Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=815938
images/icones/neutre.gif  ( 815938 )Mesure minimale en faveur de la FSSPX par Candidus (2016-11-21 11:52:38) 

On prolonge indéfiniment le pouvoir d'absoudre des prêtres de la FSSPX. C'est tout. ICI en italien
images/icones/hein.gif  ( 815942 )Question naîve par Donapaleu (2016-11-21 12:03:16) 
[en réponse à 815938]

Peut-on couper en 2 le pouvoir de juridiction en autorisant les confessions sans faire la même chose pour les mariages ?
images/icones/neutre.gif  ( 815945 )Il me semble que oui. par Rémi (2016-11-21 12:13:33) 
[en réponse à 815942]

Par exemple un évêque pourra concéder la faculté d'absoudre dans sa juridiction à un prêtre d'un autre diocèse, pour autant ce prêtre ne devra pas se croire autorisé à y recevoir également les consentements d'époux lors de mariages. Et inversement.
images/icones/hein.gif  ( 815946 )Cohérence ? par Regnum Galliae (2016-11-21 12:20:28) 
[en réponse à 815945]

Comment peut-on donner à un prêtre d'absoudre un pécheur que dans le même temps il maintiendrait dans une situation irrégulière, que ce soit en célébrant des mariages invalides ou des messes illicites qui ne permettent pas de répondre au commandement de l'Eglise de la messe dominicale ?

Cette décision ne peut-elle de fait être comprise comme une levée de fait de la suspens a divinis ?
images/icones/neutre.gif  ( 815949 )Non, je ne crois pas par Candidus (2016-11-21 12:28:01) 
[en réponse à 815946]

François se place, comme souvent, sur le plan subjectif.

L'Eglise a toujours reconnu aux prêtres orthodoxes le pouvoir d'absoudre leurs fidèles même si ceux-ci peuvent être des divorcés remariés. A partir du moment où ces fidèles ne sont pas conscients de commettre une faute, ils peuvent recevoir de leurs prêtres l'absolution. Ce n'est pas illogique.
images/icones/neutre.gif  ( 815951 )Précisément, par Rémi (2016-11-21 12:37:02) 
[en réponse à 815946]

nul ne doit célébrer ou recevoir des consentements invalidement ou même seulement illicitement.

Nu n'est obligé de se marier devant un autre prêtre que son curé légitimement établi.


Votre troisième question est trop complexe pour moi.
images/icones/neutre.gif  ( 815948 )Par ailleurs par Rémi (2016-11-21 12:24:16) 
[en réponse à 815945]

si je conçois qu'on puisse se trouver en nécessité de se confesser à un prêtre qui ne fait pas n'importe quoi avec ce sacrement quand bien même il ne serait pas un curé établi par l'Ordinaire, refuser de se marier devant son curé légitime me semble plus difficile à justifier, les époux étant eux-mêmes les ministres et la seule qualité requise du curé étant précisément la juridiction pour recevoir les consentements.


Le Saint-Père pare donc à l'essentiel. Au nécessaire.
images/icones/2b.gif  ( 815959 )Mariage devant le prêtre de la paroisse "officielle" par Cath...o (2016-11-21 15:05:06) 
[en réponse à 815948]

Ah la la, on voit bien que vous êtes célibataire et sans enfant à marier : j'espère bien que lorsqu'elle se décidera à se marier ma chère fille évitera la paroisse du bout de la rue !

Non mais sérieusement, partant du principe qu'on ne se marie qu'une fois, on est tout de même en droit d'espérer que la cérémonie ne ressemblera pas à un meeting marxiste / une messe d'enterrement / un show évangélique (etc, etc ...). Ne serait ce qu'en témoignage envers les invités qui ne seraient pas pratiquants. Et ce même si la validité du sacrement n'en dépend pas.
images/icones/1n.gif  ( 815961 )Vous avez raison! par Miserere (2016-11-21 15:17:48) 
[en réponse à 815959]


Chez nous les mariages sont fait correctement.

Lorsqu’on voit les dérives chez les Conciliaires et des sermons niveau Oui Oui, ça donne pas envie d'y aller.



images/icones/fleche2.gif  ( 815962 )Détrompez-vous par Regnum Galliae (2016-11-21 15:22:53) 
[en réponse à 815961]

il y a de bons prêcheurs chez les "conciliaires". Il n'y a pas de règle en la matière, même s'il y a un côté loterie. Dommage que la liturgie ne soit généralement pas à la hauteur...
images/icones/neutre.gif  ( 815965 )Il suffirait par Lycobates (2016-11-21 15:38:52) 
[en réponse à 815962]

de demander au curé, quasi-curé, ou pseudo-curé de la paroisse de l'épouse de recevoir le consentement réciproque devant deux témoins et de l'annoter correctement dans le livre approprié. On l'a fait au XVIe lorsque les ministres basculaient vers le protestantisme.

Cela prend dix minutes et cela suffit. Il faut simplement lui notifier à l'ecclésiastique en question qu'aucune célébration, solennité ou bavardage ne sont requis. Il sera très content de s'en acquitter en dix minutes en d'encaisser les honoraires.

Après, messe, bénédiction des époux, prêche, communion etc. peuvent se faire ailleurs, comme il faut.
images/icones/1b.gif  ( 815966 )Tout à fait. par Rémi (2016-11-21 15:40:34) 
[en réponse à 815965]

Il n'y a donc pas nécessité de ... bref, vous voyez.
images/icones/1n.gif  ( 815971 )Justement! par Miserere (2016-11-21 15:52:18) 
[en réponse à 815966]


Nécessité vu le contexte même le Pape dit que la plupart des mariages sont invalides dans leur crèmerie.

Alors venez chez nous si vous trouvez une demoiselle qui vous supporte.

Le tribunal de la Rote a déjà tranché la dessus.
images/icones/fleche2.gif  ( 815976 )Les invalidités par Rémi (2016-11-21 16:44:29) 
[en réponse à 815971]

dont parle le Pape ne tiennent pas aux prêtres mais aux conjoints eux-mêmes, immaturité, ignorance ou refus de ce qu'implique le mariage catholique (fécondité et indissolubilité en particulier) etc.


Qu'a donc tranché la Rote, source à l'appui ?


Pour le reste, je viendrai bien volontiers chez vous lorsque j'aurai trouvé l'héroïque demoiselle ET que vos prêtres auront juridiction.

Attendez, non en fait. Je ne vois aucune raison de ne pas me marier dans ma paroisse. Remarquez, le temps que je rencontre la perle rare elle sera peut-être desservie par un prêtre de la Frat', huhu ...
images/icones/1b.gif  ( 815978 )Oui mais je doute ... par Cath...o (2016-11-21 17:29:09) 
[en réponse à 815966]

... que la technique préconisée par Lycobates soit acceptée par le curé lambda !
images/icones/1a.gif  ( 815980 )On a vu toutefois par Rémi (2016-11-21 17:43:08) 
[en réponse à 815978]

le curé lambda remplir son nécessaire mais court office et assister simplement à la Messe célébrée par un confrère tradi invité.


En tout cas ça ne coûte rien de demander.
images/icones/bravo.gif  ( 816003 )Exact ! par Don Rodrigue (2016-11-22 08:52:22) 
[en réponse à 815980]

J'ai déjà assisté à un mariage d'un couple de fidèles FSSPX purs et durs dans une église rurale avec un curé fantasque assurant l'échange des consentements et après Messe par un prêtre FSSPX.

Comme quoi, même eux ne croient pas à la validité des mariages FSSPX...
images/icones/1a.gif  ( 816011 )Exact ! par Goupillon (2016-11-22 10:02:26) 
[en réponse à 816003]

Les possibilités de s'arranger avec les curés de paroisse sont en effet nombreuses, pourvu qu'on se donne un peu de peine. De plus, cette démarche est une manière de témoigner de la fidélité à la tradition en attachement indéfectible à l'Église.
images/icones/neutre.gif  ( 815970 )Lire ... par Lycobates (2016-11-21 15:51:38) 
[en réponse à 815965]


de s'en acquitter en dix minutes en d'encaisser les honoraires



de s'en acquitter en dix minutes et d'en encaisser les honoraires.

(En codicologie on appellerait ça "un saut du même en même")
images/icones/5b.gif  ( 816058 )Lire encore ... par Lycobates (2016-11-22 14:57:04) 
[en réponse à 815970]


(En codicologie on appellerait ça "un saut du même en même")



un saut du même au même


décidément, je me lâche ...
images/icones/1d.gif  ( 815977 )Vous tombez mal ... par Cath...o (2016-11-21 17:27:23) 
[en réponse à 815961]

... je suis tout ce qu'il y a de plus conciliaire !

