( 827300 )Le Pape François et la FSSPX : « Il y a des rapports fraternels » par Goupillon (2017-05-13 21:42:12)
« J'écarterai toute forme de triomphalisme, totalement. Il y a quelques jours, la Feria IV de la congrégation pour la Doctrine de la foi - on l'appelle la Feria IV car ce conseil se réunit le mercredi - a étudié un document. Et le document n'est pas encore abouti. J'ai étudié le document. Par ailleurs les rapports actuels sont fraternels. L'année dernière, je leur ai donné (aux prêtres de la Fraternité Saint Pie X, NDLR) à tous, la permission pour la confession. J'ai aussi accordé une forme de juridiction pour les mariages ». Mais avant tout cela, la congrégation pour la Doctrine de la foi traitait tous les problèmes de sa compétence et qui devaient être résolus. Par exemple, les abus (sexuels, NDLR): les abus chez eux, ils nous en référaient. Idem pour Pénitencerie (le tribunal du Vatican, NDLR) et la réduction à l'état laïc d'un prêtre. Il y a des rapports fraternels. Avec Mgr Fellay, j'ai de bons rapports. Nous avons parlé quelques fois. Je ne veux pas brusquer les choses. Il faut cheminer, cheminer, cheminer… Et après, on verra. Pour moi, ce n'est pas un problème de gagnants ou de perdants mais de frères qui doivent cheminer ensemble cherchant la formule qui permet de faire des pas en avant. »
( 827303 )Encore! par Miserere (2017-05-13 22:18:47)
[en réponse à 827300]
Faut-il toujours ouvrir des fils sur la FSSPX tous les jours?
En ce moment le Pape est au Portugal et pas grand chose la dessus sur le forum.
( 827304 )Pas facile, hein ? par XA (2017-05-13 22:21:17)
[en réponse à 827303]
( 827305 )D'ailleurs.... par Justin Petipeu (2017-05-13 22:22:31)
[en réponse à 827303]
Je trouve que ses discours là-bas sont un peu au-dessus de ce à quoi il nous avait habitué. Notamment celui de la veillée d'hier soir.
( 827306 )Ma famille est arrivé hier soir! par Miserere (2017-05-13 22:35:41)
[en réponse à 827305]
Elle a parcouru 3OO kilomètres à pied pour rejoindre Fatima.
( 827312 )Vous êtes portugais ? par Jean-Paul PARFU (2017-05-14 09:18:59)
[en réponse à 827306]
Tout est dans le titre !
( 827308 )Pas le choix par Romanus (2017-05-13 23:12:19)
[en réponse à 827303]
Faut-il toujours ouvrir des fils sur la FSSPX tous les jours?
En ce moment le Pape est au Portugal et pas grand chose la dessus sur le forum.
Justement si mais quand le pape est au Portugal, il parle de la FSPX...
( 827316 )Le seul liseur par Rémi (2017-05-14 11:58:43)
[en réponse à 827303]
ayant quitté le FC qui y revient pour dire aux autres ce dont ils doivent parler !
Encore une première, bravo !
( 827329 )C'est bon! par Miserere (2017-05-14 18:49:27)
[en réponse à 827316]
Vous vous sentez mieux?
( 827315 )Attention à la teneur exacte de cet entretien par Candidus (2017-05-14 10:47:25)
[en réponse à 827300]
Je constate des différences importantes entre le texte publié par Le Figaro que vous citez et celui publié par la presse italienne.
Voici l'extrait de l'entretien en italien tel qu'il est rapporté par La Reppubblica (le quotidien de gauche dont le pape est un lecteur assidu) :
Q. Con la Fraternità San Pio X si è arrivati a un accordo con uno statuto ufficiale? Quali sono gli ostacoli alla riconciliazione? Pensa che i lefebvriani rientreranno con trionfalismo?
R. «Non parlerei di trionfalismo. Alcuni giorni fa nella “feria quarta” della Dottrina della fede hanno studiato un documento CHE ANCORA NON MI È ARRIVATO. I rapporti attuali in ogni caso sono fraterni: l’hanno scorso ho dato dispensa per la confessione e per i matrimoni. Anche con monsignor Fellay ho un buon rapporto. A me non piace affrettare le cose, ma camminare, camminare e camminare e poi si vedrà. Non è un problema di vincitori o sconfitti, ma di fratelli che devono camminare insieme cercando la formula per fare passi avanti». Source
Que je traduirais ainsi :
Q. : Avec la Fraternité St Pie X est-on arrivé à un accord avec un statut officiel ? Quels sont les obstacles à la réconciliation ? Pensez-vous que les lefebvristes feront un retour triomphaliste ?
R. : "Je ne parlerais pas de triomphalisme. Il y a quelques jours lors de la "Feria Quarta" de la [Congrégation pour la] Doctrine de la foi un document a été étudié QUI NE M'EST PAS ENCORE PARVENU. Quoi qu'il en soit, les rapports actuels sont fraternels : l'année passée, j'ai accordé une dispense pour les confessions et pour les mariages. Avec Mgr Fellay aussi, j'ai une bonne relation. Moi, je n'aime pas hâter les choses, mais avancer, avancer et avancer et ensuite on verra. Ce n'est pas une question de vainqueurs ou de vaincus mais de frères qui doivent cheminer ensemble cherchant la formule qui permettra d'avancer".
Dans les paroles citées par Le Figaro on parle d'un document qui n'est pas "abouti" et dans celles citées par La Reppubblica on parle d'un document qui n'est pas encore "parvenu" au pape. Ce n'est pas la même chose.
( 827331 )L'extrait vidéo par La Favillana (2017-05-14 19:08:16)
[en réponse à 827315]
Chrome refuse le code d'intégration de la vidéo,ai-je fait une mauvaise manip ?
( 827337 )vidéo ! par Goupillon (2017-05-14 20:24:07)
[en réponse à 827331]
( 827338 )Quelques réflexions sur François par Candidus (2017-05-14 20:37:20)
[en réponse à 827331]
Il y avait bien une erreur de traduction. Le pape ne dit pas que le document en question n'est pas encore suffisamment "abouti" et qu'il l'a étudié, comme le prétend Le Figaro, mais seulement qu'il ne lui à pas encore était soumis et qu'il l'étudiera.
La nature de ce document n'est pas indiquée. Cela pourrait être la déclaration que l'on proposera à Mgr Fellay de signer ; une version corrigée par Mgr Fellay ; une clarification de la nature non dogmatique des documents de V.II qui reconnaîtrait que leur rejet n'exclut pas un catholique de la communion de l'Eglise ; ou encore un document sur la structure juridique de la Prélature. On peut tout envisager. Une chose est claire, on sent que la régularisation de la FSSPX lui tient à coeur.
Je profite de ce post pour poser une question à ceux qui prétendent que l'accord proposé à la FSSPX serait un piège. Comment les tenants de cette théorie expliquent-ils que le Cardinal Bergoglio, alors qu'il n'était qu'archevêque de Buenos-Aires, a oeuvré pour empêcher l'expulsion d'Argentine des clercs étrangers de la Fraternité lors de l'affaire Williamson ? Où était le piège à ce moment-là ?
Ces faits indiquent que non seulement le Cardinal Bergoglio n'a pas profité du mauvais pas dans lequel avait été placée la FSSPX par Mgr Williamson, mais qu'il l'a, au contraire, aidée à s'en sortir.
Le Cardinal Bergoglio s'est aussi efforcé, contre la volonté explicite du nonce, de faire reconnaître la catholicité de la FSSPX par l'état argentin. Là aussi, où était le piège ?
La seule explication qui pourrait s'accorder avec la thèse du piège serait que, à l'époque, le Cardinal Bergoglio savait qu'il serait élu pape et qu'il avait déjà commencé à tisser la toile d'araignée destinée à piéger la Fraternité. Autrement dit, il faut recourir au complotisme le plus délirant pour donner à ces faits un sens conciliable avec la thèse du piège.
Convenons plutôt que l'âme et le coeur humains sont souvent pleins de contradictions et de paradoxes. A trop vouloir unifier et expliquer logiquement les comportements, on oublie la part de mystère de l'homme.
C'est Soljenitsyne qui disait, en substance et en extrapolant un peu : la frontière entre le bien et le mal ne passe pas entre les différents partis politiques, entre les différentes religions, entre les modernistes et les traditionalistes, mais dans le coeur de tout homme qui à chaque instant de sa vie est appelé à faire des choix, tantôt bons, tantôt mauvais, selon les moments et les circonstances.
Acceptons que François soit lui aussi, dans ses intentions et ses actions, un être plein de mystères et de contradictions.
( 827343 )Traduction par Goupillon (2017-05-14 21:03:19)
[en réponse à 827338]
Tout à fait d'accord avec vous au sujet de la traduction. Ce que vous soulignez est tout à fait juste : le Pape n'a pas consulté le document envoyé par la Fraternité (lequel ?) ; il va en prendre connaissance prochainement. En vue d'une résolution ?
( 827349 )Un point rejoignant votre réflexion par Ennemond (2017-05-14 21:58:07)
[en réponse à 827338]
Le cardinal Bergoglio a fait partie des cardinaux qui ont demandé à Benoît XVI de lever l'excommunication des évêques de la FSSPX. Pour poursuivre, je ne peux que vous citer :
La seule explication qui pourrait s'accorder avec la thèse du piège serait que, à l'époque, le Cardinal Bergoglio savait qu'il serait élu pape et qu'il avait déjà commencé à tisser la toile d'araignée destinée à piéger la Fraternité. Autrement dit, il faut recourir au complotisme le plus délirant pour donner à ces faits un sens conciliable avec la thèse du piège.
( 827352 )Une clarification de Léon XIII sur les enseignements non dogmatiques par BK (2017-05-14 22:47:27)
[en réponse à 827338]
31 - Quant à déterminer quelles doctrines sont renfermées dans cette révélation divine, c'est la mission de l'Eglise enseignante, à laquelle Dieu a confié la garde et l'interprétation de sa parole; dans l'Eglise, le docteur suprême est le Pontife Romain. L'union des esprits réclame donc, avec un parfait accord dans la même foi, une parfaite soumission et obéissance des volontés à l'Eglise et au pontife Romain, comme à Dieu lui-même.
32 - L'obéissance doit être parfaite, parce qu'elle appartient à l'essence de la foi, et elle a cela de commun avec la foi qu'elle ne peut pas être partagée. Bien plus, si elle n'est pas absolue et parfaite de tout point, elle peut porter encore le nom d'obéissance, mais elle n'a plus rien de commun avec elle. La tradition chrétienne attache un tel prix à cette perfection de l'obéissance, qu'elle en a toujours fait et en fait toujours le signe caractéristique auquel on peut reconnaître les catholiques. C'est ce que saint Thomas d'Aquin explique d'une manière admirable dans le passage suivant :
33 - " L'objet formel de la foi est la vérité première, en tant qu'elle est manifestée dans les Saintes Ecritures et dans la doctrine de l'Eglise, qui procèdent de la vérité première. Il suit de là que quiconque n'adhère pas, comme à une règle infaillible et divine, à la doctrine de l'Eglise, qui procède de la vérité première manifestée dans les Saintes Ecritures, n'a pas la foi habituelle, mais possède autrement que par la foi les choses qui sont de son domaine... Or, il est manifeste que celui qui adhère à la doctrine de l'Eglise comme à une règle infaillible donne son assentiment à tout ce que l'Eglise enseigne; autrement, si, parmi les choses que l'Eglise enseigne, il retient ce qui lui plaît et exclut ce qui ne lui plaît pas, il adhère à sa propre volonté et non à la doctrine de l'Eglise, en tant qu'elle est une règle infaillible. La foi de toute l'Église doit être Une, selon cette parole de saint Paul aux Corinthiens (I Cor., 1) : "Ayez tous un même langage et qu'il n'y ait pas de division parmi vous". Or, cette unité ne saurait être sauvegardée qu'à la condition que les questions qui surgissent sur la foi soient résolues par celui qui préside à l'Eglise tout entière, et que sa sentence soit acceptée par elle avec fermeté. C'est pourquoi à l'autorité du Souverain Pontife seul il appartient de publier un nouveau symbole, comme de décerner toutes les autres choses qui regardent l'Eglise universelle ".
34 - Lorsqu'on trace les limites de l'obéissance due aux pasteurs des âmes et surtout au Pontife Romain, il ne faut pas penser qu'elles renferment seulement les dogmes auxquels l'intelligence doit adhérer et dont le rejet opiniâtre constitue le crime d'hérésie. Il ne suffirait même pas de donner un sincère et ferme assentiment aux doctrines qui, sans avoir été jamais définies par aucun jugement solennel de l'Eglise, sont cependant proposées à notre foi, par son magistère ordinaire et universel, comme étant divinement révélées, et qui, d'après le Concile du Vatican, doivent être crues de foi catholique et divine. Il faut, en outre, que les chrétiens considèrent comme un devoir de se laisser régir, gouverner et guider par l'autorité des évêques, et surtout par celle du Siège Apostolique. Combien cela est raisonnable, il est facile de le démontrer. En effet, parmi les choses contenues dans les divins oracles, les unes se rapportent à Dieu, principe de la béatitude que nous espérons, et les autres à l'homme lui-même et aux moyens d'arriver à cette béatitude. Il appartient de droit divin à l'Eglise et, dans l'Eglise, au Pontife Romain, de déterminer dans ces deux ordres ce qu'il faut croire et ce qu'il faut faire. Voilà pourquoi le Pontife doit pouvoir juger avec autorité de ce que renferme la parole de Dieu, décider quelles doctrines concordent avec elle et quelles doctrines y contredisent. De même, dans la sphère de la morale, c'est à lui de déterminer ce qui est bien, ce qui est mal, ce qui est nécessaire d'accomplir et d'éviter si l'on veut parvenir au salut éternel ; autrement, il ne pourrait être ni l'interprète infaillible de la parole de Dieu, ni le guide sûr de la vie humaine.
48 - [...] Chacun doit régler sa vie d'après cette constitution de l'Eglise qu'il n'est au pouvoir d'aucun homme de changer. Aussi, de même que, dans l'exercice de leur pouvoir épiscopal, les évêques doivent être unis au Siège Apostolique, de même les membres du clergé et les laïques doivent vivre dans une très étroite union avec leurs évêques.
49 - Quelqu'un de ceux-ci prêterait-il à la critique, ou dans sa conduite, ou par les idées qu'il soutient, il n'appartient à aucun particulier de s'arroger à son égard l'office de juge, confié par Notre-Seigneur Jésus-Christ au seul pasteur qu'il a proposé aux agneaux et brebis. Que chacun grave en sa mémoire le très sage enseignement du pape saint Grégoire le Grand. " Les sujets doivent être avertis de ne pas juger témérairement la vie de leurs supérieurs, alors même qu'il leur arriverait de les voir agir d'une façon répréhensible, de peur que la perspicacité avec laquelle ils reprennent le mal ne devienne en eux le principe d'un orgueil qui les fera tomber dans des actions plus coupables. Ils doivent être prémunis contre le péril de se constituer dans une opposition audacieuse vis-à-vis des supérieurs dont ils ont constaté les fautes. Ceux-ci ont-ils vraiment commis des actions blâmables, leurs inférieurs, pénétrés de la crainte de Dieu, ne doivent les juger au-dedans d'eux-mêmes, qu'avec la disposition d'avoir toujours pour eux une respectueuse soumission. Les actions des supérieurs ne doivent pas être frappées par le glaive de la parole, même quand elles paraissent mériter une juste censure ".
51 - Dieu n'abandonne jamais ni d'aucune manière son Eglise.
( 827555 )Encore une fois. par Steve (2017-05-18 10:29:23)
[en réponse à 827352]
Bonjour BK.
Ces règles sont énoncées par Léon XIII. Dans un temps où les papes ne s'exprimaient publiquement qu'avec une prudence de Sioux, imbus qu'ils étaient de la grandeur sacrée de leur mission.
De nos jours, le pape actuel (pour autant qu'il ait été validement élu) donne un sermon public quotidien et parfois bâclé ; il discute à bâtons rompus dans des avions, y lâche des énormités, y gauchit au vu et au su de tous des Traditions qui devaient le guider.
On ne parle donc plus de la papauté que Léon XIII a connue : depuis lors, elle a été comme euthanasiée.
Reste le n° 51 :"Dieu n'abandonne jamais ni d'aucune manière son Eglise."
Et pour un petit parmi les petits du peuple de Dieu, c'est le gilet de sauvetage auquel il s'accroche.
( 827570 )A vos yeux, Léon XIII ne dit pas vrai par BK (2017-05-18 13:14:19)
[en réponse à 827555]
ses propos n'étaient vrais qu'à son époque, pas à la nôtre.
C'est bien triste, de voir 'La Tradition' peu à peu perdre le sens de la tradition de l'Eglise.
( 827581 )En même temps... par Meneau (2017-05-18 19:52:52)
[en réponse à 827570]
le texte de Léon XIII ne dit pas non plus qu'on doive croire de fide le moindre propos de couloir d'avion et prendre pour parole d'Evangile la dernière interview donnée à Paris-Match.
Cordialement
Meneau
( 827587 )Nous sommes d'accord sur ce point mais... par BK (2017-05-18 20:35:27)
[en réponse à 827581]
mais Léon XIII dit au moins que le Souverain Pontife enseignant est un guide sûr.
( 827588 )Et ce qui est bien curieux par BK (2017-05-18 20:43:08)
[en réponse à 827581]
c'est d'opposer à une vision modérée (celle de Léon XIII), pour essayer d'en atténuer la portée très nette, une position excessive.
Je discutais encore cet après-midi avec un membre de 'La Tradition', qui répondait systématiquement sur ce mode.
Après ces longues années sur le FC et in real life, j'en suis toujours autant surpris.
Peut-être est-ce parce que 'La Tradition' a trop longtemps pris l'habitude de réagir avec excès à d'autres excès, et qu'elle a perdu le sens de la mesure et de la justesse.
Un exemple : je lui faisais remarquer que telle position empestait l'hérésie, et il m'a répondu 'mais ceux d'en face disent aussi (sic) des hérésies'. Comme si c'était une réponse ou une excuse.
( 827610 )Là n'était pas mon propos par Meneau (2017-05-19 09:11:16)
[en réponse à 827588]
opposer à une vision modérée (celle de Léon XIII), pour essayer d'en atténuer la portée très nette, une position excessive.
Telle n'était pas mon intention.
Je faisais surtout référence à ce que disait notre ami plus haut :
il discute à bâtons rompus dans des avions, y lâche des énormités, y gauchit au vu et au su de tous des Traditions qui devaient le guider.
Ces propos d'avion ne me semblent pas rentrer dans le cadre des règles fixées par Léon XIII, voilà ce que je voulais dire. Objectivement on ne peut que constater que le Saint Père (au moins) manque de prudence dans ces cas-là.
Cordialement
Meneau
( 827612 )D'accord, des propos d'avion ne sont pas ministériels par BK (2017-05-19 09:23:10)
[en réponse à 827610]
Mais on doit au pape le respect qui lui est dû. Et dans l'exercice de son ministère, l'obéissance qui est commandée.
L'union des esprits réclame donc, avec un parfait accord dans la même foi, une parfaite soumission et obéissance des volontés à l'Eglise et au pontife Romain, comme à Dieu lui-même.
