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images/icones/fsspx.gif  ( 818481 )Assise, fruit de l'emprise de la Franc-maçonnerie - Conférences de Mgr Lefebvre par La Porte Latine (2016-12-26 15:42:29) 

Assise, fruit de l'emprise de la Franc-maçonnerie - Conférences de Mgr Lefebvre



Au cours de deux conférences, faites à Barcelone et Madrid au moment même où se tenait la première réunion d'Assise, Mgr Lefebvre a retracé le chemin ouvert et suivi par le libéralisme jusqu'à l'assujettissement de l'Église aux exigences de la Franc-Maçonnerie.(1)

Le libéralisme est un péché

Non seulement le libéralisme est un péché grave qui atteint l'honneur de Notre-Seigneur Jésus-Christ, mais c'est une religion. Nous mourons du libéralisme et de ses conséquences. Voilà deux siècles qu'il s'est répandu partout, dans nos écoles, dans nos sociétés. C'est un poison qui détruit les commandements de Dieu, tout ce qui fait la beauté et la grandeur de la civilisation chrétienne.

Il est bon de le cerner, comme l'a fait Léon XIII à propos de la Franc- Maçonnerie, dans son encyclique Humanum genus :

« Il faut leur arracher leur masque et les montrer tels qu'ils sont, pour que nous les évitions et que nous évitions leurs erreurs ».

Je crois que le libéralisme est un fruit de la Franc-Maçonnerie et qu'il doit être démasqué de façon que l'on en saisisse tous les dangers.

Le libéralisme a sa déesse : c'est la liberté. Au moment de la Révolution française, on a adoré la déesse Raison dans la cathédrale Notre-Dame de Paris, c'est-à-dire la liberté, la liberté de l'Homme, cette liberté qui a sa statue à l'entrée de New-York, que l'on a fêtée d'une manière incroyable il y a peu de temps. L'Homme est libre, enfin délivré de toute loi et en particulier de la loi de Dieu. La liberté c'est la déesse de la religion du libéralisme.

Le libéralisme a son sacerdoce, en la personne des francs-maçons, sacerdoce secret, organisé, extrêmement efficace. Il existe des milliers et des milliers de francs-maçons. Rien que la secte exclusivement juive des B'nai B'rith, qui a ses entrées à Rome de manière très fréquente et qui était présente à la réunion d'Assise, compte cinq cent mille membres dans le monde. Le Grand Orient est lui aussi répandu partout.

Le libéralisme a ses dogmes :

[...]

Lire l'intégralité de ces conférences sur LPL
images/icones/fleche2.gif  ( 818513 )Vous devriez tous parcourir les quelques pages qui suivent... par Scrutator Sapientiæ (2016-12-26 21:51:45) 
[en réponse à 818481]

Bonsoir et merci beaucoup à La Porte Latine.

Intrigué, j'ai cherché et trouvé ce qui suit ; c'est en anglais mais la traduction est proposée, dès l'affichage de la page, en haut à droite de l'écran.

Ici.

Ici..

Ici...

Ici....

Ici.....

Ici......

Ici.......

Ici........

Ici.........

Bonne soirée.

Scrutator.
images/icones/fleche2.gif  ( 818516 )Les dialogomanes ont-ils bien conscience du fait qu'ils (nous) mentent ? par Scrutator Sapientiæ (2016-12-26 22:53:37) 
[en réponse à 818481]

Bonsoir,

Je m'adresse ici à tout liseur de bonne volonté qui a bien compris ce dont il est question, notamment compte tenu de ce qu'ont été, depuis la fin des années 1970 ou le milieu des années 1980, le Magistère et surtout la pastorale de Jean-Paul II.

La conception et la pratique, officiellement catholiques et actuellement dominantes, du dialogue interreligieux, constituent une forme de manipulation des fidèles catholiques et un type de neutralisation de la doctrine catholique probablement sans précédent dans l'histoire de l'Eglise, puisque le dialogue a pour effet, sinon pour objet, de faire perdre de vue aux catholiques

- le fait qu'il existe une différence de nature entre la religion chrétienne et les religions non chrétiennes, compte tenu de la spécificité surnaturelle et théologale de la religion chrétienne, par rapport à toutes les autres religions,

- le fait que la religion chrétienne

a) est avant tout christianisatrice, divinisatrice en Jésus-Christ, ce qui nécessite l'annonce de Jésus-Christ et la conversion vers Jésus-Christ, et n'est pas avant tout "civilisatrice",

b) n'a pas à être "accompagnatrice" ou "humanisatrice" des aspirations ou des orientations de l'humanité, d'une manière eudémoniste et unanimiste, comme si l'Eglise imitait l'UNESCO.

A votre avis, les clercs catholiques dialogomanes ont-ils bien conscience du fait qu'ils (nous) mentent, par omission ou, si vous préférez, par restriction mentale, sur ce qu'est vraiment la religion chrétienne, et sur ce que sont vraiment les religions non chrétiennes, sous l'angle de la véracité, en matière de religion ?

Je veux bien croire qu'il y a dans tout cela une prestidigitation verbale, certes très intelligente dans sa forme et bien intentionnée dans son fond, mais est-ce bien cela que le Seigneur nous demande de dire et de faire, et en quoi cette prestidigitation permet-elle de résister à la mentalité dominante, dans le domaine des religions ?

Merci beaucoup pour toute réponse et bonne soirée.

Scrutator.
images/icones/fleche2.gif  ( 818535 )Le dialogue est le fruit d'une quadruple hétéro-interprétation. par Scrutator Sapientiæ (2016-12-27 10:25:12) 
[en réponse à 818481]

Bonjour,

Je vous prie de bien vouloir m'excuser pour les compléments ou précisions qui suivent, mais je les crois vraiment utiles à la compréhension de ce dont il est question ici.

1. Le dialogue interreligieux, c'est-à-dire la conception et la pratique officiellement catholiques et actuellement dominantes des réflexions sur les croyances non chrétiennes et des relations avec les croyants non chrétiens, n'est pas avant tout ou, en tout cas, n'est pas seulement, le fruit de l'emprise du libéralisme et de la maçonnerie : il est aussi le fruit d'une quadruple hétéro-interprétation philosophique et théologique, dont les fondements pourraient faire bondir

- un libéral qui serait beaucoup plus réceptif à la philosophie politique libérale classique (antérieure à Jean-Jacques Rousseau) qu'à la théologie protestante libérale moderne (inspirée ou inventée par Schleiermacher),

et

- un franc-maçon qui serait beaucoup plus sensible à un rationalisme de strict obédience qu'à la conception contemporaine, au sens de : fidéiste postmoderne, des diverses religions et traditions croyantes.

2. Cette hétéro-interprétation, qui, en philosophie, est située à l'intérieur du polygone formé par la réunion des points suivants : Buber, Husserl, Scheler, Eliade, Heidegger, Jaspers, Lévinas, est quadruple en ce qu'elle porte sur

- la foi chrétienne,

- les croyances non chrétiennes,

- le regard de l'Eglise catholique sur la foi chrétienne et sur les croyances non chrétiennes,

- le discours de l'Eglise catholique sur la foi chrétienne et sur ces croyances.

3. Le dialogue interreligieux, ou plutôt la conception et la pratique officiellement catholiques et actuellement dominantes des réflexions sur les croyances non chrétiennes et des relations avec les croyants non chrétiens, relève donc d'une hétéro-interprétation, mais celle-ci repose sur un "référentiel fondamental" extra-conciliaire qui est vraiment bien plus "interrupteur d'orthodoxie" que ce qui est formellement présent à l'intérieur de la déclaration conciliaire Nostra aetate.

4. En effet, le dialogue interreligieux ne fonctionne pas à la déchristianisation ou à la sécularisation de la doctrine religieuse de l'Eglise au moyen et à partir d'un "document-pivot" qui serait comparable à Gaudium et Spes (qui concerne la doctrine sociale de l'Eglise), mais prend appui sur l'introduction, au sein de l'Eglise catholique, et en aval du Concile, d'un état d'esprit venu d'ailleurs, qui résulte du croisement d'une partie de la philosophie herméneutiste postmoderne avec une partie de la théologie protestante libérale.

5. Pour les partisans de cet état d'esprit, ce qui importe le plus, à l'intérieur d'une religion ou d'une tradition croyante,

- n'est pas avant tout la vertu informative (spécifiquement religieuse, transcendante, unifiante, verticale), relative à la véritable connaissance doctrinale, objective, et à la véritable reconnaissance spirituelle, effective, de Dieu, présente (ou pas...) au coeur de cette religion ou de cette tradition croyante,

mais

- est avant tout la vertu performative, relative à l'action de l'homme dans le monde, à la coopération entre les hommes, dans le monde, à la compréhension entre les hommes, dans le monde, et aux valeurs de l'homme dans le monde, située au sein de cette religion ou de cette croyance.

6. Pour les promoteurs de cette vision des choses, ce qui importe le plus n'est donc pas avant tout qu'une seule religion soit pleinement vraie, en l'homme et vers Dieu, mais est avant tout que toutes les religions soient potentiellement ou tendanciellement bonnes, en l'homme et vers le monde.

A quels auteurs dois-je d'avoir compris ce qui précède ? Je pense ici, notamment, à Jacques BOUVERESSE, à Georges COTTIER, à Claude GEFFRE, à Philippe CAPELLE-DUMONT, à Jean GREISCH, mais je pense aussi à Jean-Paul II lui-même, et à cet ouvrage, qui constitue une référence absolument indispensable :

"Le dialogue interreligieux dans l’enseignement de l’Eglise (1963-2005)".

Bonne journée.

Scrutator.