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images/icones/union-jack.png  ( 824324 )L'évêque militaire du Canada réaffirme l'enseignement sur le mariage par Chicoutimi (2017-03-17 09:12:51) 

Voici un petit résumé, avec ma traduction, d'un article de Life Site News :

L'évêque militaire du Canada réaffirme l'enseignement catholique sur le mariage dans des lignes directrices concernant Amoris Laetitia

"OTTAWA, le 15 Mars, 2017 (LifeSiteNews) - L'évêque de l'Ordinariat militaire du Canada a publié des lignes directrices - concernant la sainte communion pour les divorcés-remariés - qui réaffirment l'enseignement de l'Église sur l'indissolubilité du mariage et la discipline des sacrements.

Mgr Scott McCaig a publié un Document (en français) le 22 Février 2017 pour clarifier le controversé chapitre 8 de l'exhortation apostolique Amoris Laetitia du Pape François.

Le chapitre 8 contient la «note fumeuse» qui ouvre la porte aux catholiques divorcés et remariés civilement - et donc dans un état d'adultère objectif - pour recevoir la sainte communion sans une volonté ferme de ne pas avoir de relations conjugales.

Des prélats du monde entier ont offert des interprétations différentes d'Amoris Laetitia. Les évêques maltais notamment ont déclaré que les divorcés et remariés civilement, ou ceux des "unions irrégulières", peuvent recevoir la communion si, après avoir consulté un prêtre, leur conscience le permet. Les évêques allemands ont émis des lignes directrices similaires.

Mgr McCaig a reconnu dans son document de 11 pages, qui est "adressé surtout aux prêtres, aux diacres et agents de pastorale" de l'Ordinariat militaire, qu ' «il y a actuellement beaucoup de confusion sur cette question."

Mais il a cité les lignes directrices des évêques canadiens de l'Alberta et des Territoires du Nord-Ouest qui indiquent qu'il est «erroné» de conclure que les divorcés et remariés civilement catholiques peuvent recevoir la sainte communion "si elles ont eu tout simplement une conversation avec un prêtre."

Avec les évêques de l'Ouest et celui d'Ottawa, Mgr Terrence Prendergast qui a approuvé les lignes directrices de l' Alberta, Mgr McCaig insiste sur le fait qu'Amoris Laetitia ne change pas l'enseignement catholique.

"Il est extrêmement important de noter que l'enseignement intégral de l'Église catholique sur la réception de la communion pour les divorcés remariés civilement n'a pas changé,» écrivait-il.

Mgr McCaig a également précisé le rôle de la conscience.

"Il devrait également être clair que l'on ne peut pas recevoir la Sainte Communion sur la seule base de la conscience personnelle, car la conscience personnelle peut être dans l'erreur,» écrivait-il.

"La conscience doit être formée à la lumière des commandements de Dieu. Par conséquent, une conscience correctement formée ne peut pas être en opposition à la vérité révélée de Dieu".

Mgr McCaig a cité le Cardinal Gerhard Mueller, Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, qui a déclaré qu'Amoris Laetitia "doit clairement être interprétée à la lumière de toute la doctrine de l'Église."

La «discipline générale et ordinaire de l'Église, telle que déclarée dans le Code de droit canonique, reste en vigueur», a écrit l'évêque.

Le Droit Canon affirme: "Les excommuniés et les interdits, après l'infliction ou la déclaration de la peine et ceux qui persistent avec obstination dans un péché grave et manifeste, ne seront pas admis à la sainte communion." (Can. 915, CCEO, can. 855).

Ceci "impose une obligation non seulement à ceux qui sont divorcés remariés, mais aussi à ceux qui sont responsables de la distribution de la Sainte Communion," affirme Mgr McCaig.

Les personnes divorcés et remariés civilement devraient être informées "en privé et avec compassion, qu’elles ne peuvent présentement recevoir la Sainte Communion." écrt-il.

Si ces couples ne peuvent pas se séparer "pour des raisons sérieuses," ils doivent «s'engager à vivre dans la continence complète» afin de pouvoir "recevoir l'absolution dans la confession qui ouvrirait alors la voie à recevoir la communion."

(...)

On peut également lire le document de Mgr McCaig ICI (en anglais)

J'avais déjà abordé le sujet sur le FC ICI

Pour lire le texte en entier de Life Site News: Source
images/icones/union-jack.png  ( 824325 )Des diocèses canadiens clarifient l'enseignement d'Amoris Laetitia par Chicoutimi (2017-03-17 09:34:10) 
[en réponse à 824324]

Le B.C. Catholic Paper fait état des autres diocèses canadiens ayant rejoint les évêques de l'Alberta et des Territoires du Nord-Ouest en publiant des lignes directrices sur la communion pour les divorcés-remariés. Il s'agit de l'archevêque d'Ottawa (Mgr Prendergast) et de l'évêque militaire (Mgr McCaig). Le texte fait également mention de Mgr Steven Lopes de l'ordinariat personnel de la Chaire de Saint-Pierre, un diocèse qui couvre les États-Unis et le Canada pour les catholiques venant de la tradition anglicane.

Voici le texte en anglais:

Canadian dioceses clarify Pope's teaching on marriage

By Deborah Gyapong

13 March 2017

"Two more Canadian dioceses have joined the Alberta and Northwest Territories Bishops in issuing guidelines on Communion for the divorced and civilly remarried.

Like their western Canadian counterparts, the Archdiocese of Ottawa and the Military Ordinariate of Canada have responded to the controversial chapter eight of Pope Francis’ post-synodal Apostolic Exhortation Amoris Laetitia by interpreting it in light of the Church’s constant teaching on the indissolubility of marriage and her discipline on the reception of the sacraments.

Chapter eight, entitled “Accompanying, Discerning and Integrating Weakness,” has led to a wide range of interpretations by bishops and cardinals around the world.

Some say the document allows those in irregular relationships to receive the sacraments after a period of discernment and if their consciences are clear; others have argued Amoris Laetitia changes nothing in the constant teaching and discipline of the Church.
At a pastoral day Feb. 15, the Ottawa archdiocese passed out a booklet containing the Alberta and NWT guidelines to its priests and pastoral workers.

“I endorse this document’s guidance on how to accompany families with compassion and care while also upholding the Church’s unchanging teaching on the sacrament of marriage and the Eucharist,” Archbishop Terrence Prendergast writes in an introductory letter included in the booklet.

“Our plan was to have a pastoral day devoted to the topic at which priests could reflect with me on the challenges posed by Amoris Laetitia,” Archbishop Prendergast said in an email interview. “I wanted them to have something in hand for their parish ministry, which is why we got permission to reprint the Western Bishops’ document.”

Archbishop Prendergast said his recommendation in the case of divorced Catholics who remarried civilly without having obtained an annulment was that “the couple in question first approach the tribunal for a judgment regarding the first marriage.”

He said, “The consensus was this was a good way of proceeding to accompany families with compassion and care while also upholding the Church’s unchanging teaching on the sacrament of marriage and the Eucharist.”

On Feb. 22, Bishop Scott McCaig of the Military Ordinariate of Canada published his guidelines on chapter eight to “clarify” its implementation but he urged people to read Amoris Laetitia in its entirety.

“It confirms the revealed truth about marriage and teaches us compassion for the broken,” Bishop McCaig writes. Like the Alberta and NWT bishops, Bishop McCaig stresses Pope Francis’ teaching on pastoral accompaniment.

“It means welcoming and loving people where they are at, no matter how sinful and disordered their lives might be,” Bishop McCaig writes. “We do this without judgment or condescension, knowing that we ourselves are sinners who have received mercy.” It means not being afraid to get “deeply involved in the messiness of peoples’ lives.”

But accompaniment has a goal: leading people to encounter Jesus Christ and helping them to live a fully Christian life, Bishop McCaig says.

“It is critically important to note that the integral teaching of the Catholic Church on the reception of Communion for the divorced and civilly remarried has not changed,” Bishop McCaig writes, noting Pope Francis did not intend to make a new set of rules.

Like the Alberta and NWT Bishops, Bishop McCaig outlines the ordinary discipline of the Church and the Code of Canon Law.

“It must also be observed that the discipline of the Church places an obligation not only upon those who are divorced and remarried, but also upon those who are responsible for the distribution of Holy Communion,” he writes. “Those who are divorced and civilly remarried should be privately and sensitively informed that they may not presently receive Holy Communion.

“More importantly, they are to be lovingly invited into a process whereby they may be reconciled to the Church,” he writes. “It should also be clear that one may not receive Holy Communion merely on the basis of personal conscience, for personal conscience may be in error. Consciences are to be formed in the light of the commandments of God.”

“This discipline of the Church is not an arbitrary rule,” he writes. “It is about fidelity to the Gospel and the good of souls.”

Like the Alberta and NWT Bishops, Bishop McCaig says the first step is the diocesan matrimonial tribunal, and for those who are deemed to be in valid first marriages, continence if they are unable to separate.

Though the normal discipline does not change, Bishop McCaig notes Amoris Laetitia “does deal with extraordinary situations,” which he discusses in greater detail than the Alberta and NWT guidelines do on how and when these might apply.

Bishop McCaig addresses mitigating circumstances, grave pastoral concerns, and extreme situations where continence is not possible.

“The positive consequences for hurting and struggling members of the faithful are very great,” he writes. “But, equally so, any mistaken application of these directives could cause great harm to both individuals and entire communities of faith.”

In these rare circumstances, Bishop McCaig asks priests to consult the vicar general or chancellor of the ordinariate to “respect the sacredness of the internal forum.”

On Jan. 17, Bishop Steven Lopes of the Personal Ordinariate of the Chair of St. Peter, a diocese for Catholics coming from the Anglican tradition, issued a pastoral letter on marriage that also weaves in Pope Francis’ teachings on accompaniment with the Church’s constant teaching.

Bishop Lopes, based in Houston, Texas, is a member of both the Canadian and U.S. bishops’ conferences. In his letter “A Pledged Troth: A pastoral letter on Amoris Laetitia”, Bishop Lopes also shows how elements of the traditional Anglican marriage liturgy now approved for use in the Catholic Church convey the timeless teachings on the indissolubility of marriage. Bishop Lopes served at the Congregation for the Doctrine of the Faith for 10 years prior to his episcopal consecration in 2016."

Source
images/icones/fleche3.gif  ( 824329 )retour sur la dissolubilité du mariage par jejomau (2017-03-17 11:30:52) 
[en réponse à 824324]

Amoris Laetitia et son chapître 8 :
.

L’Exhortation évoque tout d’abord, les unions purement civiles et le concubinage, aux n° 293-294 :

« Le choix du mariage civil ou, dans différents cas, de la simple vie en commun, n’est dans la plupart des cas pas motivé par des préjugés ou des résistances à l’égard de l’union sacramentelle, mais par des raisons culturelles ou contingentes. Dans ces situations il sera possible de mettre en valeur ces signes d’amour qui, d’une manière et d’une autre, reflètent l’amour de Dieu » […] « Toutes ces situations doivent être affrontées d’une manière constructive, en cherchant à les transformer en occasions de cheminement vers la plénitude du mariage et de la famille à la lumière de l’Évangile. Il s’agit de les accueillir et de les accompagner avec patience et délicatesse. C’est ce qu’a fait Jésus avec la samaritaine (cf. Jn 4, 1-26) : il a adressé une parole à son désir d’un amour vrai, pour la libérer de tout ce qui obscurcissait sa vie et la conduire à la joie pleine de l’Évangile ».



Le Pape affirme ici que les unions réputées jusqu’ici illégitimes sont des « signes d’amour qui, d’une manière et d’une autre, reflètent l’amour de Dieu » et qu’elles peuvent être utilisées comme des « occasions de cheminement vers la plénitude du mariage et de la famille ».

Question : L’occasion de péché n’en serait donc plus une, mais deviendrait occasion de mariage ?

Voici ce que dit Innocent XII sur cet aspect très controversé. Il répond à des missionnaires Capucins qui l'interrogent sur la question sacramentelle du mariage pour des personnes qui auraient abjuré leur foi (toujours baptisés bien sûr) et qui se marieraient suivant des coutumes païennes ou musulmanes :

Le mariage comme sacrement
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Question : Un mariage entre personnes qui ont apostasié la foi et qui auparavant ont été régulièrement baptisées, s'il est conclu après l'apostasie de façon publique selon la coutume des païens et des mahométans, est- il véritablement un mariage et un sacrement ?

Réponse : S'il existe un pacte de dissolubilité, ce n'est ni un mariage ni un sacrement ; Si un tel pacte n'existe pas, il s'agit d'un mariage et d'un sacrement.


On pourrait entendre par pacte de dissolubilité, l'idée du "contrat". Contrat civile quand on passe à la mairie aujourd'hui. Contrat tel qu'il existe dans les communautés musulmanes où il est possible répudier sa femme pour en prendre une autre. A chaque fois, les conjoints s'engagent donc dans ce qu'ils appellent "un mariage" devant la société... mais dans le cadre d'un contrat qui permet et légalise le divorce pour cette société. Et, pour l'Eglise ici, dans ce cas, il est clairement affirmé que le mariage sacramentel n'existe pas : on n'a pas vraiment le mariage indissoluble tel qu'il a été institué par NSJC...