et devoir de contrôler)

( 828859 )
..et silence. par Virgile (2017-06-04 08:04:55)
[en réponse à 828826]
Bonjour,
Oui ce fil de discussion n'aurait pas du être ouvert, et pour plusieurs raisons au-delà du seul travail d'enquête.
Pourquoi s'acharner à défendre une sorte de théorie du complot ?
Une des erreurs dévastrices du monde traditionnel est son orgueil démesuré quoique que sans doute très involontaire.
Qui veut faire l'ange fait la Bête.
Personne, pas un seul être humain au monde n'est à l'abri du mal sous toutes ses formes et ses tentations.
Que des écoles hors-contrat constituent des voies nettement plus favorables que d'autres au développement des enfants est une chose.
Qu'elles s'en pensent comme "purifiées" par principe et protégées par leur nature même, de toute errements et de toute distorsion liée à la nature humaine et de tous ses travers les plus noirs, en est une autre, et reste une imposture ou illusion très dangereuse. Ces écoles partagent la commune humanité de n'importe quelle autre école située en ZEP autant que dans les secteurs les plus huppés, et donc sujette à la moindre déviation.
Ce type d'affaire - la seconde en quelque mois après celle de l'abbé intégriste violeur - sont là pour secouer les catholiques de bonne volonté, et leur rappeler que le paradis n'existe pas sur terre, ni pour eux ni pour leur enfants, malgré le confort paresseux que peut procurer la satisfaction d'avoir "opté" pour une école vécue comme meilleure que d'autres ou le sentiment de réassurance que produit l'appartenance à une communauté entre-soi.
Un peu de lucidité, et beaucoup d'humilité.
Rien à dire à ce sujet sinon subir, se taire, souffrir en silence pour celles et ceux que ça concerne et laisser la justice faire son travail malgré toutes les limites et fragilité de celle-ci
Belle fête de la Pentecôte,
Virgile

( 828860 )
De sages réflexions par AVV-VVK (2017-06-04 09:03:48)
[en réponse à 828859]
Est dans le titre.

( 828862 )
Intrigue par Clovis (2017-06-04 13:07:22)
[en réponse à 828859]
L'être humain n'est pas parfait.
Certes.
Mais il existe des situations où les règlements de compte prennent le dessus sur la vérité.
C'est triste et écoeurant pour ceux qui connaissent les coulisses de la situation.

( 828879 )
[réponse] par Acadiane (2017-06-04 18:17:08)
[en réponse à 828859]
Belle parole Virgile lorsqu'on n'est pas concerné. Quand cela vous tombe dessus un vendredi à un mois de la fin de l'année scolaire, je ne vous cache pas que l'on se trouve bien embêté(le mot est faible), surtout lorsque l'on ne demande rien à personne. Les moralisateurs c'est bien, mais parfois il faut s'abstenir de tout propos par charité! Allez Virgile un peu d'humilité !

