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( 819224 )
Avis pontificaux sur les divorcés "remariés" par Paterculus (2017-01-08 21:53:20)
J'ai collecté les textes suivants, il me semble qu'ensemble ils peuvent faire réfléchir.
AVIS PONTIFICAUX SUR LES DIVORCES REMARIES
Texte de Saint Jean-Paul II, Familiaris Consortio, 1981
L'Eglise, cependant, réaffirme sa discipline, fondée sur l'Ecriture Sainte, selon laquelle elle ne peut admettre à la communion eucharistique les divorcés remariés. Ils se sont rendus eux-mêmes incapables d'y être admis car leur état et leur condition de vie est en contradiction objective avec la communion d'amour entre le Christ et l'Eglise, telle qu'elle s'exprime et est rendue présente dans l'Eucharistie. Il y a par ailleurs un autre motif pastoral particulier: si l'on admettait ces personnes à l'Eucharistie, les fidèles seraient induits en erreur et comprendraient mal la doctrine de l'Eglise concernant l'indissolubilité du mariage.
Deux textes promulgués par Saint Jean-Paul II
- Code de droit canon (1983), Can. 987 - Pour bénéficier du remède salutaire du sacrement de pénitence, il faut que le fidèle soit disposé de telle manière que, en réprouvant les péchés qu'il a commis et en ayant le propos de s'amender, il se convertisse à Dieu.
- Catéchisme de l’Eglise Catholique (1992) N° 1451 Parmi les actes du pénitent, la contrition vient en premier lieu. Elle est " une douleur de l’âme et une détestation du péché commis avec la résolution de ne plus pécher à l’avenir " (Cc. Trente : DS 1676).
Benoît XVI, Sacramentum Caritatis (2007) § 29
Le Synode des Evêques a confirmé la pratique de l’Eglise, fondée sur la Sainte Ecriture (cf. Mc 10, 2-12), de ne pas admettre aux sacrements les divorcés remariés, parce que leur état et leur condition de vie contredisent objectivement l’union d’amour entre le Christ et l’Eglise, qui est signifiée et mise en œuvre dans l’Eucharistie.
Les évêques argentins de la région de Buenos Aires, dans un texte envoyé à leurs prêtres à l’automne 2016 :
« Amoris laetitia ouvre la possibilité de l'accès aux sacrements de la Réconciliation et de l'Eucharistie » [aux divorcés-remariés.]
Le Pape François, à propos de ce texte, dans une lettre à l’évêque de San Miguel :
« L'écrit est très bon et il explicite parfaitement le sens du chapitre 8 d’Amoris laetitia. Il n'y a pas d'autre interprétation. »
Votre dévoué Paterculus

( 819225 )
l 'accès au sacrement de la Réconciliation par AVV-VVK (2017-01-08 21:59:27)
[en réponse à 819224]
diffère -t-il de celui au sacrement de l 'Eucharistie?

( 819230 )
Pas l'un sans l'autre par Paterculus (2017-01-08 22:19:20)
[en réponse à 819225]
On ne peut recevoir l'eucharistie si on n'a pas confessé ses péchés graves : pour communier, il faut avoir reçu l'absolution de ses péchés graves. Et de toute façon, même quelqu'un qui n'aurait pas conscience d'un péché grave doit se confesser au moins une fois l'an.
VdP

( 819244 )
Très claire réponse sur ce point de la Congrégation pour la Doctrine de la foi par Abbé Claude Barthe (2017-01-09 10:43:11)
[en réponse à 819230]
Au dubium, « Un confesseur peut-il donner l’absolution à un pénitent qui, ayant été marié religieusement, a contracté une seconde union après divorce ? », la Congrégation pour la Doctrine de la Foi a répondu le 22 octobre 2014 :
« On ne peut exclure à priori les fidèles divorcés remariés d’une démarche pénitentielle qui déboucherait sur la réconciliation sacramentelle avec Dieu et donc aussi à la communion eucharistique. Le Pape Jean-Paul II dans l’Exhortation apostolique Familiaris consortio (n. 84) a envisagé une telle possibilité et en a précisé les conditions : "La réconciliation par le sacrement de pénitence – qui ouvrirait la voie au sacrement de l’Eucharistie – ne peut être accordée qu’à ceux qui se sont repentis d’avoir violé le signe de l’Alliance et de la fidélité au Christ, et sont sincèrement disposés à une forme de vie qui ne soit plus en contradiction avec l’indissolubilité du mariage. Cela implique concrètement que, lorsque l’homme et la femme ne peuvent pas, pour de graves motifs – par exemple l’éducation des enfants –, remplir l’obligation de la séparation, ils prennent l’engagement de vivre en complète continence, c’est-à-dire en s’abstenant des actes réservés aux époux" (cf. aussi Benoît XVI, Sacramentum caritatis, n. 29).
La démarche pénitentielle à entreprendre devrait prendre en compte les éléments suivants :
1 – Vérifier la validité du mariage religieux dans le respect de la vérité, tout en évitant de donner l’impression d’une forme de "divorce catholique".
2 – Voir éventuellement si les personnes, avec l’aide de la grâce, peuvent se séparer de leur nouveau partner et se réconcilier avec celles dont elles se sont séparées.
3 – Inviter les personnes divorcées remariées, qui pour de sérieux motifs (par exemple les enfants), ne peuvent se séparer de leur conjoint, à vivre comme "frère et sœur".
En tout état de cause, l’absolution ne peut être accordée qu’à condition d’être assurée d’une véritable contrition, c’est-à-dire "de la douleur intérieure et de la détestation du péché que l’on a commis, avec la résolution ne peut plus pécher à l’avenir" (Concile de Trente, Doctrine sur le Sacrement de Pénitence, c. 4). Dans cette ligne, on ne peut absoudre validement un divorcé remarié qui ne prend pas la ferme résolution de ne plus "pécher à l’avenir" et donc de s’abstenir des actes propres aux conjoints, et en faisant dans ce sens tout ce qui est en son pouvoir ».
Luis F. Ladaria, sj, archevêque titulaire de Thibica, Secrétaire.