« Les ordinations faites selon le rite anglican ont été et sont absolument nulles et sans valeur ».
« Lorsqu’une personne est ordonnée au sein de l’Eglise anglicane et devient prêtre de paroisse dans une communauté, nous ne pouvons pas dire qu’il ne s’est rien passé, que tout est “invalide” »
« La question de la validité n’est cependant pas une question de loi mais de doctrine. Nous avons eu, et nous avons toujours une vision très rigide de la validité et de l’invalidité : ceci est valide, cela est invalide. On devrait pouvoir dire : “Ceci est valide dans un certain contexte, et cela est valide dans un autre contexte” ».
Jorge Mario Bergoglio, à l’époque où il était archevêque de Buenos Aires, ne partageait pas du tout les règles et les finalités de la constitution "Anglicanorum cœtibus".
Nous le savons par les témoignages qui ont été donnés à ce sujet par deux de ses amis les plus chers.
Voici donc les témoignages des anglicans Venables et Palmer, recueillis par le vaticaniste anglais Austen Ivereigh et publiés dans l'excellente biographie de Bergoglio qu’il a publiée à la fin de 2014 :
"En 2009, lorsque le pape Benoît XVI a créé une nouvelle structure juridique, l'ordinariat personnel, destinée aux anglicans qui deviennent catholiques, Bergoglio a appelé l’évêque Gregory Venables, primat anglican du Cône Sud (en communion avec Canterbury), qui résidait à Buenos Aires. Au cours d’un déjeuner, s’est souvenu Venables, 'il m’a dit très clairement que l'ordinariat était absolument superflu et que l’Église avait besoin de nous en tant qu’anglicans'. Ce message, Bergoglio l’a également adressé à Tony Palmer alors que celui-ci était en train d’étudier l'ordinariat et se demandait si celui-ci pourrait lui convenir. 'Il m’a dit que nous avions besoin d’intermédiaires. Il m’a conseillé de ne pas franchir ce pas, parce que l’on aurait l’impression que j’avais choisi un bord précis et que, dans ce cas, je cesserais d’être un intermédiaire'. Bergoglio était convaincu que Palmer devait rester anglican 'par amour de la mission, cette mission d’unité, et il lui a conseillé de 'renoncer à l'idée' de devenir catholique".