Le Forum Catholique
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( 816657 )
Rétropédalage sur les menaces contre les 4 cardinaux par Johanis (2016-12-02 08:34:21)
Dans "Urbi et Orbi" on apprend qu'il y a une rectification des propos tenus par le doyen de la Rote, qui menaçaient les 4 cardinaux auteurs des Dubia, de la perte de leur Cardinalat :
"Le doyen de la Rote précise qu’il n’a pas menacé les cardinaux frondeurs.
Le média espagnol corrige les propos du doyen de la Rote romaine menaçant les cardinaux frondeurs de se voir retirer leur chapeau cardinalice."...
"En « réécoutant l’enregistrement », on comprend finalement que le doyen de la Rote a expliqué que « le pape François n’est pas un pape du passé qui pourrait leur enlever la barrette cardinalice comme Pie XI l’avait fait avec le célèbre théologien jésuite français Louis Billot », précise ce petit texte.
« Le pape François ne le fera pas », a précisé Mgr Pinto à Religion Confidencial.

( 816662 )
c'est dit par jejomau (2016-12-02 10:20:50)
[en réponse à 816657]
" le pape François n’est pas un pape du passé ".
CQFD !

( 816668 )
Et pas non plus réellement un pape d'avenir par ptk (2016-12-02 11:25:27)
[en réponse à 816662]
Trop dans l'anecdotique, l'instant, la mode....
A vouloir être dans le vent, il se prépare un destin de feuille morte.

( 816670 )
et pape ? par jejomau (2016-12-02 11:34:21)
[en réponse à 816668]
L'est-il ?
Les modernos semblent implicitement l'admettre finalement quand ils disent que Pie XI avait l'autorité pour enlever la barette au "célèbre théologien jésuite français Louis Billot" .
On possède l'autorité quand on agit avec Justice et que ce qu'n fait est naturellement accepté par tous... parce que le fautif est dans l'erreur et que c'est reconnu implicitement ou explicitement par tous
On n'a pas cette autorité quand on sait qu'on est soi-même dans l'erreur et que ceux (ou celui) qui pose(nt) les questions sont dans la Vérité !

( 816671 )
Le Pape est nécessairement Pape par ptk (2016-12-02 11:40:26)
[en réponse à 816670]
Nul ne peut le juger; juger s'entend ici dans sa définition la plus stricte de rendre un verdict et le faire exécuter (le verdict pas le Pape!).
Rien n'empêche, en revanche, chacun de s'interroger sur la façon dont le Souverain Pontife accomplit le mandat pontifical.
Rien n'interdit non plus au Souverain Pontife actuellement régnant de rejeter les grâces d'état dont le comble le Saint-Esprit et de choisir la voie du péché: Dieu respecte la liberté de chacune de ses créature, il serait vraisemblablement hérétique de penser qu'il excepterait son Vicaire de cette liberté.

( 816676 )
Pie XI n'a pas démis le cardinal Billot par Jean-Paul PARFU (2016-12-02 12:02:25)
[en réponse à 816670]
C'est le cardinal Billot qui, en désaccord avec le pape à propos de l'Action Française, et convoqué par le pape à Rome, s'est démis de sa dignité de Cardinal
ici
Je rappelle que la fonction première du Cardinal est de conseiller le pape. Les 4 cardinaux ne font que remplir leur rôle de conseillers.

( 816677 )
Billot : ne vous fiez pas à Wikipédia ! par Sacerdos simplex (2016-12-02 12:10:48)
[en réponse à 816676]
Wikipédia est contrôlé par une meute de bénévoles de la pensée unique.
En matière religieuse, pour les questions un tant soit peu controversées, ce n'est pas du tout une source fiable.
Dans les milieux ecclésiastiques, on résumait la question par ces paroles supposées être de Pie XI : "Je me vois contraint d'accepter la démission que vous ne m'avez pas présentée".

( 816682 )
D'autres sources ? par Jean-Paul PARFU (2016-12-02 13:04:30)
[en réponse à 816677]
Il ne s'agit pas de Wikipédia, qui n'est pas si mal par ailleurs, et rend bien des services.
Voir et lire
ici

( 816686 )
Démission du cardinal Billot : autre source par Denis SUREAU (2016-12-02 14:33:57)
[en réponse à 816682]
Etant le seul historien français (à ma connaissance!) à avoir mené des recherches sur la vie du cardinal Billot (cf ma préface à Prophéties de l'histoire, Ed. de L'Homme Nouveau), voici le fruit de mes recherches :
Lors de la condamnation du mouvement monarchiste par Rome, Billot fut pris comme en porte-à-faux. En effet, à la suite de la lettre-charge du cardinal Andrieu contre l’Action Française, le cardinal dénonça ce qu’il appelait « le honteux réquisitoire de Bordeaux » et félicita les dirigeants monarchistes pour leur « superbe réponse ». Le soutien apporté ultérieurement par Pie XI au cardinal Andrieu fit directement collision avec sa position. Les deux hommes avaient un fort caractère qui allait les conduire à l’opposition frontale. Le cardinal Billot, faute de s’entendre, lui offrit sa démission le 13 septembre 1927 : dans une brève et silencieuse entrevue, il déposa tous ses insignes de cardinal sur le bureau du pape. Pourtant Pie XI ne l’accepta officiellement que dans un second temps, le 21 octobre.
Lors du consistoire secret du 19 décembre 1927, Pie XI annonçait aux cardinaux « la lourde perte que le Sacré Collège avait subie le jour où Louis Billot, un homme pourvu des plus éminentes qualités, se démit de la pourpre sacrée « ; il ajoutait : « Dans la lettre qu’il Nous écrivit de sa propre main pour Nous demander la permission de se démettre de sa haute dignité, les raisons qu’il invoqua furent d’une si grande noblesse à Nos yeux, d’un tel caractère surnaturel et mises en avant pour des motifs si importants, qu’après avoir longuement réfléchi devant Dieu et prié, Nous avons cru pouvoir accepter cette renonciation. »
L’émotion provoquée par sa démission dans les milieux catholiques de droite fut particulièrement douloureuse pour le prince de l’Église redevenu le père Billot. Le 2 mars 1928, il écrivit au père du Passage, directeur de la revue Les Études, cette lettre qui est une belle leçon d’obéissance : « De divers côtés, il me revient qu’on s’autorise de mon exemple pour légitimer la résistance aux mesures touchant l’Action Française, que même certains, qui ont mission de guider les âmes, se feraient forts d’un si déplorable argument pour ne pas exiger de leurs pénitents l’obéissance due au Saint-Siège et qu’ainsi je serais devenu une pierre de scandale pour un bon nombre. Pourtant, j’ai beau sonder le fond de ma conscience, je n’y trouve rien qui puisse justifier une si fâcheuse imputation, car, depuis le commencement de la douloureuse crise que nous traversons, j’ai toujours répondu, soit de vive voix, soit par écrit, à tous ceux qui me consultaient sur la ligne de conduite à tenir, qu’il leur fallait non seulement éviter avec soin tout ce qui aurait un semblant d’insoumission ou de révolte, mais encore faire le sacrifice de leurs idées particulières pour se conformer aux ordres du Souverain Pontife. Pour ma part personnelle, je me suis, tout le premier, tenu à cette règle. Si donc il est permis à un simple religieux, qui a toujours eu un si ardent amour pour la Sainte Église et pour son pays, de former un vœu au regard de la situation présente, c’est que tous, même au prix des plus douloureux sacrifices, finissent par se soumettre au Père commun des fidèles ; car, en dehors de là, on ne peut que s’égarer, s’engager dans une voie des plus périlleuses, et par là même compromettre gravement son salut éternel. Ce vœu, Ou plutôt cette prière, est celle d’un homme qui, entré déjà dans sa quatre-vingt-quatrième année, se prépare à comparaître bientôt au tribunal de Dieu et tient à n’avoir pas à répondre devant son juge de l’âme de ses frères. » (Les Études, 20 février 1932).
Retiré dans un noviciat de la Compagnie de Jésus, à Galloro, près de Rome, il mourut le 18 décembre 1931 dans le plus grand silence.

( 816864 )
dans un style beaucoup moins romain et diplomatique par Luc Perrin (2016-12-05 17:01:49)
[en réponse à 816686]
Voici comment Fabrice Bouthillon décrit la crise de 1927, description qui est corroborée par les synthèses existantes, assez nombreuses - la crise de l'Action Française a été scrutée pas mal de fois, les ouvrages de Jacques Prévotat faisant généralement autorité :
"Pie XI n'expliqua rien ; il extirpa. La Sacrée Pénitencerie mit les tenants de l'Action Française hors la loi canonique ; le pape frappa tous les clercs maurrassiens qu'il put atteindre, si haut qu'ils fussent placés. Le P. Thomas Pègues dut interrompre ses cours au couvent de Saint-Maximin ; suspect de mollesse dans la traque, quoique maître général des dominicains espagnols, le T.R.P. Paredes fut contraint à la démission ; le cardinal Billot dut résilier la pourpre. Mais s'agissant d'affaires de France l'épuration n'eût pas été complète sans une purge à Santa Chiara ; elle fut sordide." [l'éviction en plusieurs étapes du R.P. Le Floch] in La naissance de la mardité. Une théologie politique à l'âge totalitaire : Pie XI (1922-1939), PUS, Strasbourg,2001, p. 153.
L'abandon de la pourpre est donc inscrit dans un contexte précis qui est très clairement celui de la politique à l'égard de la France, dite Second Ralliement" des années 1920-1924, poursuivie par la crise de l'A.F. qui couvait depuis 1913-1914. Denis Sureau indique bien que le retrait dans une maison a plongé le Père Billot sj "dans le plus grand silence", un silence qui n'était en rien lié à une perte de la voix ou de ses facultés d'expression.
Le cardinal Billot était alors une autorité théologique de tout premier plan et il demeurait encore une référence pendant Vatican II, ses traités étaient connus des Pères de Vatican II et de Paul VI.
Il reste que ceci fut très exceptionnel, certainement à cause de ce rayonnement doctrinal du Cardinal et d'autre part du caractère très spécifique de Pie XI.
ps. Bouthillon fait état déjà d'une confrontation directe cette fois entre le pape et le Cardinal en 1924.

( 816691 )
Prouvez-le par Nemo (2016-12-02 15:43:17)
[en réponse à 816677]
Je n'ai jamais été censuré dans mes contributions sur wikipedia. Il suffit simplement d'être factuel et de citer ses sources. La fiabilité de wikipedia, c'est un autre débat

( 816692 )
Curieuse conception par Nemo (2016-12-02 15:47:51)
[en réponse à 816670]
Saint-Pierre a dû perdre le premier son autorité...

( 816675 )
N'allez-vous pas bientôt par Rémi (2016-12-02 11:51:40)
[en réponse à 816662]
déplorer que tout compte fait le Pape n'use pas de la même fermeté que Pie XI avec ses cardinaux ?

( 816678 )
ce n'est pas exactement ce que j'ai dit par jejomau (2016-12-02 12:13:08)
[en réponse à 816675]
mais je pense que vous avez compris !
Sans parler du pape, c'est valable pour quiconque est détenteur d'une autorité... Je pense par exemple à quelqu'un que nous avons vu hier en prime time à 20h...

( 816689 )
En tout cas par Castille (2016-12-02 15:02:28)
[en réponse à 816657]
on le sait maintenant. Et on réfléchira avant de critiquer la personne.