Le Forum Catholique

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images/icones/mitre4.png  ( 818586 )Cardinal Brandmüller : La correction du Pape se fera privément par Chicoutimi (2016-12-28 09:39:08) 

Le Cardinal Brandmüller a été interrogé par Andrea Tornielli, de La Stampa au sujet des dubia. L'interview publiée par le quotidien romain Vatican Insider a été traduite par Medias-Press.Info :

Le cardinal Brandmüller : « L’éventuelle correction fraternelle au pape doit se faire en privé »


Le 27/12/2016

Le Cardinal Brandmüller "a tenu à préciser que une éventuelle « la correction fraternelle » du pape devrait se faire « in camera caritatis », c’est-à-dire non en public à travers des actes ou des écrits en circulation. »

« Les dubia, a déclaré Brandmüller, entendent promouvoir dans l’Église le débat comme cela est en train d’advenir. Le cardinal Burke dans l’entretien original en anglais n’a pas indiqué une échéance mais a simplement répondu que maintenant il faut penser à Noël et qu’ensuite la question sera affrontée. »

Le Cardinal Brandmüller tient en outre à préciser que le Cardinal Burke « n’a pas dit qu’une éventuelle correction fraternelle – comme celle citée dans les Galates 2,11-14 – doit intervenir publiquement. » (…)

« Je dois en revanche retenir, ajoute Brandmüller, que le cardinal Burke est convaincu qu’en première instance une correction fraternelle doit intervenir in camera caritatis. » Donc pas publiquement. « Je dois dire, continue le prélat, que le cardinal a exprimé – en toute indépendance – son opinion qui, sans doute, pourrait être partagée aussi par d’autres cardinaux. »

Le prélat allemand conclut : « Nous les cardinaux attendons les réponses aux dubia, dans la mesure où un défaut de réponse pourrait être vu par d’amples secteurs de l’Église comme un refus d’une adhésion claire et articulée à la doctrine définie."

Source
images/icones/hein.gif  ( 818590 )Que faut-il comprendre par par Ritter (2016-12-28 10:28:36) 
[en réponse à 818586]



« Nous les cardinaux attendons les réponses aux dubia, dans la mesure où un défaut de réponse pourrait être vu par d’amples secteurs de l’Église comme un refus d’une adhésion claire et articulée à la doctrine définie."





Un refus d'adhésion du Saint Père
Un refus d'adhésion des fidèles

La doctrine définie est elle celle de l’Église, ou bien celle d'AL?
Mais celle d'AL comment pourrait-elle être définie, du fait que certains demandent des explications?

Je ne comprends pas bien le sens.

Veut-il dire un refus d'adhésion a AL

Quelqu'un a-t-il l'ouvrage :

Complot contre l'Eglise de PINAY?
Vous remerciant.
images/icones/neutre.gif  ( 818591 )Précision par Ritter (2016-12-28 10:30:20) 
[en réponse à 818590]

Quelqu'un a-t-il lu l'ouvrage de PINAY?
Et non
Quelqu'un a-t-il?
images/icones/fleche2.gif  ( 818656 )Un refus d'adhésion du Saint Père à la doctrine de l'Eglise... par Scrutator Sapientiæ (2016-12-30 09:27:45) 
[en réponse à 818590]

Bonjour Ritter,

A mon avis il faut lire comme ceci :

"Nous les cardinaux attendons les réponses DU SAINT PERE aux dubia, dans la mesure où un défaut de réponse DU SAINT PERE pourrait être vu par d’amples secteurs de l’Église comme un refus d’une adhésion claire et articulée DU SAINT PERE à la doctrine définie DE L'EGLISE."

Ce ne serait certes pas la première fois qu'un Souverain pontife refuse, d'une manière implicite, d'adhérer, d'une manière claire et articulée, à la doctrine définie de l'Eglise, ce refus d'adhérer étant souvent pensé et vécu non avant tout dans le cadre d'une contradiction doctrinale "formelle", hétérodoxe ou terminologique, mais avant tout dans celui d'un dépassement pastoral "matériel" (au sens de : rationae materiae), "oecuménique", "évangélique", ou téléologique.

Nous sommes en présence, depuis le début de l'avant-Concile, du problème posé par ce qu'il faut bien appeler le "pastoralisme", en tant que doctrine ou en tant que tendance propice à une attitude doctrinale et pastorale anti-dogmatique, adogmatique ou postdogmatique.

A mon avis, et si je peux m'exprimer comme je vais le faire à présent, bien des hommes d'Eglise ne s'intéressent plus assez au service de Dieu, dans la vérité, et s'intéressent beaucoup trop au service de l'homme, dans la charité, alors que ces deux services sont liés.

Mon "rêve" serait que l'on (re)commence par le commencement, et le commencement, dans le domaine de la régulation des communautés chrétiennes, en tant que communautés de croyants, est situé au sein ou autour de ceci :

Le Credo.

Le Credo..

Bonne journée.

Scrutator.
images/icones/neutre.gif  ( 818663 )? par Aigle (2016-12-30 12:50:00) 
[en réponse à 818656]

Cher Scrutator
Seriez vous tenté par l'orthodoxie ?
images/icones/hum2.gif  ( 818665 )Attention ! par Ion (2016-12-30 12:55:47) 
[en réponse à 818656]

Ce n'est pas la même chose de dire "un défaut de réponse pourrait être vu comme un refus d'adhérer de manière claire et articulée" et "un défaut de réponse serait un refus d'adhérer de manière claire et articulée".