Mais vous me permettrez de préférer une cérémonie digne, belle et priante à certains machins plus qu'hasardeux.
images/icones/1n.gif  ( 815984 )Ah! par Miserere (2016-11-21 20:41:56) 
[en réponse à 815977]


Toutes mes condoléance!
images/icones/1d.gif  ( 815985 )Merci ... par Cath...o (2016-11-21 20:47:27) 
[en réponse à 815984]

... mais je le vis plutôt bien !
images/icones/fleche2.gif  ( 815964 )La cérémonie par Rémi (2016-11-21 15:37:21) 
[en réponse à 815959]

de ce sacrement c'est "oui, oui" devant témoins et un curé, et bénédiction. C'est tout.

Par contre le curé ou un prêtre ayant juridiction pour recevoir les consentements (éventtuellement hors paroisse, donc, rassurez-vous pour votre fille) est nécessaire. Je ne crois pas qu'on en manque.

Une Messe en plus est possible voire recommandée, mais c'est une autre chose, et là bien sûr c'est la porte ouverte à tous les dérapages.
images/icones/fleche2.gif  ( 816005 )Il n'y a pas d'état de nécessité pour le mariage par Goupillon (2016-11-22 09:26:08) 
[en réponse à 815948]

Concernant le mariage, il n'y a pas d'état de nécessité en France du moins, me semble-t-il.

De nombreux curés autorisent les mariages des catholiques, disons tridentins, dans leur paroisse, y compris les fidèles attachés à la Fraternité Saint-Pie X. Soit en déléguant la juridiction aux prêtres de cette congrégation (plus rare mais cela existe j'en suis témoin), soit en demandant qu'un prêtre traditionnel mais incardiné reçoivent la délégation (il y a des prêtres amis de la Fraternité, tout à fait traditionnels et incardinés qui se prêtent de bon cœur à cette opération), en laissant la possibilité au prêtre de la Fraternité de dire la messe et de prêcher (je connais de nombreux cas).

La validité du sacrement exige un témoin autorisé de l'Église (l'ordinaire ou son délégué) : les prêtres de la Fraternité Saint-Pie X, bien qu'appartenant pleinement à l'Église selon moi, ne sont pas de droit ni de fait des témoins autorisés. Les traditionalistes doivent à mon avis faire un petit effort pour se marier selon les formes requises dans une paroisse.
images/icones/2e.gif  ( 816006 )L'état de necessité ne se divise pas par Jean-Paul PARFU (2016-11-22 09:39:42) 
[en réponse à 816005]

Ou cet état existe ou il n'existe pas !

En outre, on parle ici de la crise de l'Eglise, on ne parle pas de l'absence de tel ou tel prêtre à tel ou tel endroit ou sur tel ou tel atoll du Pacifique.

Ou il y a crise de l'Eglise ou il n'y a pas crise de l'Eglise. Ou la position de la FSSPX est justifiée ou elle ne l'est pas !

Il y a état de nécessité ! En décidant que la FSSPX peut confesser, le Pape décide implicitement que la FSSPX a juridiction, ce que nous savions depuis 40 ans.

Les gens qui fréquentent les églises de la FSSPX, mais se marient devant un prêtre "en ordre" sont des petits bourges propres sur eux, tout simplement des pharisiens ; ils n'ont rien compris ! Ils donnent un très mauvais témoignage !
images/icones/5b.gif  ( 816009 )Non, la Fraternité n'a aucune juridiction par Goupillon (2016-11-22 09:53:25) 
[en réponse à 816006]

Malgré toute ma sympathie pour la Fraternité, je suis au regret de vous rappeler la réalité : la Fraternité n'a pas de juridiction. Ou alors ce serait une étonnante nouvelle !

Une juridiction n'est pas une vue de l'esprit : elle est de droit ou elle n'est pas, point. Si la Fraternité l'avait, pourquoi Mgr Fellay ferait autant de démarche auprès du Saint-Siège pour obtenir la reconnaissance canonique ?

Et qui dit reconnaissance canonique, ne dit pas forcément possibilité de recueillir les consentements des époux. La Fraternité réclame cette possibilité, mais il n'est pas dit qu'elle l'obtiendra, malgré une régularisation.

Il n'est pas difficile de comprendre que l'état de nécessité peut être partiel. Aucun motif ne justifie aujourd'hui comme hier que les fiancés s'adresse même à un curé moderne pour se marier validement (alors que de nombreuses possibilités existent pour faire un mariage traditionnel valide) : les ministres du sacrement sont les fiancés, et point n'est besoin de messe ou de sermon modernistes, absolument pas requis par le rituel.

À ce sujet je rappelle qu'à ses débuts la Fraternité, soucieuse de la validité du mariage, invitait les fiancés à se marier en paroisse. La dérive communautariste a commencé bien après.
images/icones/fleche2.gif  ( 816012 )correction par Goupillon (2016-11-22 10:08:35) 
[en réponse à 816009]

Ma phrase était peu claire, je la reformule : aucun motif ne justifie, aujourd'hui comme hier, que des fiancés traditionnels ne s'adressent pas à un curé moderne pour se marier (ils sont les ministres du sacrement ; messes et sermons modernes ne sont pas requis par le rituel) ; d'autant plus que des possibilités nombreuses existent pour faire en paroisse des mariages traditionnels (avec rituel, messe et sermon traditionnels).

S'il existe un tel motif : merci d'expliquer lequel.
images/icones/fleche3.gif  ( 816026 )le motif, le voici par Regnum Galliae (2016-11-22 11:28:01) 
[en réponse à 816012]

Il y a des fidèles de la FSSPX qui ne reconnaissent pas la légitimité du pape (ou qui en doutent) et donc des évêques. Voire qui nient ou mettent en doute la validité des sacres et ordinations. Inutile de les inciter à aller voir le curé du coin qui pour eux n'est peut-être qu'un laïc ou, pour les plus âgés, un prêtre n'ayant pas plus de juridiction que la FSSPX.

Je précise que je ne m'inscris pas du tout dans cette logique, mais elle peut expliquer des réticences à faire ce que vous suggérez.
images/icones/fleche3.gif  ( 816032 )Éclairant mais inquiétant par Goupillon (2016-11-22 11:57:04) 
[en réponse à 816026]

Le motif que m'ont donné certains amis prêtres de la FSSPX avec qui j'en ai parlé, et qui ne me semble pas en être un selon moi, c'est le risque pour la foi : s'adresser à un curé moderne est dangereux car il pourrait donner de mauvaises idées aux fiancés. Ce n'est pas un motif car le curé reçoit les consentements et c'est tout (c'est le pire des cas, et c'est sans compter sur des arrangements qui sont souvent possibles dans les paroisses pour obtenir rituel, messe et sermons traditionnels par un prêtre traditionnel). Quel est le plus grand risque ? S'approcher d'un curé moderne pour l'occasion ou faire un mariage invalide ?

Le motif que vous évoquez, et qui n'en pas plus un, est alarmant car c'est perdre le sens catholique de l'Église : s'il n'y a plus de juridiction dans l'Église, il n'y en a plus nulle part et tout est fini... Heureusement je crois que cette appréciation catastrophiste est très minoritaire chez les fidèles de la FSSPX. Sinon, on ne voit pas comment pourraient se faire les accords.
images/icones/neutre.gif  ( 816034 )Aucune idée. Je sais juste que ça existe. par Regnum Galliae (2016-11-22 12:01:04) 
[en réponse à 816032]

Minoritaire, probablement, mais il n'est pas impossible que ce soit cette minorité plus ou moins importante qui bloque les fameux accords. Mgr Fellay ne veut certainement pas une scission de son troupeau. Nul berger ne peut le vouloir.
images/icones/heho.gif  ( 816037 )Tout à fait d'accord avec vous par Candidus (2016-11-22 12:12:44) 
[en réponse à 816032]

Cette justification ("'risque pour la foi") est un prétexte inconsistant.

Tout d'abord, comme vous le dites, rien n'empêche ces fidèles de la FSSPX de se former ou de demander à leur prêtre une formation sur le mariage. Ils peuvent ensuite obtenir une cérémonie réduite à sa plus simple expression et organiser tous les compléments qu'ils souhaite au prieuré local de la FSSPX (messe, bénédiction, salut du TS Sacrement, etc.).

Nous sommes continuellement agressés dans notre foi : sur notre lieu de travail, à l'école, à l'université, dans nos familles, par notre entourage, dans la rue, dans les médias, etc. mais on voudrait ensuite nous convaincre que ces fidèles de la FSSPX qui, malgré toutes ces agressions, persévèrent dans la foi et fréquentent les lieux de culte de la FSSPX où ils entendent régulièrement des sermons sur la famille, le mariage, la contraception, le divorce, etc., ces fidèles verraient leur foi ébranlée par 3 ou 4 réunions avec le curé du coin ? De qui se moque-t-on ?

