Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=817160
images/icones/tele.gif  ( 817160 )Attentat au Caire contre les Coptes par Jean-Paul PARFU (2016-12-11 20:07:52) 

C'est à voir et à lire ici
images/icones/neutre.gif  ( 817162 )Plus exactement des Coptes par AVV-VVK (2016-12-11 20:32:04) 
[en réponse à 817160]

orthodoxes. Le titre du journal ne le mentionne pas. Même imprécision dans la presse: 1) une église s'effondre en Nigéria. En fait, un édifice de la "Biblical Church": 2) un curé s 'oppose dans la rue au Père Noël quelque part en Texas... En réalité: il s'agit d'un pasteur protestant.
N'empêche: 1) le caractère tragique de ce qui s'est passé au Caire (et en Nigéria); 2) la bonne intention du pasteur "evangelical".
images/icones/hein.gif  ( 817170 )Coptes orthodoxes ? par Lycobates (2016-12-11 23:41:49) 
[en réponse à 817162]

Des Coptes orthodoxes ?

Les Coptes autocéphales (de souche égyptienne ou arabisée) ne sont pas orthodoxes, mais monophysites (ou comme ils se plaisent à s'autodénominer : miaphysites, ce qui revient au même, ils refusent à ce jour obstinément le Concile de Chalcédoine).

Les Égyptiens orthodoxes (de souche grecque ou arabe) sont byzantins, melkites, mais pas Coptes.

À moins qu'il ne s'agisse de Coptes unis au siège de Rome ?
de rite alexandrin, comme les monophysites, mais acceptant le quatrième Concile et les suivants.
C'est une infime minorité ; et ils sont appelés Coptes catholiques.
images/icones/pelerouin1.gif  ( 817171 )Coptes orthodoxes : c'est pourtant bien comme cela... par Sacerdos simplex (2016-12-11 23:51:54) 
[en réponse à 817170]

...qu'on appelle ordinairement les coptes non-catholiques :
https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_copte_orthodoxe

Voir aussi :
https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_orthodoxe_orientale


images/icones/neutre.gif  ( 817172 )Abusif par Lycobates (2016-12-12 00:16:54) 
[en réponse à 817171]

Les Coptes refusent la canonicité du Concile de Chalcédoine.
Même sans regarder de plus près ce qu'ils pensent des deux natures de l'Homme-Dieu, du seul fait de ce refus formel ils sont hérétiques et schismatiques.

Comment, si les mots ont un sens, seraient-ils alors "orthodoxes" ?

Ce n'est que l'ignorance du terme qui peut les englober sous le terme "orthodoxe" par le seul fait qu'ils sont orientaux et qu'on désigne généralement (d'ailleurs à tort aussi) tous les orientaux avec le terme d' "orthodoxes".

À tort, car depuis le Concile du Vatican de 1870 il n'est pratiquement plus possible d'être schismatique sans aussi être hérétique (au moins matériel), et donc pas "orthodoxe", si les mots gardent leurs sens.
images/icones/1v.gif  ( 817178 )En Français par Jean-Paul PARFU (2016-12-12 08:51:36) 
[en réponse à 817172]

Les Orthodoxes désignent des hérétiques et des schismatiques. Les Coptes non liés à Rome appartiennent à la nébuleuse orthodoxe, même s'ils ne le sont pas comme le Patriarcat de Moscou.

Je précise aussi que lorsque l'on parle des Coptes, on parle presque forcément de Coptes orthodoxes, puisque 95% des Coptes sont orthodoxes.
images/icones/barbu2.gif  ( 817192 )Pas d'accord. par Yves Daoudal (2016-12-12 11:42:53) 
[en réponse à 817178]

Je crois qu'il faut garder aux mots le sens qu'ils ont aujourd'hui, sinon on ne s'y retrouve plus et on ne sait plus de quoi on parle.

Ainsi quand on parle d'Eglises orthodoxes on parle d'Eglises orientales qui se disent orthodoxes et qui se reconnaissent entre elles comme telles et sont en communion les unes avec les autres (pour la plupart tout au moins).

Ce n'est pas le cas de l'Eglise copte (comme de l'Eglise arménienne) qui n'est en communion avec aucune Eglise orthodoxe.

C'est pourquoi, quant à moi, je parle toujours des "coptes", de l'"Eglise copte", sans autre précision. Et je parle des "coptes catholiques" et de l'"Eglise copte catholique" quand par hasard il en est question.

Et il y a une autre raison à cela, c'est que les coptes sont un peuple avant d'être une Eglise. Je me rappellerai toujours la grande manifestation copte à laquelle j'avais participé à Paris. J'avais l'impression d'être en ancienne Egypte. Ces profils qu'ils ont!!!
images/icones/fleche2.gif  ( 817196 )Exact par Lycobates (2016-12-12 12:24:01) 
[en réponse à 817192]


Ainsi quand on parle d'Eglises orthodoxes on parle d'Eglises orientales qui se disent orthodoxes et qui se reconnaissent entre elles comme telles et sont en communion les unes avec les autres (pour la plupart tout au moins). Ce n'est pas le cas de l'Eglise copte (comme de l'Eglise arménienne) qui n'est en communion avec aucune Eglise orthodoxe.



