Le Forum Catholique
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( 828075 )
Première communion version 1970-1975.... par Agnus (2017-05-24 14:04:19)
Je croyais humblement qu'il y avait un certain retour plus sobre à des célébrations de messe Paul VI, semble-t-il une lueur d'espoir ? Et bien non, je me suis trompée...
J'ai assisté dimanche à Haute-Rivoire dans le Rhône à une première communion accompagné de mes parents, j'ai cru devoir utiliser le défibrillateur pour ma mère et le massage cardiaque pour mon père (bon je blague ! )devant l'incommensurable grandeur liturgique de la cérémonie. Que voulez-vous mes parents et moi-même sommes des ringards dans la liturgie et la messe.
Nous avons eu droit à l'animatrice liturgique rythmant la cérémonie par des petits pas entrainants, des battements de mains et des bras levés au ciel pour louer le Seigneur, tout cela avec un très bon joueur de guitare... elle y mettait tout son cœur et sa joie
j'ai appris pendant la cérémonie dans laquelle il y avait aussi un baptême que l'enfant et les premiers communiants allaient devenir "les copains fidèles de Jésus"comme les Apôtres au moment de la Cène.
j'ai vu déposer sur l'autel une belle miche de pain et une belle grappe raisin, je connais la symbolique mais bon !!! que l'on pouvait manger à la fin de la cérémonie, pour l'apéro !!!
les enfant ont bien sur reçu la communion dans la main, ils avaient l'air bien gêné et n'osaient plus bouger.
je crois que le summum a été le sermon ou le père Julien, pardon Julien a fait venir à lui les enfants pour leur poser des questions surprenantes pendant 1/5 d'heure, pitié Seigneur, enlevé lui les piles... suivi d'un Alléluia tiré de la chanson de Léonard Cohen et bien sur l'Agnus Dei ou le Sanctus sur l'air d'amazing grace (je ne sais plus trop j'avais décroché )
je passe sur le texte de la prière eucharistique dont je continu à me demander d'où elles sortaient et bien sur au moment du Notre Père, moment solennel où le curé quitte l'autel se joint aux enfants qui étaient autour de lui leurs prend les mains et hop toute la foule sur la demande de l'animatrice lèvent les bras aux ciel pour rendre grâce à Dieu. et bien sur pour finir, la traditionnelle embrassade et "je te serre la paluche" pour le baiser de paix.
A la fin, nous avons applaudi les enfants, les animatrices du parcours catachétique des enfants et bien sûr "Julien".
Mon père est ancien calviniste converti, il est sorti e disant qu'il avait assisté à un beau culte évangélique, il m'a dit que dans le culte calviniste il y avait des moments de silence et un certain "rituel"
la goutte d'eau a été d'entendre ce brave "Julien" dire "bon j'avais prévu 2 h de cérémonie, et je n'en fait que 1 h 45, je ferais mieux la prochaine fois !" Au secours, pitié, j'ai 1 an pour me remettre car j'ai 2ème communion l'année prochaine à assister. Que Dieu me pardonne, mais vraiment je n'ai pas pu prier et faire preuve de patience.
Je pensais que ces tristes célébrations étaient en voie de disparition mais non, comme je plains les habitants de nos campagnes qui doivent "se taper cela tout les dimanches", je comprends que certains renoncent à assister à la messe le dimanche.

( 828082 )
Déjà dans les années 1980 il y avait des salades de fruits avec pantomimes de ce genre ! par Minger (2017-05-24 15:41:21)
[en réponse à 828075]
Ainsi pire pour une communion solennelle, pour un neveu avec les communiants, ils s’étaient retrouvés autour d’un baptême !
En physique, le centre de gravité (CdG), est le point d'application de la résultante des forces de gravité ou de pesanteur…Ajoutons des esprits éclairés !
Et ils étaient tous à se demander le sens de cette célébration…
A l’époque inutile de préciser que l’abbé Dup… un progressiste de première ,c’était pris une volée de bois vert par moi-même à la fin de la célébration en lui disant qu'il avait saboté sa communion!
Bêtes que nous sommes ! il faut donc théoriser , l’eau donne la vie donc la naissance qui prime avant ces banales communions !
De toute façon ça fait partie intégrante de la désacralisation !

( 828084 )
Qu'alliez vous faire par Adso (2017-05-24 15:50:56)
[en réponse à 828075]
dans cette galère ... moi je fuis, au risque de me fâcher avec la famille...

( 828087 )
c'était mon filieul par Agnus (2017-05-24 15:56:02)
[en réponse à 828084]
et neveu et en plus la seule chose que j'ai trouvé bien, c'est qu'il devait être entouré de ses parrain-marraine. cela ne m'a pas choqué

( 828089 )
Aie... je compatis par Adso (2017-05-24 15:59:00)
[en réponse à 828087]
mon fils doit faire sa première communion bientôt, mais heureusement sauf peut etre quelques chants niaisissimes, il n'aura pas droit à cela

