Le Forum Catholique
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( 819211 )
Rome officiellement protestante ? par Justin Petipeu (2017-01-08 20:31:47)
"En distinguant bien les intuitions théologiques de la Réforme de ce qui était de l’ordre de la polémique, les catholiques sont maintenant en mesure d’entendre le défi que Luther pose à l’Église de notre temps et de reconnaître en lui un « témoin de l’Évangile » (Du conflit à la communion, 29). Ainsi, après des siècles de condamnations mutuelles et de diffamation, pour la première fois en 2017 les chrétiens luthériens et catholiques commémoreront ensemble le début de la Réforme."

( 819213 )
Source par Justin Petipeu (2017-01-08 20:35:06)
[en réponse à 819211]
Textes pour
la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens
et pour toute l’année 2017.

( 819215 )
Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens - Mai 2016 par Meneau (2017-01-08 20:43:21)
[en réponse à 819211]
Le texte complet vaut son pesant d'or...
ICI
Une vraie pièce de théâtre... tragi-comique.
Cordialement
Meneau

( 819216 )
Miséricorde ! par Aigle (2017-01-08 20:50:16)
[en réponse à 819215]
Un livre que la curie devrait acquérir en cette année 2017 !
Pierre Savy est maître de conférences en histoire du Moyen Âge à l’université Paris-Est – Marne-la-Vallée. C’est lui qui a entrepris de publier «Des Juifs et de leurs mensonges».
Le texte, resté jusqu’à présent inédit en français, est un brûlot contre les Juifs, alors que le fondateur de la Réforme avait d’abord pris leur défense. Comment expliquer ce revirement? Et quelles en furent les conséquences? Pierre Savy s’en explique pour BibliObs.
http://bibliobs.nouvelobs.com/idees/20150603.OBS0096/luther-etait-il-antisemite.html
Un extrait
Le problème se niche peut-être plutôt dans cette capacité de violence et de colère du réformateur, dans sa véhémente affirmation d’une parole persuadée de détenir la vérité et de devoir abolir l’erreur. Concernant les Juifs, cela conduit Luther à remettre en cause les équilibres anciens trouvés par l’Église romaine et, plus généralement, à attaquer la tradition de tolérance (avec toutes les ambiguïtés de ce mot) de l’Occident, qui, depuis plus de mille ans, puisait à la fois au droit romain, à la politique des papes et aux principaux textes chrétiens.
À côté de désaccords théologiques, par exemple sur les œuvres, la foi et la grâce, il y a chez Luther cette approche radicale, désireuse de rupture, de rationalité et d’homogénéisation. Cette approche est une des formes possibles de la modernité occidentale. On pourrait dire que c’est la face sombre des Lumières, et il me semble qu’on en trouve la trace dès Luther.

( 819226 )
Ah! par Ritter (2017-01-08 22:00:12)
[en réponse à 819216]
Cum Nimis Absurdum

( 819236 )
“De rationalité” ? par Vianney (2017-01-08 23:58:30)
[en réponse à 819216]
Avec Luther, on est plutôt mal barré, non ? Lui qui qualifiait la raison de “plus grande putain du diable”...
V.

( 819218 )
Non Rome n'est pas protestante par Ritter (2017-01-08 21:10:05)
[en réponse à 819211]
Car pour être protestante, il faudrait avant qu'elle cesse d'être catholique.
Si par exemple Rome, refusait d'exercer une partie de son Magistère, en rennonçant au prosélytisme, et à la conversion de certains, comment pourrait-elle encore se prétendre universelle, c'est à dire catholique?
Même Vincent Peillon dans ses crises d'hystérie anti catholique, ne pouvait en rêver.
Mais vous rêvez, le document Koch n'a jamais été publié.
le cauchemard ne fait que commencer pourtant

( 819221 )
Et quand on pense par Jean-Paul PARFU (2017-01-08 21:20:20)
[en réponse à 819211]
que l'on traitait de fou et qu'on insultait Mgr Lefebvre lorsqu'il parlait de "la Rome libérale, moderniste et protestante", à commencer par Paul VI et ses commissions de cardinaux, dont le minable Garonne.

( 819229 )
L'insulte faite aux Saints par Justin Petipeu (2017-01-08 22:03:09)
[en réponse à 819211]
"De grands réformateurs, tels que Martin Luther, Ulrich Zwingli et Jean Calvin, de même qu’Ignace de Loyola, François de Sales et Charles Borromée qui demeurèrent catholiques, ont tenté d’apporter un renouveau dans l’Église d’Occident. Mais ce qui aurait dû être une expérience de la grâce divine a été corrompu par le péché humain, devenant ainsi l’histoire de la déchirure de l’unité du peuple de Dieu. Aggravées par le péché et la guerre, l’hostilité et la suspicion mutuelles ont augmenté au cours des siècles."

( 819231 )
qui est l'auteur ? par l'Hermitte (2017-01-08 22:34:34)
[en réponse à 819229]
Qui est l'auteur de telles énormités ?

