Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=819342
images/icones/fsspx.gif  ( 819342 )« Qui suis-je pour juger ? » « Mais, le pape, Très Saint-Père ! » par La Porte Latine (2017-01-10 17:39:24) 

« Qui suis-je pour juger ? » « Mais, le pape, Très Saint-Père ! », abbé Jehan de Pluvié - 10 janvier 2017



Si une personne est gay et cherche le Seigneur avec bonne volonté, qui suis-je pour la juger ? » Tournée en boucle comme un « tube » par les fossoyeurs de la morale catholique, cette courte interrogation du pape François (lors de son retour des Journées mondiales de la jeunesse à Rio le 29 juillet 2013) conduit finalement à remettre en cause une des opérations humaines les plus élémentaires : le jugement moral.

Car dès lors que le chef suprême de l'Église n'est pas habilité à juger des pratiques contrenature d'un homosexuel qui, surtout s'il cherche Dieu, devrait tout simplement les abandonner, quel individu pourra se permettre de porter des jugements sur autrui ? Si un homme est terroriste, s'il est pédophile, et s'il cherche le Seigneur, qui suisje pour juger ? À la rigueur, allons jusqu'à l'ultime conséquence de cette réflexion pontificale : si même quelqu'un ne cherche pas le Seigneur, qui suis-je pour juger ?

Faudra-t-il laisser toute sentence morale à Notre-Seigneur Jésus-Christ ? Pour répondre à cette question, que chacun se demande : qui suis-je ? Un homme, un être doué de raison dont le jugement me permettra de me conduire vers le bien, vers mon salut, et si je suis responsable d'autrui (parent, dirigeant, chef au sein d'une société civile ou ecclésiastique), de faire régner la paix et la justice, de corriger mes subordonnés avec prudence dans le domaine qui m'incombe, ou d'enrayer la propagation du mal.

Certaines recommandations de l'Écriture sainte sembleraient cependant corroborer la retenue du pape qui reprend d'ailleurs presque mot pour mot une réflexion de saint Jacques : « Mais qui es-tu, toi qui juges le prochain ? » (Jc 4, 13) Notre- Seigneur dit aussi : « Ne jugez point afin que vous ne soyez pas jugés. » (Mt 7, 1) Dans l'une de ses paraboles, le Christ reproche à demi-mot au pharisien de se faire l'inquisiteur de la vie morale du publicain. [...]

Lire l'intégralité du texte sur LPL
images/icones/1d.gif  ( 819380 )Excellent : à proposer en "tribune libre" par Limousin (2017-01-11 11:09:54) 
[en réponse à 819342]

dans le journal "La Croix" par exemple....
images/icones/fleche2.gif  ( 819472 )"Qui suis-je pour juger" ou "Qui suis-je pour déplaire" ? par Scrutator Sapientiæ (2017-01-12 21:18:57) 
[en réponse à 819342]

Bonjour, bonne et sainte année 2017 à La Porte Latine et à l'ensemble des liseurs du FC.

Je souhaite une bonne et sainte année, avec une bonne santé et beaucoup de satisfactions, dans tous les domaines, à tous les liseurs du FC et à tous ceux qui leur sont chers.

Je souhaite aussi que Dieu donne à chacun d'être clairvoyant et courageux, en présence de telle ou telle épreuve, notamment personnelle, familiale, confessionnelle ou professionnelle, pour ainsi dire.

Pour ma part, je suis de ceux qui pensent, depuis déjà un certain temps, en l'occurrence depuis l'automne 2013, que cette phrase :

"Si une personne est gay et cherche le Seigneur avec bonne volonté, qui suis-je pour la juger ?"

n'est pas très éloignée, dans au moins une partie de sa signification la plus probable, de celle-ci :

"Si une personne est gay et cherche le Seigneur avec bonne volonté, qui suis-je pour lui déplaire ?"

En effet, d'une manière générale, le Pape François donne souvent l'impression, depuis bientôt quatre ans, qu'il veut non seulement juger le moins possible, mais aussi déplaire le moins possible, sauf, bien entendu, quand il s'agit de déplaire aux "pélagiens", aux "pharisiens", et aux "docteurs de la loi qui ont perdu la foi", et de les juger presque toujours et uniquement "à charge".

Sans doute un catholique, en général, un clerc catholique, en particulier, ne doit-il pas chercher à déplaire, ni chercher à plaire, d'une manière systématique, mais c'est une chose d'essayer de se placer sur le registre de la conviction, et c'en est une autre de réussir à se placer sur celui de la séduction.

Sauf erreur de ma part, le Christ lui-même n'a pas hésité à déplaire à tel membre de telle "périphérie", dont il a croisé le chemin, au cours de sa vie terrestre, et je ne pense pas uniquement aux marchands du temple ou aux pharisiens, mais je pense aussi au jeune homme riche.

A mon avis, sur certaines questions situées à la périphérie, c'est le cas de le dire, de la foi et des moeurs, c'est ce "Qui suis-je pour déplaire ?", aux catholiques non "intransigeants" ni "orthodoxes", aux non catholiques, aux non chrétiens, et aux non croyants, qui risque fort de contrecarrer ce qu'il y a de meilleur, par ailleurs, au sein de ce pontificat.

Bonne soirée.

Scrutator.