Le Forum Catholique
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( 815598 )
Cardinal Burke: si François ne répond pas, il faudra le corriger formellement par Gaspard (2016-11-16 11:20:09)
Q. What happens if the Holy Father does not respond to your act of justice and charity and fails to give the clarification of the Church’s teaching that you hope to achieve?
A. Then we would have to address that situation. There is, in the Tradition of the Church, the practice of correction of the Roman Pontiff. It is something that is clearly quite rare. But if there is no response to these questions, then I would say that it would be a question of taking a formal act of correction of a serious error.
Source : National Catholic Register du 15 novelmbre 2016

( 815603 )
Traduction par Candidus (2016-11-16 12:06:28)
[en réponse à 815598]
Q. Que se passe-t-il si le St Père ne répond pas à votre initiative inspirée par la justice et la charité et refuse de procéder à la clarification doctrinale que vous espérez obtenir ?
R. Dans ce cas, nous devrons faire face à cette situation. Il existe dans la Tradition de l'Eglise la pratique de la correction du Souverain Pontife. C'est quelque chose de clairement très rare mais s'il n'y a pas de réponse à ces questions, alors je dirais que nous devrons poser un acte formel de correction relatif à une grave erreur.
Autre passage intéressant de cet entretien :
Q. Si le pape devait enseigner une grave erreur ou une hérésie, quelle autorité légitime peut le déclarer et quelles seraient les conséquences ?
R. Dans une telle situation, et historiquement cela s'est déjà réalisé, c'est le devoir des cardinaux et des évêques de souligner que le pape enseigne une erreur et de lui demander de la corriger.

( 815628 )
Traduction complète par Peregrinus (2016-11-16 18:38:57)
[en réponse à 815603]
Benoît et moi propose une traduction complète de l'entretien du cardinal Burke avec Edward Pentin.
Peregrinus

( 815610 )
enfin par jejomau (2016-11-16 13:00:45)
[en réponse à 815598]
de bonnes et saintes paroles !
Corriger un jésuite... Du petit lait...

( 815618 )
Corriger un jésuite... par Vianney (2016-11-16 14:47:48)
[en réponse à 815610]
...ou corriger un
ersatz de jésuite, comme vous l’
écriviez si justement à propos du Vatican actuel ?
Il y a eu de bons – et même de saints – jésuites, comme il y en a eu parmi les franciscains et les dominicains...
V.

( 815624 )
Ersatz par Lycobates (2016-11-16 17:49:27)
[en réponse à 815618]
Vous faites bien, cher Vianney, de rappeler le fait qu'il existe de jésuites saints et instruits, et même si, je parle pour moi, la spiritualité jésuite m'est toujours restée étrangère (comme la franciscaine d'ailleurs), je puise volontiers, surtout dans le domaine ecclésiologique, où ils sont les maîtres non contestés, dans leurs ouvrages.
Quant au frère S.J. Jorge Mario Bergoglio, qui occupe aujourd'hui tant d'esprits, il est entré chez les jésuites comme novice le 11 mars 1958, après quelque temps, paraît-il, au séminaire diocésain de Buenos Aires.
Deux ans de noviciat et premiers vœux le 12 mars 1960.
Scolasticat au Chili pendant les premières années du "concile". On peut croire qu'il ait reçu la tonsure et les ordres mineurs, ainsi que le sous-diaconat et peut-être le diaconat, pendant ces années, avant 1968. L'année 1967 marque la fin de ses études théologiques à Buenos Aires.
Pas de doctorat. Un passage à la maison d'études S.J. de Sankt Georgen, à Francfort en Allemagne, bien plus tard, en 1986, se solde par un échec.
Je possède quelques livres déclassés mais de grande valeur provenant de bibliothèques religieuses démantelées du Chili ; elles ont été bien fournies, à une certaine époque, ces bibliothèques. Encore fallait-il lire ces livres, car de certains d'entre eux, j'en ai dû couper les cahiers, après les avoir reçus, pour en devenir le tout premier lecteur après plus d'un demi-siècle.
Que restait-il, les années de sa formation, dans ce fin-de-siècle catholique, dans cet âge de la nouvelle pentecôte, celle de l'esprit du monde, que restait-il de cette grande culture humaniste et classique, de ce thomisme bien poussé, qui avaient caractérisé les jésuites et leur enseignement depuis longtemps, aussi en Amérique latine ? On peut se poser la question. On voudrait comprendre.
Il demeure vrai cependant que ce qu'on n'a pas reçu, parfois à son regret et sans sa faute, on peut se le procurer, par après, si on veut. C'est une humilité toute particulière, mais sincère, que de reprendre ainsi le rôle d'élève. Les exemples ne manquent pas, aussi de personnes beaucoup plus jeunes que ce quasi-octogénaire.