C'est précisément cela.
(Même si la communion ecclésiastique est aujourd'hui rompue entre Antioche d'une part et Jérusalem et Constantinople de l'autre, pour la question du Qatar)



Et il y a une autre raison à cela, c'est que les coptes sont un peuple avant d'être une Eglise.



Tout à fait.
Comme je le disais dans l'autre message, les Coptes (mono-, miaphysites ou devenus catholiques) sont de souche égyptienne, quoique partiellement arabisée.
Les "orthodoxes" byzantins d'Égypte sont Grecs ou carrément Arabes.

Et c'est vrai qu'on les reconnaît dans la rue.

C'est d'ailleurs une des raisons de la division et de l'animosité.
Et c'est toujours comme-ça en Orient où identité nationale et religieuse sont interdépendantes et se déterminent réciproquement, au point d'exclure souvent au même titre un changement de religion qu'un changement de nationalité.
C'est très déplorable, mais ce vice ne saurait être éradiqué, je le crains.
On voit bien que la vraie catholicité n'est pas là.
images/icones/neutre.gif  ( 817238 )Ce terme habituel est utilisé même par le Saint-Siège par Sacerdos simplex (2016-12-12 20:53:38) 
[en réponse à 817192]

Voir ici :
http://www.vatican.va/roman_curia/pontifical_councils/chrstuni/sub-index/index_ancient-oriental-ch_fr.htm


images/icones/hein.gif  ( 817194 )Monophysites ? par Yves Daoudal (2016-12-12 11:49:07) 
[en réponse à 817170]

Je crois qu'il convient tout de même de prendre en compte la déclaration commune de Paul VI et de Chenouda III:

En accord avec nos traditions apostoliques transmises à nos Églises et conservées en elles, et en conformité avec les trois premiers conciles œcuméniques, nous confessons une seule foi en l’unique Dieu. Un en trois Personnes, la divinité du Fils unique incarné de Dieu, deuxième Personne de la Sainte Trinité, Verbe de Dieu, splendeur de sa gloire et image fidèle de sa substance, qui s’est incarné pour nous en prenant pour Lui-même un corps réel avec une âme raisonnable, et qui avec nous a partagé notre humanité, à l’exclusion du péché. Nous confessons que notre Seigneur et Dieu, Sauveur et Roi de nous tous, Jésus-Christ, est Dieu parfait pour ce qui est de sa divinité, et homme parfait pour ce qui est de son humanité. En Lui sa divinité est unie à son humanité; cette union est réelle, parfaite, sans mélange, sans commixtion, sans confusion, sans altération, sans division, sans séparation. Sa divinité n’a été séparée de son humanité à aucun instant, pas même pendant un clin d’œil. Lui, qui est Dieu éternel et invisible, est devenu visible dans la chair et a pris la forme de serviteur. En Lui sont conservées toutes les propriétés de la divinité et toutes les propriétés de l’humanité, unies d’une façon réelle, parfaite, indivisible et inséparable.
images/icones/fleche3.gif  ( 817198 )Non satis est par Lycobates (2016-12-12 12:38:39) 
[en réponse à 817194]

Je me répète, mais ce n'est pas grave.

Il ne suffit pas (si seulement c'était le cas !) de croire (matériellement) ce que croit l'Église catholique et de le déclarer.
Il faut aussi le croire comme l'Église catholique le croit, en l'occurrence en acceptant formellement les définitions des Conciles oecuméniques et le Magistère qu'elle propose.

Or, la signature de Mgr Naẓīr Ǧayyid Rawfāʾil (connu sans son obédience sous le nom de Chenouda III, ou bien Shinūdah aṯ-Ṯāliṯ) et celle de son successeur Mgr Soulayman Sobhi (connu dans son obédience sous le nom de Théodore II, Tawāḍurūs aṯ-Ṯānī) sous les actes grecs de Chalcédoine ont fait et font toujours défaut.
Ainsi que la reconnaissance du tort moral de l'avoir refusée depuis l'an 451. Ce n'est pas rien.

Un exercice, certes, d'humilité peut-être dûr à avaler, mais indispensable.

Sur le fond de la question, pour rappel ICI
images/icones/fleche2.gif  ( 817203 )les melkites sont catholiques par Regnum Galliae (2016-12-12 14:21:15) 
[en réponse à 817170]

on les appelle les grecs-catholiques. Ce sont des catholiques de rite grec, ou byzantin.

Il est vrai que l'on qualifie souvent les coptes d'orthodoxes. De même que l'appellation de protestant recouvre des réalités aussi variées que les huguenots calvinistes, les austères luthériens ou les zélés évangéliques américains.
images/icones/neutre.gif  ( 817206 )Il y a Melkites et Melkites par Lycobates (2016-12-12 14:32:28) 
[en réponse à 817203]

Il y a aussi des Melkites schismatiques, notamment en Égypte.
Les voici.

Comme leur nom (melkite = royaliste) l'indique ils sont en communion avec l'Empereur à Constantinople, et donc avec l'église de Constantinople, à ce jour, contrairement aux Coptes, en rupture depuis 451.

Leur chef actuel, Mgr Choreutakis, porte aussi le nom de Théodore II.
Voir ICI
images/icones/neutre.gif  ( 817214 )En Syrie et au Liban par Yves Daoudal (2016-12-12 15:05:57) 
[en réponse à 817203]

les melkites catholiques et les melkites orthodoxes sont grosso modo de même importance. (Le regretté Mgr Nasrallah tenait à l'orthographe "melchite".)

Par exemple à Maaloula il y a d'un côté le monastère melkite orthodoxe et de l'autre le monastère melkite catholique.
images/icones/neutre.gif  ( 817215 )Je crains beaucoup par Lycobates (2016-12-12 15:09:43) 
[en réponse à 817214]


Par exemple à Maaloula il y a d'un côté le monastère melkite orthodoxe et de l'autre le monastère melkite catholique.



qu'il ne faille dire "il y avait".
Hélas.
images/icones/coeurbrise.gif  ( 817216 )SS. Serge et Bacchus par Lycobates (2016-12-12 15:24:27) 
[en réponse à 817215]

à Ma'loula [Maʿlūlā] en 2014, après la reprise par le gouvernement du village détruit

L'église dévastée de ce monastère grec-catholique:

images/icones/coeurbrise.gif  ( 817217 )Ste Thècle par Lycobates (2016-12-12 15:35:41) 
[en réponse à 817215]

L'église du monastère gréco-schismatique

En 2014, après la libération également

images/icones/neutre.gif  ( 817225 )Non, non ! par Yves Daoudal (2016-12-12 17:04:23) 
[en réponse à 817215]

Les habitants sont revenus, et on reconstruit et on restaure...
images/icones/1a.gif  ( 817229 )Tant mieux par Lycobates (2016-12-12 17:30:01) 
[en réponse à 817225]

et pourvu que ça dure, comme disait Madame Mère de l'autre.
images/icones/fleche2.gif  ( 817292 )La vie reprend à Maaloula depuis 2014 par Athanase (2016-12-13 18:04:24) 
[en réponse à 817225]

Les volontaires de SOS Chrétiens d'Orient peuvent témoigner - et j'en fus - que la vie reprend à Maaloula. Entre 2016 et 2015, il y a même plus de gens, plus d'activités. Maaloula est à l'écart des zones de combat et les habitants reviennent. Les églises sont en cours de restauration, certaines font même l'objet d'un travail intensif.
images/icones/neutre.gif  ( 817184 )L'essentiel ici ? par Steve (2016-12-12 10:33:48) 
[en réponse à 817160]

Cher Me, bonjour.

Merci d'avoir repris cette information dramatique.
Notons qu'on a visé des Chrétiens lors d'une messe dominicale. En particulier des femmes, c'est donc une contribution importante aux persécutions (voire au génocide) dont ils sont victimes dans ces contrées-là.

Quant à savoir, hic et nunc, dans quelle famille particulière de Chrétiens il faudrait classer la catégorie précise de ces chrétiens... Serait-ce une priorité ? Un vrai ou faux problème ?

Bonne semaine.
images/icones/fleche2.gif  ( 817199 )L'essentiel par Lycobates (2016-12-12 12:46:01) 
[en réponse à 817184]

est la vraie Foi.
Tout le reste est de la mauvaise littérature.

Sine fide impossibile est placere Deo (Hebr. 11,6).

Sans la foi il est impossible de plaire à Dieu.

Il faut donc prier pour les Coptes à double titre: parce qu'ils sont des chrétiens persécutés, mais surtout pour que cette persécution leur procure la grâce de la conversion.
Surtout pour leur (haut) clergé, qui ne pourrait pas, sauf exception connue à Dieu seul, bénéficier d'un a-priori de bonne foi, comme la plupart des simples fidèles, et des moines, non instruits théologiquement.
images/icones/1e.gif  ( 817208 ) Primum par Steve (2016-12-12 14:43:29) 
[en réponse à 817199]

Permettez qu'on ne vous suive pas.
En Latin de cuisine, "Primum vivere deinde philosofare".
images/icones/neutre.gif  ( 817221 )D'accord avec Steve par fidelis (2016-12-12 16:03:07) 
[en réponse à 817208]

Bien que n'intervenant pas souvent, je suis avec beaucoup d'attention les échanges chargé d'érudition entre certains intervenants. Sans minimiser ces éruditions (elles semblent en fait être diverses) je tiens à abonder dans le sens de Steve et m'associer pleinement à son latin de cuisine. Les circonstances ayant accompagné la chute de Constantinople peuvent servir d'exemple aux "philosophantes".
images/icones/1a.gif  ( 817236 ) Merci par Steve (2016-12-12 20:41:06) 
[en réponse à 817221]

Merci Fidelis : on se sent moins seul.
images/icones/fleche3.gif  ( 817227 )C'est très protestant par jejomau (2016-12-12 17:14:49) 
[en réponse à 817199]

il me semble que ce sont les "œuvres" de la Foi qui importent...
images/icones/1n.gif  ( 817228 )Les oeuvres sans la foi par Lycobates (2016-12-12 17:21:23) 
[en réponse à 817227]

sans la vraie foi, bien entendu, au moins implicite, n'apportent rien à la justification et n'engendrent pas de mérites surnaturels.

