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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 828206 )27/05 St Bède le vénérable, confesseur et docteur, St Jean Ier, pape et martyr et Samedi dans l’Octave de l’Ascension (avant 1955) par ami de la Miséricorde (2017-05-27 10:03:56) 



St Bède le vénérable, confesseur et docteur

Homélie Saint Bède le vénérable

L’atmosphère n’est pas à la joie : les disciples sont effrayés, et « ceux qui suivaient étaient aussi dans la crainte ». Saint Marc ne précise pas la raison de ces sentiments. Le discours précédent du Maître avait probablement ébranlé son entourage, mais les termes utilisés par l’évangéliste suggèrent plutôt une peur devant une menace physique, plutôt qu’une appréhension d’ordre religieux. Il n’est pas impossible que des nouvelles peu rassurantes soient parvenues au groupe, quant aux intentions des pharisiens et des chefs du peuple ?
Jésus profite de ces dispositions de son entourage, pour annoncer pour la troisième fois la tournure dramatique que prendra leur pèlerinage à Jérusalem. Il est vrai que les deux premières annonces n’avaient guère reçu d’écho : à la première, Notre-Seigneur dut essuyer les reproches de Pierre (Mc 8,31-32) ; quant à la seconde, elle fut accueillie dans l’incompréhension la plus totale (Mc 9,30-32). Se faisant plus insistant et plus précis, Jésus énumère cette fois en détail les souffrances désormais proches. Comment ne pas être frappé par la lucidité de Notre-Seigneur, qui sait parfaitement ce qui l’attend et poursuit néanmoins sa route sans dévier. Ce n’est sans doute pas pour trouver auprès des Douze un réconfort que Jésus leur parle ainsi : il sait bien qu’ils ne peuvent pas comprendre l’enjeu de ce qui se trame ; mais Notre-Seigneur tient à les avertir afin que lorsque ces événements arriveront, leur foi ne soit pas trop ébranlée. On s’imagine qu’après les paroles mystérieuses du Maître, chacun poursuit sa route en silence, à la suite de Jésus qui précède le groupe et ouvre le chemin.
Après quelque temps de marche, Jacques et Jean s’approchent de Jésus pour lui faire une requête. Leur entrée en matière souligne l’importance que leur demande revêt à leurs yeux. Après que Jésus leur ait manifesté sa disponibilité, ils dévoilent leurs manigances. Comme lors de la seconde annonce de la Passion, les disciples réagissent en fuyant dans des questions de préséance (cf. Mc 9,34), occultant volontairement le caractère dramatique des événements qui se préparent. Se projetant déjà dans le Royaume messianique qu’ils imaginent selon des critères tout humains, ils demandent la préséance aux côtés du Seigneur de gloire, en « oubliant » de revendiquer leur part dans ses humiliations.
Délicatement, Jésus souligne leur ignorance des voies de Dieu : « Vous ne savez pas », et les ramène à la dure réalité qui attend ceux qui lui emboîtent le pas. Pour des habitués des Ecritures, l’expression « boire la coupe » n’était pas de bonne augure : la « coupe des fléaux » annoncée au Psaume 11(10), ou la « coupe du vertige » en Is 51, 17 laissent présager le pire ! Du coup le baptême dans lequel le Seigneur annonce qu’il sera plongé n’a rien de très attirant. Mais sûrs de l’issue glorieuse des événements, nos deux comparses affirment, avec la présomption de l’ignorance, être prêts à affronter l’épreuve. Jésus n’insiste pas ; sa réponse est peut-être une allusion au témoignage suprême que ses deux Apôtres auront à rendre un jour, dans la force de l’Esprit ; mais elle est surtout une leçon d’humilité : « il ne m’appartient pas ». La gloire du Fils est de servir le Père inconditionnellement, dans la désappropriation la plus complète des fruits de son engagement. Telle devrait être aussi la disposition du disciple : pour suivre le Christ, il nous faut renoncer à tout projet, sauf celui de servir Dieu en accomplissant sa volonté. Tout autre motivation est indigne du vrai disciple car elle consisterait à utiliser Dieu comme un moyen, sur un chemin de glorification personnelle.
La demande des deux frères provoque du remous dans le groupe des Douze. Vu le contexte général, on peut se demander si l’indignation porte sur l’objet de leur requête, ou sur le fait que par leur démarche, les deux fils de Zébédée on court-circuité les ambitions analogues de leurs compagnons ? Pour éviter que la division ne s’installe, Jésus appelle auprès de lui ses compagnons. Partant de leurs préoccupations - être considérés comme des « chefs », « commander en maîtres » ; être perçus comme des « grands » ; « faire sentir leur pouvoir » - Notre-Seigneur énonce en contrepoint la loi fondamentale qui devrait régner au sein de la communauté des disciples : « Celui qui veut devenir grand sera votre serviteur ; celui qui veut être le premier sera l’esclave de tous ». Le motif de ce paradoxe n’a rien de démagogique, il n’y a pas d’intention « cachée » derrière ce précepte : la raison est uniquement l’imitation du « Fils de l’homme » qui « n’est pas venu pour être servi, mais pour servir ». Tel est l’idéal que nous propose Jésus : être serviteurs, ni par contrainte, ni par calcul, mais par pur amour, à la suite du Christ, qui poussera la gratuité jusqu’à « donner sa vie en rançon pour la multitude ».