( 819232 )
C'est marqué par Meneau (2017-01-08 22:37:17)
[en réponse à 819231]
plus haut.
Cordialement
Meneau

( 819235 )
Votre jugement est sans doute épidermique ... par Ion (2017-01-08 23:50:37)
[en réponse à 819231]
... et donc pas suffisamment réfléchi. Car affirmer que c'est le péché qui a corrompu ce qui était au départ une volonté légitime ce ui a conduit à la division, à cette déchirure dramatique dans l'unité du Corps du Christ, non seulement n'est pas une énormité, mais c'est la stricte vérité. Le démon, ce grand diviseur, et de qui tout péché émane, comme toujours, a piégé l'homme. Où est l'énormité dans une telle affirmation ?
Ecrire cela, c'est au contraire affirmer subtilement que la Réforme a abîmé l'Eglise alors même que les héritiers de la Réforme la considèrent toute entière comme une grâce.
Et affirmer vouloir retrouver l'unité c'est affirmer la volonté de se repentir contre le péché, bref de prendre sa revanche contre le démon.
Quant au tire en début de fil, il est complètement idiot.
Ion

( 819234 )
de la Contre-Réforme par jejomau (2017-01-08 23:02:50)
[en réponse à 819211]
concernant l'Eglise Catholique Apostolique et Romaine :
ouverture du Concile de Trente:
3ème session 4 février 1546 - Décret sur le symbole de foi
1500
Ce saint concile oecuménique et général de Trente, réuni légitimement dans l'Esprit Saint, sous la présidence des trois légats du Siège apostolique, a considéré l'importance des choses à traiter, particulièrement celles qui sont comprises sous les titres de l'éradication des hérésies et de la réforme des moeurs, raisons principales de la réunion,
... a estimé qu'il fallait exprimer le Symbole de foi qu'utilise la sainte Eglise romaine comme étant le principe dans lequel se retrouvent nécessairement tous ceux qui professent la foi du Christ, et l'unique fondement contre lequel les portes de l'enfer ne prévaudront jamais Mt 16,18, en reprenant les mots avec lesquels il est dit dans toutes les églises.
(suit le symbole de Nicée-Constantinople 150 )
Préambule marquant la fin du Concile de Trente sous Pie IV:
1725
Le saint concile oecuménique et général de Trente... a pensé que, puisque, par les artifices du très pervers démon, se sont répandus en divers lieux différentes erreurs monstrueuses concernant le redoutable et très saint sacrement de l'eucharistie, erreurs qui semblent avoir écarté un grand nombre de la foi et de l'obéissance de l'Eglise catholique en certaines provinces, il fallait exposer ici ce qui concerne la communion sous les deux espèces et la communion des enfants. C'est pourquoi il est interdit à tous les chrétiens d'oser à l'avenir croire, enseigner ou prêcher à ce sujet autre chose que ce qui est expliqué et défini par les décrets suivants.

( 819262 )
Merci, on respire ! par Regnum Galliae (2017-01-09 13:45:19)
[en réponse à 819234]
avec ces textes clairs et sans équivoques, d'une époque où l'Eglise annonçait à temps et à contretemps

( 819245 )
Une réaction espagnole : Mgr Lefebvre avait raison par Peregrinus (2017-01-09 10:51:53)
[en réponse à 819211]
Il s'agit de celle de
Luis Fernando Pérez Bustamante, responsable du portail
Infocatolica et peu suspect d'hostilité
a priori à Rome, puisqu'il lui a souvent été reproché de faire la chasse aux "philolefebvristes".
"Nous arrivons au terme d'un processus très dangereux", titre l'auteur, qui dénonce un faux œcuménisme contraire à l'enseignement de
Mortalium Animos, qui condamne précisément les arguments invoqués par le récent document mis en ligne sur le site du Vatican.
Il note cependant qu'il ne faut sans doute pas accuser trop vite le pontificat actuel. La situation présente, note-t-il,
est plutôt le résultat logique et naturel de ce qu'ont fait les papes antérieurs.
Il cite ainsi le discours de Jean-Paul II du 6 juin 1989 et le discours de Benoît XVI du 23 septembre 2011. L’œcuménisme confusionniste n'est pas une invention de François, mais les papes post-conciliaires en ont souvent favorisé l'essor.
Mais le plus remarquable peut-être dans cet article est que l'auteur, qui rappelle qu'il désapprouve foncièrement la décision de Mgr Lefebvre de sacrer des évêques, avait cependant sur ce sujet "simplement et entièrement raison". Suit une longue citation de la
Lettre ouverte aux catholiques perplexes.
L'Eglise, conclut l'auteur, après avoir mis en rapport ces déviations de l’œcuménisme avec la doctrine de la conscience promue par
Amoris Laetitia,
a plus que jamais besoin que le Christ accoure pour la sauver de l'hérésie et de l'apostasie.
Il semble que certaines lignes bougent.
Peregrinus

( 819265 )
un accord avec Rome par jejomau (2017-01-09 13:52:18)
[en réponse à 819245]
pourrait être l'occasion d'introduire une demande en béatification...