C'est la confusion que vous faites entre vos deux premiers paragraphes !

Encore une fois, le Saint Père pourrait répondre facilement oui à la question "la doctrine de l'Eglise est-elle encore valide" (c'est à peu près la teneur des dubia). S'il ne souhaite pas répondre, c'est qu' un oui ou un non seuls ne sont pas suffisants dans ces matières là, il faut y ajouter le discernement et la notion d'imputabilité. Les dubia sont des questions pièges de la part de prélats qui auraioent dû un peu mieux et un peuu plus humblement approfondir l'exhortation.

Ion
images/icones/hein.gif  ( 818666 )Oui mais alors pourquoi par Ritter (2016-12-30 14:19:04) 
[en réponse à 818665]

Ne pas répondre?
Pourquoi ne pas demander à ceux posant la question de la préciser, si cela est le seul problème?
Par quoi le Saint Père serait-il empêché de répondre, par autre chose qu'un oui ou un non? Si sa réponse est adéquate, alors autant pour ceux qui auront osé, douté.
Mais en attendant, l'attitude choisie jette de nombreuses personnes dans le doute, le trouble.

Il est des régions du monde où les chrétiens sont persécutés, et des fléaux comme le divorce se répandent.

C'est bien d'accueillir les juifs pour un repas casher, de ramener des musulmans en prétextant (de la part d'un chef d'état que les chrétiens n'avaient pas de papiers en règle, vous vous souviendrez de l'affaire de la chorale syrienne voulant venir à Strasbourg, et de ses conséquences)

Cela n'est pas abandonné le troupeau pour la brebis égarée, car dans le même temps on publie des documents pour ne pas faire de prosélytisme.

Nous sommes tous pécheurs certes, nous n'avons pas à condamner, mais l'on peut se poser des questions.

Le foutoir régnant à Rome, dans différentes affaires, commence à poser d'autres questions que celles des cardinaux. Tout cela va appeler un grand ménage, et cela ne se fera pas dans la douceur.

Ceux qui posent ses questions prient certaienement pour le Saint Père et l'Eglise plus que nous, et peut-être que beaucoup d'autres, qui le confortent dans ses positions.

Avouez qu'il est un personnage difficile à suivre, à comprendre, ses actes sont parfois en contradiction avec ses paroles, pour beaucoup de personnes.
Ainsi l'affaire de l'ambassadeur français.

On finit par se demander d'où viennent autant de directives semblant si contraires à l'enseignement commun et semblant vouloir rapprocher l'Eglise de ce dont elle s'est toujours éloignée.

Car il y a une différence entre donné la communion en évitant le scandale, et avoir une attitude semblant accréditer un état de vie particulier.

Et les enfant là dedans? Jusqu'au Vatican les attaques contre la famille sont portées.
images/icones/fleche2.gif  ( 818674 )Tout simplement... par Ion (2016-12-30 17:58:15) 
[en réponse à 818666]

... parce que les dubia constituaient une correspondance privée envoyée au Pape que lesdits cardinaux ont rendue publique au mépris des plus élémentaires règles concernant les correspondances privées ! Nous ne savons pas, par définition, ce que le Pape et lesdits cardinaux ont eu comme échanges privés depuis.

Ion
images/icones/hein.gif  ( 818675 )Je ne vois pas comment ... par Exocet (2016-12-30 19:03:16) 
[en réponse à 818674]

... des dubia sur une question aussi grave que la pérennité des dogmes catholiques pourraient faire l'objet d'une simple correspondance privée. C'est un peu comme si saint Athanase avait voulu lutter contre l'arianisme en s'adressant au pape au travers d'une correspondance privée ! Cela n'a pas de sens.
Mon opinion dans cette affaire est que l'exhortation apostolique contient bien une proposition hérétique remettant en cause le dogme de l'indissolubilité du mariage. Le fait que le pape renvoie à l'interprétation de l'épiscopat argentin ne peut laisser planer aucun doute. A partir de là, il est clair que le pape n'apportera aucune réponse aux dubia. Il ne peut évidemment pas dire que le dogme de l'indissolubilité du mariage est caduque sans encourir l'accusation (justifiée) d'hérésie. Mais il ne peut pas dire non plus le contraire sans risquer de se faire accuser de reculer. En voulant jouer au plus roublard, le pape s'est piégé tout seul et ne peut qu'essayer de noyer le poisson avec un argument aussi misérable que le secret de la correspondance privée. Prions pour que le saint Athanase du XXIème siècle ne tarde pas à se manifester. Et pour que le successeur de François remette les pendules à l'heure. Le plus tôt sera le mieux ...
images/icones/fleche2.gif  ( 818697 )Vous ne voyez pas comment ... par Ion (2016-12-31 10:09:07) 
[en réponse à 818675]

... alors demandez aux quatre coupables pourquoi ils en ont fait une correspondance privée, puis ont publié (ou laissé fuiter) cette correspondance privée.

Ion
images/icones/hein.gif  ( 818708 )Et alors ... par Exocet (2016-12-31 12:20:06) 
[en réponse à 818697]

On appelle ça une lettre ouverte. Vous ne connaissez pas ? Les quatre "coupables" (de quoi ?) comme vous dites, ont fait leur devoir de pasteurs en alertant les catholiques sur des "libertés" prises avec l'enseignement infaillible de l'Eglise, en l'occurrence fondé sur les paroles du Christ. La vérité ne doit pas être mise sous le boisseau, mais briller au sommet du candélabre. Elle ne doit pas être chuchotée à l'oreille, mais criée sur les toits. Honneur donc à ces quatre courageux cardinaux et à ce qui ne manqueront pas de les rejoindre, qui ont choisi d'être abjects dans la maison du Père, plutôt que d'être honoré sous les tentes des pécheurs.
images/icones/1n.gif  ( 818709 )Une lettre ouverte ? par Ion (2016-12-31 12:44:21) 
[en réponse à 818708]

Vous êtes sûr ? Dès sa rédaction initiale ?
images/icones/fleche2.gif  ( 818713 )Peu importe, non ? par Rodolphe (2016-12-31 14:08:44) 
[en réponse à 818709]

Je ne vois pas, cher Ion, en quoi cela peut justifier le silence du Pape. Bien au contraire, une interpellation publique sur une question théologique appelle une réponse, elle aussi, publique, dès lors qu'en l'espèce les objections sont sérieuses.

On ne peut avoir dans l'église une théologie "en suspension" reposant sur le non-dit.
images/icones/1a.gif  ( 818814 )Je comprends ... par Ion (2017-01-03 08:43:54) 
[en réponse à 818713]

... que vous puissiez ne pas voir. Mais le fait que vous ne puissiez pas voir est-il suffisant pour condamner la non réponse explicite ? Pourquoi ne pas chercher à comprendre le pourquoi de cette non-réponse ?

(Au delà même du fait, cher Rodolphe, qu'il ne s'agit pas d'une interpellation publique, mais au départ privée, qui a été rendue publique au mépris des règles élémentaires.)

Et enfin, pensez-vous qu'une interpellation publique soit la bonne méthode quand on veut le bien de l'Eglise et qu'on remplit son devoir qui est de commencer par chercher à comprendre les vérités contenues dans l'enseignement du successeur de Pierre ?

Ion
images/icones/hein.gif  ( 818816 )Il semble que pour vous l'importance soit mal placée par Ritter (2017-01-03 09:08:13) 
[en réponse à 818814]

Les doutes surgissant , nécessitant une interpellation du Saint Père, ces doutes ne seraient pas plus importants que le fait que cette interpellation fut rendue publique?
On a bien le droit de se demander si cette fois, ce n'est pas un coup porté à la famille de l'intérieur de l'Eglise.
Après la réforme de la procédure de nullité?
Cela demande autre chose qu'un silence, je connais des prêtres qui seraient ici traités de modernistes, qui se posent de nombreuses questions...
images/icones/fleche2.gif  ( 818819 )La fin ne justifie pas ... par Ion (2017-01-03 09:31:05) 
[en réponse à 818816]

... les moyens. La méthode utilisée est mauvaise, crée des divisions, renforcent les doutes, car elle risque même de détourner des personnes de bonne volonté d'essayer de comprendre l'essentiel de l'exhortation. Je ne crois pas que les quatre cardinaux aient servi l'Eglise.

Bien sûr que le sujet est difficile. Bien sûr que cette exhortation ne simplifie pas les choses, et il est normal que les prêtres dont vous parlez se posent de nombreuses questions. Bien sûr que la réforme de la procédure de nullité complique les travaux des tribunaux ecclésiastiques.

Ah, c'est certain, c'était plus simple avant !

Et alors ? Qui a dit que la facilité était le meilleur cadre de la mission ?

Ion
images/icones/fleche2.gif  ( 818821 )et que répondez-vous à la question par Regnum Galliae (2017-01-03 09:48:50) 
[en réponse à 818819]

de savoir pourquoi le saint Père n'a pas répondu à ces questions initialement posées de manière confidentielle ?
images/icones/hein.gif  ( 818829 )Qu'en savez-vous ? par Ion (2017-01-03 11:00:31) 
[en réponse à 818821]

Par nature, ce qui est privé est privé. Et le Saint Père a peut-être répondu ... à sa manière ... ce qui peut-être n'a pas plu aux interessés. Conjectures ? En réalité, nous n'en savons rien. (il y a quand même eu une photo publiée où on voit ensemble le Pape et le cardinal Burke lors du dernier consistoire, soit après la publication des dubia. Que se sont-ils dit ?).

Ion
images/icones/hum2.gif  ( 818836 )je suppose que la réponse n'a pas été assez claire par Regnum Galliae (2017-01-03 12:14:13) 
[en réponse à 818829]

On peut pinailler sur des questions de forme, sur le fait de savoir si le cardinal Burke est bien élevé ou pas, il n'en reste pas moins que ces questions appellent légitimement une réponse oui/non. Le Pape est au service de l'Eglise et pas l'inverse. Comment peut-on dire qu'un enfant qui pose une question légitime à son père est outrecuidant ?
images/icones/fleche2.gif  ( 818841 )Vous supposez ... par Ion (2017-01-03 13:52:27) 
[en réponse à 818836]

... mais n'en savez rien.

Pourquoi faites-vous davantage confiance au cardinal Burke qu'au Pape ? Est-ce parce que vous vous sentez plus proche de sa sensibilité en matière liturgique ? Et si oui, pensez-vous que c'est une raison suffisante ? Vers qui pensez-vous que l'action de l'Esprit Saint va prioritairement quand il s'agit de magistère ordinaire ? Le cardinal Burke ou le Pape ?

Ion
images/icones/fleche2.gif  ( 818842 )Je constate que ces questions par Regnum Galliae (2017-01-03 14:19:56) 
[en réponse à 818841]

n'ont pas eu de réponse, c'est tout.

Que votre oui soit oui et votre non, non. Tout le reste vient du démon. Pourquoi cette réticence à répondre par oui ou non à ces questions légitimes et de bon sens ? Pourquoi ?????

images/icones/fleche2.gif  ( 818854 )Et en l'occurrence, ... par Ion (2017-01-03 19:25:33) 
[en réponse à 818842]

... que pensez-vous qui vient du démon ?

Quant à la réticence à répondre par oui ou par non, j'ai déjà exprimé mon point de vue. Mais je vous le résume à nouveau :
1- Je vous redonne un extrait d'AL qui a mon sens répond à votre question : je voudrais réaffirmer que tous les débats doctrinaux, moraux ou pastoraux ne doivent pas être tranchés par des interventions magistérielles (...) Il en sera ainsi jusqu’à ce que l’Esprit nous conduise à vérité entière (cf. Jn 16, 13), c’est-à-dire, lorsqu’il nous introduira parfaitement dans le mystère du Christ et que nous pourrons tout voir à travers son regard. (AL, 3)
2- Il est un peu cavalier d'interpeller le Pape pour lui demander si un enseignement magistériel précédent s'applique toujours. La réponse est tellement évidente qu'elle n'a pas besoin d'être donnée !

Ion
images/icones/1i.gif  ( 818868 )Mais alors cette marche en avant est invraisemblable !! par Rodolphe (2017-01-03 21:50:54) 
[en réponse à 818854]

Effectivement, cher Ion, je crois que vous avez raison. En réalité, bien des aspects théologiques de cette question ne sont pas réglés...

Mais si la chose est encore incertaine, il est téméraire d'aller de l'avant et de permettre dans les faits une communion des divorcés remariés qu'on est incapable de justifier pleinement sur un plan théologique...

Ce qui est en résulte est une cacophonie lamentable.

C'est ainsi que pendant que les Évêques de Buenos Aires permettent plus facilement la communion des divorcés remariés, ceux de l'Alberta au Canada restent, dans leur guide pastoral, sur la ligne de Jean-Paul II et préconisent une vie dans la chasteté "comme frère et sœur" pour que les divorcés remariés puissent accéder aux sacrements, comme nous le révèle Chicoutimi ici !!

Ainsi, selon l'endroit ou on se trouve la solution varie... C'est donc le règne de la subjectivité et des petites interprétations "locales" Où est la justice ? Où est l'unité de l'Eglise ?
images/icones/fleche2.gif  ( 818872 )C'est vrai ... par Ion (2017-01-03 22:33:42) 
[en réponse à 818868]

... vous avez raison, cher Rodolphe, les choses ne sont pas simples, et des contradictions vont apparaître ici et là.

Comme je l'écrivais un peu plus haut, c'était sans doute plus simple avant quand le magistre tranchait tout, mais la simplicité n'était pas forcément le meilleur remède que l'Eglise, "cet hôpital de campagne", comme aime à la décrire notre Saint Père, pouvait donner à ceux qui sont aux périphéries. Le grand mérite de François est d'aller courageusement à la rencontre de tous, un peu comme le faisait ... le Christ. La cacophonie dont vous parlez fait peut-être aussi partie de cette lente maturation vers cette Vérité que nous ne discernerons vraiment qu'au terme de notre route.

Ion
images/icones/1d.gif  ( 818894 )Imaginez un médecin par Regnum Galliae (2017-01-04 09:23:50) 
[en réponse à 818872]

botter en touche de la sorte à la question : "un diabétique peut-il prendre tout le sucre qu'il veut ?" ou "un ancien alcoolique peut-il prendre un verre occasionnellement"

Que ceux qui savent éclairent ceux qui ne savent pas et qui ont besoin de savoir.
images/icones/neutre.gif  ( 818977 )Non, désolé par Meneau (2017-01-05 11:33:22) 
[en réponse à 818872]

Je ne vois pas comment la Vérité pourrair sortir de la cacophonie actuelle. Des discussions théologiques peuvent conduire à un approfondissement du dogme, et dans le cadre de ces discussions il peut y avoir des opinions opposées.

Mais nous sommes dans une situation où certains pasteurs émettent des directives pastorales diamétralement opposées à celles d'autres pasteurs, et ce touchant des matières graves engageant le salut des fidèles, les deux parties se revendiquant du même document (AL). Une telle situation n'est pas tolérable.

Car, certes,

Can. 212 - § 1. Les fidèles conscients de leur propre responsabilité sont tenus d'adhérer par obéissance chrétienne à ce que les Pasteurs sacrés, comme représentants du Christ, déclarent en tant que maîtres de la foi ou décident en tant que chefs de l'Église.



mais

§ 2. Les fidèles ont la liberté de faire connaître aux Pasteurs de l'Église leurs besoins surtout spirituels, ainsi que leurs souhaits.

, ce qui a été fait, notamment par ces cardinaux,

et surtout :

Can. 213 - Les fidèles ont le droit de recevoir de la part des Pasteurs sacrés l'aide provenant des biens spirituels de l'Église, surtout de la parole de Dieu et des sacrements.



Je le répète, il y a un devoir de justice de la part de l'Autorité de clarifier cette situation. Dans un monde entâché du péché originel, la Vérité ne sort pas du chaos. Le chaos et la division sont plutôt les outils du malin.

Cordialement
Meneau
images/icones/neutre.gif  ( 818978 )Je précise par Meneau (2017-01-05 11:37:23) 
[en réponse à 818977]

qu'il n'est pas forcément nécessaire (bien que cela serait l'idéal) pour apporter une réponse, d'émettre un document ex cathedra. Il suffirait au pape d'appuyer les positions orthodoxes comme celles rapportées par Chicoutimi, et/ou de désapprouver les positions hérétiques. Il peut même le faire faire par la congrégation romaine appropriée, il n'est pas obligé de le faire lui-même.

Mais le silence n'est pas une réponse dans la situation où nous nous trouvons.

Cordialement
Meneau
images/icones/fleche2.gif  ( 818982 )Mais la situation est très claire par Ion (2017-01-05 11:57:27) 
[en réponse à 818977]

Si on s'en réfère au Magistère, jusqu'à AL inclus :
- Le mariage est indissoluble (rappelé par AL)
- L'adultère (entre autres) est un péché objectif et une personne affirmant que cela fait partie de l'idéal de l'Eglise ne peut enseigner ni prêcher (rappelé par AL)
- Dieu ne condamne pas le pécheur mais lui offre sa miséricorde (exemple de la femme adultère), on le savait déjà (rappelé par AL)
- L'imputabilité d'une faute dépend de nombreux facteurs (on le savait mais AL insiste sur ce point) et on ne perd pas nécessairement l'état de grâce si on a commis un péché objectif, tout dépend de la responsabilité qui est la nôtre dans ce péché; on le savait déjà mais (AL l'écrit peut-être pour la première fois de manière aussi claire)

Bref, tout cela est très clair. Que vous faut-il de plus, à votre niveau ?

Habitez-vous à Buenos Aires ni à Alberta ? Sans doute pas, alors où est votre problème ? Référez-vous à vos pasteurs légitimes. Et si ce qu'ils vous enseignent; pour votre sitiuation personnelle vous trouble, allez les voir.

Ion
images/icones/neutre.gif  ( 818990 )Alors... par Meneau (2017-01-05 12:31:52) 
[en réponse à 818982]

si la situation est si claire que cela, pourquoi ne sanctionne-t-il pas les positions hétérodoxes ? Il a montré que faire preuve de son autorité de façon abrupte ne le gênait pas. Logiquement il devrait donc limoger ou au moins rappeler à l'ordre les dissidents. Or c'est plutôt le contraire qui se passe dans les faits.

Par ailleurs votre argument concernant mon problème et mes pasteurs légitimes est inopérant à l'heure d'internet d'une part et du nomadisme paroissial d'autre part.

Cordialement
Meneau
images/icones/fleche2.gif  ( 818991 )C'est vous qui ... par Ion (2017-01-05 12:41:46) 
[en réponse à 818990]

... affirmez que faire preuve de son autorité de façon abrupte ne le gênait pas. Je ne suis justement pas convaincu de cela.

Quand il s'agit d'Eglises particulières (les diocèses), deux choses à dire, même à l'heure d'internet :
- Vous ne connaissez pas ce qui se dit entre lesdits diocèses et Rome. Tout ne passe par internet, Dieu merci !
- Ce qui se dit et les pré-orientations" prennent du temps, sont délicates, et jusqu'à pruve du contraire, il n'a pas encore été établi qu'il y ait eu des affirmations hétérodoxes. On ne voit donc pas comment un rappel à l'ordre ou un limogeage pourrait avoir lieu.

Enfin, le nomadisme paroissial n'est pas, mais alors pas du tout, une raison valable pour s'affranchir du devoir que vous avez vis-à-vis de votre Eglise particulière. Le Pape n'est pas votre curé ni votre évêque.

Ion
images/icones/fleche2.gif  ( 818992 )... et ... par Ion (2017-01-05 12:46:27) 
[en réponse à 818991]

... l'évêque de Buenos Aires ou celui d'Alberta le sont encore moins !
images/icones/neutre.gif  ( 818999 )Mouais par Meneau (2017-01-05 16:09:11) 
[en réponse à 818991]


Vous ne connaissez pas ce qui se dit entre lesdits diocèses et Rome. Tout ne passe par internet, Dieu merci !


Vous avez raison. Mais je peux constater les effets d'une pastorale dans un diocèse, même s'il n'est pas le mien. Et je peux aussi constater ce qui se dit dans les médias de telle ou telle façon d'interpréter AL, et du mal que cela cause chez les catholiques.


il n'a pas encore été établi qu'il y ait eu des affirmations hétérodoxes

Là vous faites preuve d'aveuglement volontaire, je ne peux rien pour vous.


Enfin, le nomadisme paroissial n'est pas, mais alors pas du tout, une raison valable pour s'affranchir du devoir que vous avez vis-à-vis de votre Eglise particulière. Le Pape n'est pas votre curé ni votre évêque.


Vous avez ici encore raison, quoique le pape ait juridiction directe sur tous les fidèles. Mais ce n'est pas la juridiction "normale", "quotidienne". En revanche, vous n'êtes sûrement pas naïf au point de croire que les "fidèles divorcés-remariés" n'iront pas chercher les sacrements dans la paroisse ou le diocèse avoisinant, plus conciliant avec la morale que les leurs propres, ceux qui auront fait savoir dans leur feuille paroissiale ou leur site Internet comment (mal) interpréter la doctrine d'AL.

Cordialement
Meneau
images/icones/1a.gif  ( 819006 )Je maintiens, cher Meneau ... par Ion (2017-01-05 18:04:54) 
[en réponse à 818999]

... , et sans aveuglement aucun, qu'il n'a pas encore été établi qu'il y ait eu des affirmations hétérodoxes. Cela se saurait !

En tous cas, pas par les autorités compétentes de l'Eglise, seules à être en mesure de faire un tel constat d'hétérodoxie.

Vous avez raison quand vous pensez que certains divorcés-engagés-dans-une-nouvelle-union penseront aller voir dans le diocèse d'à côté s'ils pensent qu'il est plus "laxiste". Et c'est là qu'on peut espérer que le pasteur tentera de mettre ces "brebis égarées" face à leur conscience ... voire les renverra vers leur diocèse (ou paroisse) légitime. C'est tout l'enjeu d'une bonne application d'AL. Mais là, on entre dans un domaine entre le pénitent et son confesseur, dans un cheminement spécifique, et cela ne nous regarde plus. Des abus il y aura, sans doute, tout comme ce qui se passe aujourd'hui pour les mariages, l'homme reste l'homme ... Mais cela ne vous touche pas directement, me semble-t-il.

Ion
images/icones/hein.gif  ( 818679 )Et la lettre du pape au cardinaux argentin ? par Ritter (2016-12-30 19:38:06) 
[en réponse à 818674]

N'était pas une correspondance privée?
images/icones/bible.gif  ( 818670 )Que votre parole soit Oui ? Oui ! Non ? Non ... par Exocet (2016-12-30 15:46:44) 
[en réponse à 818665]

... ce qu'on dit de plus vient du Malin (Matthieu 5 : 37). Cette clarté évangélique ne caractérise pas la communication du pape François. Il est vrai que de la part de quelqu'un qui s'est lui-même qualifié de "furbo", cela ne saurait surprendre. Il sont comme ça tous les jésuites ? C'est si compliqué que ça d'apporter une réponse claire à une question claire ? Jusqu'à présent, François a dit que la bonne interprétation de l'exhortation synodale était celle de l'épiscopat argentin. Or cette interprétation est clairement hérétique ...
images/icones/fleche2.gif  ( 818654 )Ce n'est pas avant tout la culture du débat qu'il faut promouvoir. par Scrutator Sapientiæ (2016-12-30 08:42:59) 
[en réponse à 818586]

Bonjour Chicoutimi.

J'ai bien peur que nous ne soyons en présence d'un risque ou d'une source de fragilisation supplémentaire de l'Eglise catholique, même si l'action entreprise, au moyen des dubia, est bien intentionnée.

En effet, dans le texte que vous citez, je lis

- d'une part, cette phrase : "Les dubia, a déclaré Brandmüller, entendent promouvoir dans l’Église le débat comme cela est en train d’advenir",

- d'autre part, cette phrase : "Nous les cardinaux attendons les réponses aux dubia, dans la mesure où un défaut de réponse pourrait être vu par d’amples secteurs de l’Église comme un refus d’une adhésion claire et articulée à la doctrine définie."

A mon sens, ce n'est pas avant tout le débat, en général, ou un débat, en particulier, qu'il faut promouvoir, au sein de l'Eglise catholique, mais c'est bien avant tout le goût pour l'adhésion et le sens de l'adhésion, claire et articulée, à la doctrine définie, qu'il faut promouvoir, au coeur de l'Eglise catholique, ce qui n'est pas du tout la même chose.

Certes, la promotion dans l'Eglise de la culture du débat peut être propice à la redécouverte, peut être utile à la réhabilitation, du caractère nécessaire et salutaire de l'adhésion à la doctrine définie, d'autant plus que, par exemple, les partisans de tel ou tel dialogue ont horreur de tout débat contradictoire sur les mérites, mais aussi les limites, de la conception et de la pratique actuellement dominantes du dialogue.

Mais malheureusement cette promotion, dans l'Eglise, de la culture du débat, peut aussi se retourner contre ceux-là mêmes qui la mettent ici en avant et en valeur, compte tenu du fait que certains (clercs) catholiques ne manqueront certainement pas de profiter du fait que l'on promeuve cette culture du débat pour demander que l'on aille encore plus que loin que dans le chapitre VIII d'Amoris laetitia, que ce soit dans le même domaine ou dans d'autres domaines.

Je ne dis pas qu'il ne faut rien faire, ni qu'on ne peut rien faire, mais je dis qu'il faut se méfier de la promotion de la culture du débat, encore une fois, aussi bien intentionnée soit-elle, à l'intérieur d'une institution dans laquelle, "comme par hasard", depuis le milieu du XX° siècle, quand on débat, cela débouche fréquemment sur autre chose que sur davantage d'adhésion à la doctrine définie...

Bonne journée.

Scrutator.
images/icones/bravo.gif  ( 818664 )!!! par Aigle (2016-12-30 12:51:10) 
[en réponse à 818654]

Cent pour cent d'accord cher Scrutator avec vous !
images/icones/neutre.gif  ( 818804 )Correction du pape ? par Bruno Anel (2017-01-02 21:10:18) 
[en réponse à 818586]

Je crois qu'il n'y aura aucune "correction" du pape et ceux qui emploient cette expression sont bien présomptueux. Un cardinal, un évêque, des théologiens, des fidèles laïcs peuvent toujours donner leur avis. Mais les papes, assistés par les synodes qui comprennent aussi des cardinaux, ne bénéficient-ils pas de l'assistance du Saint-Esprit quand ils enseignent? Que les quelques contestataires répondent d'abord à cette question .
images/icones/iphone.jpg  ( 818805 )Je pense qu'il serait bien par XA (2017-01-02 21:22:01) 
[en réponse à 818804]

que vous vous présentiez, surtout lorsque vous relancez une telle question.

N'hésitez pas pour cela à créer un nouveau fil.

Soyez en tout cas le bienvenu ici-bas.

XA
images/icones/neutre.gif  ( 818806 )Assistance oui par Meneau (2017-01-02 21:47:00) 
[en réponse à 818804]

qui leur assure qu'ils n'enseignent pas quelque chose de contraire à la règle orthodoxe de la Foi.

Cela ne garantit aucunement qu'ils le disent de la meilleure façon. D'où la légitimité d'une demande de clarification quand cela est nécessaire. Et il semble que ce soit bien le cas sur ce sujet.

Et normalement dans un tel cas, il est du devoir de l'Autorité de lever les ambiguïtés. C'est un devoir de justice.

Cordialement
Meneau
images/icones/1a.gif  ( 818808 )Une non réponse ... par Ion (2017-01-02 22:59:17) 
[en réponse à 818806]

... est, d'une certaine manière une réponse. Une réponse qui, sans doute, exprime qu'il n'est pas opportun de répondre par un unique oui ou par un unique non aux questions des dubia, ou en tous cas pas comme cela.

Cette (non) réponse est un enseignement. Et comme vous le dites très bien, cet enseignement (qu'est la non réponse) est garanti comme ne pouvant être contraire à la règle orthodoxe de la Foi.

Bien d'accord avec vous sur ce coup !

Bref, oublions les dubia au plus vite ... et revenons à ... AL avec l'aide de nos pasteurs légitimes.

Ion
images/icones/ancre2.gif  ( 818857 )Quand ils enseignent, oui. par Paterculus (2017-01-03 20:20:57) 
[en réponse à 818804]

Mais est-ce le cas quand ils produisent un document non doctrinal ? Que les quelques contestataires répondent d'abord à cette question.
Votre dévoué Paterculus
images/icones/1f.gif  ( 818919 )Est-ce qu'une exhortation apostolique par BK (2017-01-04 12:27:46) 
[en réponse à 818857]

est un document magistériel ?
images/icones/fleche2.gif  ( 818922 )Clairement oui. par Rémi (2017-01-04 12:56:26) 
[en réponse à 818919]

Le Pape enseigne. Il ne publie pas à titre de docteur privé (comme les livres de saint Jean-Paul II ou ceux de Benoît XVI sur la vie de Notre Seigneur par exemple) . Les EA sont portées aux AAS. Le magistère du Pape s'y fait l'expression du reste du corps de l'Eglise enseignante, les évêques réunis en synode. Ou de la pure volonté du Pape, on l'a vu sous saint Jean-Paul II dont certaines EA ne tenaient qu'à peine compte du synode les ayant précédées.


Pour autant un enseignement pontifical ne relève pas nécessairement de la doctrine à croire de foi ni même de son explicitation, et ce registre apparaît plus souvent dans les Lettres encycliques, encore ces dernières peuvent-elles aussi traiter d'autres sujets que de la doctrine (doctrine sociale par exemple) , tandis qu'un dogme nouveau (rare au possible vous le savez) sera enseigné infailliblement dans une Constitution Apostolique.

Il s'agit plutôt dans les EA de directives enseignées aux pasteurs et aux fidèles, pour mieux transmettre la foi ou mieux la vivre dans sa dimension morale, compte tenu des réalités ecclésiales du moment exprimées par les Pères synodaux à l'invitation du Pontife.

Mais elles obligent: le Pape enseigne, et il gouverne.


Le problème surgit aujourd'hui lorsque ces directives semblent contredire des enseignements connexes à la foi, par exemple la nécessité d'être en état de grâce pour communier dont les fondements mêmes se trouvent dans le Nouveau Testament. D'où l'opportunité des dubia, et la nécessité que le même magistère y réponde.
images/icones/fleche2.gif  ( 818929 )D'ailleurs les mots ont un sens. par Rémi (2017-01-04 13:38:37) 
[en réponse à 818922]

Le Pape exhorte. Mais que serait une autorité qui nous exhorterait, tandis que de notre côté nous nous dirions en gros: "cause toujours, tu m'intéresses ... " ?

Elle ne serait pas une autorité que nous reconnaitrions.

Or nous parlons ici de l'exhortation du vicaire de Notre seigneur Jésus-Christ.



C'est pourquoi on peut louer hautement la forme qu'ont pris les dubia des quatre cardinaux. Ils n'ont pas dit: Très Saint-Père, vous dites n'importe quoi. Il n'ont pas dit non plus qu'on peut traiter son exhortation par dessus la jambe. Ils ont dit "Très Saint-Père, nous ne comprenons pas ceci et cela, de grâce expliquez-nous, à nous qui sommes vos fils aimants" .


Si nous sommes les fils du Souverain Pontife, nous attendons de lui qu'il nous donne un enseignement clair, et qu'il l'éclaircisse si besoin, parce que nous reconnaissons l'autorité de son enseignement.

Sinon, qu'en avons-nous à faire de ce qu'il peut bien raconter ? Autant l'ignorer: cause toujours tu m'intéresses.


Mais non, c'est pourquoi j'admire beaucoup l'attitude des quatre cardinaux, tant dans le fond que dans la forme de leur intervention. Puissions-nous la faire nôtre, et réclamer inlassablement du pain à qui à l'autorité pour nous en donner, et dont c'est aussi le devoir. Devoir et autorité que nous lui reconnaissons, les deux ensemble.
images/icones/neutre.gif  ( 818923 )Le Pape n'enseigne pas par Rémi (2017-01-04 13:03:54) 
[en réponse à 818857]

que la doctrine. Il peut enseigner à propos de la morale, ou de la bonne façon d'évangéliser aujourd'hui, ou sur la famille, ou sur la situation de l'Eglise d'un continent etc.


Ne pas confondre "magistériel" et "doctrinal" ou "dogmatique" .




Si le Pape enseigne, en tant qu'il est le Pape et non un docteur privé, et qu'importe le sujet, il exerce son magistère. Les EA de saint Jean-Paul II sont d'excellents exemples, certaines parlent de la doctrine ou de sujets connexes à la foi, d'autres non, elles sont plus pastorales. Mais dans toutes, le Pape enseigne: il exerce son magistère.
images/icones/1b.gif  ( 818926 )D'ailleurs par Meneau (2017-01-04 13:25:37) 
[en réponse à 818923]

l'un des seuls documents magistériels dans lequel on trouve explicitement enseigné que les divorcés remariés n'ont pas droit à la communion est... Familiaris Consortio qui est... une exhortation apostolique !

Cordialement
Meneau
images/icones/bravo.gif  ( 818930 )Vous me devancez. par Rémi (2017-01-04 13:45:15) 
[en réponse à 818926]

J'y pensais justement: si l'on ne reconnaît pas les EA comme relevant du Magistère, on peut jeter FC aux orties. Or c'est sur elles, cette exhortation ET son autorité, que se fondent en bonne part les dubia.
images/icones/ancre2.gif  ( 818955 )Intention du Pape par Paterculus (2017-01-04 20:44:29) 
[en réponse à 818930]

De même que les documents de Vatican II, les documents pontificaux doivent être interprétés à la lumière de l'intention de celui qui les promulgue.
Dans les documents conciliaires, il faut tenir compte premièrement du fait que le dernier concile s'est voulu pastoral, on peut donc avoir des points de vue divergents sur les sujets pastoraux, et deuxièmement du titre donné à chaque texte : une constitution a plus d'autorité qu'un décret, qui a lui-même plus d'autorité qu'une déclaration. La contestation de tel ou tel point de vue dans ces documents doit se faire avec d'autant plus de circonspection que l'Eglise a voulu y donner plus d'autorité.
D'après les déclarations du Souverain Pontife lui-même, l'autorité d'Amoris Laetitia n'est pas la même que celle que Saint Jean-Paul II a voulu donner à Familiaris Consortio.
VdP
images/icones/1d.gif  ( 818957 )Eh bien mais ... par Rémi (2017-01-04 22:06:17) 
[en réponse à 818955]

François a donc répondu aux dubia.
images/icones/ancre2.gif  ( 818953 )Une autre exhortation apostolique sur le sujet par Paterculus (2017-01-04 20:33:30) 
[en réponse à 818926]

Dans Sacramentum Caritatis, de Benoît XVI, on lit ceci au N° 29.

Le Synode des Evêques a confirmé la pratique de l’Eglise, fondée sur la Sainte Ecriture (cf. Mc 10, 2-12), de ne pas admettre aux sacrements les divorcés remariés, parce que leur état et leur condition de vie contredisent objectivement l’union d’amour entre le Christ et l’Eglise, qui est signifiée et mise en œuvre dans l’Eucharistie.



Il y a donc continuité dans l'enseignement des Papes et la pratique traditionnelle de l'Eglise.

Mais Le Souverain Pontife n'a-t-il pas dit lui-même qu'Amoris Laetitia n'était pas doctrinal ? Il est évident qu'on peut discuter très librement d'un point de vue pastoral.

VdP