( 827603 )Sortons de la magie. par Steve (2017-05-18 23:42:25)
[en réponse à 827570]
L'autorité du pape elle n'a jamais eu ce caractère magique que vous semblez lui attribuer.
- St Pierre s'est-il planté sur la question des obligations à imposer aux païens ? Ou non.
- Léon XIII s'est-il planté, ou non, sur sa volonté d'imposer le ralliement à la république ? En tout état de cause, ce ralliement n'a rien arrangé.
De nos jours,
- quand le pape en fonction prend un malin plaisir à détricoter ce que ses prédécesseurs ont entamé... Lequel a bien fait ?
- quand le pape actuel défend, en toute mauvaise foi, les sectes islamiques, vous continuez à le suivre ?
Par ailleurs, Je n'ai aucune relation avec la Frat. St Pie X, mais le pape est tenu les textes et par la tradition. Sans quoi il redevient un chrétien, vénérable mais faillible.
Si ce n'est pas vrai, pourquoi l'infaillibilité pontificale a-t-elle fait l'objet de discussions et d'une limitation stricte ?
Votre obéissance y compris dans les contradictions évidentes, elle n'est pas tenable.
Je dirais même qu'elle n'est ni chrétienne ni catholique : finalement, c'est de la superstition.
( 827608 )Gardons la Foi de l'Eglise par BK (2017-05-19 08:48:16)
[en réponse à 827603]
L'union des esprits réclame donc, avec un parfait accord dans la même foi, une parfaite soumission et obéissance des volontés à l'Eglise et au pontife Romain, comme à Dieu lui-même.
( 827613 )Quelques remarques par Meneau (2017-05-19 09:37:52)
[en réponse à 827608]
avec un parfait accord dans la même foi
La Foi ne détruit ni ne se substitue à la nature humaine.
La nature humaine est douée d'intelligence.
L'acte de Foi ne se fait donc pas sans cette intelligence, et est donc comme tout acte humain soumis au principe de non-contradiction.
Il est donc vain de seriner en boucle des propos de tel ou tel pape, lorsque quelqu'un bute sur les propos d'un autre pape qu'il ne comprend pas à la lumière de la Tradition. Le pape n'est pas le seul membre de l'Eglise, à la tête même de l'Eglise, qui ait la Foi, en quelque sorte inspiré, les autres zombies étant réduits à accepter servilement tout ce qu'il dit sans aucunement exercer leur intelligence . Autrement dit le croyant ne doit pas seulement obéir, il doit croire.
Cordialement
Meneau
( 827614 )En fait, dans la vie de l'Eglise par BK (2017-05-19 09:46:35)
[en réponse à 827613]
la Foi est donnée par le Père à Pierre, et sur cette foi le Christ fonde celle de son Eglise.
Chacun reçoit sa Foi par l'Eglise qui la reçoit par Pierre.
C'est Pierre et ses Successeurs qui sont les guides sûrs, les interprètes authentiques du Dépôt de la Foi, et pour comprendre, il faut accepter de se laisser enseigner par le Christ parlant par Pierre (Léon XIII "comme Dieu Lui-même", Pie XII "le Christ et Pierre ne forment qu'une seule Tête").
Sans quoi, opposant des textes du Magistère les uns aux autres, on montre qu'on n'a compris ni les uns ni les autres (M. Daujat), ou pour reprendre Saint Thomas d'Aquin cité par Léon XIII, on montre qu'on suit sa propre et insuffisante raison, et non la Voix de l'Eglise.
Il est grave d'en avoir perdu conscience, au point de ne plus reconnaître la logique interne des textes pontificaux sur le ministère du pape, et l'obéissance due au pape.
Et croyez-moi, je suis navré que ces rappels répétés ne provoquent pas plus rapidement de sursaut des consciences.
Votre réaction en est, hélas, une nouvelle et triste preuve.
( 827623 )Faux par Meneau (2017-05-19 10:24:43)
[en réponse à 827614]
Ce que donne "le Père à Pierre", et qu'il nous transmet, ce n'est pas la Foi, mais l'objet de la Foi, le Donné Révélé.
Bien sûr la Foi est aussi un don de Dieu, mais elle ne nous est pas transmise par le pape.
Cordialement
Meneau
( 827629 )Oui et non par BK (2017-05-19 10:37:54)
[en réponse à 827623]
Reste que pour vous les derniers papes ne transmettent pas le donné révélé.
Et que pour Saint Thomas, il n'y a que l'obéissance de la foi ou le libre examen (s'appuyer non sur la foi en l'Église et Pierre, mais sur ses propres lumières).
( 827615 )Dans la Foi de l'Eglise par BK (2017-05-19 09:50:03)
[en réponse à 827613]
il ne saurait y avoir de contradiction entre des enseignements des papes, puisque le Siège de Pierre demeure pur de toute erreur.
Ces citations sont donc un appel à ne pas céder à la tentation du libre examen quand on bute sur une difficulté, mais d'accepter que le Christ a donné plus au pape qu'à moi-même, et que ma petite raison limitée est exhaussée quand elle s'abaisse humblement pour recevoir la Lumière que le Christ donne par son Vicaire.
( 827618 )Que ferez-vous si un pape dit un jour par Regnum Galliae (2017-05-19 10:08:17)
[en réponse à 827615]
"dans certains cas, l'avortement est permis". Direz-vous que le pape a parlé et qu'il faut le suivre ou ferez-vous appel à votre intelligence pour en conclure qu'il y a un problème quelque part ?
Vous me direz que jamais un pape ne dira cela, mais de la même manière, un catholique du XIXè siècle n'aurait jamais imaginé les textes de Vatican II sur la liberté religieuse ou les réunions d'Assise.
Si vous avez moins de 50 ans, vous avez probablement été nourri au lait de l'Eglise post conciliaire, les nouveautés pastorales et doctrinales vous sont donc familières, voire normale, mais imaginez le désarroi de ceux qui ont grandi dans les années 40 ou 50 et à qui l'on dit tout d'un coup qu'il faut changer la manière de croire ?
( 827619 )Mais précisément par BK (2017-05-19 10:12:32)
[en réponse à 827618]
La Foi enseigne que le Siège de Pierre demeure pur de toute erreur...
Et qu'on ne peut demeurer pleinement dans l'Église de Jésus, Christ, sans suivre fidèlement son Vicaire, avec qui Il ne fait qu'une seule Tête.
Penser que le pape se trompe, c'est absurde ou orgueilleux, en tout cas dérisoire.
( 827625 )Ou alors par Meneau (2017-05-19 10:28:01)
[en réponse à 827619]
Penser que le pape se trompe, c'est absurde ou orgueilleux, en tout cas dérisoire.
Ou alors, le Pape n'enseigne qu'à titre de docteur privé, ou même n'a pas du tout la volonté d'enseigner.
Ou alors, le Pape n'est pas Pape.
Cordialement
Meneau
( 827628 )Le catéchisme de l'Église catholique par BK (2017-05-19 10:34:56)
[en réponse à 827625]
Est-il un enseignement privé ? Ou un document dans lequel Jean-Paul II ne voulait pas enseigner ?
Idem pour toutes encycliques et exhortations apostoliques, par exemple.
La distinction du magistère effectus qui traîne dans nos milieux n'est rien d'autre qu'une tentative pour essayer de se convaincre qu'on n'a pas à adhérer aux enseignements des 50 dernières années.
( 827637 )Si vous me lisiez mieux... par Meneau (2017-05-19 11:21:49)
[en réponse à 827628]
en ces lieux, vous sauriez que ma position est loin d'être aussi binaire...
Cordialement
Meneau
( 827645 )Je lirai volontiers par BK (2017-05-19 12:17:28)
[en réponse à 827637]
votre position, plus amplement développée.
( 827621 )Quant à mettre sur le même plan par BK (2017-05-19 10:16:37)
[en réponse à 827618]
Des réunions, des propos d'avion, etc. et les enseignements du magistère, cela est dénué de sens.
Votre argumentation rejoint celle de Steve, un siècle plus tôt, avec le 'ralliement' de Léon XIII.
C'est un argument de la raison refusant de croire.
( 827630 )Allons allons. par Steve (2017-05-19 10:53:25)
[en réponse à 827621]
- Quand Pierre se laisse influencer par les Juifs et se fait remonter les bretelles par Paul, il n'est pas question de Foi mais de pastorale.
- Quand Léon XIII invite les catholiques français à se rallier à la république, il n'est pas question de Foi mais de tactique politicienne.
- Quand François encadre le cardinal Sarah par un lot complet de nouveaux membres dans la congrégation pour le culte divin, c'est pour le neutraliser. Il n'est pas question de Foi (ni même de morale) il est question d'une magouille curiale.
- Quand le pape émérite écrit tout récemment : «Avec le Cardinal Sarah la liturgie est en de bonnes mains». Il n'est pas question de Foi (Quoique...) Il s'agit seulement de marquer un désaccord entre papes sur la liturgie.
L'obéissance "perinde ac cadaver", mais adaptée à chaque caprice pontifical sur quelque sujet que ce soit, ça n'a aucun sens : dans la sainte liberté des enfants de Dieu, le chrétien catholique n'est pas un zombie téléguidé depuis le Vatican.
( 827632 )Un acte de gouvernement par BK (2017-05-19 10:55:28)
[en réponse à 827630]
de l'Eglise sur laquelle toutefois malgré des erreurs les Portes de l'Enfer ne prévaudront pas n'est pas la même chose qu'un enseignement du pape, "interprète infaillible de la Parole de Dieu", "guide sûr de la vie humaine".
( 827636 )Est-ce possible ? par Steve (2017-05-19 11:18:57)
[en réponse à 827632]
Un acte de gouvernement de l'Eglise n'est donc pas couvert par l'infaillibilité. Dont acte.