D'ailleurs, parmi les fidèles qui ont recours à cet argument, combien d'entre eux peuvent vous dire qu'avant de se marier devant un prêtre FSSPX ils se sont donnés la peine de vérifier que le canon 1116 s'appliquait à leur situation ? Qu'ils ne pouvaient pas, dans un délai d'un mois, trouver un prêtre pourvu de la juridiction, qui ne mette pas leur foi en péril, et lui demander de célébrer leur mariage ? En fait dans la quasi totalité des cas, l'applicabilité du canon 1116 est PRÉSUMÉE est cela, en soi, est déjà un motif d'invalidité.
images/icones/fleche3.gif  ( 816041 )Et même plus ! par Goupillon (2016-11-22 12:33:17) 
[en réponse à 816037]

Je vous rejoins totalement et partage tout ce que vous dites.

J'ajouterais ceci : il fut un temps, il y a au moins dix ans, où la FSSPX était obligé de considérer nos objections d'autant plus que certains fidèles mariés chez elle se retournait contre elle. Soit parce qu'ils ignoraient qu'ils n'étaient pas validement mariés, et l'ayant appris demandaient à la FSSPX des explications ; soit parce que le mariage ne fonctionnait pas, et les fidèles découvraient qu'ils pouvaient recourir au simple vice de forme pour régler leur situation (se séparer et se remarier validement ailleurs).

La FSSPX avait alors trouvé la solution : il suffisait de faire signer aux fiancés une déclaration rédigée à l'avance (document identique distribué dans le district de France) stipulant qu'après avoir demandé à un curé l'autorisation de se marier selon le rituel traditionnel, et essuyé un refus catégorique de sa part, lesdits fiancés ont décidé de se marier à la FSSPX (j'ai vu ce document et des amis l'ont signé). Or, pratiquement la totalité des fiancés en question n'ont jamais fait cette demande au curé.

Autrement dit la FSSPX faisait signer des déclarations fausses, présumant de la réponse du curé, alors qu'à l'époque déjà, des accommodements existaient et étaient possibles. Nous vivons dans un monde extraordinaire !
images/icones/neutre.gif  ( 816050 )Cela dit, soyons cohérent par Regnum Galliae (2016-11-22 13:42:44) 
[en réponse à 816041]

Croyez-vous vraiment que les prêtres en règle accepteront ce rôle de distributeur de bénédictions de mariage à des fidèles de la FSSPX qu'ils ne reverront pas ? Vous me direz que c'est ce qu'ils font la plupart du temps à des couples qui se marient à l'église parce que ça fait bien, mais la démarche n'est pas la même... Il y aurait en effet un côté pharisien : j'accepte les préceptes de l'Eglise quand ça m'arrange mais sinon, sus aux conciliaires !
images/icones/1a.gif  ( 816056 )Cohérence catholique par Goupillon (2016-11-22 14:32:41) 
[en réponse à 816050]

Aujourd'hui, la crise dans l'Église et la vie moderne font que peu de fidèles se marient et pratiquent dans la même paroisse. Même les catholiques pratiquants modernes se marient à un endroit sans y revenir, pour des raisons familiales, professionnelles ou autres.

Au nom de quoi un ordinaire ou son délégué pourrait refuser de recevoir et bénir des consentements ?

J'ai étudié il y a longtemps dans un livre de droit canonique le cas d'un refus de mariage par un curé de paroisse, refus ne relevant pas d'un empêchement dirimant ou prohibant. L'auteur affirmait que ce cas n'était pas possible, mais s'il existait, il suffirait aux fiancés d'aller s'adresser à un autre curé de paroisse ou d'en référer à l'ordinaire.

Le problème de nos jours chez les modernistes comme chez les traditionalistes (ils se ressemblent plus qu'ils ne le croient) c'est cette tendance à l'arbitraire, qui n'est pas catholique. L'Église n'est pas une secte, c'est une institution divine régie par le droit, un droit qui protège tous les sujets. À quelqu'un qui demande du pain, on ne donne pas des pierres : rien ne justifie de refuser le mariage à des catholiques tridentins qui veulent se marier selon les formes canoniques dans une paroisse en présence du témoin autorisé de l'Église requis pour la validité.
images/icones/bravo.gif  ( 816038 )Infantilisation des fidèles. par Rémi (2016-11-22 12:18:14) 
[en réponse à 816032]

Sont-ils donc si peu doctrinalement armés que la simple approche de leur curé, lequel n'est d'ailleurs pas nécessairement un moderniste échevelé, et pour une raison grave qui plus est, la certitude de la validité d'un sacrement excusez du peu, suffise à les "contaminer" ou à faire vaciller leur foi ?! On imagine aussi les pressions de groupe ou des prieurs, déjà qu'aller chez les E.D. est mal vu ...


Evidemment pour ceux que Regnum évoque et qui ne reconnaissent même plus la hiérarchie de l'Eglise catholique c'est une autre affaire mais ils ont souvent aussi quitté la FSSPX.
images/icones/fleche2.gif  ( 816039 )Logique par Lycobates (2016-11-22 12:18:36) 
[en réponse à 816026]


il y a des fidèles de la FSSPX qui ne reconnaissent pas la légitimité du pape (ou qui en doutent) et donc des évêques. Voire qui nient ou mettent en doute la validité des sacres et ordinations. Inutile de les inciter à aller voir le curé du coin qui pour eux n'est peut-être qu'un laïc ou, pour les plus âgés, un prêtre n'ayant pas plus de juridiction que la FSSPX.



Dans la logique que vous décrivez, c'est tout à fait correct, mais pour recevoir le consentement réciproque des époux il ne faut pas être prêtre.

Quant à la juridiction, il est bien vrai, dans cette même logique, que la plupart des curés existant dans l'église conciliaire n'a jamais eu de juridiction ordinaire ou l'ont perdue par une hérésie formelle et notoire, et que par conséquent ils n'en ont pas plus que les prêtres de la FSSPX.
Est bien malin qui est en mesure de repérer un prêtre avec juridiction ordinaire en 2016.

Tout cela est vrai mais ce n'est pas tout. Les paroisses canoniquement érigées tempore non suspecto et existantes encore aujourd'hui dans nos diocèses sont, et restent, même si elles ont été piratées depuis longtemps par les modernistes, les dépositaires de ce que furent avant la mainmise moderniste les archives et registres de l'Église (baptêmes, confirmations, mariages, décès, status animarum). Ce n'est pas anodin.
Même si on ne peut pas récupérer ces structures, ni continuer à les utiliser de façon pleinement catholique, on n'a pas du tout intérêt de s'ériger en structure parallèle, on n'en a d'ailleurs pas l'autorité ni la juridiction, et de créer ainsi une anarchie bien plus grande encore avec tous les risques que cela comporte.

Ceci dit, le temps avançant, nous comptons maintenant plus d'un demi-siècle après le cataclysme conciliaire, je veux bien admettre que les conditions prévues dans le can. 1098 (si haberi vel adiri nequeat sine gravi incommodo parochus vel Ordinarius vel sacerdos delegatus qui matrimonio assistant, et ce dans le délai d'un mois) pour se marier sans prêtre ou devant un prêtre non-délégué, peuvent se réaliser de plus en plus souvent.
Mais il me semble que cela ne dispense pas du devoir d'en notifier la paroisse de l'épouse. Ni même, au préalable, d'avoir fait au moins l'essai de faire recevoir et enregistrer le consentement à cette paroisse.

Serva ordinem, et ordo te servabit.
images/icones/1d.gif  ( 816043 )Je crois par Rémi (2016-11-22 12:42:13) 
[en réponse à 816039]

que vous vous lâchez ...
images/icones/1g.gif  ( 816014 )[réponse] par Etienne (2016-11-22 10:15:15) 
[en réponse à 816006]


Les gens qui fréquentent les églises de la FSSPX, mais se marient devant un prêtre "en ordre" sont des petits bourges propres sur eux, tout simplement des pharisiens ; ils n'ont rien compris ! Ils donnent un très mauvais témoignage !



Et vous un gros beauf mal dégrossi, dénué de toute subtilité et de toute capacité de raisonnement.
images/icones/1d.gif  ( 816015 )Vous vous sentez visé ? par Jean-Paul PARFU (2016-11-22 10:18:19) 
[en réponse à 816014]

Cela ne m'étonne pas. Vous vous prétendez parfait, mais on sent chez vous le catholicisme de classe, très socio-culturel et une grande violence ! Etienne, Ginette ...
images/icones/fleche2.gif  ( 816017 )Non non par Etienne (2016-11-22 10:24:52) 
[en réponse à 816015]

J'ai été marié par un prêtre Ecclesia Dei, et je fréquente les chapelles ED ou diocésaines. Somme toute ces débats ne me regardent pas vraiment. Par contre quand je vois des petits jeunes soucieux de leur salut se démener pour organiser un mariage catholique dans les formes canoniques se faire insulter, voyez vous, ça me fiche en rogne.

