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images/icones/attention.gif  ( 826172 )En Egypte, politique et religion s'entrechoquent sur fond de réforme d'Al-Azhar par PEB (2017-04-27 10:38:03) 

27-04-2017 09:38:25
Pays : EGY
AEAE

FRS0534 0743 /AFP-LP15

Par Samer A

ATRUSH



LE CAIRE, 27 avr 2017 (AFP) - Le Pape va trouver cette semaine un soutien à son message de paix lors de sa visite à Al-Azhar en Egypte, mais cette vénérable autorité islamique, louée comme un rempart contre l'extrémisme, est accusée par ses détracteurs d'être partie intégrante du problème.

Al-Azhar est en effet au coeur d'une lutte entre les autorités politiques et religieuses depuis que le président Abdel Fattah al-Sissi fait campagne pour des réformes en matière de religion.

Ancien chef de l'armée ayant renversé son prédécesseur islamiste en 2013, le président estime que les extrémistes n'ont pas été assez remis en cause sur le terrain théologique.

"Il pense que les idées extrémistes ont complètement infiltré les sociétés musulmanes, qu'elles sont latentes" mais qu'elles pourraient être dévastatrices, a indiqué sous le couvert de l'anonymat un membre d'une délégation étrangère qui a rencontré le chef de l'Etat.

- Réticences -

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Al-Azhar et son grand imam, Ahmed al-Tayeb, ont approuvé l'appel de Sissi du bout des lèvres.

Vieille de presque mille ans, la prestigieuse institution dirige une université et des écoles. Des milliers d'étudiants venant d'aussi loin que la Chine se rendent en Egypte pour y étudier la religion.

Les dignitaires au sein de ce bastion traditionnel de l'islam sunnite vouent une haine profonde au jihadisme inspiré du salafisme rigoriste dominant en Arabie saoudite.

Mais beaucoup de responsables et d'enseignants d'Al-Azhar voient d'un mauvais oeil la tentative du président Sissi de refaçonner la pensée islamique. La manière dont il a poussé à ces réformes en a même scandalisé certains.

"Par Dieu, j'argumenterai contre vous devant Dieu le jour du jugement dernier", a lancé le chef de l'Etat à des dignitaires religieux en 2015, soulignant la nécessité de réformes religieuses.

"L'establishment religieux --pas tout entier mais sa majorité-- est plutôt réticent aux ingérences (dans ses affaires), au fait notamment que l'on vienne stipuler comment la religion et le discours religieux devraient fonctionner", dit H.A. Hellyer, chercheur non-résident à l'Atlantic Council.

Lors d'une réunion avec un membre d'une autre délégation étrangère, cheikh "Tayeb a ouvertement moqué l'idée d'une réforme religieuse promue par Sissi": il a affirmé que "le problème, c'est le chômage et les inégalités", a dit le membre de la délégation à l'AFP.

Les appels de Sissi à des réformes ont enhardi des dignitaires voulant se faire bien voir par le président.

L'un d'entre eux, le ministre des Biens religieux Mohamed Mokhtar Gomaa, qui gère les mosquées du pays, a décidé d'imposer un prêche écrit pour la grande prière hebdomadaire du vendredi à tous les prédicateurs afin d'éradiquer le discours extrémiste, comme l'avait demandé le président.

Mais Al-Azhar s'est rebellé, forçant Gomaa à faire marche arrière. M. Sissi lui-même s'est distancié de l'initiative.

- Programmes archaïques? -

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Des détracteurs réformistes d'Al-Azhar ont aussi été encouragés par les appels de Sissi. L'un, Islam el-Behairy, a même attaqué les livres canoniques sunnites, les considérant comme une inspiration pour les extrémistes.

M. Behairy et d'autres ont ainsi pointé du doigt les manuels classiques de jurisprudence islamique utilisés à Al-Azhar, qui contiennent des affirmations archaïques sur l'esclavage, les femmes et les non-musulmans, pouvant être choquantes pour le lecteur moderne.

Les enseignants disent, eux, que leurs étudiants comprennent que ces textes ont été écrits à une époque différente.

Après un tollé à Al-Azhar, M. Behairy a fini par être emprisonné pour "insulte à la religion", et M. Sissi s'est distancié du penseur.

La tension est montée d'un cran lorsque le président a demandé en janvier que les dignitaires étudient l'amendement des procédures de divorce, afin d'invalider la pratique islamique des divorces prononcés de manière orale.

Al-Azhar a catégoriquement refusé.

La pression s'est encore accentuée sur l'institution, accusée dans les médias de ne pas être parvenue à contrecarrer le discours extrémiste, après trois attentats suicide sanglants revendiqués par le groupe Etat islamique (EI) contre des églises coptes.

Le député Mohamed Abou Hamed a proposé un projet de loi pour réformer l'institution, prévoyant notamment de limiter les mandats du grand imam, qui peut actuellement rester en place autant de temps qu'il le veut.

"Nous avons découvert que le programme d'Al-Azhar et de ses institutions contenait plusieurs idées pouvant mener à la violence ou même incitant à la violence", a dit l'élu à l'AFP.

Al-Azhar rejette ces accusations, prenant pour preuve les conférences organisées pour contrer le terrorisme.

