
( 816948 )
Méditation avec le Combat Spirituel de Laurent Scupoli par ami de la Miséricorde (2016-12-07 23:10:46)
[en réponse à 816947]
CHAPITRE XXXV Des moyens d’acquérir les vertus, et comment nous devons nous appliquer à la même vertu durant un certain espace de temps
(..) Nous devons, ainsi que nous l’expliquerons ci-après, tenir la même conduite dans toutes les occasions qui se présenteront, si différentes qu’elles soient les unes des autres. Tâchons d'arriver, à force d’actes intérieurs et extérieurs de vertu, à
produire ces actes avec autant de promptitude et de facilité que nous en avions auparavant à suivre nos penchants naturels ; et rappelons-nous ce qui a été dit plus haut, que plus ces actes seront contraires à nos inclinations, plus vite ils introduiront dans notre âme l’habitude de la vertu. Les sentences de la sainte Écriture prononcées de bouche ou tout au moins de cœur, avec le respect qui leur est dû, nous aideront merveilleusement en cet exercice. Tenons donc à notre disposition un bon nombre de textes en rapport avec la vertu que nous cherchons à acquérir ; répétons-les souvent dans le courant de la journée et tout spécialement quand nous nous sentirons assaillis par la passion contraire. Si, par exemple, nous nous exerçons à la patience, nous pourrons nous servir des paroles suivantes ou d’autres semblables : « Mes enfants, supportez patiemment la colère qui est tombée sur vous » (Baruch, IV, 25). « La patience des pauvres ne sera pas frustrée pour toujours » (PS., IX, 19). « L’homme patient vaut mieux que l’homme courageux ; et celui qui est maître de son esprit vaut mieux que celui qui prend les villes d’assaut » (Prov., XVI, 32). « Courons par la patience au combat qui nous est proposé » (Héb., XII, 2). Nous pourrons dans le même but faire les aspirations suivantes ou d’autres du même genre : Quand Dieu armera-t-il mon cœur du bouclier de la patience ? Quand saurai-je, pour plaire à mon divin Maître, supporter d’un cœur tranquille les épreuves de la vie ? Ô souffrances bien-aimées qui me rendez semblable à mon Sauveur Jésus souffrant pour moi ! Ô l’unique vie de mon âme, ne me verrai-je jamais, pour votre gloire, pleinement heureux au sein des souffrances ? Quel serait mon bonheur si, au milieu des flammes de la tribulation, j’aspirais à des tourments plus grands encore ! Nous nous servirons à toute heure de ces sortes de prières, suivant les progrès que nous aurons faits dans la vertu, et les pensées que nous inspirera l’esprit de dévotion. Ces oraisons s’appellent oraisons jaculatoires, du latin jaculum qui signifie trait, parce que ce sont comme autant de traits que nous lançons vers le ciel ; elles ont une force merveilleuse pour nous exciter à la perfection et toucher le cœur de Dieu, à condition toutefois qu’elles soient accompagnées de deux choses qui leur servent en quelque sorte d’ailes. La première, c’est une conviction profonde que Dieu prend plaisir à voir notre âme s’exercer à la vertu. La seconde, un vrai et ardent désir de l’acquérir dans la seule vue de plaire à sa divine Majesté.
CHAPITRE XXXVI Que l’exercice de la vertu exige une application constante
Une condition importante, indispensable même, pour parvenir au but que nous poursuivons, je veux dire l’acquisition des vertus, c’est la persévérance à marcher en avant : S’arrêter, c’est reculer. En effet, dès que nous cessons de nous appliquer à la pratique des vertus, la violence de notre inclination aux plaisirs des sens, jointe aux sollicitations qui nous viennent du dehors, donne nécessairement naissance à beaucoup de passions désordonnées qui détruisent ou affaiblissent les habitudes des vertus. En outre, ce manque d’application nous prive des grâces nombreuses que Dieu accorde à ceux qui marchent courageusement dans le chemin de la perfection. (...)
Source : Le Combat Spirituel de Laurent Scupoli, Edition de 1895
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde

( 816966 )
Leçon du jour : à Marie, plus sainte que tous les saints... plus glorieuse que les Chéubins (homélie de St Germain) par Glycéra (2016-12-08 10:56:58)
[en réponse à 816947]
Homélie de saint Germain, Évêque.
Septième leçon. Je vous salue, Marie, pleine de grâce, plus sainte que les Saints, plus élevée que les cieux, plus glorieuse que les Chérubins, plus digne d’honneur que les Séraphins, et vénérable au-dessus de toute créature. Salut, ô colombe, qui nous apportez le fruit de l’olivier et nous annoncez Celui par qui nous sommes préservés du déluge spirituel, et qui est le port du salut ; vous dont les ailes ont la blancheur de l’argent et dont le dos brille de l’éclat de l’or et des rayons de l’Esprit très saint et illuminateur. Salut, paradis de Dieu, jardin raisonnable et très agréable, planté aujourd’hui à l’Orient par la main toute bienveillante et toute puissante de ce même Dieu, exhalant pour lui l’odeur suave du lis, et produisant la rosé d’une inaltérable beauté pour la guérison de ceux qui avaient, du côté de l’Occident, bu jusqu’à la lie l’amertume d’une mort désastreuse et funeste à l’âme ; paradis, dans lequel l’arbre de vie fleurit pour la connaissance de la vérité, donnant l’immortalité à ceux qui goûtent de son fruit. Salut, édifice sacrosaint, immaculé, palais très pur de Dieu le souverain Roi, orné tout autour par la magnificence de ce même Roi divin. Ce palais offre à tous l’hospitalité, et les réconforte par de mystérieuses délices ; dans son enceinte se trouve la couche nuptiale de l’Époux spirituel, elle n’a pas été faite à la main et elle brillé d’ornements divers ; c’est là que le Verbe, voulant rappeler dans la voie droite l’humanité errante, s’est uni la chair, afin de réconcilier avec son Père, ceux qui s’étaient exilés par l’effet de leur propre volonté.
R/. C’est un jardin fermé que ma sœur, mon épouse, un jardin fermé, une fontaine scellée. * De vous sont nées les délices du paradis, ô Marie.
V/. Ouvre-moi, ma sœur, mon amie, ma colombe, mon immaculée. *
HISTOIRE DE CETTE MESSE, lu sur Introïbo.fr
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08/12 Immaculée Conception de la Vierge Marie
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Sommaire
La Messe
Leçons des Matines
Dom Guéranger, l’Année Liturgique
Bhx Cardinal Schuster, Liber Sacramentorum
Dom Pius Parsch, le Guide dans l’année liturgique
Avant la proclamation du dogme de l’Immaculée Conception, la messe était celle, mutatis mutandis, de la Nativité de la Vierge au 8 septembre [1], célébrée comme fête double (3ème classe)
L’office était au commun de la Vierge Marie, avec à Matines, au 1er nocturne, la lecture du livre de l’Ecclésiastique (24, 5-31), au second, une lecture du De Virginibus de St Ambroise, et au troisième, le commentaire de la généalogie, comme au 8 septembre.
Innocent XII (1691-1700) y ajouta un Octave.
Pie IX, après la proclamation du dogme, fit composer un nouvel office, ainsi que de nouveaux textes pour le Missel : une Vigile, et la messe du jour reprise pendant l’octave, sauf le 11 (St Damase) et le 13 (Ste Lucie).
La Vigile et l’Octave furent supprimés en 1955. Mais pour bien saisir l’esprit donné par la liturgie de l’Église pendant un siècle à cette deuxième fête mariale en importance dans le Calendrier (avec l’Assomption), on se reportera aux textes de la Vigile, ainsi qu’à ceux donnés au bréviaire pendant l’octave : le 9 décembre, le 10 décembre, le 12 décembre, le 14 décembre, et enfin le jour octave, le 15 décembre.