Du reste, je ne me prétends absolument pas parfait, loin de là. J'ai juste la prétention d'avoir un peu plus de recul que vous sur les questions canoniques. Et je ne vois pas où j'introduit dans ce débat la notion de classe sociale. C'est vous au contraire qui nous parlez de "bourges".
images/icones/1g.gif  ( 816021 )Plus de recul que moi par Jean-Paul PARFU (2016-11-22 10:59:18) 
[en réponse à 816017]

Oh oh, ah, ah ! Hum hum !

Par ailleurs, votre milieu social dégouline de tous vos propos ! Pour vous, il y a ceux qui font partie de votre milieu et qui ont droit à la parole et les autres que l'on a autorisé à se faire baptiser parce qu'on est social et bienveillant. On fait sa B-A quoioioî.

En tout état de cause, vous dirigez et nous, on écoute et on obéit ! Mais c'est la loi naturelle quoioi. On est pour la famille, c'est-à-dire les familles établies quoioi, avec les bonne relations, les bons mariages, les bons héritages et on est en ordre canoniquement quoioi .
images/icones/1d.gif  ( 816022 )N'importe quoi! par Etienne (2016-11-22 11:11:01) 
[en réponse à 816021]

Vous me connaissez vraiment très mal et ceux qui me connaissent IRL doivent bien rigoler derrière leurs écrans!

Et oui, étant donné que vous n'avez, durant les 12 dernières années, jamais opposé le moindre argument juridique à mes objections, j'ai la prétention d'avoir un peu plus de recul que vous quant au droit canonique. Je n'ai bien sûr pas les connaissances de certains ici, mais j'ose espérer être légèrement au dessus du zéro absolu que représente votre pensée en la matière.
images/icones/1b.gif  ( 816084 )J'irais plus loin par Turlure (2016-11-22 22:37:19) 
[en réponse à 816006]

Les catholique qui se marient sont des petits bourges propres sur eux, tout simplement des pharisiens ; ils n'ont rien compris ! Ils donnent un très mauvais témoignage !

L'amour a-t-il besoin d'un curé, de témoins et de registres pour se déclarer et se vivre ?
images/icones/fleche2.gif  ( 816007 )Deux hypothèses paradoxales par Regnum Galliae (2016-11-22 09:46:29) 
[en réponse à 816005]

Les canonistes conservateurs qui considèrent que la FSSPX est catholique ne reconnaissent pas la validité de leurs mariages car la frat doit se plier aux règles canoniques.

Les plus progressistes, pour qui la FSSPX est schismatique et hors de l'Eglise, considèrent qu'elle n'est pas tenue par les règles canoniques et militent en faveur d'une validité des mariages (comme pour les autres religions : orthodoxes, juifs, hérétiques ou païens).

C'est évidemment la première hypothèse qui est la bonne. Les mariages sont-ils pour autant invalides ? Pas sûr. Ecclesia supplet. Tout défaut de juridiction n'entraîne pas la nullité si les "fautifs" sont de bonne foi.
images/icones/fleche3.gif  ( 816010 )Analyse correcte mais... par Goupillon (2016-11-22 09:58:24) 
[en réponse à 816007]

Demeure quand même le soupçon d'invalidité qui pèse sur les « mariages » de la Fraternité Saint-Pie X. Certains de ces mariages auraient été reconnus nuls par certaines officialités pour ce motif. Je n'ai pas d'information sure à ce sujet. Qu'en savez-vous ?

De plus, que penser de ce tribunal canonique fantôme interne à la Fraternité Saint-Pie X qui examine les dossiers de mariage, et paraît-il prononce des reconnaissances de nullité ?
images/icones/fleche2.gif  ( 816013 )Je n'ai aucun doute sur la validité des mariages FSSPX par Jean-Paul PARFU (2016-11-22 10:14:39) 
[en réponse à 816010]

Ayant reçu des grâces sensibles à St Nicolas du Chardonnet. Votre discussion ne tient pas la route.
images/icones/rose.gif  ( 816035 )Subjectivisme par Goupillon (2016-11-22 12:02:59) 
[en réponse à 816013]

Votre appréciation est subjective.

La validité du mariage ne repose pas sur une certitude d'ordre sensible, mais sur la conformité au droit.

Les formes requises ont-elles été respectées ?
1) Oui : le mariage est alors valide.
2) Non : le mariage est alors invalide.
images/icones/fleche2.gif  ( 816016 )Ma petite pierre à l'édifice... par Etienne (2016-11-22 10:19:21) 
[en réponse à 816010]

Ici.
images/icones/livre.gif  ( 816020 )Le canon 144 est inopérant quant au mariage par Candidus (2016-11-22 10:52:22) 
[en réponse à 816016]

Le canon 144 § 1 (En cas d'erreur commune de fait ou de droit, comme en cas de doute positif et probable de droit ou de fait, l'Église supplée le pouvoir exécutif de gouvernement tant au for externe qu'au for interne) ne peut pas s'appliquer aux mariages.

Tous les canonistes connaissent l'histoire suivante présentée comme cas d'école dans la revue L'ami du clergé paroissial :

M. le Baron de X. convole en juste noce avec la vicomtesse de Y. La cérémonie a lieu dans la chapelle du château de la conjointe sise dans le parc de la propriété. Quelques années plus tard, le curé de la paroisse, à l'occasion d'un remembrement communal, réalise que la dite chapelle se trouve quelques mètre au-delà du territoire de sa paroisse. Le mariage célébré plusieurs années auparavant et béni par une nombreuse progéniture était-il valide ? La réponse des canonistes est unanime : malgré la bonne foi du célébrant et des conjoints, le mariage était nul. Le baron et la vicomtesse doivent échanger à nouveau leurs consentements devant leur pasteur et si, ce qu'à Dieu ne plaise, les conjoints sont fatigués l'un de l'autre, ils sont libres de reprendre leur liberté et de se marier avec qui bon leur semble.
images/icones/hein.gif  ( 816024 )Étonnant par Etienne (2016-11-22 11:19:25) 
[en réponse à 816020]

Pourquoi le législateur aurait-il pris le soin de mentionner le canon 144 dans le canon 1108 si celui-ci devait toujours être inopérant?

Que l'on considère que les mariages FSSPX ne rentrent pas dans la case, pourquoi pas, mais il doit bien y avoir des cas pour lesquels le canon 144 est opérant, non?
images/icones/neutre.gif  ( 816029 )Oui, bien sûr par Candidus (2016-11-22 11:37:00) 
[en réponse à 816024]

Je ne dis pas que ce canon soit "toujours inopérant", simplement qu'il ne peut pas s'appliquer, et qu'il ne s'est jamais appliqué, aux mariages jugés nuls pour "défaut de forme canonique".

Le "défaut de forme canonique" est un grand classique des nullités de mariage ; c'est le cas le plus simple de nullité ; celui qui réclame le moins d'investigation de la part d'une Officialité, et aussi celui qui dans 99% des cas (pour ne pas dire 100%) se présente dans le contexte d'une totale bonne foi de la part des conjoints et du ministre témoin de l'échange des consentements.

Si le canon 144 & 1 s'appliquait aux cas d'invalidité pour défaut de forme canonique, ce type de nullité ne se présenterait pratiquement jamais. Par définition, les conjoints qui veulent contracter un mariage valide ne vont pas se mettre volontairement dans une situation où leur mariage serait invalide (ce serait vraiment pervers !). Il en est de même pour le célébrant. Ils sont donc tous toujours de bonne foi mais ces mariages n'en sont pas moins jugés systématiquement invalides.
images/icones/neutre.gif  ( 816025 )vraiment ? par Regnum Galliae (2016-11-22 11:21:40) 
[en réponse à 816020]

J'aurais eu zéro pointé à mon examen de droit canon.

Cela dit, je trouve étonnant (et même exagéré) de pinailler pour si peu... En outre, ne peut-on pas valider le mariage de manière rétroactive, comme le font les fidèles de la FSSPX qui décident de fréquenter une église paroissiale ou ecclesia Dei ?
images/icones/bravo.gif  ( 816027 )Si... par Etienne (2016-11-22 11:28:10) 
[en réponse à 816025]

Ca s'appelle une Sanatio in radice, et ce sera certainement, à un certain point, la solution la plus simple pour normaliser tous ces sacrements douteux.
images/icones/bravo.gif  ( 816031 )Tout à fait, voyez le cas de Campos par Candidus (2016-11-22 11:48:08) 
[en réponse à 816027]

C'est ainsi que cela s'est passé dans le diocèse de Campos lors de la création de l'Administration apostolique personnelle Saint-Jean-Marie-Vianney. Rome a décrété une sanatio in radice au bénéfice de tous les mariages célébrés antérieurement par les prêtres régularisés à cette occasion. Néanmoins, il était bien précisé que CETTE SANATIO NE CONCERNAIT QUE LES COUPLES VIVANT MARITALEMENT au moment du décret. Cela signifiait que les couples qui, entre temps s'étaient séparés, étaient libres de se remarier.

Voici encore la preuve que la bonne foi de ces couples n'avait pas pu rendre valide leur mariage célébré en dehors de la forme canonique et cela malgré le Canon 144&1.
images/icones/1f.gif  ( 816088 )Ce procédé par Turlure (2016-11-22 23:51:22) 
[en réponse à 816031]

de Sanatio in radice est tout-de-même assez particulier...

Question : le couple qui vit maritalement au moment du décret bénéficie-t-il d'une "option" pour en bénéficier ou non ?

En effet, deux couples semblables, M. et Mme X d'un côté et M. et Mme Y. de l'autre s'unissent au cours de simulacres de mariages. Les X se séparent. Les Y connaissent eux aussi des difficultés de couple et sont tentés par le divorce, mais tiennent bon, pour le moment.
Là dessus arrive le décret. Rien ne change pour les X : ils ne sont toujours pas canoniquement mariés. Mais le mariage des Y est reconnu de façon immédiate, sans aucun examen de la part de l'Eglise et indépendamment de leur consentement ?
images/icones/neutre.gif  ( 816091 )Votre exemple est tout à fait vraisemblabe par Candidus (2016-11-23 00:22:43) 
[en réponse à 816088]

Et je ne me sens pas vraiment compétent pour vous répondre mais deux idées me viennent à l'esprit : la première, c'est que normalement, lorsqu'un document de nature canonique est rendu public par le St Siège, sa date d'entrée en vigueur n'est pas le jour où il est rendu public mais celui de sa publication dans les Acta Apostolicae Sedis (l'équivalent pour l'Église de notre Journal Officiel). Si c'était le cas, cela laisserait le temps à des conjoints dont l'union est malheureuse de cesser la vie commune. Après, s'il y a des enfants, c'est plus compliqué.

Une autre possibilité serait, si le document entrait en vigueur le jour de sa publication, d'immédiatement s'opposer intérieurement à la Sanatio in radice. J'ai du mal à croire que l'on puisse bénéficier d'une sanatio contre son gré.

Ceci dit, je le répète, je ne me sens pas vraiment compétent pour répondre avec certitude à votre question.
images/icones/neutre.gif  ( 816030 )Evidemment par Candidus (2016-11-22 11:39:18) 
[en réponse à 816025]

Le cas que j'ai décrit ferait sans doute l'objet d'une sanatio in radice, mais je pense qu'il pourrait aussi se résoudre par un nouveau passage devant Mr le Curé.
images/icones/1i.gif  ( 816087 )Diable ! par Turlure (2016-11-22 23:35:35) 
[en réponse à 816020]


si, ce qu'à Dieu ne plaise, les conjoints sont fatigués l'un de l'autre, ils sont libres de reprendre leur liberté et de se marier avec qui bon leur semble.



Je ne sais pas si vous citez au mot près la revue que vous mentionnez, mais cette conclusion (même si elle est dite avec une pointe d'humour) est à mon sens un motif de scandale infiniment plus grand que tout ce que qu'on a pu dire cette année sur les fameux divorcés remariés.

Puisque les canonistes l'admettent unanimement, considérons que ces deux époux peuvent l'un et l'autre épouser un tiers validement. Mais s'ils profitent de ce défaut de juridiction pour agir ainsi au motif qu'ils sont "fatigués l'un de l'autre", qui plus est au nez et à la barbe de leur "nombreuse progéniture", ils commettent moralement une faute qui me paraît bien plus grave que beaucoup de ceux qu'on tient effectivement éloigné de la sainte table !
images/icones/neutre.gif  ( 816090 )Je cite de mémoire par Candidus (2016-11-23 00:08:18) 
[en réponse à 816087]

Effectivement, la dernière éventualité, surtout s'il y a des enfants, n'est pas sans poser un problème.

Les conjoints seraient certes fidèles à la lettre du droit, mais pas à son esprit. Ce genre de dialectique, lettre versus esprit, est une menace permanente dans la vie chrétienne : celui qui mange du caviar le vendredi respecte lui aussi la lettre mais pas l'esprit de la loi.
images/icones/neutre.gif  ( 818768 )Mariage sans autorisation par manaut2b (2017-01-02 08:04:47) 
[en réponse à 816020]

Bonjour. Je trouve cette discussion très intéressante, d'autant plus qu'elle a un rapport avec un cas qui m'intéresse. Peut être pourriez vous m'éclairer. Selon vous, un mariage célébré hors de la paroisse d'un fidèle sans l'autorisation du curé de sa paroisse ordinaire est-il valide ?
Concrètement, c'est mon cas. Je me suis marié hors de ma paroisse, et le prêtre en charge du mariage a sollicité l'autorisation d'un curé qui n'était pas celui de ma paroisse. Il s'est trompé sur ma paroisse ordinaire, et n'avait donc pas l'autorisation du bon prêtre. Pensez vous que cela invalide le sacrement ?
Le cas de la revue l'ami du clergé est très intéressant. Auriez vous la référence du numéro où l'on peut trouver cet extrait, et savez-vous comment se le procurer ? Cela m'intéresse infiniment.
images/icones/neutre.gif  ( 818772 )Aucune idée par Regnum Galliae (2017-01-02 09:46:24) 
[en réponse à 818768]

à votre place, j'irais poser la question à... mon curé ! Celui dont l'avis n'a pas été sollicité. Soit la question ne se pose pas et l'enjeu est nul. Soit cela entraîne l'invalidité et celui qui a le pouvoir de le faire a corrolairement le pouvoir de le défaire, c'est à dire de faire une sorte de sanatio in radice à son niveau.

Ce ne sont que des propositions de bon sens, aucune garantie de la canonicité de ce que j'écris...
images/icones/iphone.jpg  ( 818775 )Bien sûr par manaut2b (2017-01-02 10:23:07) 
[en réponse à 818772]

Bien sûr je poserai la question à la hiérarchie ecclésiastique. D'autant plus je suis en procès de cause matrimoniale. Mon avocat ecclésiastique étudiera la question. Mais je souhaitais également creuser ce point de mon côté. D'autant plus que l'erreur est humaine, et que ce point demande attention. De surcroît, la question est très intéressante.
images/icones/fleche2.gif  ( 818777 )L'avis du curé de résidence par Regnum Galliae (2017-01-02 10:48:03) 
[en réponse à 818775]

est-il vraiment indispensable ? A quel titre ? D'autant plus qu'il me semble que le nouveau code de droit canonique laisse aux ficèles le choix de leur paroisse et ne les oblige plus à fréquenter leur paroisse de domicile...
images/icones/neutre.gif  ( 818778 )Oui par Turlure (2017-01-02 11:02:50) 
[en réponse à 818777]

En principe le mariage doit être célébré par le curé de la paroisse d'un des époux.

Pour un mariage à l'extérieur (l'immense majorité des cas aujourd'hui), la paroisse de résidence à laquelle les fiancés se sont adressés donne une autorisation sans laquelle la paroisse et le prêtre choisis pour la cérémonie ne pourraient pas célébrer le mariage.
images/icones/fleche3.gif  ( 818800 )Le § 2 du C. 144 précise qu'il s'applique bien au c. 1111 § 1 !... par Sacerdos simplex (2017-01-02 19:28:10) 
[en réponse à 816020]

Can. 144 – § 1. En cas d’erreur commune de fait ou de droit, comme en cas de doute positif et probable de droit ou de fait, l’Église supplée le pouvoir exécutif de gouvernement tant au for externe qu’au for interne.
§ 2. Cette règle s’applique aux facultés dont il s’agit aux can. 882, 883, 966 et 1111, § 1.

Le Code annoté met deux pages de commentaires à ce sujet à la suite du c. 1111 :
"...Il semble, d'après les travaux préparatoires au Code de 1983 (cf. ...) que la raison de cette mention expresse est de limiter les cas de nullité pour défaut de forme, et donc de faire jouer la suppléance dans le plus grand nombre de cas possibles. C'est pour cela..."


Cela dit, je n'ai pas travaillé dans une officialité...


Ah, une dernière chose : L'Ami du clergé, c'est de 1878 à 1969. Votre cas date probablement d'avant guerre, voire même d'avant le Code de 1917 ?...
Je ne suis pas du tout sûr que ce cas serait tranché de cette manière actuellement (de mon côté, je n'en sais rien).
J'espère pour vous que vous n'étudiez pas le Droit canonique avec Lycobates, parce sinon vous risquez d'avoir des grosses surprises !...


images/icones/iphone.jpg  ( 819186 )Justement par manaut2b (2017-01-08 17:05:25) 
[en réponse à 818800]

Merci pour cette réponse ! Justement, j'ai lu et relu le commentaire du code de 83. Je pense que la question est : y a t-il erreur commune de fait ? Jusqu'à quel point la suppléance s'applique-t-elle ? L'erreur ici semble "grossière" : il est facile de déterminer quel est le curé d'une personne, cela ressemble à une négligence. La suppléance est elle applicable dans ce cas ?

Ce qui est un peu paradoxal, c'est que d'un côté Rome tienne des discours sur "des nombreux mariages invalides" et rédige un motu proprio pour alléger les causes matrimoniales, et de l'autre, qu'elle bétonne les procédures canoniques en limitant par le biais de la suppléance les cas de nullité. Enfin bon...

Qui est Lycobates ?
images/icones/livre.gif  ( 816018 )Mariages FSSPX : assez bon résumé, mais qui demande à être complété par Candidus (2016-11-22 10:37:04) 
[en réponse à 816007]

Ce que vous dites était en grande partie vrai jusqu'au Motu Proprio "Omnium in mentem" du 26 octobre 2009 (en fait jusqu'à sa publication dans les Acta Apostolicae Sedis). Depuis, quelle que soit l'opinion des canonistes sur la situation de la FSSPX (schismatique ou non), ils sont obligés de conclure à l'invalidité. En effet, par ce Motu Proprio, le pape Benoît XVI a supprimé la dispense de forme canonique qui permettait à un catholique ayant formellement abandonné l'Église de se marier validement. Autrement dit, que la FSSPX soit ou ne soit pas schismatique, cela n'a plus de conséquence sur la validité des mariages célébrés par ses prêtres, tous les canonistes concluent désormais à l'invalidité.

J'ajouterai que ce que vous écrivez n'est pas totalement exact non plus parce que la divergence que vous soulignez, et qui a effectivement existé, entre les canonistes qui considéraient la FSSPX schismatique et ceux qui la considéraient catholique, n'existait qu'au niveau des tribunaux de 1ère et 2nde instance. Au niveau supérieur (Rote, Signature Apostolique) chaque fois que la validité d'un mariage célébré par des prêtres de la FSSPX était en question, la sentence a été INVALIDITÉ (autrement dit les instances suprêmes de l'Église ont toujours été convaincues de la catholicité de la FSSPX et donc de la non-exemption de ses fidèles de la forme canonique).
images/icones/1h.gif  ( 816033 )Les arguties juridiques ne valent rien ! par Jean-Paul PARFU (2016-11-22 11:58:00) 
[en réponse à 816018]

Car il y a état de nécessité. L'Eglise supplée ! Point barre !
images/icones/4b.gif  ( 816036 )Affirmation infondée par Goupillon (2016-11-22 12:10:04) 
[en réponse à 816033]

Vous invoquez avec des points d'exclamation qu'il y aurait un hypothétique état de nécessité pour le mariage. Mais vous ne l'avez jamais prouvé. Or, nous vous avons démontré plus haut qu'il n'y en a pas. Comme il n'y a en pas vos certitudes n'ont aucune valeur argumentative.

images/icones/nul.gif  ( 816044 )L"état de nécessité" ne peut pas s'appliquer au cas du mariage aujourd'hui par Candidus (2016-11-22 12:44:19) 
[en réponse à 816033]

On trouve en 2016 partout dans le monde des prêtres parfaitement orthodoxes quant à leur compréhension du sacrement du mariage, ne fût-ce que les prêtres des différentes communautés Ecclesia Dei.

Croyez-vous vraiment que ces prêtres, pourvus de juridiction, vont enseigner à leurs fidèles que la contraception est légitime, que le mariage n'est pas indissoluble ou je ne sais quelles autres énormités sur le plan moral ou théologique ?

Peut-être me citerez-vous la question de l'immaturité considérée abusivement comme un cas de nullité de mariage ou la question de la fin première du mariage ? Si ces questions, plus complexes et subtiles qu'elles ne le paraissent, sont les seules déficiences que vous pouvez attribuer à ces prêtres, croyez-vous vraiment que cela constitue un danger pour la foi des fidèles FSSPX alors que comme tous les catholiques fidèles ils subissent 24h sur 24 toutes sortes d'agressions auxquelles leurs pasteurs FSSPX leur ont appris à résister ?

N'importe quel prêtre FSSPX ne peut-il pas en une ou deux minutes aborder la question de l'immaturité ou de la fin principale du mariage avec des fiancés ? Ces questions ne sont-elles pas traitées régulièrement en chaire ?

Et croyez-vous vraiment qu'insister durant la préparation au mariage sur l'importance de s'engager avec maturité dans cet état de vie peut être si détrimental ?

Tout cela n'est pas sérieux. Même si nous admettons qu'il existe un "état de nécessité" actuellement dans l'Église, ce n'est pas le cas pour la réception du sacrement de mariage et cette justification pour ne pas respecter la forme canonique tombe à plat et se trouve à l'origine de terribles drames familiaux lorsqu'à l'occasion de difficultés relationnelles (inévitables dans un couple) un des conjoints réalise que la validité de l'union contractée n'est reconnue par aucun canoniste ni officialité de l'Église catholique.
images/icones/1y.gif  ( 816047 )Il n'y a pas: état de necessité pour ceci par Jean-Paul PARFU (2016-11-22 13:31:11) 
[en réponse à 816044]

mais pas pour cela ou ici, mais pas là. La FSSPX n'entre pas dans cette discussion. La crise de l'Eglise s'analyse mondialement, de manière générale et non au cas par cas ou pour tel sacrement et non pour tel autre. En outre, l'activité de la FSSPX est mondiale. Enfin, le recours à la FSSP n'est possible que grâce à l'existence, par ailleurs et en amont, de la FSSPX. Votre pseudo-science et votre côté pseudo-raisonnable et bien informé vous égarent!
images/icones/1d.gif  ( 816049 )Egarement par Rémi (2016-11-22 13:39:38) 
[en réponse à 816047]

Si l'on vous suit, tous les fidèles catholiques sont en nécessité de se marier à la FSSPX. Absurde.

Au reste affirmez-vous beaucoup, mais argumentez peu et finalement ne prouvez rien, faute de raisonner.
images/icones/1a.gif  ( 816051 )Analogie par Regnum Galliae (2016-11-22 13:49:29) 
[en réponse à 816047]

L'Eglise n'existe qu'à cause de la faute d'Adam et in fine du démon. Cela rend-il le démon fréquentable ?

Je ne dis pas que la FSSPX soit démoniaque, bien sûr, mais votre argument "le recours à la FSSP n'est possible que grâce à l'existence, par ailleurs et en amont, de la FSSPX" ne saurait légitimer à lui seul cette dernière.
images/icones/nul.gif  ( 816054 )Affirmation gratuite et indémontrable par Candidus (2016-11-22 14:00:01) 
[en réponse à 816047]

C'est une pétition de principe. Vous ne démontrez ni ne justifiez par des arguments de foi, de droit ou de raison ce que vous présentez comme une évidence : "une situation de nécessité ne se divise pas".

Exceptionnellement, je peux voler de la nourriture pour ne pas mourir de faim, est-ce que pour autant cela m'autorise aussi à voler une montre sous prétexte qu'une situation de nécessité ne se diviserait pas ?

Je pense au contraire qu'une situation de nécessité par son caractère exceptionnel et par la latitude qu'elle accorde à celui qui décide d'agir dans son cadre, requiert une extrême prudence, de la discrimination, de la réserve et un réexamen constant de son applicabilité. Sinon, ce sera rapidement l'anarchie dans l'Église ou la société parce que l'être humain, en raison du péché originel, est toujours tenté d'abuser et de profiter égoïstement d'une suspension de la loi.
images/icones/2e.gif  ( 816065 )Ces questions sont tranchées depuis les années 70 par Jean-Paul PARFU (2016-11-22 17:17:07) 
[en réponse à 816054]

et n'intéressent pas grand monde. Vous ne pouvez pas, comme ça, l'air de rien, remettre en cause 40 années de combat de la FSSPX, par de simples arguments canoniques. Le droit est au service de la foi et non l'inverse !
images/icones/1d.gif  ( 816072 )Ah? par Etienne (2016-11-22 18:31:17) 
[en réponse à 816065]



Ces questions sont tranchées depuis les années 70



Mais par qui qui donc?


Vous ne pouvez pas, comme ça, l'air de rien, remettre en cause 40 années de combat de la FSSPX, par de simples arguments canoniques.



Ben si on peut. Et on va pas se gêner, même.

images/icones/2a.gif  ( 816073 )Tranchées, voui, mais très souvent dans le sens de... par Sacerdos simplex (2016-11-22 19:32:39) 
[en réponse à 816065]

l'invalidité !...
Pour de nombreux tribunaux, la procédure ultra-expéditive est utilisée (Je ne suis même pas sûr qu'ils fassent un "procès documentaire", c'est encore plus simple) : défaut de forme évident, mariage inexistant, pas besoin de procès.


images/icones/attention.gif  ( 816059 )Canon 1116 : le « grave inconvénient » par Goupillon (2016-11-22 15:07:06) 
[en réponse à 816047]


§ 1. S'il n'est pas possible d'avoir ou d'aller trouver sans grave inconvénient un assistant compétent selon le droit, les personnes qui veulent contracter un vrai mariage peuvent le contracter validement et licitement devant les seuls témoins :
1) en cas de danger de mort ;
2) en dehors du danger de mort, pourvu qu'avec prudence il soit prévu que cette situation durera un mois.

§ 2. Dans les deux cas, si un autre prêtre ou diacre peut être présent, il doit être appelé et être présent avec les témoins à la célébration du mariage, restant sauve la validité du mariage devant les seuls témoins.



Quel est ce « grave inconvénient » justifiant pour des fidèles catholiques fréquentant les chapelles de la FSSPX de ne pas s'adresser à un « assistant compétent selon le droit » ?
images/icones/neutre.gif  ( 816060 )C'est l'argument de "l'île déserte" par Candidus (2016-11-22 15:22:25) 
[en réponse à 816059]

Le prêtre de la FSSPX qui s’apprête à célébrer un mariage reconnaît qu'il ne jouit pas de la juridiction nécessaire pour présider à l’échange des consentements (forme du mariage) mais ill ajoute que les candidats au mariage se trouvent, analogiquement, dans la même situation qu’un couple de naufragés sur une île déserte qui, estimant qu’ils ne pourraient pas trouver de prêtre dans un délai d’un mois, sont autorisés par le canon 1116 à se marier sans la présence d’un prêtre doté de la juridiction. S’il se trouve néanmoins qu’un prêtre dépourvu de juridiction partage leur sort infortuné de naufragés (par analogie, ici, le prêtre FSSPX), il convient que celui-ci préside la cérémonie.

La première question que pose cette analogie est : existe-t-il vraiment un danger grave et objectif pour la foi des futurs conjoints dans le cas où ils auraient recours au ministère d’un prêtre diocésain ? Dans mes posts précédents, j'ai expliqué ce que j'en pensais.

Passons à un deuxième problème que pose cet argument. Admettons à titre d’hypothèse, que ce danger pour la foi existe. Si l’on veut appliquer l’analogie du couple de naufragés jusqu’au bout, on peut se poser la question suivante : si ces naufragés dès leur arrivée sur l’île, avant même de vérifier que l’île était déserte (en en faisant le tour ou en gravissant un sommet pour s’assurer qu’aucune habitation ni clocher n’apparaît dans les environs) avaient décidé de se marier en profitant de l’exception prévue par le code, quelle qu’eût été la réalité de leur isolement, leur mariage aurait été nul. C’est pourtant ce que font, analogiquement, la quasi totalité des fidèles de la FSSPX lorsqu’ils n’entreprennent aucun effort pour déterminer s’il n’y aurait pas dans les environs un prêtre doté de juridiction qui ne mettrait pas leur foi si faible et vulnérable en danger. Ces fidèles PRÉSUMENT l'applicabilité du canon 1116 et cela n'est pas acceptable.

Cette absence de discernement est d’autant plus condamnable qu’il existe aujourd'hui plus de prêtres traditionnels (Ecclesia Dei ou autres) qui adhérent à la théologie traditionnelle du mariage qu’il n’y a de prêtres de la FSSPX.

Autrement dit, il est plus facile de trouver un prêtre traditionnel doté de juridiction que d’en trouver un, de la FSSPX, qui ne l’ait pas !!! Et après cela on vous parle d'"état de nécessité"...
images/icones/fleche2.gif  ( 816061 )Tout à fait d'accord avec vous par Goupillon (2016-11-22 15:37:09) 
[en réponse à 816060]

Votre exposé est clair et emporte la conviction.

J'aurais aimé que les partisans de ce que j'ai appelé un « hypothétique état de nécessité » nous disent quel est pour eux ce grave inconvénient, et ainsi les amener pédagogiquement à comprendre que sans grave inconvénient hic et nunc, il n'y a pas d'état de nécessité. Donc pas de mariage valide. Car il ne suffit pas de crier : « état de nécessité ! état de nécessité ! », pour qu'un mariage soit valide ; encore faut-il démontrer. Et faute de le démontrer, il convient de respecter les formes canoniques requises pour un vrai mariage catholique.

On verra...
images/icones/1b.gif  ( 816070 )Vous devez faire sensation par Turlure (2016-11-22 18:28:37) 
[en réponse à 816033]

au Palais avec ce genre de plaidoirie.
images/icones/4a.gif  ( 816074 )Opposer le respect du droit à la défense de la foi par Jean-Paul PARFU (2016-11-22 19:53:27) 
[en réponse à 816070]

est une absurdité, spécialement à une époque apocalyptique où chacun peut maintenant comprendre que c'est la FSSPX qui avait et qui a raison.

Dire qu'un mariage serait nul parce que célébré devant un ministre soi-disant sans juridiction, au moment même où le pape autorise les divorcés-remariés à communier, est tout simplement du délire !

Je vous rappelle enfin l'adage du droit romain : "comble du droit, comble de l'injustice !"
images/icones/heho.gif  ( 816081 )Sophisme par Goupillon (2016-11-22 20:48:48) 
[en réponse à 816074]

Parce qu'il y a des abus dans l'Église au plus haut niveau, il est permis de déroger personnellement à un règlement pourtant imprescriptible : c'est bien cela votre raisonnement ? Un tel sophisme n'a pas besoin d'être dénoncé : il se condamne tout seul.

Par ailleurs, personne n'a jamais opposé le droit à la foi : vous posez des difficultés là où il n'y en a pas, peut-être pour ne pas répondre sur le fond (vous n'avez toujours pas démontré qu'il existait de « graves inconvénients » pour les catholiques de se marier selon les formes canoniques requises, la seule exception prévue par le droit).

Le droit est au service du salut : Salus animarum suprema lex (la première loi est le salut des âmes). Précisément, l'Église a souverainement et maternellement prescrit depuis le Concile de Trente, afin de garantir la dignité du mariage et donc assurer le salut des fidèles, que les consentements des époux devaient s'échanger devant un témoin autorisée par elle. Certaines conditions précises permettent de contourner cette exigence.

Jusqu'à preuve du contraire, les fidèles qui suivent la FSSPX ne se trouvent pas : 1) ni en danger de mort ; 2) ni dans une autre situation dangereuse (can. 1116). Ils doivent donc s'adresser à un « assistant compétent selon le droit » pour contracter un vrai mariage.

C'EST LA LOI DE L'ÉGLISE UNIVERSELLE : si la FSSPX est au-dessus de l'Église, il faut nous le dire !
images/icones/1h.gif  ( 816086 )"Absurdité" par Turlure (2016-11-22 22:54:54) 
[en réponse à 816074]


Opposer le respect du droit à la défense de la foi



En quoi défends-je la foi en refusant de me marier dans les formes imposées par l'Eglise pour de graves raisons qui valaient au XVIe siècle comme elles valent toujours ?

spécialement à une époque apocalyptique

C'est vous qui le dites. Je ne sais ni le jour ni l'heure.


où chacun peut maintenant comprendre que c'est la FSSPX qui avait et qui a raison



En bref : Article premier : La FSSPX a raison et a toujours eu raison.
Article 2 : Au cas où la FSSPX aurait tort, se reporter à l'article premier.
images/icones/hum2.gif  ( 816080 )Pas de danger pour la foi ou la morale ? par Balbula (2016-11-22 20:47:14) 
[en réponse à 816005]

Je ne sais pas pour vos jeunes adultes, mais pour les miens, élevés dans la tradition, mais un peu mêlés par la vie d'aujourd'hui, je ne les vois guère passer à travers tout le tintouin qui précède le mariage dans notre diocèse et en ressortir indemnes, déjà pour leur vision de l'église officielle (de gentils idiots, au mieux), et mais aussi pour leur foi et leur morale.
Dernièrement, une de mes filles, poussée par sa belle-famille, pensait faire baptiser son premier enfant dans sa paroisse, mais au vu de la présentation de ce sacrement (inscription 6 mois d'avance sur un site internet bourré de fautes d'orthographe, baptême collectif tous les trois mois, rencontres avec les agentes de pastorale infantilisantes et en connaissant moins qu'elle sur les sacrements, etc.), elle l'a finalement fait baptiser dans la tradition et toute sa belle-famille est venue.
Union de prières,
Balbula
images/icones/neutre.gif  ( 816083 )Vous bénéficiez de prêtres édifiants pourvus de la juridiction par Candidus (2016-11-22 21:44:14) 
[en réponse à 816080]

Vous fréquentez une paroisse desservie par les prêtres de la Fraternité St Pierre, vos enfants n'auront donc aucune difficulté pour trouver un prêtre de bonne doctrine qui les préparera et célébrera leur mariage.

Croyez-vous qu'il existe en Amérique du Nord ou en Europe des personnes qui puissent sérieusement affirmer qu'elles se trouvent dans l'impossibilité physique pendant une période d'un mois de recourir à un prêtre de bonne doctrine pourvu de la juridiction permettant de célébrer un mariage ? Un Inuit ne se déplaçant qu'avec son traîneau à chiens peut-être, et encore...
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 816093 )Oui, mais ... par Balbula (2016-11-23 04:25:01) 
[en réponse à 816083]

il se trouve que les fréquentations entre jeunes gens allant à la FSSPX et à la FSSP sont assez fréquentes, d'un côté ou de l'autre de l'Atlantique. Parfois les familles des uns ou des autres ne sont pas prêtes à cet "œcuménisme" entre tradis et tiennent à ce que leurs enfants se marient dans l'une ou l'autre des communautés, chacune avec leurs arguments et leurs convictions. J'ai moi-même un frère qui est prêtre dans le lieu de culte FSSPX le plus proche de chez nous ... Mon mari et moi nous sommes mariés à la FSSPX il y a 27 ans et, pour rassurer un jeune prêtre FSSP, avons demandé une "sanatio in radice" il y a une dizaine d'années. Cela n'a en rien changé notre conviction que nous avons toujours été mariés et n'avons jamais vécu en concubinage. Je trouve très inapproprié pour des fidèles comme pour des prêtres d'aller dire de but en blanc à des époux qu'ils ne sont pas mariés et qu'ils vivent en concubinage parce qu'ils l'ont été à la FSSPX. Si c'est durant une conversation privée et que les personnes concernées discutent de leur plein gré comme sur ce forum, d'accord, mais aller attaquer des gens de bonne foi à coups de canons ... Quel bien fait-on, surtout à des jeunes qui ont déjà bien du mal à garder la foi et la morale dans ce monde fou ? Ils peuvent en tirer les conclusions suivantes: soit les tradis sont tous un peu fêlés soit il ne vaut pas la peine de se marier, car c'est trop compliqué, surtout si, en plus, on se fait dire après que ce n'était pas valide.
Il me semble que cela s'éloigne de l'esprit de l'Évangile et de ce que Notre-Seigneur attend de nous.
Union de prières
Balbula
images/icones/fleche2.gif  ( 816092 )En effet Balbula par Jean-Paul PARFU (2016-11-23 03:11:53) 
[en réponse à 816080]

Ces discussions sont absurdes, surréalistes et émanent de gens qui n'ont rien compris ou ne veulent pas comprendre. Sans FSSPX, il n'y aurait plus rien aujourd'hui.

Le Motu proprio sur la messe et la possibilité de confesser prouvent que l'interdiction de fait de dire l'ancienne messe et la soit disant absence de juridiction, sont ou étaient des abus de droit.

Enfin, le droit prévoit lui-même l'état de nécessité, état qui doit être considéré de manière globale et à partir des nouvelles orientations issues de Vatican II.
images/icones/fleche2.gif  ( 815944 )en Français par Réginald (2016-11-21 12:12:28) 
[en réponse à 815938]

Au cours de l’Année jubilaire, j’avais concédé aux fidèles qui, pour des raisons diverses, fréquentent les églises desservies par des prêtres de la Fraternité Saint PieX, la faculté de recevoir validement et licitement l’absolution sacramentelle de leurs péchés.15 Pour le bien pastoral de ces fidèles et comptant sur la bonne volonté de leurs prêtres afin que la pleine communion dans l’Église catholique puisse être recouvrée avec l’aide de Dieu, j’établis par ma propre décision d’étendre cette faculté au-delà de la période jubilaire, jusqu’à ce que soient prises de nouvelles dispositions, pour que le signe sacramentel de la réconciliation à travers le pardon de l’Église ne fasse jamais défaut à personne.

http://press.vatican.va/content/salastampa/it/bollettino/pubblico/2016/11/21/0839/01867.html#fra
images/icones/heho.gif  ( 815953 )subtilité canonique par FerdinandP (2016-11-21 13:17:31) 
[en réponse à 815944]

Il est à souligner que la faculté concédée ne concerne pas les prêtres de la FSSPX mais les fidèles : ainsi, ce texte ne donne pas une juridiction de confesser validement aux prêtres de la FSSPX, mais il valide les absolutions sollicitées et reçues par les fidèles, en une sorte d'exception au principe d'invalidité des absolutions dispensées par des prêtres dépourvus de juridiction ordinaire.

j'imagine que beaucoup ne comprendront pas cette subtilité, mais pourtant elle existe et elle établit une nuance canonique qui méritait d'être notée.

Ainsi rédigée, cette faculté ne modifie pas l'économie et les principes du droit juridictionnel dans l'Eglise et ne permet donc pas de tirer des conclusions plus générales.

C'est habile et subtile, "furbo", comme diraient les Italiens !
images/icones/hum2.gif  ( 815960 )C'est la légitimation de l'état de nécessité par Archange (2016-11-21 15:15:19) 
[en réponse à 815953]

que certains voudraient nous faire croire non nécessaire.
images/icones/neutre.gif  ( 815963 )Nouvelles dispositions par Mingdi (2016-11-21 15:34:28) 
[en réponse à 815944]

en ce qui concerne les confessions (les modernos disent maintenant "le pardon") seulement, ou pour un statut global de la FSSPX? Finalement, je m'aperçois que la Frat n'est pas pressée : le temps travaille pour elle. Juste un petit discours de Mgr Fellay de temps à autre...
images/icones/1n.gif  ( 815958 )Encore une fois! par Miserere (2016-11-21 14:58:33) 
[en réponse à 815938]


Votre boule de cristal a foiré.

Cela n’empêchera pas la FSSPX de continuer à sauver des âmes.

images/icones/hein.gif  ( 815981 )??!! par Candidus (2016-11-21 18:09:46) 
[en réponse à 815958]

Je ne comprends pas très bien ce que vous voulez dire. J'avais indiqué que selon mes sources, Misericordia et misera aborderait "le thème de la FSSPX". Ce n'est pas le cas ?
images/icones/1n.gif  ( 815983 )Tiens! par Miserere (2016-11-21 20:40:28) 
[en réponse à 815981]

Vous avez oublié ça:

"Mon interprétation : lundi seront confirmées, et sans doute étendues, les concessions faites à la FSSPX (confessions, mariages,...) ; c'est, je pense, ce à quoi le Cardinal fait allusion lorsqu'il envisage de se rencontrer à mi-chemin, à un point d'équilibre. L'allusion à "la foi catholique", seule unité de mesure valide, laisse peut-être entendre que l'on constatera que les points de divergence entre Rome et la FSSPX ne relèvent pas à strictement parler de la foi. Néanmoins, je ne pense pas qu'il faille s'attendre à l'annonce, lundi, de l'établissement d'une prélature personnelle, c'est encore prématuré. Nous sommes donc en train d'assister à une régularisation progressive, par concessions successives, de la FSSPX.

D'une certaine manière cela sert Mgr Fellay en permettant d'atténuer le traumatisme qui, d'une manière ou d'une autre, succèdera à la reconnaissance canonique. Malgré toutes les garanties que Mgr Fellay va exiger, 40 ans d'autonomie et d'opposition laissent des habitus très passionnels."
images/icones/neutre.gif  ( 815988 )Vous savez lire ? par Candidus (2016-11-21 21:08:38) 
[en réponse à 815983]

Oui, "les concessions faites à la FSSPX" ont été "confirmées".

J'avais envisagé seulement quelles soient "étendues" mais jamais affirmé qu'elles le seraient.

Et j'avais bien précisé que je ne pensais pas "qu'il faille s'attendre à l'annonce, lundi, de l'établissement d'une prélature personnelle".

Par ailleurs, les termes employés par François indiquent clairement, comme je l'avais indiqué, un cheminement vers une "régularisation".

Je ne vois donc toujours pas où vous voulez en venir.