( 828963 )
Ne pas être irresponsables. par Virgile (2017-06-05 21:44:11)
[en réponse à 828879]
Bonsoir,
Je ne me suis peut-être pas exprimé de manière très heureuse et m'en excuse.
Mais ce sujet m'intéresse et tient à cœur.
Je voudrai d'abord vous dire que je n'ai rien contre les écoles hors-contrats bien au contraire.
Dans les trop nombreuses mondanités impliquée par la scolarisation d'un de nos enfants en école hors-contrat, au cours de soirées et diner, j'en reste d'ailleurs sans mot à écouter des couples bi-actifs, branché, évoquant leur vie familiale occupée par la concurrence entre les séries que chacun regarde et suit dans son coin le soir, pratiquant religieusement à l'occasion, croyant dans on ne sait plus trop bien en quoi.
Et lorsqu’on évoque l’école qui doit être le seul point commun, défoncer littéralement une ou un enseignant, la ou le directeur au motif que celui-ci ou celle-ci impose un quasi-uniforme et tance les parents qui laissent malgré tout leurs enfants avec des basket lacoste, malgré le règlement de l'école qu'ils se sont engagés à signer au moment de l'inscription qui leur demande juste de mettre des chaussures de ville et proscrire les baskets.
Ou le défonce parce qu'il leur demande de se bouger un peu le cul pour s'organiser en groupe et faire des petits travaux en fin de semaine - comment donc trouver le temps lorsque sa vie est déjà si bien remplie, avec des jeunes filles au pair logeant dans une chambre, que l'on s'échange lorsqu'on repart de la région etc.
Et ces mêmes couples défoncer tout autant leur curé qui dénonce lors de son homélie le dimanche dans la petite paroisse de l'entre-soi des bobos, ces mêmes couples racontant avec un sens de l'évidence, leur caprices au moment des baptêmes et menaçant d'aller "se chercher un curé pote, qui au moins lui...".
J'ai une certaine aspiration à que ces écoles hors-contrat craquent avec une scission entre ceux et celles qu'on n'ont rien compris ni connu l'histoire du combat du hors-contrat, et qui, dans un temps de vogue des Montessori etc. optent pour ces écoles dont "le projet pédagoqique m'a pas mal branché", et qui les considèrent comme un self-service : on paye, donc en contrepartie on a des droits.
Cependant, inversement, le sentiment d'être dans le vrai au regard du marasme de l'Education Nationale a tendance à pousser à s'enfermer dans une vision perfectionniste ou "perfectiste" qui peut être elle aussi assez arrogante, à défaut d’être naïve et inconsciente, et qui lorsque déboule un scandale, tombent de haut.
Je ne suis pas du tout choqué en soi - même si là encore c'est du ressort de la justice - qu'une école soit fermée quelques semaines avant le bac sur des présomptions importantes de sens comme celles-ci. Le jour où ma petite qui était dans une primaire privée sous contrat, à 3 ans, a dit un soir en rigolant devant ma grand-mère et mon épouse que « papi il a une queue », et qu'on s'est trouvé tous trois prostrés et gênés puis complètement furieux, quinze jour après elle n'était plus dans cette école et grandit désormais en HC. Et trois mois après on apprenait par la presse – mieux encore, par 20 minutes - une mise en examen d'un des jeune enseignant de 26 ans de cette école privée sous contrat, pour corruption de mineurs et le genre de suite qu'on connait. Et heureusement pas d'une classe dans laquelle se trouvait ma petite, j'en serai devenu fou.
Aujourd'hui, elle a beau être dans une hors-contrat il ne se passe pas un retour de journée ou de fin de semaine où je ne sois sur la défensive. J'en suis désolé, mais nous vivons aujourd'hui dans des univers sociaux ultra-fragmentés où il est beaucoup plus compliqué voir impossible et même irresponsable d'accorder sa confiance par principe, sous le seul couvert que le directeur de l’école serait un prêtre traditionnel.
Dans ces écoles HC on sait très bien que des jeunes viennent aussi faire une partie de leur stage IUFM, il y a une grande hétérogénéité malgré tout de personnes qui les fréquentent, dont une hétérogénéité de pratique religieuse, de condition de vie (séparé, remarié...) qui moi me perturbe d’ailleurs dans la mesure où elle familiarise mon enfant à un régime de vie qui ne devrait qu’être exceptionnel, tout comme ces écoles acceptent aussi souvent un peu "les yeux fermés" autant tel ou telle enseignant que tel ou tel parent en demande, car elle subsistent souvent financièrement difficilement.
Et je préfère apprendre qu'une école est verrouillée quelques mois, avec un an de retard à la clé pour un enfant, que passer outre et laisser l'éventualité du pires s’étouffer.
Je pense, oui, qu'on manque d'humilité, ou peut-être par paresse que le hors-contrat permet facilement de se reposer de toute crainte, alors, qu'encore une fois encore, il n'y aucune raison pour qu'il soit entièrement à l'abri des déviances de l'humain.
Donc, oui, je ne sais pas, silence et humilité, c’est tout ce que cela m’inspire, plutôt que de parler de complot qui me semble déplacé.
Virgile

( 828966 )
N'être ni naïf ni suspicieux, juste à l'écoute. par XA (2017-06-05 22:06:12)
[en réponse à 828963]
Quand je laisse mon fils à son école (hors contrat), je le fais en toute confiance. Il ne me viendrait pas à l'idée le soir venu de le tester pour m'assurer que l'impensable ne s'est pas produit. Ma confiance est totale en le corps enseignant et ceux qui les entourent. Je ne pourrais pas vivre autrement.
Si l'impensable en question devait se produire au détriment de mon fils ou d'un de ses condisciples, alors, oui, je sauterais sur le premier bulldozer venu.
Mais comment vivre sans un rapport de confiance, qui me semble faire partie du contrat indispensable dès lors qu'on confie son enfant ?
XA

( 829277 )
- par Acadiane (2017-06-12 10:52:39)
[en réponse à 828966]
En accord avec vous XA.

( 828881 )
Dans l'enseignement public aussi. par Sic transit (2017-06-04 19:08:03)
[en réponse à 828859]
Certains parents d'élèves sont prêts à déformer et grossir tout incident à la première occasion, en général contre un professeur, mais avec un chef d'établissement qui sait examiner la situation ils sont remis à leur place et ne peuvent exercer de nuisance.
Dans le cas d'un établissement hors contrat, cible des services officiels, il n'y a pas cet élément intermédiaire qui protège les personnels, bien au contraire, et la suspicion s'exerce d'emblée, y compris contre le dirigeant.
Les medias n'ont pas montré de beaucoup de prudence dans leur présentation des faits, pour ce que j'en ai pu lire.

( 828888 )
En effet par Peregrinus (2017-06-04 20:25:43)
[en réponse à 828881]
Un membre de ma famille, instituteur dans l'enseignement public, a été sans fondement accusé d'agression par une mère d'élève qui, semble-t-il, manquait quelque peu d'équilibre.
Il bénéficiait du soutien du directeur de l'établissement d'une part, de la sympathie de son inspecteur d'autre part, si bien que l'affaire n'est heureusement pas allée plus loin.
Même s'il est trop tôt pour dire quoi que ce soit de certain sur ce qui s'est produit à l'Angélus, il est à craindre que ce genre de préjugé favorable n'intervienne guère dès lors qu'il s'agit du personnel d'école hors contrat confessionnelles.
Peregrinus