Le Forum Catholique

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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 825165 )04/04 St Isidore de Séville, évêque, confesseur et docteur par ami de la Miséricorde (2017-04-03 22:34:38) 



Mémoire de St Isidore de Séville, Conf. et Doct.

Ecrits de Saint Isidore

Mardi de la Passion
images/icones/marie.gif  ( 825166 )Traité de l’oraison et de la méditation de Saint Pierre d'Alcantara par ami de la Miséricorde (2017-04-03 22:35:36) 
[en réponse à 825165]

CHAPITRE IV
Manière de méditer la Passion

JEUDI
Méditation sur le couronnement d'épines, sur l’Ecce Homo,
sur Notre-Seigneur portant sa croix et rencontrant sa sainte Mère


(...) Par là tu peux te former une idée, ô mon âme, de l'état dans lequel parut alors le Sauveur, puisque le juge crut qu'il suffisait de le montrer pour briser le cœur de pareils ennemis. Comprends aussi combien il est indigne qu'un chrétien n'ait pas compassion des douleurs de Jésus-Christ, puisqu'elles étaient si grandes, qu'au jugement de Pilate, elles devaient amollir des cœurs si endurcis.Voyant cependant que tous les supplices qu'on avait fait subir à ce très-doux Agneau ne suffisaient pas pour adoucir la fureur de ses ennemis, le juge rentre au prétoire et s'assied sur son tribunal pour prononcer la sentence définitive sur cette cause.

Déjà, aux portes, était la croix, instrument du supplice ; déjà commençait à se déployer en l'air ce redoutable étendard menaçant la tête du Sauveur. La cruelle sentence est enfin prononcée, elle est promulguée ; soudain les ennemis ajoutent cruauté à cruauté ; ils chargent sur ses épaules si meurtries, si déchirées par les coups de verge, le bois pesant de la croix. Ce tendre Sauveur ne refuse pas néanmoins de se courber sous ce fardeau qui n'était autre que celui de tous nos péchés ; que dis-je ? Par amour pour nous, il embrasse la croix avec une charité et .une obéissance infinies. L'innocent Isaac s'achemine donc vers le lieu du sacrifice avec ce fardeau si accablant sur ses épaules si affaiblies. Une grande multitude le suit ; là sont aussi plusieurs pieuses femmes qui l'accompagnent de leurs larmes. Et qui aurait pu ne pas verser des pleurs à la vue du Roi des anges gravissant la montagne du Calvaire avec une charge si pesante, les genoux tremblants, le corps incliné, les yeux modestes, le visage ensanglanté, avec cette guirlande à la tête, au milieu de ces honteuses clameurs et de ces vociférations que l'on proférait contre lui ?

Cependant, ô mon âme, détourne quelques instants tes regards de ce cruel spectacle ; va en toute hâte, navrée de douleur, exhalant tes gémissements et tes plaintes, va à la demeure de la Vierge ; dès que tu seras en sa présence, tombe à ses pieds, et dis-lui avec l'accent de la plus amère douleur :« Ô Souveraine des Anges, Reine du ciel, Porte du paradis, Avocate du monde et Refuge des pécheurs, Salut des justes, Allégresse des saints, Maîtresse des vertus, Miroir de pureté, Gardienne de la chasteté, Modèle de patience et vivant abrégé de toute perfection ! Grâce, grâce, ma Souveraine ! Pourquoi ma vie a-t-elle été conservée jusqu'à cette heure ? Comment puis-je vivre, ayant vu de mes yeux ce que j'ai vu ? Pourquoi en dire davantage ? Je viens de quitter votre Fils unique et mon Maître ; il est entre les mains de ses ennemis, il porte sur ses épaules une croix sur laquelle il va être immolé. »(...)

Source : Œuvres Spirituelles de Saint Pierre d'Alcantara (livres-mystiques.com)

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
images/icones/ancre2.gif  ( 825175 )4 avril : Saint Benoît l'Africain par Paterculus (2017-04-04 09:04:02) 
[en réponse à 825165]

SAINT BENOIT L'AFRICAIN, un esclave affranchi fait des miracles en Sicile

A la Renaissance, il y avait un certain nombre de Noirs en Europe du Sud : quand après une bataille les chrétiens prenaient le camp des Maures, ils y trouvaient des esclaves noirs. On ne pouvait ni retrouver leur pays d'origine, ni les intégrer à une société très différente de la leur. De plus, certains marchands, notamment espagnols, allaient en acheter sur les marchés marocains.

En 1524, alors qu'on sacre au Portugal le premier évêque catholique noir, fils du roi du Congo, Benoît naît de parents noirs: Christophe et sa femme Diane d'Arcan. C'était au village de San Filadelfio, aujourd'hui San Fratello, entre Palerme et Messine au Nord de la Sicile. Christophe était le régisseur d'un riche propriétaire qui affranchit Benoît le jour de ses dix ans.

A dix-huit ans, avec ce qu'il a gagné comme berger, celui-ci achète une paire de boeufs et laboure les terres des paysans qui l'engagent. A vingt et un ans, il donne ses biens aux pauvres et à ses parents pour rejoindre un groupe d'ermites à l'appel de leur fondateur, Gerolamo Lanza.

Il suit la même règle de vie que les autres mais bientôt des guérisons se produisent à sa prière. L'affluence devient alors telle que pour rester fidèles à leur vocation d'isolement, les ermites sont obligés de fuir à trois reprises vers des sites de plus en plus reculés.

Vers 1557, à la mort du frère Gerolamo Lanza, Benoît est élu supérieur du groupe. Or en 1562 arrive un ordre du Pape Pie IV. A cause des excès de certains supérieurs, celui-ci dissout tous les groupes d'ermites: ils doivent se disperser et rejoindre des communautés ayant fait leurs preuves.

Benoît entre chez les Capucins de Palerme, qui suivent strictement l'esprit de pauvreté de Saint François d'Assise. A 38 ans il repart ainsi à zéro dans une nouvelle vie. Au bout de trois ans il reçoit l'office de cuisinier. Sa charité et sa piété sont manifestes, des miracles se produisent qui seront consignés dans les procès de canonisation.

En 1578 Benoît fut élu supérieur de son couvent - on dit "gardien" chez les Fils de Saint François. Il se récuse: il est illettré, il y a des prêtres bien mieux préparés que lui... Il gérera sa communauté au mieux des intérêts spirituels de ses membres. Au terme de son mandat de trois ans, il n'est plus que vicaire de son successeur et en 1584 il reprend son travail à la cuisine.

Il meurt le 4 avril 1589. Des miracles sont encore obtenus en le priant. En 1592, alors que son corps est intact, son cercueil est placé dans la sacristie et en 1611 dans l'Eglise. Le procès de canonisation, ouvert dés 1594, aboutit enfin à la béatification de Benoît en 1743 par le Pape Benoît XIV et à sa canonisation en 1807 par Pie VII. Peu après, le coup d'envoi de l'évangélisation du Sénégal est donné par Anne-Marie Javouhey.

Nominis

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Votre dévoué Paterculus