Le Forum Catholique

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images/icones/francis1.gif  ( 828292 )Conseil de lecture par origenius (2017-05-28 22:30:50) 



En décembre 1946 s'éteignait Louis Charbonneau-Lassay, érudit loudunois né en 1871 et spécialiste en iconographie et archéologie chrétienne. Auteur renommé du Bestiaire du Christ, publié en 1940, dont la grande majorité des exemplaires furent accidentellement détruits pendant la Seconde Guerre Mondiale, il laissa à sa mort un manuscrit inédit, sur lequel il avait travaillé jusqu'à ses derniers instants : le Vulnéraire du Christ, ouvrage de profonde érudition sur la signification des Cinq Plaies du Christ selon les points de vue symboliques, historiques et archéologiques, pour ne citer que ceux-ci.

Cet ouvrage, qui était destiné à la publication, fut mystérieusement égaré quelques années après la mort de l'auteur et n'a jamais été retrouvé.

Grâce à la redécouverte et à la mise à disposition de nombreuses archives inédites, dont certaines décrivant le plan de cet ouvrage perdu, nous offrons au lecteur une reconstitution du Vulnéraire du Christ à partir de documents disponibles, le résultat de plusieurs années de recherches, et qui permettra ainsi de remettre à la disposition du public une vaste étude en rapport avec le symbolisme employé par certaines confréries hermético-mystiques de la fin du Moyen-Âge survivant encore en plein XXe siècle (l'Estoile Internelle et la Fraternité des Chevaliers du Paraclet), rappelant ainsi l'existence de la possibilité d'un ésotérisme chrétien authentique et traditionnel.

Cordialement à tous

Origenius
images/icones/1d.gif  ( 828326 )Guénon, Guénon, quand tu nous tient par Aliocha (2017-05-29 09:34:54) 
[en réponse à 828292]

Certes, Louis Charbonneau-Lassay était anti-maçon, ce qui est à porter à son crédit au milieu de toute la marmelade ésotero-symbolique. Mais cette fascination pour une sorte de théologie de niveau tables tournantes est vraiment étrange.
images/icones/neutre.gif  ( 828332 )La vie simple d'un symboliste chrétien par romuald (2017-05-29 10:14:33) 
[en réponse à 828326]

Désolé, il n'y a pas chez Charbonneau-Lassay aucune "fascination pour une sorte de théologie de niveau tables tournantes". Pour mieux le connaître, voir l'avant-propos de cette ouvrage: ICI.
images/icones/heho.gif  ( 828335 )Prouveriez-vous là que vous n'en auriez rien lu du tout ? par Glycéra (2017-05-29 10:27:17) 
[en réponse à 828326]


Et parleriez selon des on-dit ?


Comme les promoteurs fanas du Nouvel Ordo, qui ont raconté et publié que l'ancien était interdit sous peine de ... (cocher la case dans les sanctions canoniques)


Mais de quoi ont peur ceux qui n'en veulent pas lire ?
Peur de leur incapacité à comprendre ?

Pourquoi certains interdiraient-ils à d'autres les chemins qui leur déplaisent à eux-mêmes ? N'est-ce pas précisément ce que subit Jésus ?
Etudier avant de répéter, c'est quand même plus honnête !
images/icones/hein.gif  ( 828337 )Mine de rien... par Vianney (2017-05-29 10:50:18) 
[en réponse à 828335]


Etudier avant de répéter, c'est quand même plus honnête !

 
...donneriez-vous par là raison à ceux qui reprochent à l’Église d’avoir institué l’Index des livres prohibés ?

V.
 

images/icones/1a.gif  ( 828340 )Non, point du tout... L'Index est une bénédiction ! par Glycéra (2017-05-29 11:00:48) 
[en réponse à 828337]



Quand on prend un ouvrage, quel est l'état d'esprit qu'on a ?

Je vois deux manières de lire :

- la "docile molle", qui se place en dessous de tout texte, en admettant tout ce qui est imprimé, se laissant embobiner sans discerner. *

- la prudente, qui est aussi l'habile, et qui lit (guidée par l'Eglise ou par son ange qu'elle a prié avant sa lecture) pour savoir où c'est faux, et retrouver, apurer ce qui est à croire. Voire déposer le livre au bout de quelques paragraphes, dos tourné, dans le rayon tout en haut, avec les pestiférés s'il en est besoin pour une citation ou une démonstration à quelqu'un qui jugeait bon le livre.

L'index est une bénédction : c'est un tri déjà fait pour qui ne le sait pas faire seul.

Lire avec prudence, et discernement n'est pas un péché.
Sinon personne ne regarderait l'effet des poisons pour savoir comment soigner un empoisonné.


Merci de votre remarque.
J'ai pu enfin répondre à ce que l'Index m'inspirait.
Je n'avais pas creusé assez la question.