( 828088 )
Anamnèse pour Amazing Grace par PEB (2017-05-24 15:58:44)
[en réponse à 828075]
L'air du magnifique cantique Amazing Grace est utilisé pour l'anamnèse: "Gloire à toi qui étais mort." qui suit la consécration du Précieux Sang.
L'homélie-questionnaire de catéchisme est un must du genre. Il s'agit de montrer aux parents que leur enfant a bien révisé, tout en restant parfois au raz des pâquerettes.
Dans le meilleur des cas, vous avez eu droit à la prière eucharistique pour enfants.
Le pain et le raisin posés au pied de l'autel peut effectivement être distribué comme pain bénit. Mais, on a, hélas, oublié que la bénédiction a lieu normalement à la fin de la messe.
Le jeune néophyte, s'il était en âge de scolarité, a-t-il pu faire sa première communion? Si ce n'est pas le cas, cela est contraire à l'esprit des instructions de saint Pie X.
Mais je comprends que vous vous sentiez fatiguée. Mais c'est le résultat sans doute d'un manque de formation général et des pasteurs et des fidèles. Le Tradiland a pour vertu de bien mieux connaître le sujet (y compris le nouvel ordo).
PS: Dans certaines paroisses, la vraie première communion a lieu à la fin de la retraite lorsque les jeunes cœurs sont ardents et les âmes enfantines priantes. La messe dominicale socialise cet instant en présence des familles et de la paroisse.

( 828091 )
Etrange formulation par MG (2017-05-24 16:19:13)
[en réponse à 828088]
La messe dominicale socialise cet instant en présence des familles et de la paroisse.
Je ne savais pas que la messe "socialisait". Un néologisme pour qualifier le Saint Sacrifice de la Messe ?

( 828164 )
Solennise? par PEB (2017-05-26 15:00:35)
[en réponse à 828091]
La solennité d'une messe publique manifeste à la famille et la paroisse la qualité de communiant de l'enfant. Elle devient donc une réalité sociale.
Mais vous avez raison que je suis maladroit sur mon clavier avec mes mains pleines de doigts...

( 828099 )
Comme quoi par Regnum Galliae (2017-05-24 17:07:51)
[en réponse à 828075]
C'est à se demander si les abus liturgiques étaient vraiment le produit d'une époque ou s'ils sont inévitables en tous temps et en tous lieux. La réponse est dans la question...
Dans le département du Rhône, vous avez pourtant nombre de lieux où est célébrée la sainte Messe de manière traidtionnelle. Un exorciste dont j'ai oublié le nom a relaté que l'une des techniques du démon pour arracher les âmes à Dieu était de faire faire de mauvaises premières communions aux enfants.

( 828127 )
Les abus liturgiques... par Signo (2017-05-25 19:19:34)
[en réponse à 828099]
...sont les arbres qui cachent la forêt.
Le problème n'est pas tant dans le fait qu'il y a des abus liturgiques en tel ou tel endroit: il y en a toujours eu et il y en aura toujours. Le problème est dans l'actuelle décomposition générale de la liturgie, dans l'évaporation, à peu près partout, de l'esprit liturgique, de la compréhension de ce qu'est la liturgie dans les mentalités collectives... même et peut-être même surtout là où il n'y a apparemment pas d'abus criants et où l'ossature du rite est à peu près respectée.
Le problème est bien plus profond que le fait de savoir quelle forme du rite est utilisée, ou bien de savoir si telle ou telle règle de tel rite est respectée.
Nos liturgies sont à l'image de notre société: une société au sein de laquelle Dieu a été relégué à la dernière place, une société matérialiste, tournée uniquement vers l'utilitaire, vers le divertissement et vers un activisme frénétique. Nous avons donc des liturgies qui correspondent une telle société: des célébrations désacralisées, bruyantes, purement horizontales, construite pour le court voire le très court terme, des liturgies qui ont perdu le sens de la durée, de la transmission (donc de la tradition), de l'enracinement et, surtout, de la contemplation.
En aparté, et pour en revenir aux abus liturgiques, il faut bien reconnaître d'ailleurs que les abus liturgiques sont rarement reconnus -en particulier par les autorités épiscopales, mais aussi par l'ensemble des "fidèles"- comme tels. Ces abus, même lorsqu'ils sont particulièrement graves (messes dans des cirques, etc) font rarement l'objet d'une réaction des autorités, quand d'ailleurs celle-ci ne les encouragent pas, voire, ce qui n'est pas rare, ne s'y livrent pas elles-mêmes...

( 828134 )
Dans le même ordre d'idées. par Steve (2017-05-25 23:34:33)
[en réponse à 828127]
Ce qui me frappe depuis un bon bout de temps, c'est ceci.
Dans ma contrée - où la liturgie en Latin est rarissime - le sacrement de réconciliation est généralement absent.
De temps en temps, il est remplacé par une "cérémonie pénitentielle" où le prêtre pardonne, à haute voix, des péchés qui ne sont pas confessés.
Régulièrement, les confessionnaux servent d'ailleurs au rangement des brosses etc.
Cependant, aux messes dominicales, les assemblées montent comme un seul homme pour recevoir la communion.
Rares sont celles et ceux qui restent sur leur chaise ou qui quittent l'assemblée.
Peut-on supposer que ces fidèles, en rangs serrés, sont tous en situation de contrition parfaite ? Qui suis-je pour en juger ? Encore faudrait-il qu'ils sachent ce que ça signifie.
Il semble donc que cette "décomposition générale" qu'on peut craindre, a été et reste voulue par "l'encadrement".