Il s'agit pourtant de l'exercice du magistère, mais à ce niveau là d'autorité, s'il était - respectueusement - critiquable, nous serions d'accord.
( 827640 )Euh... par Meneau (2017-05-19 11:37:12)
[en réponse à 827636]
Un acte de gouvernement de l'Eglise n'est donc pas couvert par l'infaillibilité.
Ben... il s'agirait de définir quel acte de gouvernement de l'Eglise vous envisagez. Tous ne sont pas à mettre en dehors du champ de l'infaillibilité. Pastor Aeternus ne parle pas seulement des enseignements concernant la Foi, mais aussi de ceux concernant les moeurs.
Cordialement
Meneau
( 827641 )De fait. par Steve (2017-05-19 11:45:24)
[en réponse à 827640]
Excusez mon raccourci, intempestif : n'ayant jamais suivi de cours sur ces sujets, je n'interviens que "ex abundentia cordis".
A tort ou à raison, devant l'actualité, parfois l'abondance déborde.
( 827622 )Vous ne changerez rien à la nature humaine par Meneau (2017-05-19 10:22:19)
[en réponse à 827615]
L'acte de Foi nécessite l'adhésion de l'intelligence et ne peut pas être un pur acte de volonté.
C'est la nature humaine, même vos citations n'y peuvent rien.
L'objet de la Foi, ce n'est pas le Magistère, c'est le Donné Révélé.
Cordialement
Meneau
( 827626 )Vous perdez de vue par BK (2017-05-19 10:31:54)
[en réponse à 827622]
Le lien nécessaire à l'humilité. Il faut accepter de se laisser enseigner pour croire.
La certitude de Foi du ministère de Pierre précède, guide et éclaire l'intelligence de la Foi.
Pierre est premier dans la structure de l'Église et de l'acte de Foi, mon intelligence seconde.
C'est exactement ce que dit Saint Thomas dans le texte rappelé par Léon XIII.
( 827627 )N'est-ce pas confondre le chef et l'adjoint ? par Glycéra (2017-05-19 10:32:11)
[en réponse à 827622]
La Foi a besoin...(de l'intelligence)... pour démarrer ou pour continuer à vivre ?
L'intelligence est-elle chef, ou assistant ?
Elle nourrira la Foi.
La Foi n'est pas faite pour absorber des connaissances, mais pour se donner et aimer cela, et Celui à qui elle se donne.
Nourrie, elle sera plus stable, capable de s'adapter, sans doute, mais qui dit qu'un débile de l'intelligence n'a pas une immense Foi ?
Encore, je vais redire : est-ce que le paralytique a demandé une IRM, et des mesures d'influx nerveux avant de bouger jambes et bras ? Ou bien est-ce qu'il a eu la Foi en celui qui lui a dit : "Go ! Marche !" et qu'il s'est dressé d'abord, avant de constater que cela ... marchait déjà !
La raison est soumise à la Foi.
Pas l'inverse ! Sauf chez le Diable... ou chez Judas...
Glycéra
( 827631 )Si vous préférez Saint Augustin par BK (2017-05-19 10:54:03)
[en réponse à 827622]
dans un autre contexte, mais qui est très net :
(Homélies sur l'Evangile de Jean, Tract. XXIX, 6, p. 707)
"La compréhension est la récompense de la foi. Ne cherche donc pas à comprendre pour croire, mais crois afin de comprendre, parce que si vous ne croyez pas, vous ne comprendrez pas."
( 827634 )Cependant par Steve (2017-05-19 11:06:40)
[en réponse à 827631]
Cette citation de saint Augustin, c'est le serpent qui se mange la queue.
Dieu nous a donné des yeux pour voir et des oreilles pour entendre. Que cela plaise où non à quelque hiérarchie que ce soit, civile ou religieuse. Chacun peut et doit donner, en conscience, une adhésion tout à la fois sincère et réfléchie.
Entre nous BK, quand Benoît XVI était en charge, n'avez-vous pas vu et entendu les critiques (et même les sabotages) qu'il a dû subir de la part de son clergé ?
A cette époque pas si lointaine, vous, avez-vous pris sa défense ?
Moi, cela m'est arrivé.
( 827635 )Oui ! par Meneau (2017-05-19 11:18:55)
[en réponse à 827631]
La Foi élève la nature humaine à l'ordre surnaturel, lui ouvrant de nouveaux champs de compréhension.
Oui ! Et alors ? Cela change-t-il quoi que ce soit au fait qu'il soit impossible à la nature humaine d'adhérer par la Foi à deux propositions qu'elle juge (à tort ou à raison) contradictoires ?
Vous êtes le champion des citations... mais malheureusement les citations ne sont pas des réponses, et une accumulation de citations ne fait pas un argumentaire.
Cordialement
Meneau
( 827644 )Quand l'intelligence "juge" qu'il y a contradiction par BK (2017-05-19 12:17:00)
[en réponse à 827635]
elle doit reconnaître qu'elle se trompe, car le ministère et le charisme d'interprétation infaillible de la Parole de Dieu et de guide sûr de la vie humaine a été confié au pape. Et chercher loyalement à comprendre où est son erreur.
Je suis tout à fait disposé à entendre votre argumentaire. Mais je pense que vous ne pourrez l'appuyer sur les papes que je citais, de Pie IX à Pie XII.
( 827676 )Vous oubliez par Steve (2017-05-19 15:05:36)
[en réponse à 827644]
Vous oubliez de répondre, ou vous choisissez d'éluder la question ?
Celle sur les flots de critiques adressés implicitement et explicitement à Benoît XVI, entre autres par des membres du clergé.
( 827677 )Eh bien si vous regardez les archives par BK (2017-05-19 15:08:19)
[en réponse à 827676]
vous verrez que j'avais soutenu Benoît XVI, y compris face à ceux qui le taxaient d'emblée d'hégélianisme.
( 827687 )Félicitations par Steve (2017-05-19 15:50:34)
[en réponse à 827677]
Quant à l'hégélianisme dont vous parlez à ce sujet...
Excusez-moi, je trouve ça d'un pédant achevé.
( 827678 )Et par exemple par BK (2017-05-19 15:13:09)
[en réponse à 827676]
en citant largement il n'y a pas si longtemps les notes doctrinales qu'il a rédigées pour Jean-Paul II sur la mission du théologien et sur le magistère.
Mais de temps en temps, il est bon de revenir aux temps d'avant le Concile, et de montrer qu'on y disait exactement la même chose sur le Souverain Pontife, la fidélité, l'obéissance et l'humilité nécessaires face à lui.
( 827680 )Je nuancerais par Meneau (2017-05-19 15:16:24)
[en réponse à 827644]
Quand l'intelligence "juge" qu'il y a contradiction elle doit reconnaître qu'elle se trompe
Je dirais plutôt : quand l'intelligence juge qu'il y a contradiction, elle ne peut pas adhérer par l'acte de Foi tant qu'elle n'a pas résolu la contradiction, c'est impossible à la nature humaine. Elle doit (obligation) donc s'appliquer à résoudre cette contradiction.
Il y a deux façons de la résoudre :
- soit la contradiction n'est qu'apparente
- soit l'autorité n'est qu'apparente
Le Magistère (présent) doit bénéficier d'un a priori favorable en tant que normalement assisté divinement, donc on cherchera d'abord la solution selon le premier point.
Mais la résolution ne peut pas être une adhésion concomittante à deux vérités que l'on juge contradictoire. Du genre "bon, ok c'est contradictoire, mais je crois aux deux parce le pape l'a dit". C'est tout simplement impossible à la nature humaine.
Citations puisque vous aimez bien :
Car la vérité et toute son explication philosophique ne peuvent pas changer chaque jour, surtout quand il s'agit de principes évidents, par soi, pour tout esprit humain ou de ces thèmes qui prennent appui aussi bien sur la sagesse des siècles que sur leur accord avec la révélation divine qui les étaye si fortement. Tout ce que l'esprit humain, adonne à la recherche sincère, peut découvrir de vrai ne peut absolument pas s'opposer à une vérité déjà acquise; Dieu, Souveraine Vérité a créé l'intelligence humaine et la dirige, il faut le dire, non point pour qu'elle puisse opposer chaque jour des nouveautés à ce qui est solidement acquis, mais pour que, ayant rejeté les erreurs qui se seraient insinuées en elle, elle élève progressivement le vrai sur le vrai selon l'ordre et la complexion même que nous discernons dans la nature des choses d'où nous tirons la vérité.
Humani Generis
17. Il ne peut donc exister aucune compétitivité entre la raison et la foi: l'une s'intègre à l'autre, et chacune a son propre champ d'action.(...)En Dieu réside l'origine de toutes choses, en Lui se trouve la plénitude du mystère, et cela constitue sa gloire; à l'homme revient le devoir de rechercher la vérité par sa raison, et en cela consiste sa noblesse.
(...)
la foi demande que son objet soit compris avec l'aide de la raison;
(...)
La foi ne craint donc pas la raison, mais elle la recherche et elle s'y fie
Fides et Ratio
Quant à ma position, outre le présent fil, je l'ai déjà exprimée plusieurs fois ici-même. Souvenez-vous entre autres de discussions épiques entre vous, N.M. et moi-même (à l'époque sous le pseudo de "Une Ame"). Vous voulez les liens ?
Cordialement
Meneau
( 827682 )En ce cas comme souvent par BK (2017-05-19 15:21:46)
[en réponse à 827680]
l'intelligence adhère par la Foi à ce qu'elle ne comprend pas.
Elle reconnaît humblement ne pas comprendre, et savoir que les deux enseignements des papes ne peuvent se contredire, que les deux vont l'aider à approfondir la même vérité.
Où est le problème ? Quand l'intelligence prétend être capable d'expliquer le Mystère par elle-même, de résoudre toute difficulté par elle-même, quand elle prétend avoir le droit de "juger" des Actes du Magistère.