Ainsi le fait de se faire massacrer pour être chrétien ne sauvera pas un hérétique ou schismatique formel.

images/icones/neutre.gif  ( 817234 )Pardonnez-moi... par Jean-François M (2016-12-12 19:37:19) 
[en réponse à 817228]

...Mais qui peut dire que quelqu'un est hérétique et/ou schismatique formel ?
images/icones/fleche2.gif  ( 817273 )Le caractère formel par Lycobates (2016-12-13 11:42:45) 
[en réponse à 817234]

Le caractère formel de l'hérésie ou du schisme (lié à la pertinacité) se mesure par le degré de l'ignorance (vincible ou invincible) ou de bonne ou mauvaise foi de l'intéressé.
Nous ne pouvons qu'en juger (et nous le devons) dans la mesure où cette ignorance ou cette bonne ou mauvaise foi est apparente et se manifeste.

Ainsi pour les personnes dont l'éducation notamment théologique est notoire et/ou dont l'état, et par conséquent les devoirs d'état, leur imposent une obligation stricte de posséder une telle éducation (patriarches, évêques, théologiens, clercs, laïcs instruits, ...) le refus avec pertinacité d'un article de foi à croire ou à tenir est censé constituer le caractère formel de l'hérésie (ou du schisme).
Ce sera beaucoup moins le cas, ou pas du tout, pour une personne pas ou peu instruite, et dont les devoirs d'état n'exigent pas ou peu une connaissance poussée.
images/icones/1h.gif  ( 817276 )Ce que vous dites par Turlure (2016-12-13 12:14:35) 
[en réponse à 817273]

ne me paraît pas vraiment acquis.

Prenons le cas d'un prélat catholique, théologien et pleinement orthodoxe (au sens propre du terme !). Qu'il ait reçu l'enseignement de l'Eglise au catéchisme dès son plus jeune âge ou qu'il se soit converti adulte, il me parait évident qu'il doit son orthodoxie à cet enseignement et au fait qu'il l'ait reçu comme une vérité supérieure. Des dogmes comme la communion des saints, l'infaillibilité pontificale ou que sais-je peuvent être et sont souvent des défis pour l'intelligence humaine. Il revient alors à l'intelligence de se façonner à la révélation plutôt que de se dresser contre elle.

De la même façon, aussi instruit et intelligent soit-il, un clerc d'une église schismatique peut très bien adhérer de toute bonne foi - par exemple - au nestorianisme si c'est ce que l'église dans laquelle il vit enseigne depuis un quinze siècles.

Votre présomption d'hérésie formelle, donc de mauvaise foi, donne à penser qu'on peut et doit accéder à la vérité dogmatique par la seule intelligence.
images/icones/neutre.gif  ( 817280 )précision par Lycobates (2016-12-13 12:54:45) 
[en réponse à 817276]


De la même façon, aussi instruit et intelligent soit-il, un clerc d'une église schismatique peut très bien adhérer de toute bonne foi - par exemple - au nestorianisme si c'est ce que l'église dans laquelle il vit enseigne depuis un quinze siècles.



C'est possible.
Mais cela relève, encore une fois, du for interne.
Je ne parle pas d'abord de l'imputabilité morale du péché d'hérésie.
Je parle du caractère formel de son maintien, du maintien d'une doctrine objectivement fausse, avec pertinacité.
On peut imaginer des cas, (sans pouvoir les désigner concrètement car nous ne scrutons pas les coeurs), où les deux aspects ne se recoupent pas.
Mais cela ne change rien pour notre question !
Pour la simple raison que nous ne pouvons et ne devons pas scruter les coeurs, nous sommes donc obligés à nous tenir à ce qui est apparent, exclusivement.
La présomption d'hérésie formelle est ainsi maintenue au for externe, et elle doit l'être, notamment pour les adhérents à une secte établie, comme les Coptes, alors qu'il peut y avoir en effet des cas où en réalité l'hérésie n'est que matérielle. Dieu seul en est juge, au for interne. Il reconnaîtra les siens !

J'avais bien écrit, et je me cite à nouveau :


Sans la foi il est impossible de plaire à Dieu. Il faut donc prier pour les Coptes à double titre: parce qu'ils sont des chrétiens persécutés, mais surtout pour que cette persécution leur procure la grâce de la conversion. Surtout pour leur (haut) clergé, qui ne pourrait pas, sauf exception connue à Dieu seul, bénéficier d'un a-priori de bonne foi, comme la plupart des simples fidèles, et des moines, non instruits théologiquement.



On accède à la vérité dogmatique par un acte de la volonté, mue par la grâce, qui entraîne notre intelligence. Credere voluntatis est. Or la vérité catholique est très bien connue et connaissable, ainsi que ses motiva credibilitatis, surtout pour un théologien, aussi pour quelqu'un dont l'église enseigne autre chose depuis des siècles.
images/icones/hein.gif  ( 817287 )Objet de l'ignorance par Turlure (2016-12-13 15:17:06) 
[en réponse à 817280]

Vous dites :


Or la vérité catholique est très bien connue et connaissable



Mais est-ce vraiment la même chose :
- De savoir que les chrétiens croient que Jésus Christ est le fils de Dieu,
- Et de savoir que Jésus Christ est le fils de Dieu ?

En d'autres termes, si vous n'êtes pas d'une façon ou d'une autre élevé dans le foi catholique ou introduit à celle-ci, pouvez-vous a priori (mis à part par une grâce spéciale) savoir que c'est elle qu'il faut croire à l'exclusion de toutes les autres croyances ?

Peut-on dès lors parler de refus d'adhérer à une vérité de l'église ?

Ensuite, si l'hérésie formelle et l'imputation personnelle du péché d'hérésie sont deux choses différentes, pourquoi ce critère de la bonne foi, qui est un critère moral, pour qualifier quelque chose d'objectif ?
images/icones/neutre.gif  ( 817290 )Nous parlons ici d'abord des Coptes ! par Lycobates (2016-12-13 16:45:56) 
[en réponse à 817287]

et plus particulièrement, de leurs théologiens attitrés.
Ils connaissent la théologie christologique, les Pères, les Conciles et les controverses, et s'ils ne les connaissent pas, leur ignorance est coupable et leur bonne foi inexistante.
S'ils les connaissent, mais refusent néanmoins la vérité catholique qui s'en dégage, leur bonne foi ne peut pas être présumé, dans le for externe, en tout cas. Tout le reste est dans la main de Dieu.

Mais vous nous parlez maintenant de païens :


Mais est-ce vraiment la même chose : - De savoir que les chrétiens croient que Jésus Christ est le fils de Dieu, - Et de savoir que Jésus Christ est le fils de Dieu ? En d'autres termes, si vous n'êtes pas d'une façon ou d'une autre élevé dans le foi catholique ou introduit à celle-ci, pouvez-vous a priori (mis à part par une grâce spéciale) savoir que c'est elle qu'il faut croire à l'exclusion de toutes les autres croyances ?



Il va de soi, que pour un païen, qui pour commencer ne peut pas être hérétique, comme les Coptes, car il n'est pas baptisé et n'a même pas la foi, la situation est beaucoup plus compliquée.

Mais aussi pour un païen, en 2016, la vérité catholique n'est plus aussi inaccessible qu'en 1016, p.ex.
Les motifs de crédibilité de la foi catholique sont devenus davantage plus manifestes.

Et donc la culpabilité d'un païen, qui le demeure, le cas échéant, est plus grande, ou son ignorance plus difficile à excuser, en 2016 qu'en 1016, sans parler des païens de 2016 avant J.-C.

C'est la raison pour laquelle j'ai dit ici il y a longtemps déjà, avec une boutade bien sûr, qu' "a priori je m'attends à plus de scribes mésopotamiens ou égyptiens jouissant de la vision béatifique qu'à des cadis musulmans ou brahmanes hindous contemporains".
images/icones/neutre.gif  ( 817239 )Et si c'était le cas... par Steve (2016-12-12 20:55:40) 
[en réponse à 817228]

Notez donc, cher Lycobates, que nous ne savons rien de l'accueil qui sera réservé par NSJC à ces victimes égyptiennes.
Sa miséricorde à Lui n'est pas liée par nos estimations, vues du ras de terre.

En tout état de cause, quand Il était pendu aux bras de la croix, Il n'a pas demandé au bon larron de lui communiquer le détail de ses péchés.
Vous me direz qu'Il les connaissait (aussi bien que les nôtres).
Sur base de ce précédent notoire, je prends les paris que ces frères égyptiens sont reçus comme des martyrs.
A défaut de foi catholique, c'est bien en haine d'une foi chrétienne que ces gens-là ont été assassinés.
images/icones/bravo.gif  ( 817240 )D'accord avec vous Steve par Jean-Paul PARFU (2016-12-12 21:14:39) 
[en réponse à 817239]

Tout est dans le titre !
images/icones/neutre.gif  ( 817278 )Merci. par Steve (2016-12-13 12:48:52) 
[en réponse à 817240]

Merci à vous aussi.
Les considérations de Lycobates... Elles paraissent tellement théoriques.
Et bien évidemment, il considère que nous versons dans le sentimentalisme (quod non) et même que nous le lisons pas correctement. Tant pis.
Encore merci.
images/icones/1f.gif  ( 817272 )Et si vous lisiez ce que j'écris? par Lycobates (2016-12-13 11:30:47) 
[en réponse à 817239]


Notez donc, cher Lycobates, que nous ne savons rien de l'accueil qui sera réservé par NSJC à ces victimes égyptiennes. Sa miséricorde à Lui n'est pas liée par nos estimations, vues du ras de terre.



Nous ne parlions pas de cela.

Je disais :

Sans la foi il est impossible de plaire à Dieu. Il faut donc prier pour les Coptes à double titre: parce qu'ils sont des chrétiens persécutés, mais surtout pour que cette persécution leur procure la grâce de la conversion. Surtout pour leur (haut) clergé, qui ne pourrait pas, sauf exception connue à Dieu seul, bénéficier d'un a-priori de bonne foi, comme la plupart des simples fidèles, et des moines, non instruits théologiquement.


Nous parlions donc du for externe, le seul qui peut nous importer, et le seul qui peut et qui doit guider nos actions et réactions, nos jugements et estimations, et le seul qui suffit à ce titre.

Je comprends bien les émotions vis-à-vis du drame oriental.
Mais le sentimentalisme est très mauvais conseiller dans le domaine théologique.

images/icones/fleche2.gif  ( 817275 )Et les apparitions de la Ste Vierge en Egypte ? par Jean-Paul PARFU (2016-12-13 12:00:11) 
[en réponse à 817272]

Et que pensez-vous des miracles dans les pays "orthodoxes" ?
images/icones/idee.gif  ( 817277 )miracles et "miracles" par Lycobates (2016-12-13 12:16:50) 
[en réponse à 817275]

Saint Thomas nous enseigne :
(Je suis bien gêné de ne pas trouver une version française en ligne.)

S.Th.IIª-IIae, q. 178 a. 2

[...] Miraculorum aliqua quidem non sunt vera, sed phantastica facta, quibus scilicet ludificatur homo, ut videatur ei aliquid quod non est.
Quaedam vero sunt vera facta, sed non vere habent rationem miraculi, quae fiunt virtute aliquarum naturalium causarum. Et haec duo possunt fieri per Daemones, ut supra dictum est.

Sed vera miracula non possunt fieri nisi virtute divina, operatur enim ea Deus ad hominum utilitatem. Et hoc dupliciter, uno quidem modo, ad veritatis praedicatae confirmationem; alio modo, ad demonstrationem sanctitatis alicuius quem Deus vult hominibus proponere in exemplum virtutis. Primo autem modo, miracula possunt fieri per quemcumque qui veram fidem praedicat et nomen Christi invocat, quod etiam interdum per malos fit. Et secundum hunc modum, etiam mali possunt miracula facere. Unde super illud Matth. VII, nonne in nomine tuo prophetavimus etc. dicit Hieronymus, prophetare, vel virtutes facere et Daemonia eiicere, interdum non est eius meriti qui operatur, sed invocatio nominis Christi hoc agit, ut homines Deum honorent, ad cuius invocationem fiunt tanta miracula. Secundo autem modo, non fiunt miracula nisi a sanctis, ad quorum sanctitatem demonstrandam miracula fiunt vel in vita eorum vel etiam post mortem, sive per eos sive per alios. Legitur enim Act. XIX, quod Deus faciebat virtutes per manus Pauli, et etiam desuper languidos deferebantur a corpore eius sudaria, et recedebant ab eis languores. Et sic etiam nihil prohibet per aliquem peccatorem miracula fieri ad invocationem alicuius sancti. Quae tamen miracula non dicitur ille facere, sed ille ad cuius sanctitatem demonstrandam haec fierent.

[...]
miracula semper sunt vera testimonia eius ad quod inducuntur. Unde a malis qui falsam doctrinam enuntiant, nunquam fiunt vera miracula ad confirmationem suae doctrinae, quamvis quandoque fieri possint ad commendationem nominis Christi, quod invocant, et virtute sacramentorum quae exhibent. Ab his autem qui veram doctrinam enuntiant, fiunt quandoque vera miracula ad confirmationem doctrinae, non autem ad testificationem sanctitatis. Unde Augustinus dicit, in libro octoginta trium quaest., aliter magi faciunt miracula, aliter boni Christiani, aliter mali, magi per privatos contractus cum Daemonibus, boni Christiani per publicam iustitiam, mali Christiani per signa publicae iustitiae.
[...]
images/icones/1b.gif  ( 817279 )Eh bien traduisez ... par Rémi (2016-12-13 12:53:36) 
[en réponse à 817277]

Non, bon. Une bonne source en français.


Désolé pour la mise en page.

ARTICLE 2: A qui le charisme des miracles convient-il?

Objections:

1. Il apparaît que les méchants ne peuvent en faire. Car on vient de dire qu'ils s'obtiennent par la
prière. Or la prière du pécheur ne saurait être exaucée, selon S. Jean (9, 31): " Nous savons que Dieu
n'écoute pas les pécheurs ", et, dans les Proverbes (28, 9): " La prière de celui qui ne suit pas la loi
sera exécrable. "


2. On attribue les miracles à la foi, d'après cette affirmation du Seigneur (Mt 17, 19): " Si vous aviez
de la foi gros comme une graine de moutarde, vous diriez à cette montagne de se déplacer, et elle le
ferait. " Or " la foi sans les oeuvres est morte ", dit S. Jacques (2, 20); elle ne paraît donc pas avoir
d'opération propre. Il en résulte que les méchants, qui ne peuvent accomplir d'oeuvres bonnes, ne
sauraient non plus faire de miracles.


3. Les miracles sont des témoignages divins, car on lit dans l'épître aux Hébreux (2, 4): " Dieu a donné
son attestation par des signes, des prodiges et toutes sortes de miracles. " Voilà pourquoi l'Église
canonise les saints sur le témoignage des miracles. Or Dieu ne peut être le témoin de la fausseté. Il
apparaît donc que les méchants ne peuvent faire de miracles.


4. Les bons sont plus étroitement unis à Dieu que les méchants. Or tous les bons ne font pas des
miracles. Donc beaucoup moins encore les méchants.
Cependant, l'Apôtre écrit (1 Co 13, 2) " Quand bien même j'aurais toute la foi jusqu'à transporter les
montagnes, si je n'ai pas la charité, je ne suis rien. " Mais celui qui ne possède pas la charité se range
parmi les méchants; car, écrit S. Augustin " c'est le seul " don du Saint-Esprit " qui distingue les fils
du royaume des fils de perdition ". Il semble donc que même les méchants peuvent accomplir des
miracles.


Conclusion:

Parmi les miracles, il y en a qui ne sont pas de vrais miracles, mais seulement des faits imaginaires qui
mystifient l'homme pour lui faire croire ce qui n'existe pas. D'autres sont des faits réels, mais ils ne
méritent pas vraiment le nom de miracles, parce qu'ils sont le produit de certaines causes naturelles.
Ces deux catégories de prétendus miracles peuvent être accomplis par les démons, comme on vient de
le dire.
Les vrais miracles, au contraire, ne peuvent se faire que par la puissance divine: Dieu les produit pour
l'utilité des hommes. Et cela pour deux fins:
1° pour confirmer la vérité prêchée;
2° pour montrer la
sainteté d'un homme que Dieu veut proposer en exemple de vertu.
Dans le premier cas, les miracles peuvent être accomplis par quiconque prêche la vraie foi et invoque
le nom du Christ. Or on voit parfois les méchants agir de cette façon. Aussi, sous ce rapport, même les
méchants peuvent accomplir des miracles. Sur la parole en S. Matthieu (7, 22): " N'avons-nous pas
prophétisé en ton nom? " S. Jérôme écrit: " Prophétiser, faire des miracles, chasser des démons n'est
pas toujours une preuve du mérite de celui qui agit; mais c'est l'invocation du nom du Christ qui
obtient tout cela, afin que les hommes honorent la divinité de celui au nom de qui se font tant de
miracles. "
Dans le second cas, les miracles ne sont accomplis que par les saints: c'est en effet pour prouver leur
sainteté que des miracles sont accomplis, pendant leur vie ou après leur mort, par eux-mêmes ou par
d'autres. On lit dans les Actes des Apôtres (19, 11): " Dieu faisait des prodiges par les mains de Paul;
on appliquait même sur les malades des linges qui avaient touché son corps, et les malades étaient
guéris. " A ce point de vue encore, rien n'empêche qu'un pécheur fasse des miracles par l'invocation
d'un saint. Toutefois, on ne devra pas les attribuer à ce pécheur, mais à celui dont le miracle manifeste
la sainteté.


Solutions:

1. On l'a dit précédemment à propos de la prière: si elle est exaucée, c'est en s'appuyant non sur le
mérite de celui qui la fait, mais sur la miséricorde divine, qui s'étend jusqu'aux méchants. Aussi Dieu
exauce-t-il parfois même la prière des pécheurs. On lit dans S. Augustin, à propos de l'aveugle-né: "
L'aveugle parlera ainsi avant d'être oint ", c'est-à-dire avant d'avoir été parfaitement éclairé, " car Dieu
exauce les pécheurs ". - Quant à la parole des Proverbes que " la prière de celui qui ne suit pas la loi
sera exécrable ", il faut l'entendre du mérite du pécheur. Mais parfois cette prière obtient son effet en
vertu de la miséricorde de Dieu, soit en vue du salut de celui qui prie, comme il arriva au publicain
dont parle S. Luc (18, 13), soit et vue du salut des autres et de la gloire de Dieu


2. La foi sans les oeuvres est morte pour celui qui croit, puisqu'il ne vit pas par elle de la vii de la
grâce. Mais rien n'empêche un instrument mort de produire une oeuvre vivante. Ainsi l'homme utilise
un bâton. Et c'est ainsi que Dieu agit en prenant comme instrument la foi pécheur.


3. Les miracles sont toujours de vrais témoignages de ce qu'ils confirment. Aussi les méchants qui
enseignent de fausses doctrines ne sauraient-il jamais faire de véritables miracles pour confirmer leur
enseignement, bien que parfois ils puissent en accomplir pour glorifier le nom du Christ qu'il
invoquent, et par la vertu des sacrements qui. pratiquent. Quant aux méchants qui annoncent la vérité,
ils font parfois de vrais miracles pour confirmer leur enseignement, mais non pour attester leur
sainteté. S. Augustin remarque à ce sujet: " Il y a une grande différence entre les miracles des
magiciens, ceux des bons chrétien et ceux des mauvais chrétiens: les magiciens les font en vertu de
pactes privés avec les démon les bons chrétiens en vertu de la justice publique; les mauvais chrétiens
en vertu des signes seulement de cette justice. "


4. Il dit aussi: " Cela n'est pas accordé à tous les saints, pour éviter que les faibles ne tombent dans une
erreur très pernicieuse, en imaginant qu'il y a dans de tels exploits des grâces plus précieuses que dans
les oeuvres de justice par lesquelles on obtient la vie éternelle. "


images/icones/1f.gif  ( 817261 )Le piège des mots par Vianney (2016-12-13 08:34:25) 
[en réponse à 817160]

 
S’il y a un mot qui a été… martyrisé par le langage, c’est bien le mot “martyr”. Au sens étymologique, martyr vient du grec où il signifie “témoin”. Dans le vocabulaire de l’Église, le martyr est un fidèle qui a souffert la mort pour avoir refusé d’abjurer la foi : en cela, il est bien un témoin de la foi. Dans cette perspective, il est clair que Lycobates a raison : un non-catholique ne peut jamais être un “martyr”, pour la simple raison que son courage, si éminent et admirable soit-il, ne peut pas témoigner – objectivement parlant – de la foi catholique, la seule qui mène au salut éternel.

Or, ce point de vue objectif est le seul qui est à la portée de l’Église : de internis non iudicat Ecclesia. Il est vraisemblable que bon nombre de victimes non catholiques de l’Islam ont obtenu (et obtiendront) la grâce de la conversion, mais cela, Dieu seul le sait, car Lui seul connaît les dispositions des cœurs.

On ne rend d’ailleurs pas du tout service à ces victimes de la barbarie islamique en les présumant déjà parvenues au Ciel. Je voudrais rappeler un épisode de la vie de saint Pie X qu’on peut lire dans la déposition de Mgr Rosa au procès informatif :

Je me rappelle encore qu’un jour je l’accompagnais en promenade à Mantoue, alors qu’il était déjà cardinal. Nous nous trouvâmes devant le cimetière des Juifs. Le Serviteur de Dieu prenant un ton ferme me demanda brusquement si pour ces morts j’aurais récité le De Profundis. Je répondis que non, parce que ou bien ils étaient morts avec le désir du baptême et alors ils étaient en Paradis, ou bien ils n’avaient pas eu ce désir et alors toute prière était inutile. Lui, sans me répondre tout de suite, enleva son chapeau et commença d’emblée le De Profundis auquel naturellement je répondis. Le psaume terminé, en remettant son chapeau, il me dit souriant : « Vois, Baptiste, maintenant nous avons fait notre part. Le Seigneur fera la sienne. Car il n’est pas dit que la théologie du Seigneur soit comme celle qu’enseignent les Pères Jésuites à l’Université grégorienne. » Je venais depuis très peu de jours de terminer mes études à l’Université grégorienne de Rome. Et si, en ne récitant pas cette prière, nous avions privé ne fût-ce qu’une seule âme de quelque soulagement, quelle responsabilité nous aurions encourue !¹


C’est certainement dans le même esprit que le brave Abbé Balley avait confié ses instruments de pénitence à son vicaire, le futur curé d’Ars : “Tenez, mon pauvre Vianney, cachez cela. Si on le trouvait après ma mort, on croirait que j’ai suffisamment expié mes péchés, et on me laisserait en Purgatoire…”²

V.

_______________

¹ Proc. Ord. Romanus, vol. II, p. 1039. Sum. Virt., p. 368. Cité par P. Fernessole, Pie X, t. I, pp. 108-109. Paris, Lethielleux, 1052.
² Ars, archives paroissiales.
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 817267 )Quels mots précieux ! par Glycéra (2016-12-13 09:40:58) 
[en réponse à 817261]



Merci à vous de ces lignes.
Avec mes reconnaissantes salutations

Glycéra
images/icones/neutre.gif  ( 817332 )On croit rêver. par Cachalot (2016-12-13 21:27:03) 
[en réponse à 817267]

Vous me dégoûtez.
Monsieur XA, veuillez me rayer de vos liste svp.
Cachalot
images/icones/hein.gif  ( 817379 )Acceptez-vous de préciser ? par Glycéra (2016-12-14 16:51:21) 
[en réponse à 817332]



J'avoue ne pas deviner la cause de votre message.
Et d'avoir été très stupéfaite de le lire ainsi.

Glycéra
images/icones/fleche2.gif  ( 817364 )Merci, Glycéra ! par Vianney (2016-12-14 13:57:49) 
[en réponse à 817267]

 
J’aurais d’ailleurs pu citer un autre témoignage du même Mgr Rosa sur saint Pie X, alors que celui-ci était encore évêque de Mantoue :

Toujours à propos de charité je me rappelle que, ayant appris qu’un groupe de séminaristes de Mantoue n’avaient pas enlevé leur chapeau au passage du cercueil d’un Juif, il en fut attristé et dit : « Ils ont été mal élevés et lâches ; ils devaient penser que derrière le cercueil il y avait les parents affligés et que ceux-ci méritaient ce réconfort. »


V.
 
images/icones/1e.gif  ( 817369 )Pourtant le coutume israélite par PEB (2016-12-14 15:09:42) 
[en réponse à 817364]

n'est-elle pas de se couvrir le chef à la synagogue (et donc durant la prière)?

Le non-geste des séminaristes était donc tout à fait approprié selon le rituel juif!
images/icones/hein.gif  ( 817376 )Approprié... par Vianney (2016-12-14 16:32:46) 
[en réponse à 817369]

 
...mais, si je vous comprends bien, seulement s’il s’agissait de prier selon le rituel juif ? De toute évidence, saint Pie X ne leur en demandait pas tant.

Il est vrai qu’à observer la réaction de certains rabbins à la nouvelle prière du vendredi saint, on se dit qu’il est peu probable qu’ils apprécient qu’un chrétien prie pour eux comme le préconisait le saint Pape...

V.
 

images/icones/fleche3.gif  ( 817378 )Un clin "Dieu" ... justement quand... par Glycéra (2016-12-14 16:48:35) 
[en réponse à 817364]



Un ami vient de me parler de sa tristesse pour l'enterrement d'un parent dont il était proche d'âme, alors que ses descendants rejettent les traditions et les gestes coutumiers...

Il se demandait si son attitude de réconfort à la fratrie aux funérailles, "était catholique".

Merci donc de ces lignes de plus...
Glycéra