Le Forum Catholique

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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 824340 )Samedi de la 2ème semaine de Carême par ami de la Miséricorde (2017-03-17 23:59:47) 



Samedi de la 2ème semaine de Carême
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 824341 )18/03 St Cyrille de Jérusalem, évêque, confesseur et docteur par ami de la Miséricorde (2017-03-18 00:04:02) 
[en réponse à 824340]



Mémoire de St Cyrille, Évêque de Jérusalem, Conf. et Doct.

Saint Cyrille de Jérusalem, évêque et docteur de l’Eglise,

Le fil rouge de la liturgie de ce jour est incontestablement la fidélité de notre Dieu. Le Dieu des Pères est le Dieu emet, solide, sur lequel nous pouvons compter ; bien plus : sur lequel nous pouvons construire sans crainte notre vie, car son « oui » est un « oui » définitif, qui ne se laisse pas décourager par nos ruptures d’Alliance, nos abandons, nos lâchetés, nos trahisons. Ce thème est sous-jacent à toute la pédagogie du carême : temps de conversion, c’est-à-dire temps de retour vers le « Dieu tendre et Miséricordieux, lent à la colère, plein d’amour et de fidélité, qui garde sa fidélité jusqu’à la millième génération » (Ex 34, 6-7). L’image du Bon Pasteur utilisée par le prophète Jérémie (1ère lect.) est une métaphore biblique qui suggère la sollicitude paternelle du Dieu de l’Alliance ; Jésus la reprendra à son compte (Jn 10) : le Seigneur veille sur le troupeau qui lui appartient, il le conduit sur de justes chemins, le nourrit, le protège, le garde. « La brebis perdue, je la chercherai, l’égarée je la ramènerai. Celle qui est blessée, je la soignerai. Celle qui est faible, je lui rendrai des forces. Celle qui est grasse et vigoureuse, je la garderai, je la ferai paître avec justice » (Ez 34, 15-16).
Qu’il serait bon de pouvoir nous abandonner à cette promesse, de l’accueillir pleinement dans nos vies, et de recevoir l’héritage de sainteté qui nous est promis - non pas en raison de nos mérites ou de l’héroïcité de nos vertus, mais tout simplement comme un don gratuit de l’amour Miséricordieux de notre Berger : « De nouveau tu nous montres ta tendresse, tu triomphes de nos péchés, tu jettes toutes nos fautes au fond de la mer ! » (1ère lect.). Hélas nos cœurs sont tellement blessés par la lèpre du péché, que nous n’osons croire à la gratuité d’un tel amour. Comme le fils cadet, nous soupçonnons Dieu de cacher derrière son apparente bonté, quelques intentions perverses. Aussi nous faut-il en général tomber comme le fils cadet au plus bas de la déchéance, avant de découvrir que l’amour du Père, symbolisé par son regard de compassion, ne nous a jamais quitté ; que sa main demeure toujours tendue, nous pressant de la saisir, alors que nous n’avons précisément plus rien à lui offrir en retour.
« Il pardonne toutes tes offenses, te guérit de toute maladie, réclame ta vie à la tombe et te couronne d’amour et de tendresse » (Ps 102) : si nous pouvions vraiment croire en ces quelques mots et nous laisser restaurer par la Miséricorde Divine dans notre dignité filiale, instantanément nous serions des saints, participant à sa propre vie de sainteté. Hélas, il est long le chemin de la confiance, de l’abandon libérateur. Et s’il est si long, c’est bien parce que notre orgueil résiste : nous refusons implicitement de reconnaître notre défaite face au péché, et notre impuissance à nous en libérer ; nous ne voulons pas vraiment nous en remettre inconditionnellement à un autre, fût-il Dieu lui-même. Tout au plus acceptons-nous - comme le fils aîné - l’une ou l’autre rétribution en échange de nos bons et loyaux services.
Nous sommes ainsi rendus à l’essence même de la démarche pénitentielle du carême : oser nous approcher de Dieu sans fard, sans faux semblants, sans revendications, sans marchandages, mais tels que nous sommes : « malheureux, pitoyables, pauvres, aveugles et nus » (Ap 3,17), et nous laisser recouvrir par notre Père du « plus beau vêtement » : celui de la grâce divine qui fait de nous des fils, et en tant que tels, des héritiers du Royaume.

« Seigneur nous le croyons : “comme le ciel domine la terre, fort est ton amour pour nous” (Ps 102) ; accorde-nous de ne pas seulement le confesser de nos lèvres, mais de l’incarner par une vie accueillante à ta grâce. Car nous ne pourrons témoigner en vérité de la Bonne Nouvelle que dans l’Esprit filial que Jésus a envoyé d’auprès de toi, Père, pour que nous vivions de ta vie. »

Source : viechretienne.catgolique.org

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde

images/icones/marie.gif  ( 824342 )Traité de l’oraison et de la méditation de Saint Pierre d'Alcantara par ami de la Miséricorde (2017-03-18 00:05:09) 
[en réponse à 824341]

PREMIÈRE SÉRIE DE MÉDITATIONS
Pour chaque jour de la semaine

SAMEDI
Méditation sur le ciel


(...) Saint Jean dit que la multitude des élus est si grande, que nul ne peut venir à bout de les compter. Saint Denis dit que le nombre des anges est si grand, qu'il dépasse, sans comparaison, celui de toutes les choses matérielles que renferme la terre. Saint Thomas, se conformant au sentiment de saint Denis, dit : De même que la grandeur des cieux l'emporte, sans proportion, sur celle de la terre ; de même la multitude de ces esprits glorieux l'emporte, avec la même supériorité, sur celle de toutes les choses matérielles qui sont renfermées en ce monde. Or, que peut-on concevoir de plus admirable ? Certes, c'est là une chose qui, bien approfondie, suffirait pour jeter tous les hommes dans le ravissement.

En outre, chacun de ces bienheureux esprits, même le moindre d'entre eux, est plus beau que tout ce monde visible. Que sera-ce donc de voir un nombre si prodigieux de ces esprits si beaux, de voir les perfections, les offices de chacun d'entre eux ? Là, les Anges portent les messages, les Archanges servent, les Principautés triomphent, les Puissances tressaillent d'allégresse les Dominations exercent l'empire, les Vertus resplendissent, les Trônes jettent des éclairs, les Chérubins envoient leurs lumières, les Séraphins brûlent, et tous chantent des cantiques de louanges à Dieu. Si la compagnie et le commerce des bons a tant de charme et de douceur, que sera-ce de traiter dans le ciel avec tant de saints, de s'entretenir avec les apôtres, de converser avec les prophètes, de communiquer avec les martyrs et tous les élus ? S'il y a tant de gloire à jouir de la compagnie des bons, que sera-ce de jouir de la compagnie et de la présence de Celui que louent les étoiles du matin, dont le soleil et la lune admirent la beauté, et devant qui se courbent de respect et d'amour les anges et tous ces esprits souverains ? Que sera-ce de voir ce bien universel en qui sont tous les biens, et ce monde supérieur en qui sont tous les mondes ? De voir Celui qui, étant un, est cependant toutes choses ; et qui, étant souverainement simple, embrasse toutes les perfections ? Si ce fut une si grande chose d'entendre et de voir le roi Salomon, que la reine de Saba disait : Bienheureux ceux qui vivent en votre présence et qui jouissent de votre sagesse ! Que sera-ce de voir ce grand Dieu dont Salomon ne fut que l'image, de contempler de ses propres yeux cette éternelle sagesse, cette infinie grandeur, cette inestimable beauté, cette bonté immense, et d'en jouir à jamais ? C'est là la gloire essentielle des saints ; c'est là la fin dernière, le terme suprême de tous nos désirs. (...)

Source : Œuvres Spirituelles de Saint Pierre d'Alcantara (livres-mystiques.com)

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde