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images/icones/marie.gif  ( 826689 )09/05 St Grégoire de Nazianze, évêque, confesseur et docteur, Avant 1955 : 7ème jour dans l’Octave de St Joseph par ami de la Miséricorde (2017-05-08 23:31:14) 



St Grégoire de Nazianze, évêque, confesseur et docteur

Ecrits de Saint Grégoire de Nazianze

Hymne à Dieu

0 Toi l'au-delà de tout
n'est-ce pas là tout ce qu'on peut chanter de Toi ?
Quelle hymne Te dira, quel langage
Aucun mot ne t'exprime.

A quoi l'esprit s'attachera-t-il
Tu dépasses toute intelligence.
Seul, Tu es indicible,
car tout ce qui se dit est sorti de Toi.
Seul, Tu es inconnaissable,
car tout ce qui se pense est sorti de Toi.

Tous les êtres,
ceux qui parlent et ceux qui sont muets,
Te proclament.
Tous les êtres,
ceux qui pensent et ceux qui n'ont point la pensée,
Te rendent hommage.

Le désir universel l'universel gémissement tend vers Toi.
Tout ce qui est Te prie, et vers Toi tout être
qui pense ton univers fait monter un hymne de silence.
Tout ce qui demeure, demeure par Toi;
par Toi subsiste l'universel mouvement.

De tous les êtres Tu es la fin;
Tu es tout être, et Tu n'en es aucun.
Tu n'es pas un seul être, Tu n'es pas leur ensemble;
Tu as tous les noms, et comment Te nommerai-je,
Toi le seul qu'on ne peut nommer ?
Quel esprit céleste pourra pénétrer les nuées
qui couvrent le ciel même

Prends pitié,
0 Toi, l'au-delà de tout
n'est-ce pas tout ce qu'on peut chanter de Toi

Saint Grégoire de Nazianze

Source : users.be


Diocèse de Nancy et de Toul, avant 1955 : Translation de St Nicolas, puis Mémoire de St Grégoire de Nazianze, évêque, confesseur et docteur





Avant 1955 : 7ème jour dans l’Octave de St Joseph

Litanies de Saint Joseph
images/icones/marie.gif  ( 826690 )Traité de l’oraison et de la méditation de Saint Pierre d'Alcantara par ami de la Miséricorde (2017-05-08 23:32:29) 
[en réponse à 826689]

TRAITÉ DE LA DÉVOTION

CHAPITRE I
De la nature de la dévotion


(...) Pour entendre ceci, il est nécessaire de savoir que le plus grand empêchement que nous trouvons en nous pour bien vivre, est la corruption de la nature qui nous a été transmise par le péché. De là procèdent une grande inclination que nous avons pour le mal, et une grande difficulté, un grand dégoût, que nous avons pour le bien. Ces deux dispositions nous rendent le chemin de la vertu très difficile, quoique la vertu par elle-même soit la chose du monde la plus douce, lu plus belle, la plus aimable et la plus noble. Or, contre cette difficulté et ce dégoût, la divine sagesse nous a préparé un remède excellemment convenable, je veux dire la vertu et le secours de la dévotion. En effet, de même que le zéphyr dissipe les nuages et laisse le ciel pur et serein, de même la véritable dévotion dissipe dans notre âme cet ennui, cette difficulté, et la laisse disposée et libre pour toute sorte de bien. En voici la raison : c'est que cette vertu est vertu de telle sorte, qu'en même temps elle est un don spécial du Saint-Esprit, une rosée du ciel, un secours et une visite de Dieu obtenus par l'oraison, et dont la nature est de combattre cette difficulté et cet ennui, de bannir cette lâcheté, de communiquer cette promptitude, dont nous avons parlé, de remplir l'âme de bons désirs, d'éclairer l'entendement, de fortifier la volonté, d'allumer l'amour de Dieu, d'éteindre les flammes des mauvais désirs, d'inspirer le dégoût du monde et l'horreur du péché, enfin, de donner pour lors à l'homme une nouvelle ferveur, un nouvel esprit, un nouveau courage et une nouvelle ardeur pour faire le bien. On peut dire que cette vertu est à l'âme ce que les cheveux étaient à Samson. Quand il les avait, il surpassait en force tous les hommes ; mais quand ils lui manquaient, il était aussi faible que les autres. De même, quand l'âme du chrétien a cette dévotion, elle est supérieure à tout ; et elle devient faible, quand elle lui manque. Voilà donc ce que saint Thomas a voulu nous faire entendre par la définition qu'il a donnée de la dévotion. Ce que l'on peut dire de plus beau à la louange de cette vertu, c'est que n'étant qu'une en nombre, elle est néanmoins comme un stimulant et un aiguillon pour toutes les autres. C'est pourquoi quiconque a un vrai désir de marcher dans le chemin des vertus, ne doit point entreprendre de le faire sans ce puissant secours ; car, s'il manque, on ne se tirera jamais des grandes difficultés qu'on y rencontrera.

On voit clairement, par ce qui vient d'être dit, quelle est l'essence de la véritable dévotion. Elle ne consiste donc pas dans cette tendresse de cœur ou dans cette douce consolation que ressentent quelquefois ceux qui prient, mais dans cette promptitude et dans cette ardeur, que l'on met à faire le bien. Il résulte de là que souvent l'un se trouve sans l'autre, lorsqu'il plaît au Seigneur d'éprouver les siens. (...)

Source : Œuvres Spirituelles de Saint Pierre d'Alcantara (livres-mystiques.com)

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde