Ainsi quand on parle d'Eglises orthodoxes on parle d'Eglises orientales qui se disent orthodoxes et qui se reconnaissent entre elles comme telles et sont en communion les unes avec les autres (pour la plupart tout au moins). Ce n'est pas le cas de l'Eglise copte (comme de l'Eglise arménienne) qui n'est en communion avec aucune Eglise orthodoxe.
Et il y a une autre raison à cela, c'est que les coptes sont un peuple avant d'être une Eglise.
Par exemple à Maaloula il y a d'un côté le monastère melkite orthodoxe et de l'autre le monastère melkite catholique.

De la même façon, aussi instruit et intelligent soit-il, un clerc d'une église schismatique peut très bien adhérer de toute bonne foi - par exemple - au nestorianisme si c'est ce que l'église dans laquelle il vit enseigne depuis un quinze siècles.
Sans la foi il est impossible de plaire à Dieu. Il faut donc prier pour les Coptes à double titre: parce qu'ils sont des chrétiens persécutés, mais surtout pour que cette persécution leur procure la grâce de la conversion. Surtout pour leur (haut) clergé, qui ne pourrait pas, sauf exception connue à Dieu seul, bénéficier d'un a-priori de bonne foi, comme la plupart des simples fidèles, et des moines, non instruits théologiquement.
Or la vérité catholique est très bien connue et connaissable
Mais est-ce vraiment la même chose : - De savoir que les chrétiens croient que Jésus Christ est le fils de Dieu, - Et de savoir que Jésus Christ est le fils de Dieu ? En d'autres termes, si vous n'êtes pas d'une façon ou d'une autre élevé dans le foi catholique ou introduit à celle-ci, pouvez-vous a priori (mis à part par une grâce spéciale) savoir que c'est elle qu'il faut croire à l'exclusion de toutes les autres croyances ?
Notez donc, cher Lycobates, que nous ne savons rien de l'accueil qui sera réservé par NSJC à ces victimes égyptiennes. Sa miséricorde à Lui n'est pas liée par nos estimations, vues du ras de terre.
Sans la foi il est impossible de plaire à Dieu. Il faut donc prier pour les Coptes à double titre: parce qu'ils sont des chrétiens persécutés, mais surtout pour que cette persécution leur procure la grâce de la conversion. Surtout pour leur (haut) clergé, qui ne pourrait pas, sauf exception connue à Dieu seul, bénéficier d'un a-priori de bonne foi, comme la plupart des simples fidèles, et des moines, non instruits théologiquement.
Je me rappelle encore qu’un jour je l’accompagnais en promenade à Mantoue, alors qu’il était déjà cardinal. Nous nous trouvâmes devant le cimetière des Juifs. Le Serviteur de Dieu prenant un ton ferme me demanda brusquement si pour ces morts j’aurais récité le De Profundis. Je répondis que non, parce que ou bien ils étaient morts avec le désir du baptême et alors ils étaient en Paradis, ou bien ils n’avaient pas eu ce désir et alors toute prière était inutile. Lui, sans me répondre tout de suite, enleva son chapeau et commença d’emblée le De Profundis auquel naturellement je répondis. Le psaume terminé, en remettant son chapeau, il me dit souriant : « Vois, Baptiste, maintenant nous avons fait notre part. Le Seigneur fera la sienne. Car il n’est pas dit que la théologie du Seigneur soit comme celle qu’enseignent les Pères Jésuites à l’Université grégorienne. » Je venais depuis très peu de jours de terminer mes études à l’Université grégorienne de Rome. Et si, en ne récitant pas cette prière, nous avions privé ne fût-ce qu’une seule âme de quelque soulagement, quelle responsabilité nous aurions encourue !¹
Toujours à propos de charité je me rappelle que, ayant appris qu’un groupe de séminaristes de Mantoue n’avaient pas enlevé leur chapeau au passage du cercueil d’un Juif, il en fut attristé et dit : « Ils ont été mal élevés et lâches ; ils devaient penser que derrière le cercueil il y avait les parents affligés et que ceux-ci méritaient ce réconfort. »