
( 828781 )
9ème jour de la Neuvaine au Saint Esprit par ami de la Miséricorde (2017-06-02 23:44:41)
[en réponse à 828780]
Neuvième jour :
Offrande et invocations
Je vous offre mon cœur, tout froid qu'il est, et je vous supplie d'y faire entrer un rayon de votre lumière et une étincelle de votre feu, pour fondre la glace si dure de ces iniquités. Vous qui avez rempli d'immenses grâces l'âme de la Bienheureuse Vierge Marie, et enflammé d'un saint Zèle les Cœurs des Apôtres, daignez aussi embraser mon cœur. - Vinum non habent. Que la Bienheureuse Vierge Marie qui a obtenu le vin de l'Amour infini, nous obtienne le vin de l'Amour infini, qui enivra d'extases les Apôtres le saint jour de la Pentecôte. Que le Saint-Esprit, par Marie, suscite de nouveaux apôtres enivrés de l'amour de Jésus-Christ. Vous êtes un Esprit divin, fortifiez-moi contre les mauvais esprits ; vous êtes un Feu, allumez en moi le feu de votre amour ; vous êtes une lumière, faites-moi connaître les choses éternelles ; vous êtes une Colombe, donnez-moi des mœurs pures ; vous êtes un Souffle plein de douceur, dissipez les orages que soulèvent en moi mes passions ; vous êtes une Langue, enseignez-moi la manière de vous louer sans cesse ; vous êtes une Nuée, couvrez-moi de l'ombre de votre protection. Auteur de tous les dons célestes, ah ! Je vous en conjure, vivifiez-moi par votre grâce, sanctifiez-moi par votre charité, gouvernez-moi par votre sagesse, adoptez-moi pour votre enfant et sauvez-moi par votre infinie miséricorde, afin que je ne cesse jamais de vous bénir, de vous louer et de vous aimer, d'abord sur la terre pendant ma vie, et ensuite dans le Ciel durant l'éternité. - Ainsi soit-il !
Un Pater, un Ave, et 3 Gloria Patri.
Source : Notre Dame des Neiges

( 828782 )
Dialogue du réconfort dans les tribulations de Saint Thomas More par ami de la Miséricorde (2017-06-02 23:46:12)
[en réponse à 828781]
III. ÉPROUVER LE DÉSIR D'ÊTRE SOUTENU PAR DIEU NOUS EST DÉJÀ UN SOUTIEN
(...) Parmi ceux qui acceptent d'être réconfortés, on peut également distinguer deux espèces de gens. Il y a ceux qui, dans leur chagrin, se raccrochent aux satisfactions de ce monde. Je vous en parlerai peu maintenant, car nous aurons l'occasion d'y revenir. Je vous dirai toutefois ce que j'ai appris chez saint Bernard : celui qui dans le malheur, se tourne vers les vanités de ce monde pour y chercher aide et consolation se conduit comme un homme qui, sur le point de se noyer, se cramponne à tout ce qui lui passe à portée de main, fût-ce un simple fétu de paille. Mais cela ne lui sera d'aucun secours : le fétu le suivra au fond de l'eau. Et ainsi de nous : si nous prenons l'habitude de chercher notre soutien dans les vains plaisirs du monde, Dieu permettra à notre chagrin de s'accroître à tel point qu'il nous submergera, nous et ce qui nous soutenait.
Voyons maintenant ceux qui ont le désir et l'espoir d'être réconfortés par Dieu. Comme je vous l'ai déjà dit, ce désir même est source de réconfort et ceci pour deux raisons :
D'abord, ils cherchent un appui là où ils ne peuvent manquer de le trouver. Car Dieu peut leur apporter le réconfort, puisqu'il est tout-puissant, et il veut le leur accorder, puisqu'il est infiniment bon, et qu'il a dit : « Demandez et vous recevrez » (Jn., 16, 24). Celui qui croit ne peut douter que Dieu tiendra sa promesse. C'est pourquoi le seul fait de désirer être réconforté par Dieu est déjà en soi un réconfort.
Dieu peut soulager nos maux de deux façons, soit en diminuant ou en supprimant la cause de notre douleur, soit en nous donnant le courage et la force morale de supporter notre épreuve. Mais un homme qui demande à Dieu d'éloigner de lui le motif de son chagrin ne sera, je le crains, jamais soulagé. En effet, une telle prière ne s'accorde pas avec un désir de perfection, et elle peut être contraire au salut de celui qui la formule. Nous y reviendrons. Mais celui qui s'en remet entièrement à Dieu, lui plaît si fort qu'il ne peut manquer d'obtenir satisfaction.
Le simple désir de chercher refuge auprès de Dieu est signe que celui qui l'éprouve n'est pas un être abject, privé de la grâce divine, puisque Dieu lui a mis au cœur un tel appétit de vertu. En effet, toute mauvaise pensée nous vient du monde, de nous-mêmes ou du démon, et toute bonne pensée nous vient de notre bon ange ou encore directement de Dieu. Et quel merveilleux réconfort nous éprouvons alors à sentir en ce désir même le signe que Dieu s'attache à nous sauver ! (...)
Source : livres-mystiques.com
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde