Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=816576
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 816576 )Jeudi de la 1ère Semaine de l’Avent par ami de la Miséricorde (2016-11-30 23:26:00) 

Jeudi de la 1ère Semaine de l’Avent



diocèse de Verdun : St Airy, évêque et confesseur, puis mémoire du Jeudi de la 1ère Semaine de l’Avent
images/icones/marie.gif  ( 816577 )Méditation avec le Combat Spirituel de Laurent Scupoli par ami de la Miséricorde (2016-11-30 23:28:49) 
[en réponse à 816576]

CHAPITRE XXXI Des artifices qu’emploie le démon pour nous faire quitter le chemin de la vertu

(...) Quand il l’a poussée jusque-là, il efface peu à peu de son esprit les idées de service de Dieu et de bonnes œuvres, et n’y laisse que le seul désir d’être délivrée de son mal. Mais voyant que la guérison se fait attendre, elle se trouble au point de devenir tout à fait impatiente. C’est ainsi que de la vertu qu’elle pratiquait, elle tombe, sans s’en apercevoir, dans le vice contraire. Le moyen de vous garantir de cette illusion, c’est d’avoir soin, quand vous vous trouvez dans un état de souffrance, de tenir votre cœur fermé à tout désir qui, par le fait même qu’il est présentement irréalisable, ne fera vraisemblablement que vous causer de l’inquiétude. Vous devez croire alors en toute humilité, patience et résignation, que vos désirs n’auraient pas d’effet que vous souhaitez, parce que vous êtes plus faible et plus inconstant que vous ne vous l’imaginez. Ou bien encore pensez que Dieu, dans ses secrets jugements, ou en punition de vos fautes, ne veut point que vous fassiez cette bonne œuvre, mais qu’il désire plutôt que vous vous humiliiez avec patience sous la douce et puissante main de sa Providence. De même, si l’ordre de votre père spirituel, ou quelque autre raison, vous empêche de remplir à votre gré vos exercices ordinaires de dévotion, et spécialement de vous approcher de la sainte Table, ne laissez pas pour cela le trouble et l’inquiétude entrer en votre cœur ; mais dépouillez-vous de votre propre volonté et revêtez-vous du bon plaisir de Dieu, en disant en vous-même : Si le regard de la divine Providence ne découvrait pas en moi tant d’ingratitude et de défauts, je ne serais pas maintenant privé de la sainte communion ; mais puisque le Seigneur se sert de ce moyen pour me faire connaître mon indignité, qu’il en soit béni et loué ! Confiant en votre bonté souveraine, je crois, ô mon Dieu, que la seule chose que vous demandez de moi, c’est qu’en supportant mes épreuves avec patience et en vue de vous plaire, je vous ouvre un cœur pleinement soumis à votre volonté, afin que vous y entriez spirituellement, pour le consoler et le défendre contre les ennemis qui veulent vous le ravir. Que tout ce qui est bon à vos yeux s’accomplisse ; et que votre volonté, ô mon Créateur et mon Rédempteur, soit maintenant à jamais ma nourriture et mon soutien. La seule grâce que je vous demande, ô doux objet de mon amour, c’est que mon âme, purifiée de tout ce qui vous déplaît en elle et ornée des vertus saintes, se tienne vouloirs prête à recevoir votre visite et à faire tout ce qu’il vous plaira de lui ordonner. Si vous mettez ces observations en pratique, tous les saints désirs que vous ne pourrez exécuter, qu’ils vous viennent de la nature, qu’ils vous soient inquiéter par le démon dans le but de vous inquiéter et de vous éloigner du sentier de la vertu, ou bien par Dieu lui-même dans le dessein d’éprouver votre résignation à sa volonté : tous ces désirs, dis-je, vous fourniront l’occasion de servir votre divin Maître de la manière qui lui plaît davantage. C’est là la véritable dévotion et l’hommage que Dieu attend de nous. Une pratique excellente pour ne pas perdre patience dans nos épreuves, de quelque part qu’elles nous arrivent, c’est, en employant les moyens licites dont les saints eux-mêmes se sont servis, de les employer, non dans le désir d’être délivrés de nos maux, mais uniquement en vue d’obéir à Dieu, attendu que nous ne savons pas si les moyens que nous prenons sont ceux que Dieu choisis pour nous délivrer. (...)

Source : Le Combat Spirituel de Laurent Scupoli, Edition de 1895

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
images/icones/ancre2.gif  ( 816587 )Premier décembre : la bienheureuse Anuarite Nengapeta Alphonsine Marie-Clémentine par Paterculus (2016-12-01 10:51:20) 
[en réponse à 816576]

La petite Nengapeta naît en 1941 à Wamba, dans l'angle Nord-Est du Zaïre, à mi-chemin entre Kisangani et les frontières soudanaise et ougandaise. Son nom signifie: "la fécondité fait envie". On y adjoignit le nom de sa soeur aînée, Anuarite, "celle qui se rit de la guerre".
Le pays est en guerre, en effet. Le Zaïre était alors colonie belge et sa "Force Publique" portait des coups sévères aux Italiens et aux Allemands, en Ethiopie et en Egypte. C'est ainsi que le Père d'Anuarite, Amisi Batiboko, arrive jusqu'en Palestine. De là il écrit à sa femme, Isude, de se faire baptiser. Elle est bientôt chrétienne, avec ses filles. Anuarite s'appelle maintenant Alphonsine.
Mais après son retour, Amisi ne se fera pas baptiser, et même il va quitter sa femme qui élèvera seule ses six filles. Anuarite suit l'école chez les Sœurs et dès le primaire elle veut être elle-même religieuse. A la fin de sa 5e année scolaire, sans rien dire, elle embarque dans le camion qui conduit les aspirantes au couvent, et sa maman accepte cette vocation.
Elle continue ses études, commence à enseigner, se dévoue notamment au sein de la Légion de Marie. En 1958, elle entre au noviciat et le 5 août 1959 elle fait sous le nom de Marie-Clémentine ses vœux temporaires, qu'elle renouvellera régulièrement.
En 1960 le pays est indépendant et l'année suivante la jeune congrégation de la "Jamaa Takatifu" (Sainte Famille) est assez mûre pour que les Sœurs de l'Enfant-Jésus de Nivelles laissent leurs anciennes élèves la diriger. Anuarite s'efforce avec grand succès de surmonter les difficultés de la vie communautaire, dans ses emplois d'enseignante, de cuisinière et de sacristine. Elle a l'estime de ses supérieures.
En 1964, toute l’Afrique se réjouit de la canonisation des martyrs de l’Ouganda par Paul VI, qui fait de leur martyre un exemple pour tous. Anuarite va le suivre. Elle est alors en communauté à Bafwabaka, non loin de Wamba, et c'est là qu'elle est happée par les terribles événements qui ravagent le pays.
Le 29 novembre à midi les rebelles Simba, partisans de Lumumba, envahissent la maison et dans l'après-midi emmènent les trente-quatre religieuses dans leur camion. Pendant trois heures elles assistent aux pillages des bandits et entendent leurs chants obscènes d'ivrognes. Elles récitaient le chapelet et arrivèrent sans autre dommage à Ibambi où l'on passa la nuit.
Toute la journée du 30 novembre fut consacrée à aller jusqu'à Isiro, à 70 km d'Ibambi. La pression était de plus en plus forte sur les Sœurs. Le soir, au cours de leur transfert par petits groupes d'une maison à une autre, un colonel, Ngalo, cherche à retenir Anuarite et lui déclare qu'il veut la prendre pour femme. Aidée par sa supérieure générale, celle-ci finit par rejoindre les autres, après qu'elles aient toutes deux été frappées et insultées.
Un autre colonel, Olombe, voulut ensuite ramener Sœur Anuarite chez Ngalo en prenant une autre Sœur pour lui-même; elles refusèrent de rester dans la voiture où il les faisait entrer de force. Il se mit à les frapper avec la crosse d'un fusil. Les deux Sœurs furent bientôt évanouies à terre. Effrayés par la fureur de leur chef, les Simba présents dissimulèrent son fusil. Il donna l'ordre de transpercer Anuarite à coups de baïonnettes, disant de viser le cœur. Puis lui-même tira un coup de pistolet. Apprenant que le forcené voulait les tuer toutes, les Sœurs entonnèrent le Magnificat. Après avoir encore assommé une religieuse, le colonel dit aux Sœurs d'emporter le corps d'Anuarite dans la maison. Elle cessa de respirer le premier décembre vers une heure du matin.
Les autres Sœurs sans connaissance furent emmenées par les Simba à l'hôpital. Le lendemain, impressionnés, ils raccompagnèrent les Sœurs chez elles à Bafwabaka. Quelques jours plus tard les parachutistes belges sautaient sur Kisangani (alors Stanleyville) pour libérer les Européens otages des rebelles, ce qui contribua à mettre fin à la guerre. On retrouva le corps d'Anuarite dans une fosse commune; il fut formellement identifié grâce à une statuette de la Sainte Vierge que la jeune Sœur avait réussi à cacher sur elle.
Jean-Paul II vint lui-même à Kinshasa pour béatifier Sœur Anuarite le 15 août 1985. Entre-temps, Amisi était revenu chez Isude.

D'autres détails sur Nominis

Votre dévoué Paterculus