
( 828578 )
6ème jour de la Neuvaine au Saint Esprit par ami de la Miséricorde (2017-05-31 01:07:32)
[en réponse à 828577]
Sixième jour :
Pour demander le don d'Intelligence
Esprit-Saint, divin Consolateur ! Je vous adore comme mon vrai Dieu, ainsi que Dieu le Père et Dieu le Fils. Je vous offre mon cœur et vous rend de vives actions de grâces pour tous les bienfaits que vous avez répandus et que vous répandez sans cesse dans le monde. Vous qui êtes l'Auteur de tous les dons surnaturels et qui avez comblé d'immenses faveurs l'âme de la bienheureuse Mère de Dieu et de toute consolation, Marie, je vous prie de me visiter par votre grâce et de m'accorder le don d'Intelligence, afin que je puisse bien entendre les divins mystères, et, par la contemplation des choses célestes, détacher mes pensées et mes affections de toutes les vanités de ce misérable monde.
Un Pater, un Ave, et 3 Gloria Patri.
Source : Notre Dame des Neiges

( 828579 )
Dialogue du réconfort dans les tribulations de Saint Thomas More par ami de la Miséricorde (2017-05-31 01:09:07)
[en réponse à 828578]
I
LE RÉCONFORT QUE NOUS APPORTENT LES PHILOSOPHES PAÏENS NE PEUT NOUS SUFFIRE
Mon cher neveu, comprenez bien ceci : les sages, les moralistes, les philosophes du monde entier ont depuis longtemps étudié ce problème. Ils ont encouragé les hommes à n'accorder que peu d'importance à ces bienfaits dont l'apparition ou la disparition sont la cause de nos tourments, tels par exemple : la fortune, les bonnes grâces, les amis, la bonne réputation, les honneurs, etc... ou encore : la force, l'agilité, la gaieté, la santé. Toutes ces choses, quand elles nous arrivent, sont source de richesse et quand elles nous sont enlevées par hasard, par force, ou encore par la peur de les perdre, elles nous plongent dans le malheur et dans l'affliction. Car l'affliction ne paraît être autre chose qu'une espèce de chagrin, une douleur du corps, ou un accablement de l'esprit. Persuader au corps qu'il ne sent rien alors qu'il souffre, tous les arguments du monde n'y parviendraient pas. Mais persuader à l'esprit qu'il ne doit pas être atteint par les souffrances du corps, ni même par celles de l'âme, c'est à cela que les philosophes ont travaillé. Et là, ils ont trouvé des pensées très belles et très fortes pour soutenir les hommes contre le désespoir, les poussant à mépriser complètement la perte des biens de ce monde, la maladie, la douleur physique, une mort pénible.
Pourtant, bien que j'aie lu beaucoup de ces philosophes, je n'ai jamais trouvé que les raisons qu'ils nous donnaient fussent de nature à nous procurer un soutien suffisant. Car ils ne sont jamais assez profonds pour atteindre le niveau du suprême réconfort, en dehors duquel rien n'existe. C'est en Dieu qu'il faut chercher le soutien. C'est en supportant patiemment leurs souffrances que les hommes obtiendront sa faveur et recevront de sa main leur récompense au ciel. Par méconnaissance de ces fins dernières, ils ont fatalement laissé de côté les moyens d'obtenir ce suprême réconfort de la grâce divine, qui nous fait avancer et progresser vers le ciel. C'est pourquoi, je le répète, le secours apporté par les philosophes est loin d'être efficace.
Pourtant, si ces remèdes sont très insuffisants pour guérir nos maux, il y en a parmi eux qui ne sont point méprisables. Ils peuvent prendre place dans notre pharmacopée ; toutefois ils ne doivent pas être administrés par des humains mais seulement par le grand Guérisseur, qui est Dieu. C'est lui qui corrigera ce qu'il peut y avoir d'erroné dans l'ordonnance. Autrement, nous tomberions dans l'erreur de ces apothicaires peu scrupuleux qui, par esprit de lucre ou par sotte vanité, administrent à leur clientèle des médicaments de leur invention, et tuent bon nombre de malades assez simples pour mettre leur vie entre les mains de ces gens ignares. (...)
Source : livres-mystiques.com
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde