
( 822441 )
Méditation avec le Combat Spirituel de Laurent Scupoli par ami de la Miséricorde (2017-02-18 11:10:53)
[en réponse à 822439]
CHAPITRE LVIII De l'offrande de soi-même à Dieu
(...) Nous pouvons, il est vrai, nous offrir à Dieu alors même que nous sommes attachés aux créatures, mais c'est à la condition de demander à Dieu qu'il daigne briser nos liens, pour que nous puissions ensuite nous dévouer tout entiers au service de sa divine majesté ; ce qu'il faut faire souvent et avec beaucoup de ferveur. Que votre offrande soit donc pure de toute affection étrangère et de tout attachement à votre volonté propre. Ne considérez ni les biens de la terre, ni ceux du Ciel ; n'envisagez que la volonté et la Providence de Dieu, à laquelle vous devez vous soumettre sans réserve et vous sacrifier en perpétuel holocauste ; et oubliant toutes les choses créées, dites-lui : Voici, ô mon Dieu et mon Créateur, que je remets ma personne et ma volonté tout entière entre les mains de votre éternelle Providence ; faites de moi tout ce qui vous plaira durant ma vie, la mort et après ma mort, dans le temps et dans l'éternité. Si en parlant ainsi, vous parlez sincèrement (et vous vous en apercevrez au temps de l'adversité), de terrestre que vous êtes vous deviendrez tout spirituel, et vous ferez avec Dieu un échange à jamais heureux : vous serez à Dieu et Dieu sera à vous, car il est toujours à ceux qui se détachent des créatures et d'eux-mêmes pour se donner à lui et se sacrifier à sa divine majesté. Vous voyez donc, âme chrétienne, un moyen très puissant de vaincre tous vos ennemis ; car si par l'offrande de vous-même à Dieu vous vous unissez à lui de manière à être tout à lui de manière à être tout à lui et lui tout à vous, quel ennemi sera capable de vous nuire ? Et lorsque vous voudrez lui offrir des jeûnes, des oraisons, des actes de patience et autres bonnes œuvres, rappelez-vous les jeûnes, les oraisons et toutes les actions que Jésus-Christ offrait à son Père, mettez votre confiance en leur mérite et leur vertu, et offrez-lui ensuite les vôtres. Si vous voulez offrir au Père céleste les actions de Jésus-Christ en satisfaction de vos offenses, voici la méthode que je conseille de suivre. Faites une revue générale, et parfois même détaillée, des égarements de votre vie et, convaincu que de vous-même vous ne pouvez apaiser la colère de Dieu, ni satisfaire à sa justice, recourez à la vie et à la Passion de son Fils. Considérez-le dans une circonstance quelconque de sa vie. Voyez-le, par exemple, prier et jeûner, souffrir et répandre son sang, afin de vous réconcilier avec lui et de payer la dette contractée par vos péchés. Ô Père éternel, dit-il, voilà que, pour être fidèle à vos ordres, je satisfais surabondamment à votre justice pour les péchés et les dettes de N... Que votre divine majesté daigne lui pardonner et l'admettre au nombre des élus. Présentez alors pour vous-même au Père céleste l'offrande et les prières de son divin Fils, et conjurez-le, par leur mérite, de vous remettre vos offenses. Vous pourrez suivre cette méthode, que vous passiez d'un mystère à l'autre ou que vous parcouriez les différentes circonstances d'un même mystère ; que vous priiez pour vous-même ou que vous priiez pour d'autres.
Source : Le Combat Spirituel de Laurent Scupoli, Edition de 1895
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde

( 822457 )
Une différence par Yves Daoudal (2017-02-18 12:49:58)
[en réponse à 822437]
avec le bréviaire monastique, où l'on ne dit pas l'office de la Sainte Vierge après la Septuagésime. C'est une sorte de pénitence préparatoire au carême, je suppose.
De toute façon comme vous l'indiquez ensuite, aujourd'hui c'est sainte Bernadette en France. Et j'ai eu la joie et l'insigne privilège d'avoir une messe chantée de sainte Bernadette ce matin.
A propos de la statue de Notre Dame de Lourdes, je me permets de renvoyer à
mon blog.

( 822472 )
Étrange ? par le paca (2017-02-18 14:49:21)
[en réponse à 822457]
L'ordo du Barroux indique pour aujourd'hui : de B.M.V.
D'après le chanoine Simon, saint Benoît ne connaissait pas la Septuagésime.
Pouvez-vous me donner les références de cette absence de l'office de la Sainte Vierge lors de la Septuagésime ?
Merci

( 822479 )
[réponse] par Yves Daoudal (2017-02-18 16:57:04)
[en réponse à 822472]
C'est spécifié dans mon bréviaire. Il date de 1955.
I Per annum.
A Sabbato post Purificationem usque ad Sabbatum ante Septuagesimam (...)
Je ne sais pas pourquoi Le Barroux a la messe et l'office de la Sainte Vierge. Les bénédictins se seraient allignés sur la liturgie romaine à l'occasion d'une des réformes de 1955 à 1967 ?
Saint Bernard connaissait bien sûr la Septuagésime. Mais il avait décidé de suivre la Règle de saint Benoît à la lettre. Donc il disait l'alléluia jusqu'au carême, puisque c'était prescrit dans la Règle (chapitre 25). C'est saint Benoît qui ne connaissait pas la Septuagésime, qui ne fut instituée que plus tard (elle est attestée au IXe siècle).

( 822495 )
Merci par le paca (2017-02-18 18:54:28)
[en réponse à 822479]
C'est effectivement curieux. Je demanderai aux moines, à l'occasion.
Pour saint Benoît et saint Bernard, bien d'accord avec vous : je n'avais d'ailleurs parlé que de saint Benoît.

( 822497 )
Oups. par Yves Daoudal (2017-02-18 19:05:50)
[en réponse à 822495]
Comme je suis plongé dans saint Bernard, j'avais lu Bernard au lieu de Benoît...