"Parmi les criminels qui ont commis ces crimes, il n'y en a pas un seul qui ait étudié, même un seul jour, à Al-Azhar", a lancé l'adjoint de cheikh Tayeb, Abbas Choumane.

se/iba/feb

AFP 270938 AVR 17

images/icones/neutre.gif  ( 826177 )Pour résumer , le Pape va rencontrer ceux qu’il peut rencontrer ! par Minger (2017-04-27 11:56:05) 
[en réponse à 826172]


Nous allons avec cette présentation brodée sans fausse vérité , entendre au travers de Al-Azhar et son grand imam , qu’évidement que L’Islam est une religion de Paix !
Pour le reste , le Pape est non avenu dans les courants salafistes rigoristes dominants ou même chiistes « dits tempérés » bref la majorité de cette religion !
Ceci dit ce n’est pas une opposition au dialogue possible que je suis contre , nous le savons bon nombre de musulmans sont dépassés par cette doctrine , bon nombre subissent les préceptes dictés par le dit prophète…
Bon nombre ne peuvent pas lire les évangiles, bon nombre ne sont pas des méchants ou des cruels terroristes…

Mais PEB que faire avec ça:
Extrait :Les quatre courants reconnus par la déclaration de La Mecque en 2005 sont le sunnisme qui rassemble plus de 85 % des musulmans du monde, le chiisme duodécimain qui représente plus de 10 % des musulmans dont la majorité vit en Iran, en Irak, en Azerbaïdjan, au Bahreïn et au Liban (où il constitue la majorité des musulmans), avec des minorités en Arabie Saoudite, au Koweït, au Pakistan, en Afghanistan et en Inde, le zaïdisme qui comprend environ 8 millions de croyants, exclusivement présents au Yémen, et l’ibadisme, avec environ cinq millions de fidèles à Oman, à Zanzibar et dans quelques régions de Libye, d'Algérie comme la région du Mzab et de Tunisie.
La branche sunnite (de sunna, « tradition ») est la principale en nombre. Cette école s'est proposé d'adjoindre au Coran, comme source de décision théologique et d'élaboration de lois, les hadiths (les paroles et les actes de Mahomet).

Question qu’est-ce que l’islamisme radical ?
Rappelons , pour les musulmans radicaux, c’est l’imitation du modèle du Prohète, selon la lecture littérale du Coran ( sourates ) et des récits de ses faits et gestes (les Hadîths), y compris dans toute leur cruauté (lapidation, amputations, égorgements, tortures).
Et bien sûr aujourd’hui , à cela s’ajoutent toutes ces terribles technicités toujours au service de cette mortifère radicalisation…
Et ne pas confondre les mouvements religieux , car pour les chrétiens « radicaux », ce sont celles de la vérité évangélique, de pauvreté, de chasteté, d’humilité, de partage et de non-violence dans l’imitation de Jésus-Christ mais pour la Miséricorde !

Espérons quand même , que le Pape lance un message de Paix crédible aux chrétiens d’Orient , car eux connaissent la réalité du terrain en terres musulmanes…
Sur le concept du fondateur de l’islam Mahomet qui n’est pas Dieu , il suffit de voir en application ses faits et gestes par le radicalisme , il ne faut donc pas espérer trop de ces paroles prophétiques qui sont des vérités venues du ciel (pour eux)..


images/icones/hum2.gif  ( 826198 )On verra. par Steve (2017-04-27 22:41:18) 
[en réponse à 826177]

"Espérons quand même , que le Pape lance un message de Paix crédible aux chrétiens d’Orient , car eux connaissent la réalité du terrain en terres musulmanes…"

Voilà, en toute logique et fort bien énoncée par Minger, sa 1e mission voire sa seule mission.
Mais.

- On a pu lire que le cardinal Bergoglio avait fort mal perçu le discours de Benoît XVI à Ratisbonne.
- On a aussi vu qu'il n'a ramené de Lesbos qu'une douzaine de Musulmans, sans aucune considération pour le crève-coeur qu'il imposait ainsi (scandaleusement) aux autres.
- On constate régulièrement que, en cette matière des relations avec l'Islam, il fait rarement dans la nuance.
- Etc. etc.

On peut donc craindre qu'il veuille continuer à donner la priorité à "sa correction" du discours de Ratisbonne.

Je peux me tromper, évidemment. Et même je le souhaite. Mais je prends les paris que, hélas, ce ne sera pas le cas.
D'ailleurs, je le crois capable de demander pardon (stupidement, pour le plaisir de faire le buzz) pour les croisades.
images/icones/1v.gif  ( 826206 )sans compter par jejomau (2017-04-28 08:19:42) 
[en réponse à 826172]

que le président Abdel Fattah al-Sissi est celui qui a renversé Mohamed Morsi (mis en place par O Bama), lequel passait pour un "gentil" pour pouvoir mieux installer les Freres Musulmans dans le paysage et islamiser l'Egypte dans le but lointain de servir les intérêts de feu le califat islamique .... Et que certains prétendent que François a été propulsé là où il est par la grâce de O Bama en son temps également.... Or François veut aujourd'hui aller plus loin dans le "dialogue" avec l'université islamiste d'Al-Azhar surveillée par Sissi qui passe aujourd'hui pour un "méchant" qui, lui, protège les chrétiens . Dans ce face à face, Mr Trump soutient Sissi politiquement et économiquement après que O Bama ait coupé toute aide financière en son temps parce que Sissi s'était montré "méchant".... Alors que François avait soutenu implicitement Hillary Clinton contre Trump en son temps afin d'indiquer clairement où se positionnait le marqueur du Vatican sur le choix de société qui se décidait alors aux USA...

Vous arrivez à suivre je pense ?