Il en va strictement de même, mutatis mutandis, avec les paroles "contradictoires" du Christ dans les Evangiles.
Je vous avoue n'avoir pas grand souvenir de ces débats, mais je manque de temps pour m'y pencher à nouveau.
( 827685 )C'est de l'hypocrisie par Meneau (2017-05-19 15:46:30)
[en réponse à 827682]
l'intelligence adhère par la Foi à ce qu'elle ne comprend pas.
Pure hypocrisie. Encore une fois : il est impossible à la nature humaine de croire en même temps vraies deux propositions contradictoires. Il y a forcément une des deux à laquelle on croit et l'autre non, même avec la meilleure volonté du monde.
reconnaît humblement ne pas comprendre
Dans ce cas l'intelligence suspend son jugement, dans l'attente d'avoir trouvé l'explication, mais en aucun cas elle n'admet les deux choses pour vraies en même temps et sous le même rapport, juste parce qu'un pape l'a dit.
Son devoir est par contre de chercher à résoudre cette contradiction, et pour cela la voie naturelle est de se tourner vers l'autorité de l'Eglise. Mais si l'Eglise répond "c'est comme ça parce que je te l'ai dit", l'intelligence n'est pas plus avancée et l'acte de Foi reste impossible.
Cordialement
Meneau
( 827692 )Non, c'est humilité et justice par BK (2017-05-19 16:06:05)
[en réponse à 827685]
que de s'incliner (suspendre son jugement) devant des énoncés qui paraissent contradictoires. Les Saintes Ecritures en regorgent. Les enseignements de la tradition de l'Eglise, magistère inclus, également.
C'est céder à suivre sa volonté propre que de refuser d'adhérer, et de l'orgueil à penser avoir raison de voir une contradiction dans les enseignements des papes.
( 827718 )Si vous niez le principe de non contradiction... par Meneau (2017-05-20 01:01:40)
[en réponse à 827692]
( 827728 )Vous me faites un bien mauvais procès par BK (2017-05-20 06:45:35)
[en réponse à 827718]
Je n'ai jamais suggéré de rejeter le principe de non-contradiction, mais face à des paroles apparemment contradictoires dans les Saintes Écritures ou dans le Magistère, de suspendre son jugement, c'est-à-dire tenant la Foi en Dieu et en l'autorité du pape (pierre de fondation qui précède et soutient mon intelligence) reconnaître humblement n'avoir pas les lumières pour 'juger'.
Croyez-vous que Saint Thomas jugeait ses frères ou ses prieurs ? Il se laissait enseigner par eux avec humilité et en esprit d'obéissance. Deux choses qui manquent gravement à la 'Tradition'.
Saint Ignace recommande de toujours chercher à sauver les propositions de ses frères. C'est un devoir pour le magistère, guide sûr par qui le Christ Lui-même a choisi de nous parler.
( 827807 )Mais tant que mon jugement est suspendu par Meneau (2017-05-20 22:21:49)
[en réponse à 827728]
je ne peux pas croire.
Quant à votre dernier paragraphe, je suis d'accord. J'ai écrit quelque chose d'équivalent 2 posts plus haut.
Cordialement
Meneau
( 827825 )La Foi n'est pas la Vision par BK (2017-05-21 08:33:20)
[en réponse à 827807]
Vous pouvez croire ce que vous ne comprenez pas parfaitement, parce que vous croyez que par les Saintes Écritures ou le Magistère, c'est Dieu qui vous parle.
Vous tenez alors pour vrai ce que vous ne parvenez pas à pénétrer. Vous admettez humblement vous tromper dans votre interprétation, car plus sûr et infaillible que vous atteste qu'il n'y a pas de contradiction.
Il y a dans la foi de l'explicite, mais aussi de l'implicite... S'en tenir à ce que je conçois, ce n'est pas de la Foi.
Par contre en venir à tenir avoir raison de voir une contradiction quand la Bible ou le Magistère propose deux énoncés d'apparence incompatibles, c'est du libre examen. Et choisir une interprétation plutôt que les deux, c'est s'approcher du gouffre béant de l'hérésie.
( 827830 )... par Meneau (2017-05-21 10:13:56)
[en réponse à 827825]
Ce que vous dites peut être vrai par exemple du mystère de la Ste Trinité : je crois à la mesure de ce que j'en comprends, et la Foi peut même m'éclairer, et je crois aussi parce que l'Eglise m'enseigne que c'est contenu dans la Révélation. (Cela dit il faut au minimum que je comprenne ce qu'est le concept de la Sainte Trinité i.e. un Dieu en trois personnes pour pouvoir prétendre y croire sans hypocrisie).
Mais ce n'est pas vrai pour une contradiction. Encore une fois, c'est impossible à la raison humaine. Prenons un exemple.
Le Pape écrit une nouvelle encyclique et disons pour ne pas choquer notre sensus ecclesiae que c'est l'éditeur/traducteur - et non le pape - qui commet une bévue qui fait qu'au final le Pape "aurait" dit : la Trinité, Dieu en deux personnes.
Est-ce que vous croyez immédiatement que la Trinité c'est Dieu en deux personnes parce que Dieu vous parle par le Magistère ? Tenez-vous le pour vrai bien que vous ne parveniez pas à le pénétrer ?
Non bien sûr (...enfin du moins j'espère, sinon, comme je le disais plus haut, rien ne sert de discuter... cum negante principia...). Vous suspendez votre jugement, et vous allez, et c'est même votre devoir, chercher des explications, soit en demandant au Magistère autorisé les explications en question, soit en lisant la version latine publiée sur le site du vatican, soit... bref tous les moyens possibles pour éclairer votre intelligence.
Mais en aucun cas vous ne pouvez adhérer par la Foi en même temps au fait que Dieu soit trois personnes, et au fait qu'Il n'en soit que deux.
Cordialement
Meneau
( 827835 )Impossible pour une contradiction par BK (2017-05-21 11:18:54)
[en réponse à 827830]
mais étant donné qu'il ne peut y avoir de contradictions entre enseignements du magistère, l'intelligence qui juge qu'il y a contradiction se trompe
1. en jugeant les enseignements de celui par qui le Christ parle 'chaque jour',
2. car il n'y a en réalité pas contradiction.
Accessoirement, chercher à démontrer qu'il y a contradiction est déjà avoir préféré la lumière de sa propre intelligence à celle que le Christ donne par son Vicaire.
Il y a déjà là un grave défaut dans la soumission religieuse due au pontife enseignant. Il y a déjà là autre chose que la Foi.
Le cran d'après est quand on cherche à démontrer contre l'évidence que le pape ne voulait pas enseigner.
Et le dernier, quand on cherche à démontrer qu'il n'est pas pape.
( 827869 )Mais peu importe ! par Meneau (2017-05-21 17:04:21)
[en réponse à 827835]
que l'intelligence se trompe ou pas, que ce soit A TORT OU A RAISON qu'elle juge qu'il y a contradiction. Le fait est qu'elle ne peut adhérer en même temps à deux propositions qui lui paraissent - encore une fois A TORT OU A RAISON - contradictoires.
L'intelligence humaine ne change pas de nature lorsqu'elle est élevée à l'ordre surnaturel par la Foi. Les lois fondamentales comme le principe de non-contradiction ne changent pas !
Ce n'est pas un défaut de soumission à l'autorité du Magistère, ou un manque d'autorité ou du libre examen, c'est une loi de la nature humaine à laquelle personne ne peut rien changer.
Tant que vous n'aurez pas compris cela, inutile de discuter plus avant : comme je le disais plus haut, Cum negante principia...
Cordialement
Meneau
( 827872 )L'intelligence sait en général par BK (2017-05-21 17:49:52)
[en réponse à 827869]
Que le sens d'un concept et donc d'une ou deux phrases n'est pas quelque chose de binaire comme une démonstration mathématique, et qu'il n'y a pas d'évidence immédiate sur le sens et donc la contradiction.
Exemple : les enseignements bien peu compatibles à première vue et pourtant tous deux canonisés de St Thomas d'Aquin et St Bonaventure.
Ce n'est pas demander de renoncer au principe de non-contradiction que de demander de prendre le temps de chercher le sens exact des concepts employés.
Et dans cette opération de se laisser guider par le magistère que le Christ a établi à cet effet.
( 827874 )Un exemple vous aidera peut-être à comprendre par BK (2017-05-21 18:20:25)
[en réponse à 827869]
Saint Bonaventure enseigne que les anges sont composés de matière et de forme.
Saint Thomas enseigne que les anges sont purement immatériels, composés d'acte de de puissance.
L'énoncé de Saint Bonaventure, quoique faux relativement à l'ontologie de Saint Thomas d'Aquin est parfaitement vrai dans celle qu'il a lui-même définie.
Quand l'intelligence bute sur une difficulté dans les enseignements du magistère, elle ne doit pas se dire qu'il y a une contradiction,
1. car cela est impossible
2. car en restant sur son propre jugement, elle se replie sur elle-même, et devient peu à peu incapable de recevoir la lumière que le Christ a voulu donner par ses Vicaires.
Elle doit se dire qu'un approfondissement du sens jusque-là donné à un énoncé est possible, à l'aide de l'enseignement le plus récent, que l'énoncé contient de façon implicite (et non dégagée jusque-là).
Et ce serait en fait dénaturer le premier énoncé que de lui faire dire qu'il ne peut intégrer les nouveaux développements du magistère.
( 827884 )C'est mieux par Meneau (2017-05-21 20:07:35)
[en réponse à 827874]
Quand l'intelligence bute sur une difficulté dans les enseignements du magistère, elle ne doit pas se dire qu'il y a une contradiction,
1. car cela est impossible
D'accord. Quand l'intelligence "bute" comme vous dites, elle ne peut pleinement croire. Elle doit donc résoudre cette difficulté.
Elle doit se dire qu'un approfondissement du sens jusque-là donné à un énoncé est possible, à l'aide de l'enseignement le plus récent, que l'énoncé contient de façon implicite (et non dégagée jusque-là).
C'est une façon de résoudre la difficulté : la contradiction n'est qu'apparente. C'est même la façon que doit privilégier un catholique.
Mais quand ce n'est pas possible, les fidèles de Constantinople par exemple rejettent l'hérésie de Nestorius, leur Patriarche. Car ils ne sont pas complètement lobotomisés.
Cordialement
Meneau
( 827887 )Votre problème, Meneau par BK (2017-05-21 20:13:18)
[en réponse à 827884]
c'est que vous ne parvenez pas à comprendre qu'il n'y a pas de contradiction dans les enseignements du magistère.
Il n'y en aurait pas si un pape décidait de n'enseigner que dans une perspective bonaventurienne, et non plus thomiste - ce qu'il serait en droit de faire.
Il n'y en a pas quand la notion de liberté religieuse ou de droits de l'homme est reprise et christianisée. Il n'y en avait pas quand l'Eglise reprenait les mots de l'hérésie pour définir les dogmes, en leur donnant leur poids de vérité.
Maintenant, si vous aviez l'obligeance de me décrire comment vous voyez l'obéissance due au pape, à la lueur des enseignements des papes que je citais...
( 827894 )Au contraire, je comprends fort bien par Meneau (2017-05-21 21:20:08)
[en réponse à 827887]
qu'il n'y a pas de contradiction dans les enseignements du magistère.
Car, comme vous le disiez, il ne peut pas y en avoir.
Je souscris à 100%.
Il n'y en aurait pas si un pape décidait de n'enseigner que dans une perspective bonaventurienne, et non plus thomiste - ce qu'il serait en droit de faire.
Il serait en droit de le faire. Bien que cela me paraîtrait très imprudent, mais... c'est le pape et normalement il a les grâces d'état pour en juger.
Quant aux propos d'avion, c'est une autre histoire. Car cela ne fait pas partie des enseignements du magistère au sens strict (magistère attestant de la Vérité Révélée).
Enfin, concernant la Liberté Religieuse, c'est bien pour cela que je ne suis pas de ceux qui rejettent Vatican II à cause de DH, ni même de ceux qui rejettent DH comme n'étant pas du Magistère autorisé.
Voyez le débat ICI Et un peu plus de précisions sur ma position à ce sujet ICI.
Mais vous m'excuserez, je n'ai pas vraiment envie de refaire ce débat-là dans ce fil.
Je souilgne simplement que, comme il ne peut pas y avoir de contradiction dans les enseignements du Magistère, il n'y a pas qu'une seule façon de résoudre la difficulté.
La première, celle normalement à privilégier par le catholique, c'est "la contradiction n'est qu'apparente". Mais il y en a une autre qui est "ce n'est qu'apparemment du Magistère". Cette dernière a plusieurs sous-catégories, allant de "cet enseigenemnt n'est pas infaillible" à "ce pape n'est pas pape". Toutes plus ou moins fausses à mon sens (on fait souvent dire à la notion d'infaillibilité ou d'assistance divine ce que l'on veut bien entendre, particulièrement dans la Tradition). Vous trouverez suffisamment d'interventions de ma part sur le sujet. Ne serait-ce que dans ce fil, ma réponse intitulée "Euh...".
Cordialement
Meneau
( 827875 )L'intelligence qui "juge" (sic) qu'il y a une contradiction par BK (2017-05-21 18:32:53)
[en réponse à 827869]
dans des enseignements du magistère doit reconnaître qu'elle se trompe sur le sens exact à donner à ces phrases.
La citation de Saint Augustin donnée par Marchenoir un peu plus bas confirme très précisément cet humble cheminement de l'intelligence chrétienne.
Et vouloir adhérer, comme souvent, à des énoncés dont elle ne perçoit pas totalement le sens. Et non choisir un énoncé, et rejeter un pape. Moins encore choisir un énoncer et nier un pape.
Il y a un vouloir croire qui précède l'intelligence de la foi. La citation de Saint Augustin que je donnais plus haut le dit également.
A défaut, il n'y a plus de foi, dit Saint Thomas, mais adhésion à sa lumière propre, et donc ténèbres et glissade accélérée vers l'orgueil.
( 827886 )D'accord aussi là-dessus par Meneau (2017-05-21 20:11:22)
[en réponse à 827875]
Il y a un vouloir croire qui précède l'intelligence de la foi.
D'accord. Et l'intelligence de l'objet de la foi précède elle-même l'acte de Foi.
D'où le devoir pour le catholique qui "bute" sur une difficulté de chercher à résoudre cette difficulté.
Cordialement
Meneau
( 827889 )Pas forcément par BK (2017-05-21 20:16:07)
[en réponse à 827886]
Qui veut croire la Foi de l'Eglise doit vouloir croire le Credo.
Mais il n'a pas forcément besoin de connaître la Foi de l'Eglise dans les moindres détails.
( 827838 )Le fruit d'avoir vu une contradiction... par Glycéra (2017-05-21 11:45:16)
[en réponse à 827830]
Ce fruit dépend de l'endroit et de la profondeur de la contradiction perçue :
- Dans un texte humain quelconque, il n'y a pas de contradiction réelle, puisqu'on voit l'erreur immédiatement.
- Dans un texte du magistère, l'examen est nécessaire, pour éliminer les erreurs de textes, de traductions, de contenu des mots selon tel ou telle (émetteur, destinataire, dictionnaire, recopie...). Le fruit de la contradiction est un approfondissement, une précision de la chose dite.
- Dans une chose doctrinale, infaillible (papale, magistérielle certaine biblique, ou traditionnelle avérée) le fruit de la contradiction est multiple :
* comprendre de manière nouvelle, jamais encore vue, parce que notre incompétence ou notre inexpérience, dont la jeunesse des savoirs, n'avait pas permis de voir.
* comprendre quelque chose de nous-même, et de nos limites, qui continuent à butter en ne voyant pas comment cela se concilie divinement
Jamais il ne nsou est demandé de se mettre à croire à quelque chose de contraire à ce qui était rélleement écrit ou dit.
Ainsi la miséricorde, qu'on a racontée être de vouloir ne pas appliquer la justice... Contradiction car erreur de concevoir les deux comme disjoints, opposés, et non l'une incluse dans la première, lui servant de matière pour se développer.
Dans votre exemple, il y aurait lieu de valider la phrase si stupéfiante pour notre savoir actuel, puis, une fois validée, de demander des explications, et de creuser, creuser... Le fruit serait donc un accroissement de connaissance à terme.
Mais la Foi aurait d'abord dit : si c'est valide, je vois que je ne suis pas assez disponible à me laisser enseigner, et je crois fermement que Dieu peu nosu surprendre encore, et je Le lui permets volontiers. Le fruit étant alors un plus grand désir de Son assistance. D'abord croire qu'Il parle vrai, jamais autrement, puis Lui rendre grâce de ce qu'Il fait pour nous enseigner plus encore.
Voir une contradiction ne demande pas de la propager illico, comme un mouton naïf... Ceux de Panurge ont fini au fond du ravin ! C'est une lettre de Dieu, qui nous propose un exercice, pour augmenter notre Foi, celle qu'il veut nous donner encore plus et plus.
Cela donne le fruit de croire plus en Sa Providence, et non de gober tout ce qui s'imprime... surtout à notre époque qui bavarde tant et ne réfléchit pas beaucoup à ces choses...
Voilà ce que vos lignes me font penser pour répondre à votre "contradiction" entre Foi et savoir.
Bon dimanche de
"Ce que vous demanderez en Mon nom, croyez que cela vous est déjà accordé" (sous-entendu, vous verrez par après que que c'est bien le cas).
Glycéra
( 827850 )Saint Augustin donne une piste de réflexion intéressante par Marchenoir (2017-05-21 13:19:13)
[en réponse à 827838]
Chère Madame, j'avoue que pour l'instant, le sens de votre message m'échappe. Peu importe. Je voulais simplement rappeler l'issue que proposait saint Augustin devant une contradiction :
« Et si je trouvais dans ces Saintes Lettres quelque passage qui me parût contraire à la vérité, je n'hésiterais pas à affirmer ou que le manuscrit est défectueux ou que l'interprète n'a pas suivi exactement le texte, ou que je ne comprends pas bien » (Ep. LXXXII, 1, et alibi.)
Je ne comprends pas bien... il faut être plus saint qu'Augustin pour le dire...
Enfin, puisqu'on parle d'humilité et puisque la procédure de béatification de Marie-Noël est engagée, on peut trouver profit à la relire :
Quel repos, ah ! Quelle détente, dans un conflit, de s’apercevoir soudain qu’on a tort ! Tout s’apaise d’un coup – c’est moi qui ai tort – tout s’arrange !
Quelqu'un a demandé ce qu'était l'humilité ?
( 827867 )Merci pour ces deux citations par Glycéra (2017-05-21 16:34:44)
[en réponse à 827850]
Merci à vous.
Sieur Meneau avait dit : si un texte émanant du magistère publie qu'il n'y a a plus que deux personnes dans la Trinité, dois-je d'abord croire cela, ou vérifier que c'est plausible de le dire ?
Je disais qu'il ne s'agissait pas de croire un contenu avant de vérifier que le document était juste, ou vraiment bien lu.
Je disais aussi que la contradiction apparue porte plusieurs niveaux de fruits : validation du document, apprentissage nouveau, connaissance de soi parce qu'on y avait vu d'abord une contradiction, qui révèle une faille de notre être pensant, ou croyant.
Il fallait se souvenir des lignes cachées dans un long message plus haut. En effet, je n'avais pas répété ce qui avait déclenché ma réponse à tous deux (Meneau et BK).
Difficile de faire clair sans redites et grandes longueurs dans un Forum qui réplique et rédige tout à la fois.
Avec mes bonnes salutations
Glycéra
( 827646 )Non, elle ne nécessite pas ... par Glycéra (2017-05-19 12:34:44)
[en réponse à 827622]
Si la Foi peut exister, vivre, et croître sans intelligence, cela ne signifie-t-il pas qu'elle n'a pas besoin de l'intelligence ?
N'est-ce pas notre confort qui crée cette nécessité qui n'est pas essentielle ?
N'est-ce pas notre inversion, notre habitude de marcher sur la tête, qui fait que nous voulons vérifier, savoir, contrôler ?
Si une proposition de vérité nous arrive, nous concerne, nous fait penser au point de voir des contradictions, n'est-il pas de notre devoir filial envers Dieu de jauger la chose pour ... redresser notre jugement (premier objectif, à la fois en bienveillance et en humilité : Dieu est grand et ne me trompera pas, il m'éclairera). Ne pas s'attacher à un homme, c'est cela, c'est rester libre dans la main de Dieu, câblé sur Lui. Ce câble, c'est la Foi, c'est l'illumination que Dieu donne.
Autrement, se baser sur la pensée avant de décider de croire, n'est-ce pas un Babel intérieur ?
Et Dieu a dit qu'il resterait avec nous. Il n'a pas dit "branchez vous sur tous les tweets que des hommes estampillent, fussent-ils venus de ceux qui recueillent les mots des papes...
Qu'est-ce qui vous gêne donc là ?
D'être seul, de ne pouvoir croire ce que dit un homme, un voisin, un clerc, un hiérarque d'Eglise ?
Qu'est-ce qui vous manque, vous blesse, bouscule votre Foi quand on lit ou entend une parole gauche, ponctuée d'hommerie, ou bizarre à notre cervelle ?
Détester tout St Bernard parce qu'il ne pensait pas propice de proclamer l'Immaculée Conception ? Ne serait-ce pas la même démarche de l'intelligence ? A-t-elle le droit de voiler ainsi la Foi ?
Difficile à dire ces choses dans un siècle kantien et cartésien à la fois. Notre base est faussée et notre transmission reçue est tellement gauchie...
Glycéra
( 827683 )L'acte de Foi ne peut exister sans intelligence par Meneau (2017-05-19 15:30:01)
[en réponse à 827646]
Les animaux peuvent-ils avoir la Foi ?
Cela ne veut pas dire que les idiots n'ont pas la Foi. Cela veut dire que pour croire en quelque chose, il faut le connaître. L'objet de la Foi étant Dieu, il est évident que notre pauvre intelligence humaine n'en comprend qu'une infime partie, et sous un angle infime. Le champ des perspectives est donc immense.
Il n'y a pas besoin d'être un grand théologien pour dire "je crois que Dieu existe et qu'Il m'aime". Cela pourra être le niveau de connaissance de l'idiot, il s'en tiendra là et sa Foi sera plus robuste et plus fiable que celle de beaucoup. St Thomas, lui, est assurément sur un autre niveau de connaissance de Dieu. Les anges encore sur un autre niveau.
Mais l'idiot n'a pas la Foi lorsqu'il aime "Dieu" en pensant qu'il s'agit d'une sucrerie.
Cordialement
Meneau
( 827686 )En prenant intelligence comme "capacité de penser hors du concret" par Glycéra (2017-05-19 15:47:46)
[en réponse à 827683]
..., dans ce cas, cela se peut dire.
Mais était-ce cela ?
Alors pourquoi se limiter à cette seule caractéristique abstraite de l'homme ? Nous pourrions dire aussi :
La Foi a besoin de la mémoire.
La Foi a besoin de la parole.
La Foi a besoin de la compréhension de relation entre les êtres.
Le Foi a besoin de l'imaginal...
etc.
J'avais pris intelligence dans son sens de raison. Selon le débat séculaire dont nous commençons à être bien imbibés. Pas vous donc ?
Et là, je disais : point n'est l'intelligence nécessaire pour croire. Elle peut même handicaper pour ce faire.
Par contre je dirais que la Foi a besoin de la capacité d'aimer...
pas comme le chat aime la souris, mais comme "Il veut le bien de la souris !"
Ah, ces vocabulaires qui se rétrécissent ! En grec, nous n'aurions même pas eu à lever une telle ambiguïté, apparue avec nos langues appauvries.
Merci de votre réponse, je vois ainsi ce que vous désiriez indiquer.
( 827876 )Étrange oubli par Romanus (2017-05-21 18:43:40)
[en réponse à 827646]
Ce doit être votre cas : nous avons tous appris jadis par cœur notre catéchisme : "La Foi est l'adhésion de l'intelligence à la Vérité révélée".
Nier cette définition, c'est adhérer à celle que Saint Pie X prête aux modernistes.
Mais vint BK, et il nous faut désormais nous y résoudre : la Foi semble devenue l'adhésion sans nuance à tout ce que dit ou fait Pierre.
Pourtant selon Pastor aeternus :
« Le Saint-Esprit n’a pas été promis aux successeurs de Pierre pour qu’ils fassent connaître, sous sa révélation, une nouvelle doctrine, mais pour qu’avec son assistance, ils gardent sainement et exposent fidèlement la révélation transmise par les Apôtres, c’est-à-dire le dépôt de la foi. »
Comment une intelligence pourrait adhérer à deux propositions de toute évidence contradictoires?
Un magistère qui se contredit ou qui évolue en se contredisant, ce serait assez surprenant, n'en déplaise à BK.
( 827877 )Voyez par BK (2017-05-21 18:50:15)
[en réponse à 827876]
La foi de toute l'Église doit être Une, selon cette parole de saint Paul aux Corinthiens (I Cor., 1) : "Ayez tous un même langage et qu'il n'y ait pas de division parmi vous". Or, cette unité ne saurait être sauvegardée qu'à la condition que les questions qui surgissent sur la foi soient résolues par celui qui préside à l'Eglise tout entière, et que sa sentence soit acceptée par elle avec fermeté. C'est pourquoi à l'autorité du Souverain Pontife seul il appartient de publier un nouveau symbole, comme de décerner toutes les autres choses qui regardent l'Eglise universelle ".
Il appartient de droit divin à l'Eglise et, dans l'Eglise, au Pontife Romain, de déterminer dans ces deux ordres ce qu'il faut croire et ce qu'il faut faire. Voilà pourquoi le Pontife doit pouvoir juger avec autorité de ce que renferme la parole de Dieu, décider quelles doctrines concordent avec elle et quelles doctrines y contredisent. De même, dans la sphère de la morale, c'est à lui de déterminer ce qui est bien, ce qui est mal, ce qui est nécessaire d'accomplir et d'éviter si l'on veut parvenir au salut éternel ; autrement, il ne pourrait être ni l'interprète infaillible de la parole de Dieu, ni le guide sûr de la vie humaine.
Voyez également dans les archives, où est précisé que la citation que vous donnez ne veut pas dire que l'obéissance au pape est limitée par la convenance de ses enseignements à l'intelligence de chacun, mais confirmer qu'en vertu de sa mission, de son ministère et de son charisme, il ne défaille pas.
Votre différend est avec les papes de Pie IX à Pie XII.
Et il serait plus exact de dire :
il y avait la Foi de l'Eglise, enseignant que "L'union des esprits réclame, avec un parfait accord dans la même foi, une parfaite soumission et obéissance des volontés à l'Eglise et au pontife Romain, comme à Dieu lui-même".
Puis vint "La Tradition" qui enseigna que pour obéir il fallait obéir, pour comprendre il fallait refuser d'entendre.
( 827878 )Nulle contradiction par Romanus (2017-05-21 19:07:12)
[en réponse à 827877]
Non, nulle contradiction entre toutes vos citations et ce que je dis.
Parce que dans ces textes il n'est nulle part précisé que cette obéissance à Pierre soit due en toutes choses comme vous nous l'assenez à longueur de messages.
La Foi de toute l'Eglise doit être une. Ayez tous un même langage.
Je ne vous le fais pas dire mais c'est à Francois qu'il faut le rappeler.
Romanus
( 827881 )La Foi de l'Eglise par BK (2017-05-21 19:20:06)
[en réponse à 827878]
est que le Siège de Pierre demeure pur de toute erreur, qu'en lui seul la religion chrétienne se trouve pure et sans tache.
Cela, déjà "La Tradition" ne le tient plus.
Par ailleurs, si vous relisez ces papes, il n'est certes pas dit que l'on doit prendre pour parole d'Evangile tout propos du pape dans l'avion ou autre, mais tout de même que l'on doit une obéissance qui va au-delà de ce qui est présenté comme à tenir de foi divine et catholique.
Il est fallacieux de critiquer tel ou tel propos en l'air, quand on rejette un Concile de l'Eglise catholique, et l'immense majorité des enseignements pontificaux depuis 50 ans.
Votre "c'est à François qu'il faudrait le rappeler" est donc un bien triste cache-misère, de cette misère qu'est la perte du fondement de la Foi, la perte du sens de l'obéissance chrétienne.
L'union des esprits réclame donc, avec un parfait accord dans la même foi, une parfaite soumission et obéissance des volontés à l'Eglise et au pontife Romain, comme à Dieu lui-même.
32 - L'obéissance doit être parfaite, parce qu'elle appartient à l'essence de la foi, et elle a cela de commun avec la foi qu'elle ne peut pas être partagée. Bien plus, si elle n'est pas absolue et parfaite de tout point, elle peut porter encore le nom d'obéissance, mais elle n'a plus rien de commun avec elle. La tradition chrétienne attache un tel prix à cette perfection de l'obéissance, qu'elle en a toujours fait et en fait toujours le signe caractéristique auquel on peut reconnaître les catholiques.
Par ailleurs, en appeler aux papes du passé comme vous le faites pour rejeter l'obéissance au pontife régnant, c'est trahir le Christ, qui a choisi de donner un fondement visible à son Eglise, le pape avec qui (Pie XII) Il ne fait qu'une seule Tête.
( 827885 )Je crains davantage que ce soit votre conception de l'obéissance qui soit faussée par Romanus (2017-05-21 20:10:23)
[en réponse à 827881]
Il y aurait beaucoup à dire sur votre première phrase mais le sujet à été trop de fois traité sur ce forum pour qu'il soit nécessaire d'y perdre à nouveau son temps. Cinq versets après avoir dit à Pierre Tu es Petrus..., Jesus lui dit "Marche derrière moi Satan! Tu m'es un scandale. Tes pensées ne sont pas celles de Dieu..." (Mathieu)
Votre image de l'Eglise ressemble davantage à un parti nazi derrière un führer. Vous niez tout caractère de crise au sein de l'Eglise. Vous êtes à peu près le seul mais votre obéissance aveugle et surtout mal comprise en est certainement la cause. Elle vous évite de répondre aux interrogations face aux contradictions évidentes. Nous, nous savons davantage à qui nous obéissons et l'intelligence que Dieu nous a donnée nous permet d'observer qu'il y a contradiction et qu'avant d'adhérer à des nouveautés, notre intelligence doit comprendre. C'est une des conditions pour avoir la vraie Foi.
Paul VI a procalmé une définition de la messe qui était hérétique, avant de la faire modifier, parce que des théologiens l'ont corrigé de manière publique. Ont ils eu tort? À quel moment le pape était-il "pur de toute erreur"??
Il existe deux interprétations erronées de l'infaillibilité : une qui est dans le défaut, une autre dans l'excès. Vous êtes concerné par la deuxième. Nous nous en tenons à la seule vraie car nous la respectons par ailleurs.
On ne rejette pas un Concile, on observe une contradiction que personne ne peut nier sans nier par là même le principe de non contradiction. En attendant que ces contradictions soient levées, nous obéissons à ce qu'il a toujours été demandé de croire.
Je rejoins Meneau, vous avez un vrai problème avec le principe de non-contradiction.
Et la phrase de moi que vous considérez comme un cache misère est une simple constatation. Et contre les faits, on ne peut rien...
( 827888 )Je suis désolé par BK (2017-05-21 20:14:33)
[en réponse à 827885]
Comment comprenez-vous Léon XIII ?
( 827892 )Et je ne nie pas l'existence d'une crise dans l'Eglise par BK (2017-05-21 20:36:01)
[en réponse à 827885]
je ne sais pas ce qui vous a donné cette idée.
A moins que pour vous la crise dans l'Eglise ne soit liée à "l'état de nécessité" et l'établissement d'une hiérarchie d'évêques contre l'avis du pape.
Je vous signale que si vous relisez les papes que je citais, votre exégèse qui applique au pontife régnant le "passe derrière-moi Satan" est exclue. Là encore, vous passez au-delà de la limite de ce que l'Eglise reconnaît comme possible.
Un exemple : Satis cognitum (dont la Porte Latine ne souligne que les débuts du texte, et pas la seconde moitié, sur le ministère et l'obéissance due au pape...)
Au contraire, ce véritable pouvoir, dont nous parlons, est déclaré et affirmé dans ces paroles : «Et les portes de l'enfer ne prévaudront point contre elle». - «Qu'est-ce à dire, contre elle ? Est-ce contre la pierre sur laquelle le Christ bâtit l'Eglise ? Est-ce contre l'Eglise ? La phrase reste ambiguë ; serait-ce pour signifier que la pierre et l'Eglise ne sont qu'une seule et même chose ? Oui, c'est là, je crois, la vérité : car les portes de l'enfer ne prévaudront ni contre la pierre sur laquelle le Christ bâtit l'Eglise, ni contre l'Eglise elle-même» (Origenes, Comment. in Matt., t. XII, n. 11). Voici la portée de cette divine parole : L'Eglise, appuyée sur Pierre, quelle que soit la violence, quelle que soit l'habileté que déploient ses ennemis visibles et invisibles, ne pourra jamais succomber ni défaillir en quoi que ce soit. «L'Eglise étant l'édifice du Christ, lequel a sagement bâti "sa maison sur la pierre" ne peut être soumise aux portes de l'enfer ; celles-ci peuvent prévaloir contre quiconque se trouvera en dehors de la pierre, en dehors de l'Eglise, mais elles sont impuissantes contre elle (Origenes. Comment. in Matth). Si Dieu a confié Son Eglise à Pierre, c'est donc afin que ce soutien invisible la conservât toujours dans toute son intégrité. Il l'a donc investi de l'autorité nécessaire ; car, pour soutenir réellement et efficacement une Société humaine, le droit de commander est indispensable à celui qui la soutient. Jésus a ajouté encore : «Et Je te donnerai les clés du royaume des cieux». Il est clair qu'Il continue à parler de l'Eglise, de cette Eglise qu'Il vient d'appeler Sienne, et qu'Il a déclaré vouloir bâtir sur Pierre, comme sur son fondement.
[...]
Nul ne peut donc avoir part à l'autorité s'il n'est uni à Pierre, car il serait absurde de prétendre qu'un homme exclu de l'Eglise a l'autorité dans l'Eglise. C'est à ce titre qu'Optat de Milève reprenait les donatistes : «C'est contre les portes de l'enfer que Pierre, comme nous le lisons dans l'Evangile, a reçu les clés du salut ; Pierre, c'est-à-dire notre chef, à qui Jésus-Christ a dit : «Je te donnerai les clés du royaume des cieux, et les portes de l’enfer ne triompheront jamais d'elles». Comment donc osez-vous essayer de vous attribuer les clés du royaume des cieux, vous qui combattez contre la chaire de Pierre» (Lib. II, n. 4-5).
Mais l'ordre des évêques ne peut être regardé comme vraiment uni à Pierre, de la façon que le Christ l'a voulu, que s'il est soumis et s'il obéit à Pierre ; sans quoi il se disperse nécessairement en une multitude où règnent la confusion et le désordre. Pour conserver l'unité de foi et de communion telle qu'il la faut, ni une primauté d'honneur ni un pouvoir de direction ne suffisent ; il faut absolument une autorité véritable et en même temps souveraine, à laquelle obéisse toute la communauté. Qu'a voulu en effet le Fils de Dieu, quand il a promis les clés du royaume des cieux au seul Pierre ? Que les clés désignent ici la puissance suprême, l'usage biblique et le consentement unanime des Pères ne permettent point d'en douter. Et on ne peut interpréter autrement Ies pouvoirs qui ont été conférés, soit à Pierre séparément, soit aux apôtres conjointement avec Pierre. Si la faculté de lier, de délier, de paître le troupeau donne, aux évêques, successeurs des Apôtres, le droit de gouverner avec une autorité véritable le peuple confié à chacun d'eux, assurément cette même faculté doit produire le même effet dans celui à qui a été assigné par Dieu Lui-même le rôle de paître les agneaux et les brebis. «Pierre n'a pas seulement été établi pasteur par le Christ, mais pasteur des pasteurs. Pierre donc paît les agneaux et il paît les brebis ; il paît les petits et il paît les mères ; il gouverne les sujets, il gouverne aussi les prélats, car dans l'Eglise, en dehors des agneaux et des brebis, il n'y a rien» (S. Brunonis, Episcopi signiensis, Comment. in Joan., part. III, cap. 21, n. 55).
( 827344 )Une toute petite erreur sur la "Feria quarta"... par Père M. Mallet (2017-05-14 21:03:31)
[en réponse à 827331]
"Feria quarta" signifie en latin (comme aussi en portugais, à un tout petit chouia près : feira au lieu de feria) : mercredi.
Il s'agit d'une réunion de la CDF qui se tient un mercredi, souvent un mercredi par mois, mais pas nécessairement le 4° (On a donc un peu plus de 3 chances sur 4 que ce ne soit pas un 4° mercredi).
( 827345 )Effectivement! par Miserere (2017-05-14 21:16:11)
[en réponse à 827344]
Mercredi se dit en portugais "Quarta feira"
( 827424 )Ecclesia Dei : La FSSPX est « une force militante », ils sont de « vrais soldats du Christ.» par Polydamas (2017-05-16 12:42:07)
[en réponse à 827300]
La commission Ecclesia Dei, en charge, au Vatican, du dialogue avec la Fraternité, est encore plus claire : « Combien reste-t-il de pratiquants en France ? 4 % ! Les 150 000 fidèles de la Fraternité sont de vrais soldats du Christ : pour une Église de France qui a du mal à dire la vérité de la foi, ils seront une vraie force militante. »
Autrement dit, réintégrer les intégristes présenterait, vu du Vatican, un triple avantage :
- afficher l'unité de l'Église avec nos "frères" de la Fraternité
- renforcer les effectifs avec de "vrais soldats du Christ" (sic)
- remettre l'Église de France dans le droit chemin de la "vérité de la foi"
( 827451 )J'aime bien ce commentaire par Romanus (2017-05-16 19:43:05)
[en réponse à 827424]
...extrait de la suite de l'article que vous citez :
Il y a 40 ans on pensait que les "vieux c.." disparaitraient d'eux -mêmes,seulement voilà:eux se sont renouvelés contrairement à d 'autres et force est de constater que les paroisses avant-gardistes des années 70/80 ont vu leur assistance et vieillir considérablement et se" réduire également.
Alors, non ,je ne rêve pas d'un retour à l'Eglise préconciliaire,absolument pas, mais ni non plus à l'Eglise des années ayant suivi le Concile, sûrement pas./P>