Avec mes bonnes salutations




* D'où vient ce respect quasi automatique pour tout ce qui est imprimé ? N'est-ce pas une déviation du "C'est écrit" (sous-entendu, c'est égal aux Ecritures) qui est devenu au XIX° le fémeux : "C'est vrai, c'est dans le journal" ?
images/icones/1b.gif  ( 828342 )À présent, on dirait “Vu à la TV” par Vianney (2017-05-29 11:08:02) 
[en réponse à 828340]


D'où vient ce respect quasi automatique pour tout ce qui est imprimé ? N'est-ce pas une déviation du "C'est écrit" (sous-entendu, c'est égal aux Ecritures) qui est devenu au XIX° le fameux : "C'est vrai, c'est dans le journal" ?


Ma grand-mère disait sagement : “le papier se laisse écrire”...

Bien à vous,

V.

images/icones/neutre.gif  ( 828402 )Anti-maçon ? par Meneau (2017-05-29 16:02:57) 
[en réponse à 828326]

Est-ce un hasard si ses oeuvres, en particulier sa correspondance avec Guénon, font l'objet d'un travail minutieux de certaines loges pour les exhumer de l'oubli et les promouvoir ?

Cordialement
Meneau
images/icones/neutre.gif  ( 828415 )C'est non seulement faux par Yves Daoudal (2017-05-29 17:34:14) 
[en réponse à 828326]

mais insultant et calomnieux de parler de "théologie de niveau tables tournantes" à propos de Charbonneau-Lassay.

Quant à Guénon, ni vous ni personne ne pourra faire que je n'aie pas été ramené par lui (la Providence par lui) à la foi catholique.
images/icones/neutre.gif  ( 828401 )Conseil : se tenir à distance par Meneau (2017-05-29 16:00:13) 
[en réponse à 828292]

Encore un bel ouvrage d'ésotérisme soufiste dépoussiéré par les loges. Conseil ? Non, vraiment pas ! Vade retro.

Cordialement
Meneau
images/icones/fleur.gif  ( 828740 )Comme le coeur de Dieu par Glycéra (2017-06-02 14:54:02) 
[en réponse à 828401]



Se tenir à distance, sinon, on risque d'avoir envie d'entrer dedans...
C'est votre choix...
à vous.


images/icones/hein.gif  ( 828796 )Alors, avez-vous lu ? au moins regardé les clichés ? par Glycéra (2017-06-03 09:30:30) 
[en réponse à 828401]



Que trouvez-vous à y redire ?

Quelles sont les preuves de ce que vous avez affirmez pour donner "un conseil : s'en éloigner" ?

De quoi auriez-vous peur ? pour vous ? Pour empêcher d'autres de lire ?
Votre avis péremptoire est bien peu développé...


Glycéra
qui respecte les autres, et ne se sent pas investie de mission de "protéger" autrui de lui-même, ni de s'interposer entre autrui et son désir d'apprendre Dieu.
images/icones/neutre.gif  ( 828738 )Quelques images par origenius (2017-06-02 14:29:04) 
[en réponse à 828292]



La célèbre gravure du Janus-bifrons de Charbonneau-Lassay, qui inspira à René Guénon un article remarquable, fut en fait un embellissement artistique de la part du graveur à partir d'un petit croquis au crayon sur papier calque fait par son ami le comte Raoul de Rochebrune. On appréciera ainsi le côté artistique de l'érudit archéologue, une qualité non négligeable...



La genèse de la célèbre gravure du cuivre estampé de M. Smith, de Londres, par Charbonneau-Lassay. On ne connaissait officiellement que la gravure en bas à droite, mais il y a eu une autre tentative, où la croix au centre du Cœur est moins détaillée (en haut à droite). Celle-ci symbolise en effet la blessure de la lance au Cœur par le côté, et les quatre clous les blessures aux mains et pieds...



Représentation de Ste Catherine de Sienne du XVIe siècle. On remarquera en particulier la colombe du St-Esprit sur sa tête, et surtout le cube au 5 points surmonté du Cœur contenant le monogramme du Christ, IHS. Le cube aux 5 points est le "Signaculum Domini" auquel Charbonneau-Lassay consacra le premier chapitre de son Vulnéraire du Christ. Les 5 points en X représentent les Cinq Plaies de la Passion.



Détail d'un dais du XVIe siècle de de la confrérie des Pénitents Blancs d'Avignon, montrant des membres de la confrérie en adoration devant les Cinq Plaies du Christ. (Dais conservé au musée des tissues de Lyon)



Petit sceau noir de Jehan Coste (XVe siècle), à la thématique on ne peut plus graalique... Le croissant représente la plaie du côté de Jésus seule, et de cette plaie s'écoule le sang du Christ dans la coupe du Graal.



Empreinte par frottis du célèbre marbre astronomique du XVIe s. de la chartreuse de St-Denis d'Orques.