Le Forum Catholique

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images/icones/neutre.gif  ( 818399 )La « résistance » au pape n’est pas le seul fait de la curie par Chicoutimi (2016-12-25 06:24:03) 

Un texte de Boulevard Voltaire :

La « résistance » catholique au pape n’est pas le seul fait de la curie

25/12/2016

"Des catholiques de plus en plus nombreux ne suivent plus les anathèmes d’un pape gagné à une complaisance pour les « migrants » et l’islam.

Il y a deux jours, le pape François, tout de neuf chaussé, s’est livré à son exercice favori, lors des vœux à la curie : remonter les bretelles à ses collaborateurs dans des termes très vifs, en dénonçant « les résistances cachées » et « malveillantes » à sa réforme de la curie.

Attaque très habile, de la part du souverain pontife, consistant à se placer en réformateur entravé par une « superstructure » archaïque et, bien sûr, « malveillante ». On croirait entendre nos ex-Présidents ou nos ministres de l’Économie avouer leur impuissance et en rejeter la responsabilité sur leurs administrations.

Sur le fond, on ne peut que saluer la volonté réformatrice du pape en faveur d’un gouvernement de l’Église plus collégial, avec un comité de cardinaux (le C9) qui viendraient de l’étranger deux fois par trimestre à Rome pour l’aider.

Quant à la volonté du pape de réduire le rôle de la secrétairerie d’État, l’intermédiaire entre le Vatican et les Églises locales, et de faire du pape le seul référent direct, on ne peut qu’être dubitatif : n’est-ce pas, au contraire, accroître un pouvoir personnel qu’il prétend par ailleurs rendre plus collégial ?

Et certains propos du pape, malheureusement, vont dans ce sens : l’appel à « l’obéissance inconditionnelle » des collaborateurs de la curie, la demande que toutes les réunions interministérielles soient « présidées par le pontife romain ». Et que « tous les dicastères réfèrent directement au pape ».

L’idée de « court-circuiter » la curie afin que l’information circule directement entre les évêques du monde et le pape est, en apparence, une bonne chose.

Mais, alors, il ne sera guère surprenant que ces évêques, nommés par ledit pape avec l’aval des autorités politiques locales, l’entretiennent dans la vision, pour ne pas dire l’idéologie, officielle du moment.

La mise au pas actuelle de cardinaux en désaccord avec certaines orientations du pape est un autre signe de la crispation papale.

Et risque alors de surgir une autre « résistance » interne à l’Église, bien plus nombreuse, bien plus puissante que celle de quelques membres de la curie jaloux de leurs prérogatives.

Mais, en fait, cette résistance a déjà commencé et s’est puissamment exprimée, et dans plusieurs pays occidentaux.

En effet, il faut être aveugle pour ignorer qu’une grande partie des catholiques occidentaux désapprouvent certaines positions hasardeuses du pape sur la famille, les migrants et l’islam.

Son voyage aux États-unis et sa condamnation, aussi violente qu’imprudente, de Trump n’y a rien fait : les catholiques américains ont voté majoritairement Trump.

Il en a été de même, avant-hier en Hongrie et en Pologne, hier en Angleterre et en Autriche. En France et en Allemagne aussi, des catholiques, de plus en plus nombreux, ne suivent plus les anathèmes médiatiques d’une hiérarchie et d’un pape gagnés à une complaisance coupable pour les « migrants » et l’islam.

Il serait grand temps qu’ils ouvrent les yeux. Et sur la réalité de la crise migratoire et de l’islam. Et sur cette périphérie qu’ils ont devant eux, tous les dimanches, dans leurs églises: le peuple catholique."

Source
images/icones/neutre.gif  ( 818400 )Le Vatican sur une trajectoire de collision en 2017 par Chicoutimi (2016-12-25 06:43:54) 
[en réponse à 818399]

Un article de Boulevard Voltaire :

Le Vatican sur une trajectoire de collision en 2017

Le 22/12/2016

"Il semble qu’une crise sérieuse soit en fermentation au Vatican, avec une montée des tensions entre le pape François et plusieurs cardinaux. Certes, l’Église a toujours été en crise, et avant même d’exister, à l’époque de saint Jean-Baptiste emprisonné, elle paraissait déjà compromise… Ces dernières décennies, la situation a empiré avec le fameux concile Vatican II, qui fut suivi d’une réforme « protestantifiante » de la messe catholique. Même si ce concile est un objet historique sans doute complexe à cerner dans ses événements et ses buts, le résultat pratique visible est globalement désastreux, en termes de fréquentation des églises, par exemple. À l’époque, la résistance fut très faible, hormis le cas bien connu de Mgr Lefebvre, qui fut in fine contraint de créer un organe nouveau – la Fraternité Saint-Pie-X – pour pérenniser la messe catholique traditionnelle (pléonasme).

Si on récapitule les épisodes récents, après la démission inattendue de Benoît XVI, un certain Bergoglio est devenu pape sous le nom de François, qui décidément ne réussit pas très bien à ceux qui le portent ces derniers temps. Au début, on ne savait pas trop où se situait le pape François sur le plan doctrinal. Sa communication était brouillonne, mal préparée et fréquemment contradictoire, un coup dans le zig moderniste, un coup dans le zag conservateur. Mais, peu à peu, il est apparu comme un « progressiste », comme on dit, et même progressiste jusqu’à troubler plus d’un. C’est ce qui fait de plus en plus débat.

Mais la résistance aux dérives papales vient, cette fois-ci, de l’intérieur de l’Église.

Une poignée de cardinaux, qui seraient suivis discrètement par 20 ou 30 autres, ont soumis leurs dubia (doutes) au pape, concernant cinq points précis à éclaircir, au sujet de son exhortation post-synodale Amoris lætitia, qui tend à embrouiller les notions de péché, d’adultère, de communion, de mariage, etc. Plusieurs esprits éminents ont déjà explicitement montré du doigt les failles béantes du texte, en rupture manifeste avec l’enseignement catholique. D’abord émis en secret, les dubia ont été rendus publics le 14 novembre 2016. Première étape vers la collision.

Faute de réaction autre que le mépris et une crispation autoritaire, d’autant plus étonnante chez ce pape qui se veut ouvert à un gouvernement plus collégial, les cardinaux ont prévu de passer au cran suivant. Après les fêtes de Noël et de l’Épiphanie, ils émettront ce que le jargon procédural appelle un « acte de correction formelle ». Ce sera, évidemment, une sorte d’humiliation. Mais une clarification salutaire par rapport à la division délétère qui mine l’Église.

À mon avis, il est déjà possible d’affirmer que ce pape François ne laissera pas un bon souvenir dans l’histoire de l’Église. Espérons que les papes suivants seront meilleurs. Prions que cela advienne rapidement."
images/icones/fleche2.gif  ( 818401 )Lien par Chicoutimi (2016-12-25 06:50:54) 
[en réponse à 818400]

ICI
images/icones/bravo.gif  ( 818407 )Excellent ! par Jean-Paul PARFU (2016-12-25 10:01:36) 
[en réponse à 818400]

Merci Chicoutimi ! Joyeux Noël à vous !
images/icones/fleche2.gif  ( 818409 )Joyeux Noël à vous également... par Chicoutimi (2016-12-25 11:04:10) 
[en réponse à 818407]

cher Me Parfu. Meilleurs voeux en cette période où nous célébrons la Nativité de Notre-Seigneur !
images/icones/neutre.gif  ( 818410 )cela sent le schisme depuis Benoît XVI par Ritter (2016-12-25 11:32:05) 
[en réponse à 818400]


L'Église se vide de son essence et substance au moment où l'on parle de plus en plus de l'eprit.
Mais quel esprit?
Celui dénnoncé par Benoit XVI dans son fameux discours à la curie personnalisé en François?
images/icones/neutre.gif  ( 818413 )Un schisme ? par Steve (2016-12-25 17:19:24) 
[en réponse à 818410]

Votre dernière phrase n'a pas été comprise.

Et quant au schisme...

Juste avant son abdication, Benoît XVI avait demandé une année de la foi.
Dans le diocèse où je vis, au niveau des paroisses, on a commencé simultanément à faire lire des crédos privés à chaque messe dominicale.
L'évêque du lieu, nouvellement en place, a été interrogé sur ce thème, lors d'une émission de TV locale. Il a répondu (en substance), alors que l'année de la Foi était déjà bien entamée : Si le pape m'en parle, nous en discuterons.
Autrement dit (du moins aux yeux de ceux qui les ouvrent), sur une initiative pastorale importante à son appréciation, ce pape était saboté par son clergé.

C'était déjà - semble-t-il - des manifestations schismatiques.