( 815634 )
Une subversion qui remonte au moins à la fin de la deuxième guerre mondiale par Vianney (2016-11-16 20:50:48)
[en réponse à 815624]
Que restait-il, les années de sa formation, dans ce fin-de-siècle catholique, dans cet âge de la nouvelle pentecôte, celle de l’esprit du monde, que restait-il de cette grande culture humaniste et classique, de ce thomisme bien poussé, qui avaient caractérisé les jésuites et leur enseignement depuis longtemps, aussi en Amérique latine ? On peut se poser la question. On voudrait comprendre.
Mon père, qui travaillait à la Maison Saint-Ignace de Bruxelles depuis le début des années 50, y a été témoin, dès ces années-là, de l’engouement incroyable des Pères pour le tristement célèbre Teilhard de Chardin. Dans les mêmes locaux, le centre
Lumen Vitae entreprenait le lavage du cerveau des jeunes jésuites espagnols, portugais et latino-américains qui lui étaient confiés, les transformant en agitateurs du style du
Père Comblin.
Si l’on en croit le récit du Père mexicain Saenz y Arriaga, c’est à partir de l’élection en 1946 du Père Janssens comme général de la Compagnie que tout aurait sérieusement basculé, les postes-clés étant confiés un peu partout à des progressistes tandis que les Pères formés “à l’ancienne” étaient considérés comme des attardés, et parfois même
internés dans des asiles psychiatriques. C’est ce qui arriva au P. Saenz lui-même en 1948, et il n’en fut extrait que grâce à l’intervention de l’archevêque Mgr Martinez, alerté par l’une de ses sœurs et un cousin médecin. Il assista ensuite impuissant, à l’Université de Puebla où il avait été nommé, à l’infiltration de professeurs marxistes avec la complicité de la direction jésuite. Ce qui acheva de l’édifier, ce fut la réponse au rapport qu’il envoya au Supérieur Général à Rome à propos des faits dont il était témoin…
Mais il faut souligner que cette subversion n’était pas le privilège de la seule Compagnie de Jésus : il suffit de se rappeler que, dès les dernières années du pontificat de Pie XII, les supérieurs dominicains du Père Calmel lui avaient interdit toute collaboration à la revue
Itinéraires de J. Madiran !
V.

( 840010 )
Lumen Vitae par AVV-VVK (2017-12-06 20:01:39)
[en réponse à 815634]
Un de ses "professeurs invités" s' appelle Roger Burggraeve, un Salésien flamand (qu' en dirait son fondateur?), pour qui Emmanuel Levinas est le sommet, un combattant de l'encyclique Humanae Vitae, un crypto-franc-maçon.
L' institut est catholique parce que conciliaire ou inversément.

( 815637 )
Éléments de réponse par Eucher (2016-11-16 21:01:55)
[en réponse à 815624]
Pour les États-Unis :
ce livre, que je vous conseille vivement.
-Eucher

( 815639 )
corriger cet "éternel" jésuite par AVV-VVK (2016-11-16 21:05:44)
[en réponse à 815610]
mais qui gouverne l 'Eglise: le cardinal Bergoglio S.J. ou le pape François?

( 815636 )
Il est quand même curieux par BK (2016-11-16 20:58:29)
[en réponse à 815598]
d'utiliser le drapeau du Vatican pour agrémenter des pressions sur le pape...

( 815648 )
Rooooh par XA (2016-11-16 21:59:45)
[en réponse à 815636]
Vous savez bien que de nos jours tous ces symboles comptent bien peu.
Ce qui importe, c'est la Misère-y-corde. Comme disent les victimes de Daesh.
XA
_ pas attaché à ces bêtises d'un nôtre temps

( 815644 )
Pas mal... par Rodolphe (2016-11-16 21:16:24)
[en réponse à 815598]
C'est respectueux, mais clair... Je me demande ce que le Pape va faire. Il sera maintenant difficile pour lui d'éluder la question...