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images/icones/fsspx.gif  ( 820248 )Semaine dite de l'Unité par La Porte Latine (2017-01-22 19:25:25) 

Semaine dite de l'Unité : prions avec plus d'insistance pour que le Pape confirme ses frères dans la foi - 18 au 25 janvier 2017



Du 18 au 25 janvier, pendant la semaine dite de l'Unité, prions avec plus d'insistance pour que le Pape confirme ses frères dans la foi. Depuis la fête de la Chaire de Saint Pierre à Rome à la fête de la Conversion de Saint Paul, du 18 au 25 janvier, chaque année depuis 1909, l'Eglise prie particulièrement pour le retour des chrétiens séparés de l'Unité romaine, les Orthodoxes séparés par le schisme depuis le XI° siècle et les Protestants, séparés par l'hérésie depuis la révolte de Martin Luther au 16° siècle.

Il faut saisir l'occasion, pour prier particulièrement pour le Saint-Père, le Pape François. Demander que se réalise pour le Pape, la prière de Jésus lui-même :

"Simon, Simon, voici que Satan vous a réclamés pour vous passer au crible comme le froment. Mais moi, j'ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille point; et toi, quand tu seras convertis, affermis tes frères" (Lc 22,31-32).

En effet, des ferments de division à l'intérieur même de l'Eglise se développent par les affirmations équivoques et ambiguïtés dans l'exhortation apostolique Amoris Laetitia, à propos d'une certaine possibilité d'administrer la sainte communion aux 'divorcés-remariés'. Des évêques et des prêtres progressistes n'ont pas manqué d'appliquer ces affirmations dans le sens le plus laxiste, niant de fait, l'indissolubilité du mariage et l'adultère comme péché. De telles négations offensent la vérité divine révélée par Jésus-Christ et toujours enseignée dans l'Eglise.

C'est pourquoi les cardinaux Walter Brandmüller, Raymond L. Birke, Carlo Caffarra, Joachim Meisner ont publié quatre questions en forme de 'dubia' d'abord adressées par eux au Saint-Père. Les cardinaux demandent que le pape détruise ces ferments de division par une ré-affirmation claire, nette et précise de la vérité catholique sur le mariage chrétien, avec les précisions nécessaires au sujet de l'impossibilité d'admettre à la communion sacramentelle, les catholiques divorcés et vivant maritalement. Car telle est la vérité divine et l'enseignement constant de l'Eglise, depuis son commencement. Cela apparaît trop exigeant à certains, on le constate. Mais faudrait-il changer la vérité parce qu'elle n'ait plus acceptée ? L'évangile rapporte pareille réaction dans une situation analogue :

"Cette parole est dure, et qui peut l'écouter?... Et vous, ne voulez-vous pas aussi vous en aller? Simon-Pierre lui répondit: "Seigneur, à qui irions-nous? Vous avez les paroles de la vie éternelle". (Jn 6,60...)

"Oremus pro Pontifice nostro Francisco : Dominus conservet eum, et vivificet eum, et beatum faciat eum in terra, et non tradat eum in animam inimicorum eius. Tu es Petrus, et super hanc petram aedificabo Ecclesiam Meam, et portae inferi non praevalebunt adversus eam."

"Prions pour notre Pape François : que le Seigneur le préserve et le vivifie, qu'il soit heureux sur la terre, et qu'il ne soit pas entraîné par l'âme de ses ennemis. Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise, et les portes de l'enfer ne prévaudront pas contre Elle."

En 2017, cette semaine de prières prend une importance particulière en raison du centenaire des apparitions de la Sainte Vierge à Fatima au Portugal. La Vierge Marie y a demandé la consécration de la Russie à son Coeur immaculé, non seulement parce que la Russie était la proie du communisme athée et matérialiste mais aussi parce que depuis des siècles, les chrétiens orthodoxes de cette immense pays sont séparés de Rome. A bien comprendre le message marial de Fatima, la conversion de la Russie - du communisme, certes - mais surtout par son passage de l'Orthodoxie à l'Unité Romaine est une nécessité vitale pour le salut des âmes et la paix dans le monde.

[...]

- A lire ICI
images/icones/iphone.jpg  ( 820249 )Beau lapsus entendu par Adso (2017-01-22 20:00:50) 
[en réponse à 820248]

Dans la paroisse où j'étais de passage " Semaine pour l'unité des cretins..."
images/icones/fleche2.gif  ( 820302 )Ils sont contre le prosélytisme, pas contre les paralogismes. par Scrutator Sapientiæ (2017-01-24 07:11:57) 
[en réponse à 820248]

Bonjour et merci à La Porte Latine.

1. Voici :

Ici.

2. Je cite :

"Chers frères et soeurs ! Ce dont nous avons besoin aujourd'hui, c'est de lutter pour la vie et pour la sainteté de la vie. Notre culture moderne et post-moderne est une culture sécularisée qui a perdu la conscience de Dieu comme source de la vie. L'homme s'est fait lui-même le maître de la vie et il veut concrétiser, analyser, calculer et tout manipuler, réduisant ainsi toute chose au rang d'objet inerte, la vie humaine devenant même objet de calcul économique."

3. Le cardinal Kasper a-t-il bien conscience du fait que la conception actuellement dominante du dialogue oecuménique et du dialogue interreligieux provient précisément de cette "culture moderne et postmoderne" dont il déplore par ailleurs qu'elle soit "une culture sécularisée qui a perdu la conscience de Dieu comme source de la vie" ?

4. Je réécris ci-dessous le paragraphe, mentionné ci-dessus, extrait de l'homélie du cardinal Kasper, dans l'espoir de pouvoir faire comprendre ce que j'essaie de dire.

"Chers frères et soeurs ! Ce dont nous avons besoin aujourd'hui, c'est de lutter pour la vérité et pour la sainteté de la vérité. Notre culture moderne et post-moderne est une culture sécularisée qui a perdu la conscience du seul vrai Dieu, Père, Fils, Esprit, comme source de la vérité. L'homme s'est fait lui-même le maître de la vérité et il veut concrétiser, analyser, calculer et tout manipuler, réduisant ainsi toute vérité au rang d'objet inerte, la vérité divine devenant même objet de censure théologique."

5. Que suis-je en train de dire ? Ceci : qu'on le déplore ou qu'on s'en réjouisse, la conception et la doctrine actuellement dominantes du dialogue oecuménique et du dialogue interreligieux débouchent fortement et fréquemment sur des pratiques et des tendances "analéthistes" ou "postaléthistes" du dialogue et de l'unité, caractérisées par

- du confusionnisme et du consensualisme,

- de l'imprécision et de l'indistinction,

- du nominalisme et du perspectivisme,

- de l'évitement et de l'occultation des difficultés qui déplaisent, des réalités qui dérangent, et des constatations ou des définitions qui ne sont ni réductibles, ni soumettables à ce qui est situé au croisement d'une "pléromisation" et d'une "pluralisation".

6. Je ne dis pas qu'il s'agit là, à coup sûr, de ce qui a été voulu par Jean XXIII, puis au Concile Vatican II, puis par Paul VI, mais je dis qu'il s'agit là de ce qui est parfois prescrit et de ce qui est souvent permis, concrètement, dans la pastorale de l'Eglise catholique.

7. Or, cette conception et cette doctrine actuellement dominantes ou, en tout cas, ces pratiques et ces tendances actuellement dominantes du dialogue oecuménique et du dialogue interreligieux sont typiquement à caractère postmoderne, typiquement d'inspiration postmoderne, précisément en ce qu'elles sont porteuses d'analéthisme ou de postaléthisme, et propices

- à du confusionnisme et à du consensualisme,

- de l'imprécision et de l'indistinction,

- à du nominalisme et à du perspectivisme,

- à de l'évitement et à de l'occultation des difficultés qui déplaisent, des réalités qui dérangent, et des constatations ou des définitions qui ne sont ni réductibles, ni soumettables à ce qui se trouve à la jonction d'une "pléromisation" et d'une "pluralisation".

8. Je ne dis donc pas que le cardinal Kasper est insincère, quand il dit : "Notre culture moderne et post-moderne est une culture sécularisée qui a perdu la conscience de Dieu comme source de la vie", mais je dis qu'il manque de lucidité, si jamais il considère, ce qui semble vraiment être le cas, que l'on peut remédier aux conséquences du déploiement de notre culture moderne et postmoderne dans le domaine de la relation à la vie humaine, en adhérant peu ou prou, plus ou moins, sans trop le dire ouvertement, aux conséquences du déploiement de la même culture dans le domaine de la relation à la vérité divine.

9. Il n'est pas compliqué de préciser ou de rappeler aux personnes qui ne sont pas trompés, en matière religieuse, qu'elles ont vocation à continuer à avoir confiance en Jésus-Christ, à être fidèles à Jésus-Christ, ce qui ne veut évidemment pas dire que ces personnes ne commettent jamais d'erreurs par ailleurs.

10. Et il n'est pas compliqué de préciser ou de rappeler aux personnes qui sont plus ou moins trompées, en matière religieuse, par l'athéisme, par l'incroyance, par telle religion ou tradition croyante non chrétienne, qu'elles ont vocation à commencer à avoir confiance en Jésus-Christ, à se convertir vers Dieu, sous la conduite en en direction de Jésus-Christ, ce qui ne veut évidemment pas dire que ces personnes ne commettent que des erreurs par ailleurs.

Non, ce n'est pas compliqué, mais voilà : ce n'est pas consensuel, ce n'est pas en ligne avec la mentalité dominante, ou ce n'est pas en phase avec la philosophie et la théologie dominantes, et le fait de le dire amènerait ou obligerait certains clercs à sortir de ce qu'il faut bien appeler une rente de situation axiologique ou une zone de confort relationnel.

Bonne journée.

Scrutator.