« Seigneur, si tel est le programme que tu proposes à tes amis, je comprends que tu n’en aies pas beaucoup ! Prends patience avec nous comme tu as patienté avec les Douze : ils ont éprouvé avant nous la résistance du vieil homme aux exigences de la charité, et pourtant tu ne les as pas abandonnés. Plonge-nous comme eux dans l’Esprit Saint, afin que nous aussi nous puissions boire la coupe que le Père nous tend, et témoigner ainsi de toi par le don généreux et désintéressé de toute notre vie. »

Source : bible.catholique.org




Mémoire de St Jean Ier, pape et martyr



Avant 1955 :Samedi dans l’Octave de l’Ascension
images/icones/colombe2.png  ( 828207 )2ème jour de la Neuvaine au Saint Esprit par ami de la Miséricorde (2017-05-27 10:06:05) 
[en réponse à 828206]



Deuxième jour :
Pour demander le don de Piété


Esprit-Saint, divin Consolateur ! Je vous adore comme mon vrai Dieu, ainsi que Dieu le Père et Dieu le Fils. Je vous offre mon cœur et vous rend de vives actions de grâces pour tous les bienfaits que vous avez répandus et que vous répandez sans cesse dans le monde. Vous qui êtes l'Auteur de tous les dons surnaturels et qui avez comblé d'immenses faveurs l'âme de la bienheureuse Mère de Dieu et de toute consolation, Marie, je vous prie de me visiter par votre grâce et de m'accorder le don de Piété, afin que je puisse à l'avenir vous servir avec plus de ferveur, suivre avec plus de promptitude vos saintes inspirations, et observer plus exactement vos divins préceptes.

Un Pater, un Ave, et 3 Gloria Patri.

Source : Notre Dame des Neiges

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
images/icones/marie.gif  ( 828208 ) Dialogue du réconfort dans les tribulations de Saint Thomas More par ami de la Miséricorde (2017-05-27 10:07:24) 
[en réponse à 828207]

Dialogue du réconfort dans les tribulations de Saint Thomas More

Introduction

VINCENT : Voilà donc où nous en sommes, mon cher oncle ! Ceux qui, dans ce pays, viennent rendre visite à leurs amis malades et malheureux, viennent y chercher, comme je le fais moi-même en ce moment près de vous, le réconfort et la consolation. Les prêtres et les moines parlent aux malades de la mort, mais nous qui sommes dans le monde, avons toujours tâché, ici, en Hongrie (1), de leur rendre courage et espoir en la vie.
Mais maintenant, mon cher oncle, le monde est devenu si mauvais et de si grands périls sont suspendus au-dessus de nos têtes que notre plus grand réconfort est de penser que la mort approche. Et nous qui sommes vraisemblablement destinés à vivre un certain temps dans cette misère, avons besoin que quelqu'un comme vous, mon cher oncle, nous puisse donner quelques bons conseils contre l'affliction, car vous avez vécu longtemps et vertueusement et êtes si versé dans la loi de Dieu que bien peu de gens le sont plus que vous en ce pays. Vous avez une longue expérience de ce que nous redoutons maintenant, car vous avez été emmené en captivité par deux fois et maintenant vous êtes sur le point de nous quitter.
Cela peut être pour vous un grand soulagement, mon cher oncle, puisque vous allez à Dieu. Mais, nous, vous nous laisserez ici comme des orphelins. Vous nous avez toujours soutenus en nous aidant, en nous encourageant, en nous conseillant, non comme l'eût fait un oncle ou quelque parent éloigné, mais comme un véritable père.

ANTOINE : Mon cher et bon neveu, je ne nierai pas que non seulement ici en Hongrie, mais un peu partout dans la chrétienté, on ait pris l'habitude de réconforter les malades d'une manière aussi peu chrétienne. On leur fait plus de mal que de bien en réveillant en eux le désir de vivre, au lieu de les laisser méditer sur la mort, le jugement, le paradis et l'enfer et sur toutes ces pensées qui devraient obséder un homme non seulement quand il est malade, mais même quand il est en parfaite santé. Cette manière d'agir me paraît absurde quand on en use pour réconforter un homme de mon âge, car s'il est vrai qu'un jeune homme puisse mourir prochainement, il est évident aussi que, de toute façon, un vieillard n'en a plus pour longtemps à vivre. Pourtant (comme le dit Cicéron), il n'est personne d'assez vieux pour n'espérer vivre une année encore et se réjouir en caressant cette folle pensée. Aussi les prétendus réconforts des amis, au lieu de réconforter celui qui doit mourir, feront s'évaporer complètement cette douce rosée de la grâce de Dieu qui nous amène à souhaiter le départ pour l'autre monde, où l'on se trouve en sa présence.(...)

Source : livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde